Salut ! Bienvenue dans ce nouveau chapitre.

Résumé : Une lettre pour réparer un cœur, voilà le genre de chose qui ne se produit que dans les films ou les livres, du moins c'est ce que pensait Regina Mills jusqu'à ce qu'elle rencontre Emma Swan. Une maladresse, un sourire et tout avait commencé à dégénérer, les barrières de la brune s'effondraient une à une et toute cette pagaille à cause de cette blonde beaucoup trop déterminer à prendre un café avec elle.

Aucun des personnages de l'univers de Once Upon A Time, ne m'appartiennent !

Je remercie MaraCapucin d'avoir accepté d'être ma bêta et de relire cette fanfiction pour que la lecture vous soit plus agréable.

Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.


When I See You Tomorrow

When I told you I loved you Quand je t'ai dit que je t'aimais

I promised I'd be true J'ai promis que je serais sincère

And I'll keep that promise Aussi je vais tenir cette promesse

My whole life thru Jusqu'au bout de ma vie entière

I could never forget you Je ne pourrais jamais t'oublier

And how our love was so true Or combien notre amour était si sincère

Goodbye my darling and don't forget Adieu mon chéri, et n'oublie jamais

That I'm still in love with you Que je suis toujours amoureuse de toi

Bobbi Martin – Don't Forget I Still Love You

Chapitre 3 : Une lettre qui t'attend quelque part

Emma se tenait debout devant le grand arbre à fixer cette petite boîte qu'elle avait conçue. Elle tenait entre les doigts de sa main droite un petit bout de papier plié en quatre. La petite caisse était faite en bois, la jolie blonde avait mis des jours à la poncer, la vernir et à la peindre de telle façon que si on n'y faisait pas attention, personne ne pouvait la voir. Elle se doutait que pour installer ce genre de chose dans un lieu publique, il fallait une autorisation seulement la mairie était un terrain miné pour son plan.

Elle passa nerveusement ses doigts dans ses cheveux. Elle ne pouvait pas rester planter devant cet arbre plus longtemps sans que personne ne s'interroge alors avec tout son courage, elle glissa la petite note par la fente qu'elle avait laissé. Elle n'avait pas souhaité garder une clef de son côté. Elle aurait été trop attrister si elle avait dû découvrir que ses petits mots ne disparaissaient pas au fil des jours. Dans cette configuration, elle avait de l'espoir.

Un soupire lui échappa alors qu'elle fit demi-tour en resserrant les pans de son manteau sur elle. Emma n'aimait pas cette situation. Il était futile de dire qu'elle détestait l'idée de laisser tout le contrôle à Regina pour faire ou non évoluer leur relation. Pourtant, elle s'y était résolu en comprenant que la brune qui hantait chacune de ses pensées était réticente à créer des liens avec qui que ce soit. Emma l'avait particulièrement bien observé et elle en était venu à la conclusion que Regina se coupait de tous. Elle se repliait dans une bulle et ne laissait entrer personne.

Ce n'était pas difficile pour la jolie blonde de reconnaître les signes pendant un long moment, elle aussi s'était coupée du monde. Au début, seule Granny et Ruby étaient autorisées à graviter autour d'elle sans qu'elle ait la sensation d'être acculée de toute part. Emma ne savait pas ce qui avait poussé Regina à se perdre dans cette forteresse de solitude mais elle savait au moins une chose : il ne servait à rien de vouloir défoncer à coup de massue les murs de glaces qui l'entouraient. Non. Ce qu'il fallait c'est que la brune accepte de lui ouvrir l'accès comme Emma l'avait fait, d'abord avec Mary puis August et tous les autres qui étaient arriver par la suite.

Emma espérait sincèrement que ce jour arriverait et qu'en attendant, les petits mots qu'elle laisserait à son attention la ferait sourire. Regina ne souriait pas assez au goût de la blonde. Emma cala ses mains dans les poches de son manteau en levant les yeux vers le ciel en adressant une prière silencieuse à quiconque voudrait bien l'écouter. Elle voudrait que Regina Mills sourit chaque jour que ferait sa vie et si parfois elle pouvait contribuer à cette magnifique manifestation, elle serait plus que comblée.

Elle se dirigea rapidement vers une boulangerie afin d'acheter de quoi petit-déjeuner pour ses amis. Elle fit un détour pour leurs prendre leurs boissons chaudes favorites. Elle ne se rendit compte qu'une fois les deux supports contenant huit gobelets dans les mains que c'était une très mauvaise idée. Le retour vers son appartement fut un véritable parcours du combattant. Quand elle arriva enfin devant la porte, elle sonna à l'aide de son coude. Elle entendit une personne se précipiter, elle sourit avant même qu'on lui ouvre, sachant déjà qu'il s'agissait de Ruby et qu'elle aurait une réplique plus que exagérée.

- Em' ! J'ai cru que tu avais été kidnappé pendant la nuit !

- Oui, c'est vrai que c'était l'explication la plus logique à ma disparition.

- Tu n'étais plus là, s'égosilla la brune.

- Je suis aller chercher le petit déjeuner, pas de quoi appeler le FBI.

