Salut ! Bienvenue dans ce nouveau chapitre.

Résumé : Une lettre pour réparer un cœur, voilà le genre de chose qui ne se produit que dans les films ou les livres, du moins c'est ce que pensait Regina Mills jusqu'à ce qu'elle rencontre Emma Swan. Une maladresse, un sourire et tout avait commencé à dégénérer, les barrières de la brune s'effondraient une à une et toute cette pagaille à cause de cette blonde beaucoup trop déterminer à prendre un café avec elle.

Aucun des personnages de l'univers de Once Upon A Time, ne m'appartiennent !

Je remercie MaraCapucin d'avoir accepté d'être ma bêta et de relire cette fanfiction pour que la lecture vous soit plus agréable.

Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.


When I See You Tomorrow

The first time I saw you it felt like coming home La première fois que je t'ai vu c'est comme si je rentrais chez moi
If I never told you I just want you to know Si je ne te l'ai jamais dit je veux simplement que tu saches
You had me from hello Que tu m'as eu dès ton 'bonjour'

Bon Jovi - You Had Me From Hello

Chapitre 5 : Une lettre dans tes mains

Le service du midi venait de se finir et Regina Mills était encore gorgée par l'adrénaline qui la submergeait dès qu'elle enfilait son tablier de cheffe. Elle félicita son équipe au grand complet, les regardant tous partir un à un. Comme toujours, Remy fut le dernier à lui souhaiter un bon après-midi, elle ferma à clef derrière lui, s'installa au bar. Elle travailla quelques minutes sur les cartes proposées cette semaine avant que ses yeux ne dévient de son carnet et qu'elle ne les pose sur la porte.

La jolie brune secoua la tête rapidement, espérant que la concentration revienne. Elle parvint à peine à gribouiller un ou deux mots avant que son attention soit de nouveau attirée par l'entrée de son restaurant. C'était stupide mais elle ne parvenait pas à s'en empêcher, déjà durant une grande partie de la matinée, elle avait été incapable de se concentrer, attendant Emma.

Elle s'en voulait d'avoir créé elle-même cette situation d'attente et d'incertitude. Pourquoi diable n'avait-elle pas convenu en plus d'une date et d'un lieu, d'un horaire pour se voir ? Regina détestait cette situation. Elle exécrait tout ce qui pouvait être hors de contrôle. Malheureusement pour elle, tout ce qui concernait son inconnue entrait dans cette catégorie. Elle referma brusquement le carnet des menus, elle n'arriverait à rien en étant dans cet état.

Regina rejoignit les cuisines pour essayer une énième version de lasagne gastronomique. Elle n'était jamais satisfaite et n'avait pas encore suggéré l'idée à ses cuisiniers. Ils étaient tous bourrés de talent et pleins d'idée mais voilà, les lasagnes était une véritable institution et elle voulait s'approcher de la perfection avant de penser à en parler à son équipe. Elle en était à sa troisième tentative pour la sauce quand elle entendit frapper devant. Elle se lava rapidement les mains, en se jurant que si c'était encore cet incompétent de livreur, incapable de comprendre que toutes les denrées devaient être déposer à l'arrière, il passerait un très mauvais quart d'heure.

La jolie brune finissait de s'essuyer les mains sur un torchons tâché de part et d'autre qu'elle lança sur son épaule puis elle déverrouilla sa porte d'entrée. Elle l'ouvrit dans un soupire et eut la surprise de découvrir la jeune adolescente blonde qui était en compagnie d'Emma samedi soir, Tilly si elle se souvenait bien. Sa vis-à-vis avait une sourire gigantesque sur les lèvres et très communicatif. Elle tendit ses deux mains vers Regina, la droite tenait le parapluie et la gauche, un gobelet avec son prénom dessus.

- Emma va être super retardée, elle grimace, ils sont tous en alerte au poste. Elle m'a envoyé au cas où la situation ne s'arrangerait pas. Donc, parapluie, elle me le donne, et un bouquet de fleurs, elle me fait un clin d'œil en glissant le gobelet fumant entre mes mains.
- Je ne crois pas que ce soient des fleurs, je réponds incertaine.
- Vraiment, elle rit, j'aurai juré que s'en était. Plus sérieusement, thé noir, légèrement fumé, citron, orange, mandarine avec une pointe de cannelle et de caramel, bouquet de fleur, c'est le nom du mélange. C'est Emma qui l'a choisit.
- Je vois.
- Vous êtes comme Margot, vous ne parlez pas beaucoup, trait de caractère indissociable de famille, je suppose. Bon, il faut que j'y ailles, j'ai un tas de devoirs à faire et il faut que je trouve un autre endroit que le bureau d'Emma donc, j'ai du pain sur la planche. Bonne journée !
- Attend Tilly ! C'est bien Tilly ?
- Affirmatif !
- Je… Emma va être retardée mais elle va venir, n'est-ce pas ?

L'adolescente sourit, elle était heureuse de découvrir l'intérêt de la brune pour Emma. Elle l'avait deviné, le parapluie n'était qu'une excuse pour la revoir. Pourtant il y avait quelque chose qui lui échappait et c'était une situation assez rare pour que Tilly le souligne.

