Je n'essaierai pas de te changer

Le Patron x Reader

Comme à son habitude, le Patron était en train de gérer un de ses nombreux sites pornos.

Il ne pensait pas être dérangé, car en temps normal, personne n'entrait dans sa chambre, de plein grés, par peur d'y trouver certaines choses qui pourraient briser leur innocence déjà salement amochée par la fréquentation du pervers ( et par Internet ) .

Pourtant, il y avait bien quelqu'un qui s'y aventurait parfois : _. Elle était bien la seule qui pouvait entrer dans sa tanière sans être pleinement choquée ni dérangée par ce qu'elle trouvait. À vrai dire, elle en avait l'habitude, tout comme elle avait l'habitude de passer la moitié de son temps en compagnie du Patron. Les nombreuses avances qu'il lui faisait et qu'elle rejetait allègrement ne l'empêchaient pas de le considérer comme son ami.

La clenche de sa porte se tournait mais la porte ne s'ouvrit pas, elle était fermée à clef.C'est alors qu'un grand BOUM se fit entendre.

"Viens m'aider à ranger les courses!"

_. Elle venait simplement de forcer sa porte à coup de pied, un classique.

Le Patron se retourna et la toisa.

"C'était pas une question, ajouta-t-elle"

L'autre soupira, soufflant par la même occasion une bouffée de fumée. Il se leva et se mit à suivre _.

Elle lui tendit un cabas rempli de légumes pour le hippie et lui ordonna d'aller les mettre au frais.

"Tu sais ce qu'on peut faire avec des aubergines? questionna-t-il, visiblement il n'avait pas changé,

-Je crois que j'ai une idée, mais je sens que ça va être beaucoup plus hardcore que ce que je crois alors contente toi de range ça et ne fais rien avec, on va les manger, répondit-elle fermement, avec tout de même un petit sourire aux lèvres."

Il eut un air boudeur que _ trouva amusant voir même...mignon. Le dangereux psychopathe s'exécuta alors et lorsqu'il eu rangé jusqu'à la dernière carotte, il revint vers la douce.

Cette dernière lui tendit les derniers sachets.

"Tu peux emmener ça à la salle de bain?

-C'est quoi, des tampax? _ se facepalma à la question du Patron,

-Amène ça à la salle de bain!"

Il rit devant sa réaction et obéit avant qu'elle ne commence à vraiment s'énerver.

Pendant son absence de la pièce, _ essaya de faire partir le rouge qui s'était installé sur ses joues. Elle soupira et rit d'elle-même, lorsque l'homme en noir revint. Elle sursauta lorsqu'il lui adressa la parole :

"A quoi tu pensais? demanda-t-il sur un ton joueur,

-À rien! Je pensais à rien! s'énerva-t-elle, défensive,

-Tu pensais à moi? il commençait à la taquiner un peu plus,

-N-non!"

Le rouge sur les joues de _ s'accentuait grandement et le Patron commençait à le remarquer.

Il s'approchait lentement d'elle et lorsqu'il fut assez proche, il lui caressa la joue. Ça pourrait paraître très romantique, si le Patron n'avait pas son sourire habituel sur les lèvres.

La petite tomate senti alors une vague de frisson parcourir son corps entier.

Comme elle aurait aimé être la seule qu'il pouvait désirer, comme elle désirait qu'il soit capable de lui apporter de l'amour...

_ effaça ces pensées de son esprit pour se focaliser sur la main du Patron. Elle le repoussa légèrement, de sorte à ce qu'il ne la touche plus. Malgré toute la tendresse qu'elle pouvait lui porter, elle ne supportait pas ce sourire vicieux qui lui rappelait que l'amour ne pourrait jamais les lier. _ essayait tant bien que mal de retenir les larmes de frustrations qu'elle sentait monter à ses yeux.

Venant rompre le silence, une clé tourna dans la serrure.

"J'suis rentré!"

C'était Mathieu, qui était en effet parti voir le vétérinaire, pour un check-up du chaton. _ sortit de la cuisine pour aller voir si ce dernier allait bien et se changer les idées.

Le Patron quand à lui réfléchissait. Il se doutait bien que _ n'était pas indifférente à ses charmes, mais il était loin d'imaginer la vérité.

Il remarqua alors que cette dernière avait oublié son téléphone sur la table. Il le prit et voyant qu'il était verrouillé par un mot de passe, il n'essaya pas d'avantage de trouver des numéros de filles dans son répertoire. Il sorti donc de la cuisine pour le lui rendre.

_ était en train de jouer avec le chat dans sa chambre.

Le Patron ne pouvait pas s'empêcher de sourire devant le niveau de mignonitude de la scène.

"_, tu as oublié ça,lui fit-il remarquer, le téléphone à la main, avec un sourire étrangement doux"

Elle le regarda intensément et se leva. Après quelques secondes, elle marcha vers lui et le prit dans ses bras. C'était plus fort qu'elle, tout comme les larmes qui coulaient de ses yeux.

Le Patron n'était pas le seul à ne pas comprendre la situation, le jeune félin, confus, sorti de la pièce à la recherche d'attention ou de nourriture. Par la surprise, le mafieux lâcha le téléphone mais _ ne l'avait même pas remarqué".

"Tu ne peux pas savoir depuis combien de temps je voulais faire ça..susurra-t-elle entre ses sanglots"

Il comprit alors jusqu'où les sentiments de la jeune femme allaient et passa un bras autour de sa taille. Il leva sa tête de l'autre main pour qu'elle le regarde.

Il posa ses lèvres sur celles de _, qui ferma ses yeux, ne voulant jamais le perdre.

Le Patron descendit ses mains aux fesses de la petit ingénue. _ sursauta légèrement mais accepta ce contact intime.

Remarquant ce qu'il faisait, le Patron retira directement ses mains.

"Non. Je ne veux pas te faire du mal, pas à toi."

Des mots qu'elle n'oubliera jamais, des mots qu'elle n'imaginait jamais entendre venant de celui qu'elle aimait, celui que l'on croyait sans cœur. Elle sourit à elle-même, appréciant de ressentir comme le Patron tenait à elle.

"Je me fiche de ce que tu peux me faire..."

Elle l'embrassa fougueusement, et lorsqu'il comprit que son désir était partagé, il la coucha délicatement sur son lit et ferma la revint vers elle et commença à lui déposer des baisers dans le cou, glissant ses mains sous son haut. _ gémit et lâcha même un petit cri de plaisir, ce qui n'échappa pas à l'autre. Le Patron pouvait déjà l'imaginer criant son nom, ce qui l'excita d'autant plus. Il laissa quelque suçons dans le cou de _ et retira son haut...

Une fois encore, la suite vous appartient...