- Et bien, tu aurais pu te faire kidnapper en allant le chercher. C'est New-York pas notre bonne vieille petit bourgade perdu au fin fond du Maine ou le plus grand danger est de voir le chien d'Archie traverser en dehors des clous.

- Je crois que tu as oublié les incalculables fois où Leroy a été retrouvé en état d'ébriété.

- C'est Leroy, enfin ! Il n'a jamais été dangereux !

- Bon… est-ce que tu me laisses entrer ou tu veux attendre que le petit déjeuner refroidisse ? Je peux aussi retourner dans les rues mal famées et coupe gorge de New-York.

- Ruby, se plaint David, laisse-là entrer, je meurs de faim !

- Mouais… je ne suis absolument pas convaincue, grogne ma meilleure amie en me laissant assez de place pour que je puisse passer, je suis sûre que tu nous caches quelque chose, souffle-t-elle. Je suis sûre qu'elle nous cache quelque chose, dit-elle bien plus fort pour que tout le monde l'entende. Em' a un comportement super bizarre depuis que nous sommes arrivés. Je ne suis pas la seule à l'avoir remarqué, n'est-ce pas ?

Ruby ne reçut aucun soutien de leurs amis pourtant elle restait absolument certaine qu'il y avait anguille sous roche. Les autres étaient simplement aveuglés par leur manque de sommeil et leur estomac affamé. Mais Ruby savait que sa meilleure amie avait un secret, du moins il y avait quelque chose qu'elle ne disait pas volontairement. C'était de l'omission !

Les suspicions de la brune avaient commencé quand ils étaient arrivés dans ce restaurant. Emma avait eu un comportement étrange, presque alarmant, durant tout le repas. Elle n'avait absolument pas agi comme à son habitude lorsqu'ils avaient la chance de tous être réunis. Sa meilleure amie était pensive, beaucoup trop, ce n'était pas… correction, ce n'était plus dans sa nature de se renfermer de la sorte pour réfléchir pendant des heures voir des jours à une stratégie. Ruby avait assisté à ce puit sans fond dans lequel elle s'était plongé avant d'oser dire un simple bonjour à Mary. Il lui avait fallu dix jours avant d'oser se lancer.

Ruby ne pouvait pas croire qu'Emma se mette de nouveau dans de tels états. Elle pensait que son amie c'était définitivement sortie de ce cercle vicieux. Elle ne pouvait pas replonger. C'était cette ville… cette ville de malheur lui faisait du mal. Ruby n'aurait jamais dû la laisser partir. Depuis qu'Emma avait quitter leur ville natale, Ruby était rongée par un horrible pressentiment. Elle était persuadée que les choses allaient mal tourner. Emma avait un bien trop grand cœur pour un endroit comme New-York. Son amie, sa presque sœur allait souffrir à cause de cet endroit, c'était certain et les premiers signes de sa déchéance s'installaient sous ses yeux impuissants.

- Rub', souffla Emma à l'oreille de son amie, arrête de t'inquiéter et mange.

- Ce n'est pas quelque chose que je peux effacer avec un contrôle z, alors fait avec blondie.

- Très bien, soupira la blonde, je vais te dire ce qui me perturbe mais je compte sur ta discrétion. Je ne veux pas en faire toute une histoire avec les autres.

- Entre toi et moi, sourit Ruby, comme avant.

- Je suis… tombée sous le charme de quelqu'un.

- Mais c'est génial, explosa-t-elle à cette annonce avant de reprendre plus doucement en faisant un signe vers les autres pour qu'ils ne s'occupent pas d'elle, c'est génial, répéta-t-elle plus bas, alors pourquoi tu as l'air à ce point affligé ?

- Parce que pour le moment, elle ne me voit pas mais je compte bien changer ce petit détail.

- Comment ?

- J'ai un plan, Emma sourit tellement à cette annonce que Ruby n'osa pas en demander plus.

Au même moment, Regina fut réveillée par Henry qui bondit sur son lit avant de sauter dessus comme s'il s'agissait d'un trampoline en riant. La jolie brune grogna luttant encore pour grappiller quelques minutes de sommeil. Le petit garçon ne se découragea pas pour autant, il s'extirpa du lit pour ouvrir les volets. Il se décomposa en voyant Gina tirer un peu plus la couette sur son visage pour se protéger de la luminosité. Il accourut, secouant son bras, l'appelant et tout ce qu'il obtenu se fut des sons incompréhensibles.

Henry plissa les yeux, réfléchissant à toute vitesse. Il tenait vraiment à passer du temps avec Gina. Il ne la voyait pas assez à son goût. Elle lui manquait. Le dimanche était leur jour, rien qu'à tous les deux. Elle ne travaillait pas et il faisait en sorte de ne plus avoir de devoir pour passer chaque heure de cette journée avec elle. Gina avait toujours des idées fantastiques pour que le dernier jour de la semaine soit inoubliable.

C'était une tradition qui avait commencé après la mort de sa mère. Au début, c'était pour oublier la tristesse mais maintenant Henry aimait juste passer du temps avec Gina. Il fit une moue boudeuse en jetant un rapide regard au réveille sur la table de nuit. Il voulait bien admettre qu'il était un peu tôt mais tout de même, il était réveillé donc elle le devait aussi.