- Pourquoi vous ne l'appelez pas pour lui demander ? Ou même un simple et rapide sms, je suis certaine qu'il fera l'affaire.
- Comment je pourrai… oh. Emma pense que j'ai toujours son numéro de téléphone.
- Vous ne l'avez pas,
interrogea Tilly incertaine. J'ai fait une gaffe ? Il faut que j'arrête de trop parler, elle roule des yeux, c'est une vraie plaie d'avoir une langue trop déliée et c'est sans parler de ma manie obsessionnelle de toujours dire la vérité. Il faut que je me taise ? Il le faut, n'est-ce pas ? Je vais le faire. Un, deux, trois, elle expira sur la longueur faisant croire à Regina qu'elle n'avait respirer pendant tout son petit monologue.
- Vous pourriez peut-être me le donner ? Proposa Regina.
- Sauf que je ne le connais pas, je me rappelle un tas de chose, assure-t-elle en se donnant un petit coup d'indexe sur la tête, mais pas les chiffres. C'est un vrai problème.
- Vous l'avez peut-être enregistrer sur votre portable ?
Suggère Regina nerveusement.
- Ah oui, Tilly grimace, pour que ce soit une possibilité, il faudrait que je possède un portable ce qui n'est pas le cas.
- Comment est-il possible qu'une adolescente n'ait pas de portable ?
- Choix personnel,
Tilly hocha les épaules. Je mène une guerre ouverte contre les émoticônes.
- Contre les émoticônes ?
Répète Regina incertaine.
- Je ne connais rien de plus vulgaire, confirme la blonde.
- Je ne suis pas certaine de vouloir comprendre…
- Pas de soucis,
elle souriait de nouveau sans le moindre faux semblant, il n'y a pas grand monde qui me comprenne. Mais sérieusement, vous connaissez quelque chose de plus abjecte et triste que la réduction de toutes les émotions en de simple point, virgule et autres symboles insignifiants ?

Regina devait bien avouer qu'elle n'avait jamais eu ce genre de réflexion et qu'il était tout de même étrange que cette conclusion soit venue à l'esprit d'une millénale. Elle comprenait que cette jeune fille ait pu attirer l'attention de Margot. Cette Tilly avait quelque chose de solaire qui la rendait vraiment unique. Si on le lui demandait par la suite, elle serait bien incapable d'expliquer ce qui la poussa à prononcer les prochains mots :

- Tu veux rester travailler au restaurant ? Tu perdrais moins de temps.
- Vraiment ?
- Tu peux t'installer au niveau du bar,
proposa-t-elle en ouvrant un peu plus la porte de son restaurant.
- Je ne vais pas déranger ?
- Il n'y a que moi et je travaille sur une recette en cuisine.
- Vous êtes certaine ?
- Oui,
Regina sourit, et si Emma ne vient pas avant la fermeture, je te demanderai un petit service.
- Deal,
explosa Tilly en tendant sa main vers Regina.
- Deal, s'amusa la jeune cheffe.

Alors que Tilly et Regina entraient dans le restaurant, Emma s'énervait contre son imprimante qui retenait en otage son rapport préliminaire sur l'enquête qui occupait tout le poste. En début de journée trois braquages coordonnés avaient alerté toute l'unité, la banque centrale, une bijouterie et un fourgon blindé, le tout en un temps record et en laissant derrière eux pas moins de sept cadavres et une vingtaine de personnes blessées ou choquées. L'inspecteur tapa du poing sur son bureau consciente que son excès de colère n'allait rien arranger.

Des grommellements injurieux se faufilaient entre ses dents serrées quand elle se redressa vivement en voyant Cora Mills vers le bureau de son chef. Elle abandonna l'imprimante défectueuse en s'avançant lentement pour tenter de capter quelques informations. Rogers la décourageait à s'engager plus dans cette indiscrétion mais clairement sa collège semblait l'ignorer en continuant de se rapprocher de son supérieur hiérarchique et du maire de New-York.

Emma avait beau essayer, elle ne trouvait rien de Regina chez cette femme. Elles n'avaient absolument rien en commun. Un seul regard suffisait pour décourager quiconque de s'approcher de Cora Mills, elle avait tout de la femme austère, froide et inaccessible. Il y avait aussi sa façon de parler, son élocution était parfaite mais sa voix tranchante et terriblement hautaine quand celle de sa fille était douce parfois amer mais terriblement douce.

- Je peux vous aider inspecteur ? L'alpaga le chef d'unité Gold.
- Je voulais simplement vous signaler que je viens d'avoir l'hôpital au téléphone, le nombre de victimes vient de monter à sept.
- C'est noté, merci Swan,
et il claqua la porte de son bureau.
- Je peux savoir ce qu'il t'a pris, intervient aussitôt Rogers dans son dos.
- Le maire ne m'inspire pas confiance.
- Depuis quand ?

Depuis qu'elle savait que sa propre fille ne lui faisait pas confiance. Evidemment, Emma ne pouvait pas donner cette réponse. Alors elle se contenta d'un :

- Je ne la sens pas, c'est tout.
- Comme tu ne sentais pas Arthur K. qui après trois mois d'enquête c'est révélé être un tueur psychopathe ?
- Pas au même degré,
Emma grimaça aux souvenirs de cet assassin sans cœur.
- Tu me rassures !
- Remettons-nous au travail Rogers.