- Qu'est-ce que tu as prévu aujourd'hui, demanda-t-il tout excité, je suis impatient ! Nous restons à New-York ou pas ?

- Henry, elle soupira plus son prénom qu'elle le prononça en s'étirant, tu es beaucoup trop… bruyant.

- Aller Gina, il débordait de joie de vivre, le soleil est levé depuis un moment déjà. Tu dis toujours qu'il faut commencer la journée en même temps que le soleil si on veut en profiter.

- Il ne faut pas toujours m'écouter, assura-t-elle en s'asseyant. Je ne suis pas toujours de bons conseils, poursuivit-elle avec un clin d'œil.

- Tu es rentrée très tard hier ?

- Assez, sourit-elle en caressant tendrement la joue du petit garçon.

- Tu es très fatiguée ?

- Règle numéro une, jeune homme.

- Désolé, il baissa les yeux en déposant ses petites mains sur celle de Regina pour garder plus longtemps ce contacte si rassurant. Je t'aime Gina.

- Je t'aime aussi mon petit prince.

Ils échangèrent un long regard. Henry souriait tellement que Regina commença à sentir ses lèvres s'étirer elles-aussi. Par moment, ce petit bonhomme de dix ans était son seul point d'ancrage. Elle avait conscience que si elle n'avait pas complètement perdu la tête après le décès de Danielle, c'était en grande partie par qu'Henry avait eu besoin d'elle.

Il avait mis du temps à comprendre que sa mère ne reviendrait plus, plus jamais. Il lui avait fallu presque un mois pour saisir que ce serait définitif. Regina lui avait pourtant expliqué, il y avait eu les obsèques mais dans son esprit l'idée n'avait absolument aucun sens. Il s'était persuadé que sa maman était encore à l'hôpital, qu'elle était trop malade pour qu'il vienne la voir. C'était déjà arrivé.

Il avait été terrifié quand son père était revenu et qu'il l'avait emmené avec lui. Il avait tout fait pour rester avec Gina. Il s'était débattu comme un petit diable dans les bras de celui qui a ses yeux n'était rien de plus qu'un inconnu. Il ne le voyait pas plus de deux ou trois fois par an et toujours sous la supervision d'une dame très gentil qui avait des sucettes dans la grande poche de son manteau. Il voulait rester avec Gina. Il se souvenait douloureusement du trajet en voiture, il avait hurlé en tapant des poings. Il voulait sa mère, il appelait Gina. Ce furent des policiers qui l'avait ramené auprès d'elle deux jours plus tard. Quand il l'avait vu, il avait couru vers elle et pleuré, beaucoup pleuré. Il ne voulait plus la quitter, jamais.

Après ce malheureux évènements, Regina lui avait expliquer la situation. Il y avait beaucoup de mots compliqués bien qu'elle ait essayé de les simplifier pour lui. En vérité, il n'avait pas compris. Il était juste heureux de la retrouver. Après ils étaient allés de nombreuses fois dans un grand bâtiment, remplie de beaucoup de monde, il se cachait souvent derrière Gina. Il rencontra seul, un monsieur en robe noir et la dame aux sucettes. Il l'aimait bien, elle était gentille mais il regardait souvent la porte. Il avait peur qu'en sortant de la pièce Gina ne soit plus là. Un jour l'homme lui a posé une question. Une des questions les plus simple à laquelle on lui ait demandé de répondre. Cette question c'était : préférait-il vivre avec son père ou Regina ?

Henry n'avait pas de père. Il n'en avait jamais eu. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, c'était sa mère et Gina même si de temps en temps, il était obligé de voir cet homme. C'était le dimanche après qu'il avait répondu à cette question que Regina l'emmena à la mer. Il avait adoré jouer dans le sable. Il se souvenait avoir beaucoup rit mais il avait remarqué pour la première fois la tristesse de Regina. De nombreux dimanche c'était écoulé depuis ce jour et Gina faisait toujours en sorte que ce jour sorte du lot mais contrairement à lui, elle n'a jamais cessé d'être triste.

- Pancakes, suggéra-t-elle doucement.

- Vraiment, s'extasia-t-il euphorique à l'idée.

- Je ferai tout pour le bonheur de mon petit prince même travailler un dimanche.

- Tu dis toujours que cuisiner n'est pas un travail.

- Il faut vraiment que tu arrêtes de m'écouter !

Elle ria en ébouriffant ses cheveux. Henry resta bouche bée. Il la regarda avec de grands yeux, émerveillés. Il sourit. Gina n'était plus triste. Elle riait. Ce dimanche serait le plus parfait de tous. Gina riait. Il ne se souvenait même plus de la dernière fois qu'il l'avait entendu rire. Mais c'était il y a très, très longtemps comme dans le début des comptes de fée. Depuis ce jour à la plage, il comparait la tristesse de Gina a un dragon. Un méchant dragon qu'il fallait tuer. Lui, n'était qu'un petit prince il parvenait seulement à éloigner le monstre pas à le détruire. Il se demandait si un chevalier était parvenu à blesser assez le dragon pour qu'il disparaisse assez longtemps et lui permette de rire.