Emma retourna vers son bureau, déterminée à faire fonctionner l'imprimante pour la réunion programmée dans quelques minutes sous les yeux de son ami. Il n'avait pas pu s'empêcher de remarquer que sa collègue avait un comportement étrange depuis le début de la journée. La blonde avait la tête ailleurs de ce fait, elle n'était pas ou peu concentrée. Il l'avait rarement vu dans cet état-là. Ou peut-être une fois, en septembre dernier pendant une journée entière, Emma avait été comme complètement éteinte et rien de ce qu'il avait pu faire n'était parvenu à lui rendre le sourire.

La journée se déroula avec de nombreux départs rapides en voiture, tous des mauvaises pistes et ça commençait à miner le moral de l'équipe. Encore une fois Emma paraissait la plus atteinte et rien de ce que Rogers trouva à dire ne parvint à la calmer. Après une énième réunion qui se termina à plus de vingt heures, la plupart des inspecteurs rentrèrent chez eux mais la blonde se dirigea immédiatement vers la salle d'entraînement, se changea rageusement, avant de se défouler sur un sac de sable.

La blonde détestait cette situation. Ils n'avaient aucun indice, rien. C'est ce qu'elle exécrait le plus dans son métier, se retrouver en face à face avec l'horreur et ne pas pouvoir agir pour l'arrêter. Les coups s'accélèraient comme la respiration, elle frappait un peu plus fort à chaque fois que l'une des victimes lui revenait en mémoire. Elle avait envie de hurler, d'imploser. Ce sentiment d'impuissance, la rongeait de l'intérieur et elle devait trouver un moyen de l'évacuer avant qu'il ne soit trop tard. Elle ne savait que trop bien ce que sa colère pouvait faire, elle détruisait tout sur son passage. Pendant trop longtemps, Emma s'était laissée dominer par ses ressentiments et pour rien au monde, elle ne voulait retomber dans ce cercle vicieux.

C'est Ruby qui après qu'Emma soit restée silencieuse plus d'une semaine l'avait emmené à la plage et qui l'avait poussé à se démener sur des sprints à en perdre ses poumons. Depuis ce jour, l'exercice physique la libérait toujours de ses pires démons. Parfois quelques minutes, d'autre jour il lui fallait des heures pour se sentir de nouveau elle-même.

Aujourd'hui était un mauvais jour quand ce n'était pas les cadavres des victimes des braqueurs qui s'imprimaient dans son esprit, de terribles souvenirs de ses parents s'imposaient. Ses coups de poings étaient de plus en plus violents alors que sa mémoire lui fit revivre son terrible réveil après l'accident, le shérif de Storybrook, Granny et Ruby étaient à son chevet. Emma n'avait aucun souvenir, elle ne savait pas du tout ce qu'elle faisait à l'hôpital et puis la grand-mère de sa meilleure amie lui a pris la main, en lui caressant les cheveux avant de lui annoncer la tragique nouvelle. C'est le hurlement qu'elle avait poussé en réalisant que ses parents étaient décédés qui était le plus ancré dans sa mémoire, c'est lui qui la réveillait encore parfois la nuit, lui qui la ramenait et la piégeait d'autrefois dans la voiture, lui qui était son pire cauchemar.

- Putain, explosa-t-elle alors qu'elle fut obligée de s'écarter pour éviter une collision avec le punching-ball.

Emma observa la chaîne aller et revenir, le bruit la fit grimacer. Elle saisit une serviette éponge et la plaça sur son cou. Elle se dirigea vers un des bancs pour s'y allonger. Elle ferma les paupières, grisée par l'adrénaline elle commença à avoir de nouveau des pensées positives. Sa respiration mit un temps fou à se réguler mais quand elle eu un rythme normal à nouveau, elle alla prendre une bouteille d'eau dans le frigidaire et la vida entièrement.

- Ça suffit, elle souffla en lançant sa bouteille en plastique vers la poubelle, ça suffit, répéta-elle pour se convaincre.

Elle grimaça quand elle vit que son tir atterrit bien loin du conteneur. Il fallait vraiment qu'elle arrête de jeter ses déchets, elle manquait toujours sa cible. Elle traîna des pieds pour ramasser la bouteille et quand elle se baissa, elle eut un souvenir bien plus agréable qui s'imposa : Regina. Emma commença à sourire. Elle se sentit plus paisible, elle se tourna rapidement pour regarder l'heure. Si elle se dépêchait, elle pourrait peut-être arrivée avant la fin de la journée.

Regina envoya le dernier plat de la soirée, épuisée. Elle rejoignit la salle pour s'assurer que tout se déroulait bien pour le service. Quand on lui demanda de l'aide, elle s'installa derrière le bar et prépara plusieurs boissons en jetant de nombreux coups d'œil vers la porte d'entrée du restaurant, espérant toujours voir débarquer Emma. Quand ses premiers employés commencèrent à partir, elle se persuada que la jolie blonde ne viendrait pas aujourd'hui. Ce constat le rendit beaucoup plus triste que ce qu'elle aurait imaginé.

Elle était en train d'essuyer les derniers vers quand elle entendu la voix de Sidney refuser l'entrée à quelqu'un. Regina roula des yeux, certaine personne n'avait aucun savoir vivre. Sérieusement qui pensait qu'un restaurant servait encore des plats après 23 heures. Seulement la réponse arrêta momentanément son cœur, cette voix, c'était celle d'Emma :

- J'ai bien conscience que vous êtes fermé mais je devais voir Regina.
- Ecouter mademoiselle, le chef est occupée, revenez demain.
- Il fallait que je la vois aujourd'hui,
insiste la blonde.

Regina s'avança lentement vers l'accueil du restaurant, un verre et un torchon toujours entre les mains. Elle était subjuguée de voir qu'Emma avait tout fait pour tenir sa promesse malgré les circonstances. Elle se retourna pour découvrir avec un sourire qu'il restait exactement dix minutes avant que le lundi prenne fin.

La brune prit le temps de détailler la jeune inspectrice, elle était quelque peu débraillée, elle portait des habits de sport : un jogging noir, avec des baskets Nike, un sweat à capuche rose pâle sur une veste en jean avec sur l'épaule le même grand sac bandoulière que le jour de leurs premières rencontres. Comme ce jour-là, Emma avait ses cheveux mouillés mais cette fois, ils étaient attachés en un chignon lâche.

- Tout va bien Sidney, ils se tournent tous les deux vers moi, j'attendais bien Miss Swan.
- Regina,
prononça prudemment son ami.
- Salut, sourit Emma en lui faisant un signe de la main gauche, je t'ai ramené un thé immonde et certainement froid du distributeur du poste, elle grimace, je crois qu'à ta place, j'éviterais d'en prendre une seule gorgée.

Regina secoua la tête en se pinçant les lèvres pour tenter de retenir le rire qui voulait lui échapper mais elle échoua lamentablement. En une fraction de seconde ce son si mélodieux et inhabituel se diffusa dans tout le restaurant, sous les yeux choqué de Sidney et émerveillé d'Emma. Le peu de personne encore présent dans l'établissement furent choqués d'entendre leur patronne rire de cette façon, d'aussi loin qu'ils s'en souviennent, il ne l'avait jamais entendu se lâcher de la sorte.

- Vous avez conscience, reprend-elle une fois calmer, que dans un restaurant, nous pouvons faire bouillir de l'eau.
- Ouais,
Emma plisse le nez, mais ce n'est pas la même symbolique.
- Tilly m'a offert votre
bouquet de fleurs, je crois que c'était suffisant. Le gobelet que vous avez en main ne se referme pas, vous auriez pu vous brûler.
- En fait, pour être tout à fait honnête, je crois que la moitié du thé se trouve sur mes mains ou sur les trottoirs.
- C'est pas Dieu possible,
s'amusa Regina avec un sourire resplendissant sur les lèvres.
- Et en plus, pour ne rien arranger, j'ai courru.
- Vous êtes infernale !
- J'aurai dit : déterminée, mais je suis sûre qu'en cherchant bien c'est un synonyme.
- Absolument pas. Dans aucun cas. Venez, suivez-moi,
l'invita-t-elle sous les regards de plus en plus incertains de ses employés. Tout le monde peut rentrer chez lui, je m'occupe de la fermeture.
- Mais cheffe…
- … même toi, Remy. Merci.

Regina n'insista pas plus, persuadée qu'ils allaient tous l'écouter et se fut le cas. Elle invita Emma à s'installer au bar. Elle rangea le verre qu'elle tenait toujours en main, débarrassa Emma de son gobelet en effet à moitié vide et lança la bouilloire ainsi que la préparation d'un chocolat chaud. Quand elle revient vers la blonde avec les deux boissons, elle remarqua qu'il y avait quelque chose de différent dans le regard d'Emma. Il était plus éteint, comme hors d'atteinte. Elle déposa une tasse devant la blonde qui retrouva une étincelle de vie dans ses iris d'un vert envoutant.

- Alors, c'était une mauvaise journée ?
- Hum.
- Emma, je…
- J'ai quelque chose pour vous.

Sans laisser le temps à Regina de répondre, elle sortit un bout de papier plié en deux de la poche de sa veste et le glissa sur le bar. Elle retira lentement ses doigts de la feuille avec un sourire timide et triste, bien loin des étirements qui abordaient d'habitude les lèvres de la blonde.

- Je n'ai pas eu le temps d'aller au parc aujourd'hui.
- Moi non plus,
avoua Regina. Vous n'êtes pas obligé de vous y rendre tous les jours.
- J'y tiens. Anecdote n°10 : parfois, je me fais submerger par des événements alors tout ce qui m'entoure devient irréel et le temps s'efface. J'ai fini ma journée il y a plusieurs heures, je crois. J'aurai pu vous rejoindre beaucoup plus tôt. Je suis désolée de vous avoir fait attendre.
- C'est vraiment ce que vous avez écrit ?
- Non,
elle grimace, mais j'aurai dû.
- Il manque le post scriptum,
souffle Regina.
- Quelque chose de réaliste, d'optimisme ou de courageux ?
- Qu'est-ce qui vous a le plus manqué aujourd'hui ?
- Les trois.
- Vraiment ? Dans ce cas, le courage.
- Le courage,
murmure Emma, très bien. P.s. : je vous trouve magnifique et je suis vraiment reconnaissante de passer du temps avec vous.
- C'est en effet audacieux,
sourit Regina.
- Merci pour le chocolat chaud, il est très bon.
- C'était très habile, vous avez parfaitement changer de sujet.
- Et vous venez de tout gâcher,
s'amuse Emma. Je, elle semblait subitement incertaine, je suis désolée pour samedi soir.
- Je crois que vous vous êtes déjà bien assez excusée.