Henry aimerait bien rencontrer ce chevalier. Il se demandait à quoi il ou elle ressemblait. Il voulait le ou la remercier pour ce merveilleux cadeau. Il serait encore plus heureux si ce chevalier pouvait permettre à Gina de rencontrer une princesse. Parce que la Reine de son compte ne pouvait pas rester avec un cœur brisé. Toutes les histoires se finissaient pareil et il en serait de même pour Gina, elle vivrait heureuse jusqu'à la fin des temps. C'était une promesse de son petit prince.

La matinée défila à une vitesse folle. Les yeux d'Henry continuaient de pétiller dès qu'ils se posaient sur Gina. Il l'avait bien observé et il était absolument certain que pour une fois, elle ne faisait pas semblant. Elle lui souriait, lui ébouriffait les cheveux et il l'avait même entendu chantonner en faisant les pancakes. Maintenant, ils étaient dans la voiture, ils roulaient depuis longtemps. Henry aimait ces longs voyages avec Gina. Il était toujours rassuré quand ils étaient tous les deux en voiture. Regina avait stationné la voiture aux abords d'une forêt où ils se baladèrent pendant un temps avant de s'arrêter pour pique-niquer.

Après le repas, ils s'allongèrent sur la grande nappe, contemplèrent le ciel en pointant les nuages du doigts. Henry s'imaginait être en face de multiples personnages de conte de fée alors que Regina imaginait le plus souvent de la nourriture, ce qui faisait beaucoup rire le petit garçon. Il n'arrivait toujours pas à comprendre comment elle était parvenue à voir un plat de spaghettis.

Quand ils commencèrent à avoir froid, ils rejoignirent la voiture. Henry alluma directement le chauffage après que Regina ait allumer le moteur. Il contempla le paysage défiler à toute vitesse à travers la fenêtre. Il souriait. Il avait particulièrement apprécié cette journée. Il espérait en vivre beaucoup d'autre comme celle-là.

- Gina, prononça-t-il doucement en se redressant.

- Oui mon grand ?

- Cette journée était trop bien !

- Je suis contente que la forêt t'ait plu.

- C'était pas la forêt mais toi.

- Moi ? Répéta-t-elle étonné, j'ai fait comme d'habitude, j'ai trouvé un endroit et je t'y ai emmener.

- Le dragon n'était pas là aujourd'hui.

- Le dragon ? Quel dragon ? Est-ce que c'est encore un de tes jeux avec Tink ?

- Non, c'est ma promesse. Un jour, le dragon disparaîtra complètement.

- Je ne suis pas certaine de comprendre.

- C'est pas grave, ria-t-il. Je suis juste heureux.

- Et bien dans ce cas, je le suis aussi.

Pour une fois, Henry la cru sur parole quand elle lui assura qu'elle était heureuse. Il le voyait de ses yeux. Elle ne faisait pas semblant. Il ne perdit pas son sourire et sa bonne humeur durant tout le trajet. Il s'amusa des grimaces de Gina quand une chanson qu'il avait choisi ne lui plaisait pas. Elle le laissait toujours choisir la musique même si elle n'aimait pas. Il se souvenait qu'elle avait l'habitude de faire pareil avec sa maman.

- Dis bonhomme, est-ce que ça te dérangerait que nous nous arrêtions un peu au parc ?

- Le parc à côté de ton boulot ?

- Oui.

- Pourquoi ?

- Il y a une chose que j'aimerai vérifier.

- Tu es triste à nouveau ?

- Triste ? Non, je ne suis pas triste.

- Tink m'a dit que tu allais au parc pour calmer ta tristesse et tes angoisses même si je ne suis pas sûre de savoir ce que c'est que des angoisses.

- C'est un lieu qui m'apaise, confirma Regina. Mais je ne veux pas y aller pour cette raison, pas aujourd'hui.

- Pourquoi alors ?

- Une… je suppose que c'est une, Regina plissa son nez en réfléchissant, amie à laissé quelque chose pour moi là-bas. Enfin, je crois.

- Tu as d'autres amies que Tink et Katherine ?

- Tu sais quoi, oublie cette histoire. Ce n'est pas une bonne idée.

- Non. Je veux bien y aller mais tu me promets que tu n'es pas triste.

- Promis.

- Le serment du petit doigt, exigea-t-il en tendant son auriculaire.

- Serment du petit doigt, sourit Regina en saisissant celui d'Henry avec le siens, scellant sa promesse.

Regina arrêta sa voiture quelques minutes plus tard. Pendant un temps, elle observa le parc sans oser descendre de sa Mercedes. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? C'était idiot, n'est-ce pas ? Pourtant, elle n'avait pas pu s'empêcher d'y penser toute la journée. Est-ce qu'Emma était venue ? La blonde avait-elle tenu ses engagements et mit une note dans cette boîte ?

- Qu'est-ce que je fais là, murmura-t-elle.

- C'est toi qui voulais venir, lui répond Henry la surprenant.

Regina écarquilla les yeux. Elle n'avait pas réalisé que ses mots avaient échappé à ses pensées. Elle fixa donc Henry qui ne paraissait pas impatient mais subtilement inquiet. Elle se força à lui sourire avant de passer une main dans ses cheveux pour le rassurer. Henry détesta ces attentions, de la journée, c'était la première fois que Gina faisait de nouveau semblant.

- Tu avais fait le serment du petit doigt, souffla-t-il les larmes aux yeux.

- Je ne suis pas triste, s'empressa-t-elle de répondre.

- Alors pourquoi tu es comme ça ?

- Je… je suis incertaine.

- Je ne comprends pas ce mot.

- Je… comment t'expliquer ? Imagine qu'un de tes chevaliers aient le choix entre deux routes, une qui soit sûre baigné de lumière, rassurante, qu'il connaît, sans danger et que l'autre soit plonger dans le noir et effrayante. Et bien en ce moment, je suis prête à traverser le second chemin et… j'ai un peu peur.

- Il y a quoi au bout du chemin ?

- Je n'en suis pas sûre.

- Certain chevalier tombe sur un monstre avant de trouver la princesse mais c'est pas un problème puisque tu n'es pas un chevalier. Toi, tu es une Reine et les Reines, on les laisse passé, tu n'as qu'à imaginer que tu as des supers pouvoirs comme les sorcières.

- Les sorcières ne sont pas méchantes ?

- C'est mon histoire, c'est moi qui décide.

- Des supers pouvoirs, hein ?

- Ouais ! Noir et effrayant tu as dit alors c'est simple, il prend la main de Regina dans la sienne, il écarta ses doigts avant de tapoter sa paume en reprenant, imagine une boule de feu juste ici, plus de noir.

- Tu es incroyable mon petit prince.

- Alors tu vas franchir cette route ?

- Oui.

- Génial ! J'espère qu'il y aura une princesse au bout.

Regina secoua la tête amuser par l'imagination débordante d'Henry. Elle ne réalisait pas qu'il était sérieux. Elle ne savait pas que le plus grand souhait du petit garçon était qu'elle retrouve l'amour. Il ne voulait pas que Gina passe sa vie à pleurer sa maman. Non, ce qu'il attendait c'est qu'elle soit heureuse.

- Tu veux descendre avec moi ?

- Hum… d'accord.

Dès qu'il franchit les portes du parc, Henry fonça vers son banc. Il se pencha pour observer les canards. Il commença à joyeusement discuter avec eux alors Regina s'éloigna, non sans se retourner à plusieurs reprises pour s'assurer qu'il était en sécurité. Elle s'arrêta à son tour devant son banc à elle. Elle l'observa un long moment avant de s'y installer et de regarder l'étang. Ce n'est qu'après quelques minutes qu'elle osa détourner le regard vers la gauche.

Regina repéra sans mal l'arbre dont Emma lui avait parler dans la lettre. Elle glissa ses mains dans les poches de son manteau. Elle emprisonna la petite clef entre le pouce et l'indexe gauche. Elle joua nerveusement avec avant de se lever. Elle passa par-dessus la barrière, dans d'autre circonstance, elle n'aurait jamais fait une telle chose. Elle tourna autour du tronc et trouva sans mal la petite boîte évoquer par Emma.

Il y avait énormément de travail, Regina passa ses doigts sur le bois. Il avait été poncé, peint et verni. Elle se demandait si c'était Emma qui avait fait un tel ouvrage. Une chose était certaine, cette boîte ne sortait pas tout droit du premier magasin au coin de rue. La brune glissa la clef dans la serrure, tourna vers la droite et pu ouvrir. Elle resta quelque peu interdite en découvrant bel et bien un bout de papier qui l'attendait. Elle le prit du bout des doigts avant de refermer la boîte et de se diriger à nouveau vers son banc.

Regina n'osa pas déplier le bout de papier. Elle le fixait comme s'il était voué à disparaître. C'était absolument incroyable. Emma était vraiment venue. Qui faisait ce genre de choses ? C'était un peu fou, non ? Et tout ce stratagème pour un seul but : boire un café qui n'en serait même pas un puisque la blonde n'aimait pas cette boisson.

Qu'allait-elle faire ? Entrer dans le jeu d'Emma ou s'abstenir ? Qu'avait-elle envie de faire ? Déplier ce bout de papier et découvrir les mots d'Emma, ce fut la première réponse qui s'imposa. Mais était-ce raisonnable ?

- Gina ! On peut rentrer ? J'ai froid.

- Bien sûre mon petit prince.

- Ton amie n'était pas là ?

- Non mais je ne m'attendais pas à la voir.

- Je suis désolé.

- C'est rien, elle a laissé quelque chose pour moi.

- Vraiment ?

- Oui.

- Je suis content.

Ils rentrèrent chez eux, une fois arrivé Henry s'installa dans le canapé devant un dessin animé alors que Regina s'activa dans la cuisine. Et, jusqu'à ce qu'elle bord le petit brun, elle laissa de côté le mot d'Emma. Mais quand elle fut seule dans sa grande maison, toutes ses pensées étaient de nouveau ciblées sur ce bout de papier. Pourtant, elle n'alla pas le récupérer dans son manteau. Elle préféra se diriger vers le bureau de Danielle. Elle franchit la porte le cœur battant, s'installa dans son fauteuil et saisit le cadre qui était sur le bureau les représentant tous les trois.