Emma sourit timidement, évitant le regard de Regina en saisissant sa tasse pour en boire plus de la moitié. La brune ne faisait plus semblant de n'avoir aucune envie de la connaître et c'était assez déstabilisant mais aussi terriblement grisant.

- Alors, j'ai le droit à 9 anecdotes pour que nous soyons à égalité ?
- Je ne serai pas par où commencer,
avoue Regina en passant de l'autre côté du bar pour s'asseoir sur un tabouret en face d'Emma.
- Okay, résumons : vous n'aimez pas les inconnus, la pollution, vous adorez votre banc dans le parc, vous êtes cheffe et vous préférez le thé noir. Quelque chose d'autre qui vous vient spontanément, elle claqua des doigts.
- Je n'adore pas mon banc comme vous l'appeler dans le parc.
- Ah oui ? Pourtant, je vous ai souvent croisé là-bas.
- Je… c'est un endroit qui me rassure.
- Oh,
souffle Emma, je suis désolée.
- Désolée,
répéta Regina, pourquoi ?
- La plupart des endroits rassurant renferment une histoire triste.
- Dois-je comprendre que vous aussi vous avez un endroit qui vous apporte la paix ?
- Est-ce que ce ne serait pas l'anecdote n°11 ? J'ai la sensation de me faire avoir,
s'amuse Emma. Mais, elle se mordilla la lèvre inférieure en se grattant nerveusement la nuque, j'ai un endroit, une plage, elle plissa le nez, plutôt une crique à Storybrook, perdu au milieu de nul part, complètement submergée quand la maré est haute. Je n'y suis pas retournée depuis un certain temps.
- Pourquoi ?
- Déjà je ne vis plus à Storybrook et… je ne sais pas, je crois que maintenant cet endroit me rend morose.
- Je crois au contraire que ce parc est un des rares endroits où je ne me sens pas mélancolique.

Emma s'empêcha de répondre que pourtant, les fois où elle avait aperçu Regina dans le parc elle paraissait toujours particulièrement triste. Elle se contenta d'observer la magnifique brune et d'essayer de comprendre ce qui pouvait la rendre aussi attristée. Elle espérait que bientôt la jeune femme en face d'elle aurait assez confiance pour se confier.

Emma changea de sujet, abordant des discussions plus diverses les unes que les autres, cherchant toujours le sourire de Regina, parvenant parfois à la faire rire. Aux yeux d'Emma, la brune devenait un peu plus belle à chaque minute qui passait. Elle comprenait un peu mieux pour quelles raisons cette femme incroyable avait aussitôt attiré son attention. Puis elle se rendit subitement compte de l'heure plus que avancée.

- Je crois que je vais devoir vous laissez, je dois reprendre le boulot très tôt demain.
- Attendez,
Regina se leva rapidement, je…
- Ne me proposez pas de me raccompagner,
grimaça Emma, je détesterai devoir refuser à nouveau.
- Je… non… c'est… est-ce que je pourrai avoir votre numéro de téléphone.
- Mais,
prononça la blonde incertaine, vous l'avez déjà.
- J'ai cru comprendre que vous le pensiez en effet.
- Je suis sûre de vous l'avoir donné.
- Sur ma main,
confirma Regina, que j'ai lavée un bon nombre de fois dans la soirée pour pouvoir cuisiner dans de bonne condition d'hygiène.
- Oh…

Emma se trouva quelque peu stupide de ne pas avoir pensé une seule fois à cette possibilité. Elle était partie du principe que Regina avait toujours son numéro de téléphone et elle avait attendu de longues heures un signe de la brune pour rien. Subitement, son plan lui paraissait beaucoup moins parfait.

Elle saisit le bout de papier plié en deux qui était toujours sur le bar. Elle sortit un crayon de la pochette avant de son grand sac et pour la seconde fois, donna son numéro de téléphone à la brune. Elle sentait que cette fois, c'était différent et quand elle retrouva les yeux de Regina, elle en eut la certitude, Emma ne fixerait plus son téléphone désespérément, elle allait aurait très bientôt un sms ou un appel de l'incroyable femme avec qui elle venait de passer la soirée.

- Voilà, Emma tendit le bout de papier à Regina.
- Je pourrai peut-être…
- Oui ?
- Non, rien, c'est stupide.
- Bonne nuit Regina,
sourit Emma en reculant pour s'éloigner.
- Je n'ai aucune chance de vous convaincre de vous raccompagner ?
- Désolée…
- Arrêtez de vous excuser. Seulement, je ne suis pas rassurée de savoir que vous allez rentrer seule à pied, en plein milieu de la nuit.
- Et bien, quand vous serez rentrée chez vous, vous n'aurez qu'à m'envoyer un sms pour vous assurez que je suis toujours en vie.
- Ce n'est pas du tout rassurant !
- Et de savoir que je pratique trois arts martiaux et que j'ai été championne du 1500 mètres au lycée ?
- Bon, je suppose qu'un sms suffira,
affirma Regina alors qu'Emma ouvrait la porte du restaurant.
- Je vous raccompagne jusqu'à votre voiture.
- Non merci.
- Ce n'était pas une question.

Après l'avoir raccompagné, Emma disparue dans la nuit. Regina démarra et rentra chez elle avec un sentiment étrange qui l'accompagna durant tout le trajet. Elle se sentait bien et apaisée. Une fois garé devant sa grande maison, elle saisit son téléphone, enregistra son numéro à Miss Swan et lui envoya un rapide sms. Elle fixe l'heure un long moment, réalisant que jamais elle n'était rentrée aussi tard de son restaurant.

Elle se faufila dans sa maison comme un voleur. C'était plus fort qu'elle, elle avait la désagréable sensation d'avoir fait quelque chose de mal. D'autant plus qu'à part au début de la conversation, elle n'avait pas pensé à Danielle une seule fois. Elle ne pouvait pas s'en féliciter, c'était horrible. C'était particulièrement déstabilisant assez pour faire naître un profond sentiment de culpabilité. Comment était-elle parvenu à vivre même quelques heures sans penser à la femme qui avait partagé sa vie si longtemps ? Regina attendu de longues minutes, terriblement angoissante la réponse d'Emma. Elle sourit en recevant enfin la confirmation qu'elle était saine et sauve.

Regina se doucha et se changea avant de rejoindre Henry dans sa chambre. Elle s'allongea dans le lit de camp que son petit prince avait installé pour Margot. Elle n'était pas certaine de trouver le sommeil avec tous les sentiments contradictoires qui l'habitaient mais si elle avait une chance de le trouver, c'était près de son fils. Elle ferma les yeux et s'obligea à faire le vide et contre toute attente, elle parvenue à s'endormir.

Henry la réveilla en sautant sur son lit et en hurlant. Elle grogna en tirant un peu plus la couverture sur son visage, luttant pour ne pas subir la luminosité. Au milieu du brouhaha, elle se surprit à réaliser que son cœur était particulièrement léger. Regina ferma doucement les paupières et elle vit parfaitement Emma, plus le temps passait, plus elle se sentait en sécurité. Pourtant, elle ne connaissait pas cette femme, pas tout à fait, pas assez pour lui offrir cette confiance. Et puis, il y avait cette attirance qui ne cessait de grandir, quand Emma lui avait confié qu'elle la trouvait magnifique, il lui avait fallu énormément de discipline pour ne pas la prendre dans ses bras.

Il était vraiment agréable de se sentir belle au travers des yeux d'une autre personne. Depuis quand n'était-ce pas arrivé ? Une éternité. Ou peut-être plus souvent qu'elle ne le croyait, seulement Regina n'avait pas voulu le voir parce qu'à ses yeux à elle, il n'y avait que Danielle. Elle commença doucement à pleurer, silencieusement parce que plus Regina passait du temps avec Emma, plus il s'avérait que son cœur se remettait à battre alors qu'il était évident qu'elle n'y croyait plus depuis très longtemps.

- Gina, Henry souleva la couverture, pourquoi tu pleures ?
- C'est rien mon petit prince,
lui assura-t-elle en s'asseyant et en essuyant ses larmes.
- Le dragon gagne de nouveau du terrain, s'inquiéta sincèrement le petit brun.
- Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi Henry, elle caressa doucement sa joue. Je vais bien. Je… j'ai promis de ne jamais te mentir alors voilà, tu te souviens de l'amie du parc ?
- Oui.
- Et bien, elle s'appelle Emma. Elle est assez incroyable. Elle me fait rire et parfois, j'oublie… j'oublie d'être triste quand je suis avec elle.
- C'est ta nouvelle amoureuse ?
- Bien sûre que non !

Regina écarquilla les yeux en réalisant qu'elle venait de hurler. Henry c'était légèrement reculer en fronçant les sourcils. Il n'avait pas l'habitude de voir Gina en colère, elle était toujours calme contrairement à sa maman. Il se souvenait qu'elle était souvent énervée, surtout contre son père et que seule Regina arrivait à la calmer. Il avait un souvenir très vague du jour où à ses yeux sa deuxième maman était devenue une Reine, mais le bruit du verre brisé était resté ancré en lui, beaucoup de chose avait été cassé ce jour-là et Regina était arrivé, elle avait pris sa mère dans ses bras et juste comme ça, elle s'était calmée. Elle avait eu la même prestance que les héroïnes de ses livres, une vraie Reine.

- Je suis désolée Henry. Je ne voulais pas… Emma est simplement une amie, j'apprends encore à la connaître.
- Je,
Henry se tritura nerveusement les doigts, je serai content que tu ais une nouvelle amoureuse.
- Je… ça n'arrivera pas Henry, je serai toujours amoureuse de Dani, de ta maman. Toujours.
- Mais maman, elle te fait toujours pleurer et plus jamais sourire.
- C'est parce qu'elle a prit avec elle une partie de mon cœur,
répond tristement Regina. Il reste assez de place pour toi mais pour personne d'autre. Juste toi et moi.
- Les belles-mères qui sont seules sont toujours méchantes alors tu vas tomber amoureuse !

Regina ne put pas s'en empêcher elle éclata de rire. Le ton déterminé de son petit prince qui ressemblait un peu trop à un ordre était absolument adorable. Elle le prit dans ses bras et le sera aussi fort que possible en embrassant ses cheveux.