Regina détailla chacun des traits de sa femme. Elle ne pleura pas mais au bout d'un moment, elle ferma doucement les yeux. Elle se plongea dans des souvenirs heureux avant de revivre pour la seconde fois en très peu de temps cette promesse que Danielle avait voulue lui faire faire. Absolument tous les mots de sa femme raisonnèrent dans son esprit avec un limpidité déconcertante. Regina commença par acquiescer avant que des larmes lui échappe. Elle se sentit sourire en ouvrant lentement les paupières.

- D'accord, souffla-t-elle. Je vais essayer. Je ne te promets rien, j'en suis incapable mais je vais essayer.

Sur ces paroles, Regina se leva pour récupérer le bout de papier. Elle s'installa sur son canapé ou la chaîne des dessins animés était toujours allumée. Elle déposa le mot d'Emma sur la table basse, saisit la télécommande pour éteindre la télévision. Elle se releva pour se servir un verre de vin rouge. Elle en bu la moitié avant de revenir s'assoir sur le canapé.

- Très bien, voyons voir.

Elle saisit lentement, le bout de papier. Elle le déplia avec toute la délicatesse du monde. Elle remarqua un peu déçu qu'il y avait bien moins de mots que dans la lettre mais elle se souvint qu'Emma avait dit qu'il s'agirait simplement d'information sur la blonde. Elle avait même ajouté que ce serait plus ou moins pertinent.

Regina inspira profondément avant d'expirer sur la longueur avant de lire.

Anecdote n°1,

Je suis née et j'ai grandi dans une petite ville perdue au fin fond du Maine. Il faut que je vous prépare à la suite. Je vous jure que tout ce que je vais ajouter est vrai. Je vous invite à utiliser Google si vous ne me croyez pas. Le nom de cette ville est… Storybrook !

P.s : ça ne s'invente pas un tel nom, c'est lourd à porter… vous m'imaginez à l'académie de police ?

De nouveau, Regina riait. Elle pensa d'abord à un stratagème et ne crut pas un mot de ce qu'elle venait de lire. Aucune ville ne pouvait porter un tel nom. C'était impossible. Mais comme lui avait suggéré Emma, elle avait utilisé son smartphone pour découvrir à son plus grand étonnement que c'était véridique.

La semaine défila incroyablement vite, au rythme des mots laissé chaque jour par Emma.

Anecdote n°2,

Je ne sais pas pour vous mais j'ai toujours un mal fou à avouer qu'elle est ma couleur préférée. Je sais… je sais… certain préfère le rouge, le bleu ou le vert. Des couleurs qui je n'en doute pas son incroyable mais elles sont… insipide. Vous ne trouvez pas ? Le jaune les bats toutes.

P.s. : Il y a pourtant aucune chance pour que vous me voyez un jour avec ces horrible gilet jaune réfléchissant… là, à la limite je préfère les bleus plus passe partout.

Encore un rire arraché, sans la moindre explication. Regina se demanda vraiment comment une personne sensée pouvait aimer le jaune. C'était difficile à porter et à associer. Mais en même temps, c'était une couleur solaire et là… Regina devait bien l'avouer ça ressemblait à Emma.

Anecdote n°3,

Je vais certainement m'attirer vos foudres avec celle-là… je sais, c'est honteux. Je me sens lamentable, rien de devoir vous l'avouez. Pourtant, la triste vérité c'est que je ne sais absolument pas cuisiner. J'arrive à peine à faire cuire des pâtes convenablement et à casser des œufs sans créer une véritable catastrophe. Pour me nourrir, je suis bien obligé de m'en remettre aux nombreux traiteurs de mon quartier ou à la gentillesse de mon collègue et ami qui m'invite parfois à dîner avec lui.

P.s. : Une fois, je devais avoir quinze ans j'ai même fait cramer des petits poids…

Cette fois, Regina avait tout fait pour ne pas rire. Ce n'était pas difficile, elle était en effet outrée d'apprendre qu'il puisse véritablement exister une personne qui ignorait tout de l'art culinaire, jusqu'à ces plats les plus simple. Elle était parvenue à se retenir, désabusée, soupirant même en apprenant que Emma n'essayait plus de de faire des efforts en se repliant à chaque fois vers des plats à emporter.

Puis, il y a eu le post-scriptum et elle ne put s'empêcher d'imaginer la scène. Elle voyait parfaitement une Emma plus jeune se saisir d'un extincteur pour éteindre le début d'un feu sur la gazinière et encore une fois, elle rit.

Anecdote n°4,

Hier, trois de nos équipes ont été convoquées à la Mairie. J'ai rencontré de nouveau votre mère. Je vous le dis au cas où vous m'auriez vu avec elle. Je ne suis toujours pas à sa botte. Je l'ai bien observé. J'ai remarqué qu'elle provoquait une grande animosité autour d'elle. Si vous voulez mon avis, un petit déclic pourrait déclencher un véritable carnage dans ses bureaux. La plupart semblaient véritablement à bout. Je ne sais pas quel genre de femme et quel genre de mère elle peut être mais si un jour, c'est vous qui implosez et créez une véritable effusion de sang, je suis d'accord pour vous couvrir. D'accord… ce n'est pas tout à fait désintéressé. Elle a peut-être eu des propos désobligeant à mon égard et envers mon coéquipier. Bref, vous avez une complice en cas de crime envers cette femme.