- Je t'aime Henry.
- Moi aussi Gina,
souffla-t-il subjugué par le rire de sa mère.
- Et bien, intervient Rose en frappant doucement à la porte de la chambre, voilà qui est inhabituel. Salut vous deux !
- Coucou Tink,
répondit Henry en sortant un bras de l'étreinte de Gina pour lui faire un coucou.
- Bonjour, suivit Regina avec un sourire resplendissant en embrassant le front de son fils, va t'habiller bonhomme. Je prépare le petit déjeuner et je t'emmène à l'école.
- Trop cool !

Henry ne demanda pas son reste et fonça dans la salle de bain pour se préparer. Regina se leva en lissant son pyjama sous le regard suspicieux de son amie. Elle s'excusa pour s'apprêter rapidement et quand elle sortit de sa chambre c'est sans surprise qu'elle découvrit que Rosa l'attendait adossée au mur en face de la porte de sa chambre.

- Il y a bien longtemps que je ne t'avais pas entendu rire comme ce matin, c'est agréable.
- Il faut croire que…
- … tu gagnes du terrain face au dragon,
s'amuse Tink.
- Mais c'est quoi cette histoire de dragon ?
- Henry ne t'a rien dit ?
- C'est quelque chose d'important ?
S'inquiéta aussitôt Regina.
- Je vais te montrer, lui assura sa meilleure amie en lui faisant signe de la suivre.

Regina s'exécuta inquiète. Rose s'empara du cartable d'Henry en sortit son livre de contes de fée préférée et l'ouvrit au milieu pour trouver le dessin et le présenter à son amie. La brune découvrit le prince, la Reine et le dragon et une étrange répartition de traits qui semblait représenter un score.

- Le dragon c'est ta tristesse Gina.
- Je lui ai dit mille fois de ne pas s'inquiéter,
soupira Regina inquiète. Tu crois que je dois à nouveau contacter le Docteur Hopper ?
- Henry va très bien pour un gamin qui a perdu sa mère Regina. Je t'assure.
- Mais il s'inquiète trop pour…
- … il ne s'inquiète pas. Il veut ton bonheur, comme toutes les personnes qui tiennent à toi. Et je te ferai remarquer que la Reine gagne du terrain !
- Il est vrai que je me sens… plus apaisée depuis quelque temps.
- J'ai remarqué oui,
sourit Rose. C'est agréable de te retrouver dans ces moments-là. Et avant que tu ne dises quoi que ce soit, elle l'arrête d'un geste de la main, je sais que tu ne seras jamais plus comme avec Dani, ce n'est pas ce que nous te demandons mais nous espérons seulement que tu puisses de nouveau trouver le bonheur. Et arrête de dire que ton restaurant te suffit, c'est un boulot. Il te distrait mais ne te rend pas heureuse, pas entièrement.
- J'aime mon travail,
soupire Regina. J'ai dû me battre pour avoir le droit de le faire.
- Je sais, j'étais là le jour où tu as tenu tête à ta mère.
- Tu veux dire quand elle m'a viré de chez moi ?
- Regina,
soupira Rose. Je ne sais que trop bien à quel point faire ce que tu aimes t'as coûté mais c'est un boulot, rien de plus. Tu as besoin… correction, tu as le droit à plus.

Regina s'apprêta à répondre avant de se souvenir du bien-être qu'elle avait ressentie durant ces quelques heures la veille avec Emma. Il est vrai qu'elle ne s'était pas sentie de nouveau à ce point entière depuis… depuis beaucoup trop longtemps. Puis, elle fut de nouveau percutée par ce profond sentiment de culpabilité.

- Je ne pourrai jamais retomber amoureuse.
- Qui a parlé d'amour,
s'amusa Tink. Oh merde, réalisa-t-elle subitement, tu as rencontré quelqu'un ?
- Non,
répondit Regina incertaine.
- Tu as rencontré quelqu'un, explosa Rose. Je n'arrive pas à le croire ! C'est génial !
- Arrête tout de suite, je la connais à peine et je commence tout juste à me dire que nous pourrions être amie.
- Être amies, avec la première femme qui attire ton attention, je ne crois pas non,
s'amusa-t-elle.
- Rose !
- Oh-oh… tu m'appelles par mon prénom, j'ai tellement raison,
elle éclata de rire.
- Arrête tout de suite je…
- … mais tu rougis !
- Absolument pas !
- Dis-moi tout, comment elle s'appelle ?
- Rose !
- Rose, et bien nous sommes faites pour nous entendre et elle est cancer aussi ?
- Tu vas arrêter, elle ne s'appelle pas Rose !
- Mais au moins, maintenant, je sais qu'elle existe !
- Tu m'agaces,
conclu Regina en se ruant vers la cuisine.
- Oh allez, dis m'en plus, s'acharna sa meilleure amie.
- Sérieusement, la brune brandit une spatule, je te conseille d'arrêter, tout de suite.
- Ou quoi ? Tu comptex me poignarder jusqu'à ce que mort s'en suive avec une spatule en plastique. Si tu veux me menacer, soit plus crédible ma belle.
- Je peux tout aussi bien te la balancer en pleins visage !
- Oh mon Dieu, tu es sérieuse ? Tu oserais abimer mon visage ? Mais qu'est-ce que je dirais à mes collègues, mes clients, pire aux juges d'instructions ? Ils vont croire que je suis une femme battue !
- Battue par qui exactement ?
- Il pourrait très bien y avoir un beau brun ténébreux dans cette histoire, athlétique, svelte et avec une de ces armatures qui fe…
- … Henry !
- Pourquoi vous vous crier dessus ?
- Pour rien mon chéri, viens manger tes céréales.
- Vous vous disputez toujours,
s'amusa-t-il.
- C'est le seul moyen pour que ta tête de mule qui te serre de mère daigne m'écouter : lui crier dessus.
- N'importe quoi, ne l'écoute pas Henry.

Regina profita de l'accalmie durant le petit déjeuner d'Henry. La conversation tourna essentiellement autour de lui pourtant elle redoutait le moment où son petit prince disparaîtrait à l'étage pour se laver les dents. Elle savait déjà que sa meilleure amie essayerait d'en apprendre plus. C'était une certitude !

Et si elle avait accepté de partager Emma avec Henry, il était absolument hors de question d'en faire de même avec Tink. Parce qu'elle allait tout gâcher, elle le savait… Rose était absolument parfaite, sauf quand il s'agissait d'affaire de cœur.

Quand elles étaient au lycée, Rose se targuait d'être la meilleure entremetteuse de tous les temps, faisant subir pas moins de 42 rendez-vous arrangés à sa meilleure amie lors de leur terminal. Elle s'était acharnée parce que la seule personne qu'elle ne parvenait pas à caser c'était sa meilleure amie et pourtant, elle avait essayé tous les types de garçons, sans que Regina ne daigne aller plus loin que le premier rendez-vous. La brune avait même eu le toupet de venir seule au bal de fin d'année. C'est seulement quand elles entrèrent à l'université et que la cadette des Mills comprit que sa meilleure amie avait décider de réitérer l'expérience qu'elle lui avoua finalement être seulement attirée par les femmes. Ce qu'elle n'avait pas imaginé c'est que le cauchemar allait se poursuivre… jusqu'à ce qu'elle rencontre par elle-même Danielle.

Donc quand Henry déposa son bol dans le lave-vaisselle et se lava les mains, Regina lança un regard noir d'avertissement à son amie. Le sourire qu'elle reçut en retour n'augurait rien de bon. Quand le petit garçon se précipita hors de la cuisine, Rose ne perdit pas une minute avant de demander :

- Alors, elle est comment cette belle fille aux yeux aussi brun que ses cheveux, un peu plus grande que toi, des lunettes, un métier dans les arts ?
- Absolument pas.
- Regina, tu sais très bien que tu as un type de femmes. Je suis sûre que tu l'as rencontré dans une bibliothèque, dans une galerie d'arts ou pire à une de cet horrible vernissage.
- Toujours pas.
- Je t'en prie, je te connais !
- Dans ce cas, c'est bien la preuve que je ne compte pas tomber amoureuse puis qu'Emma ne ressemble absolument pas à mon «type de femmes».
- Elle s'appelle donc Emma,
sourit Tink victorieuse. Combien il y a d'Emma qui vivent à New-York ? Je viens de réduire mon champ d'investigation de combien tu crois ?
- Tu es insupportable,
soupire Regina. Henry, elle hurle, on y va !
- Cette discussion n'est pas fini,
la prévient son amie.

Seule une porte lui répondit.

Regina était terriblement agacée mais elle devait bien avouer qu'elle avait le cœur bien plus léger.

Emma apaisait son monde et elle espérait que cette aventure se poursuivrait encore un temps.

Et que sa meilleure amie ne gâcherai pas tout…

… espérer, à nouveau.

Etrange mais exaltant.


Voilà pour le nouveau chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous a inspiré et qu'il vous a plu ! Que pensez-vous de cette suite ? Je n'ai pas pu m'empêcher de mettre une petite touche de Tilly ! Vous en savez aussi plus sur la situation d'Emma même si je vais faire en sorte que vous en appreniez le plus possible en même temps que Regina. Et elles ont enfin partagé du temps, sans oublier : l'échange de numéro ! A votre avis est-ce que ça va changer des choses entre elles ? Regina se pose encore beaucoup de questions, elle est hésitante mais elle a parlé d'Emma à Henry ce qui est une première étape. Et pour finir, il y a le cas Tink… va-t-elle faire craquer sa meilleure amie et tout savoir sur Emma ?

Je suis évidemment ouverte à toutes les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

Durant le confinement, je me suis constituée un programme d'écriture (pour m'occuper, franchement, les journée sont bien longue...) donc après un peu plus d'un mois d'affinement, voilà à quoi va ressembler la publication le lundi 1 chapitre de When I See You Tomorrow, le mercredi et le dimanche (plus un autre jour si j'ai de l'avance) 1 chapitre de Les Amis Ne S'embrasse Pas Sous La Neige et le vendredi 1 chapitre de Ne Me Regarde Pas. Voilà, j'espère que cet aménagement vous convient et n'hésité pas à me prévenir si "j'oublie" une publication, je ne sais pas pour vous mais je commence à perdre la notion du temps. Prenez soin de vous !

En espérant vous retrouver pour le prochain chapitre !

GeekGirlG.