P.s. : Je propose ce nom de code : « Qu'on lui coupe la tête ! »

Cette fois, Regina ne rit pas. Rien ne pouvait la faire rire quand il s'agissait de sa mère. Mais un sourire lui échappa tout de même à la fin. Elle n'avait jamais été vraiment soutenue par Danielle dans son conflit avec sa mère. Sa femme lui demandait toujours de calmer le jeu, de respirer et d'accepter ses humeurs. C'était la première fois que quelqu'un lui proposait de la soutenir pour l'affronter, c'était agréable.

Bien que jamais elle ne penserait à supprimer sa mère, il était agréable de savoir qu'elle pourrait compter sur son inconnue pour l'épauler en cas de besoin.

Anecdote n°5,

Je commence déjà à avoir du mal à trouver des idées. Je n'arrive pas à croire que je m'apprête à vous parler de ça. Je ne devrais pas, vraiment pas… je vais trouver une autre idée. Bon d'accord, ranger vos lamentations, maintenant que j'ai commencé je vais aller au bout de cette histoire. Quand j'avais 17 ans, j'ai volé un paquet de chewing-gum, des marshmallows et une bouteille de coca dans la quincaillerie de ma petite ville paumée. Je ne me suis pas fait prendre. J'ai tout dégusté lors d'une soirée avec mes amis. Mais après ça, j'ai tellement culpabilisé que j'ai proposé d'aider bénévolement les propriétaires durant les deux semaines qui ont suivi. J'ai raconté cette histoire qu'à une seule autre personne et je sais que jamais elle ne me trahirait donc… s'il y a des fuites sur mon horrible et lamentable délit, je saurai que ça vient de vous.

P.s. : En plus… je n'aime même pas le coca.

Regina était dans son bureau quand elle lu celle-là. Elle s'était pincée les lèvres le plus possible mais avait fini par sourire à de nombreuse reprises au cours de sa lecture. Remy avait frappé juste à la fin de sa lecture pour annoncer le début du service. Elle rangea rapidement la note dans la grande poche de son tablier, comme toujours elle se perdit dans son travail. Elle était concentrée et heureuse de faire ce qu'elle aimait.

Pourtant à chaque fois qu'elle entendait un de ses serveurs passer la commande d'un coca, elle ne pouvait s'empêcher de sourire en pensant à une Emma plus jeune.

Anecdote n°6,

Je fais partie du cercle très fermé des personnes n'ayant jamais vu en entier Le Roi Lion. Quand j'étais plus jeune, comme tout le monde, j'ai été traumatisé par la mort de Mufasa. J'avais alors arrêté la VHS et je n'ai jamais réussi à aller au-delà de cette scène.

P.s. : Oui, je sais que Timon et Pumba se pointe juste après et que c'est un sacrilège de ne jamais les avoir vu mais… les traumatismes d'enfance quand ils vous tiennent sont particulièrement vicieux.

La première question que Regina se posa en lisant cette note fut : est-ce qu'Emma avait perdu un être cher pour se bloquer à ce point ? Pour connaître, cette perte qui ruine tout sur son passage la blonde ne semblait pas atteinte par ce mal. Pourtant Regina savait qu'il y avait mille et une façon de faire son deuil et il y avait quelque chose dans les mots de la blonde qui la poussait à se reconnaître.

Il fallait qu'elle comprenne d'où venait ce pressentiment.

Anecdote n°7,

Aujourd'hui, j'ai arrêté plusieurs suspects, je les ai fait avouer. J'ai été hyper badass (ce n'est pas mon avis personnel mais bon, c'est plutôt flatteur). Bref, je suis une femme forte qui n'a peur de rien, ni de personne enfin… presque. Il y a une personne dans ce monde devant qui je redeviens une petite fille de trois ans prise en flagrant délit la main dans la bonbonnière. Vous savez cette personne est censé être autoritaire et flippante mais pour moi, non. Granny est une dame avec un âge qui dépasse un peu plus que légèrement la cinquantaine (son âge est un vrai mystère), c'est la grand-mère de ma meilleure amie. Je côtoie des dealeurs de drogue, des fous, des meurtriers et tout un tas d'autre personne sympathique et aucun, je dis bien aucun, ne me fait autant peur ou est capable de me faire plier comme Granny. Tout ce baratin pour dire que je suis sommée de poser deux jours de congé en mai, pour l'aider dans son diner lors de la fête du Printemps. Si j'avais eu l'audace de refuser Granny serait très certainement venue du Maine dans son cercueil sur roue pour me traîner par l'oreille jusque dans le bureau de mon chef pour être certaine que je signe ma demande de congé.

P.s. : Tout de suite, je me sens beaucoup moins badass, je vais aller pleurer sur ma petitesse en mangeant de la glace devant Friends.

Regina n'eut pas vraiment le temps de réagir à ce long monologue. Elle l'avait à peine fini que quelqu'un sonna à sa porte d'entrée. Elle entendit sans mal Henry se précipité pour aller ouvrir. Elle ne s'inquiéta pas, sachant pertinemment qui attendait son petit prince derrière cette porte. Elle lui demanda tout de même de ralentir pour éviter de tomber. Elle plia délicatement le papier en quatre avant de le ranger dans l'une de ses poches et c'est avec un sourire discret mais un sourire tout de même qu'elle rejoignit l'entrée.

C'était un peu fou, jamais Regina n'aurait imaginé qu'une inconnue puisse lui faire tant de bien en si peu de temps. Non, ce n'était pas une inconnue à qui elle le devait mais à Emma. La jolie brune commençait à se persuader que si n'importe qui d'autre avait eu ce genre d'idée farfelu, il n'y aurait pas eu ce genre de retomber. Emma était vraiment unique.

Henry serrait aussi fort qu'il lui était possible la nouvelle venue. Il adorait Margot. Elle était grande, drôle et elle ne l'ignorait pas malgré leur différence d'âge. Plus important encore, elle était toujours honnête avec lui. Il se souvenait de cette longue conversation qu'il avait eut avec elle juste après que sa maman soit morte. Ils étaient aller sur la plage pour que les plus grands fassent des trucs d'adultes. Henry avait posé énormément de questions, terrifié par la situation et Margot était parvenue à répondre à la plupart de ses interrogations avec calme et quand elle ne connaissait pas la réponse, elle lui disait sans détour.

- Je suis trop content de te voir, s'extasia le petit garçon.

- Moi aussi p'tit monstre, elle sourit alors qu'il se détacha violemment de l'étreinte.

- Je ne suis pas un monstre mais un prince !

- Oh… je croyais que c'était la même chose.

- Pas du tout ! Les princes arrêtent les monstres.

- Maintenant que tu le dis, c'est plus logique.

- Evidemment ! Tu restes combien de temps ?

- Je suis seulement de passage. J'ai une fête avec des amis en ville. J'ai demandé à Gina si je pouvais dormir chez vous. Je vais essayer de ne pas gâcher votre dimanche.

- Je t'ai préparé le lit de camps dans ma chambre, s'extasie-t-il, et j'aime bien les dimanches quand tu es là.

- C'est adorable Henry mais je vais certainement rentrer très tard, je ne voudrais pas te réveiller en rentrant donc exceptionnellement, je vais prendre la chambre d'amis mais aux prochaines vacances, je vais l'user ce lit de camp.

- D'accord, répondit le petit garçon tout de même déçu. Mais tu manges avec nous ce soir ?

- Je mange avec vous ce soir, sourit-elle. D'ailleurs, elle se redressa, sourit à sa tante en lui faisant un signe de la main, salut Gina et merci pour l'accueil.

- Tu es toujours la bienvenue, assure la brune. A quelle heure est ta soirée que j'organise le repas.

- Le rendez-vous est fixé entre 20 heures et 21 heures.

- Très bien.

- Attends, est-ce que tu as pris ta soirée ?

- Évidemment, sourit la brune.

Ce petit étirement de lèvres n'échappa ni à Margot, ni à Henry qui courut à l'étage sous les yeux hébétés des deux autres. Regina fronça les sourcils, ce n'était pas la première fois qu'il agissait de la sorte cette semaine. Elle se demandait si elle devait s'inquiéter.

- Qu'est-ce qui lui prend ? Interrogea Margot.

- Je n'en sais rien du tout. Tu veux un thé ?

- Avec grand plaisir.

Alors que dans la cuisine, l'eau bouillait, à l'étage Henry sortit son cahier de dessin de son cartable. Il l'ouvrit à la page où il avait dessiné un dragon qui crachait du feu sur une reine, sa Reine, Regina. Il sourit en ajoutant un bâton de la victoire sous les traits qui représentait sa deuxième maman. Le monstre et elle était maintenant presque à égalité. Bientôt, Gina ne sera plus jamais triste.


Voilà pour le nouveau chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous a inspiré et qu'il vous a plu ! Que pensez-vous de cette suite ? Que pensez-vous des amis d'Emma ? De la relation de Regina avec Henry ? Des anecdotes d'Emma ? Des idées pour la suite ?

Je suis évidemment ouverte à toutes les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

Durant le confinement, je me suis constituée un programme d'écriture (pour m'occuper, franchement, les journée sont bien longue...) qui devrait me permettre de vous publier 1 ou 2 chapitres de "When I See You Tomorrow" par semaines. En parallèle, je continue de publier NMRP tous les vendredi et 2 ou 3 chapitres de "Les amis ne s'embrassent pas sous la neige" par semaine. Prenez soin de vous !

Exceptionnellement, comme annoncé sur Facebook, comme je suis malade (rien à voir avec le Covid) je ne publierais qu'un chapitre par fiction, aujourd'hui, vendredi pour NMRP et dimanche pour "Les amis ne s'embrassent pas sous la neige".

En espérant vous retrouver pour le prochain chapitre !

GeekGirlG.