Chapitre 4.
24 Juillet 2015.
Alors qu'il était concentré dans un devoir de potions extrêmement ardu, un jeune homme fut brutalement ramené à la réalité par des cognements crispants contre la fenêtre de sa chambre. Agacé, il se leva de mauvaise grâce et se dirigea d'un pas traînant qu'il avait pris de son père vers la fenêtre. Il y vit une chouette portant une missive dans le bec, qui ne cessait de le regarder en clignant ses grands yeux jaunes.
« Tu ne te serais pas trompée de maison, par hasard? Railla-t-il. »
Ce n'est que lorsque la chouette tourna la tête et qu'il put apercevoir son nom écrit d'une calligraphie qu'il ne connaissait que trop bien sur l'enveloppe que son exaspération s'envola. Il ouvrit aussitôt la fenêtre et prit la lettre en refermant la vitre tout de suite après. La chouette sembla mécontente de ne pas recevoir au moins quelques graines en récompense et s'envola dignement en chemin inverse.
Le jeune homme retourna s'asseoir face à son bureau et déchira aussitôt l'enveloppe contenant la lettre lui étant destinée. Il la parcourut rapidement des yeux et la relut au moins trois fois tant il fut étonné de ce qu'il y lut.
« Je suis en train de préparer le terrain avec ma mère. Il serait peut-être bien que tu en fasses de même de ton côté? Après tout, ça fait plus de six mois. Il serait temps de leur dire.
G. »
Ça ne pouvait être qu'une blague. Un de ses stupides amis de l'école qui n'avait rien de mieux à faire en ce jour pluvieux de juillet. Il aurait voulu croire cela. Mais c'était bel et bien l'écriture de sa petite amie sur le parchemin. Impossible de le nier. Mais pourquoi aujourd'hui particulièrement? Ça pouvait bien attendre encore jusqu'à la rentrée de Septembre. Elle pouvait effectivement préparer le terrain comme elle le souhaitait avec les parents qu'elle avait mais c'était mission impossible avec les siens à lui. En particulier son père...
Il répondit quelque chose de simple et concis sur le premier bout de parchemin qu'il trouva et le donna à son hibou duc qui s'envola aussitôt la fenêtre ouverte. Erwann le regarda battre des ailes et monter de plus en plus haut dans le ciel jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un point à l'horizon.
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Hermione et Gaia étaient descendues à la cuisine afin de terminer la préparation du repas du soir que cette première avait laissé tomber pour aller voir sa fille. La conversation sur l'évolution de la relation de ses parents passa au second plan aux yeux de Gaia et elle glissa enfin sur la pente dangereuse qu'elle avait évité depuis trop longtemps désormais.
« Je crois que Grace a un copain. Annonça-t-elle de but-en-blanc à sa mère tout en l'aidant à dresser la table.
- Vraiment? C'est super pour elle. Dit simplement Hermione sans même sourire.
- Tu n'as pas l'air de le penser. Fit timidement remarquer Gaia.
- Oh mais je le pense, je suis très contente pour elle! Affirma la brune. C'est juste que... Tu sais, ta cousine est une vraie tête brûlée depuis quelques temps. Je ne devrais peut-être pas t'en parler mais elle en fait voir de toutes les couleurs à Ron et Pansy.
- Je sais, on en a déjà parlé toutes les deux. Fit savoir Gaia. Maintenant qu'elle a la majorité et son permis de transplanage, elle espère se trouver un appartement à Londres Moldu.
- Moldu? C'est sa mère qui va être contente, tiens. Ironisa Hermione.
- Ben en fait... Elle n'est pas encore au courant. Avoua la jeune fille avec une moue. Et Ron non plus. Elle compte leur en parler prochainement.
- Rassure moi, prochainement ne sera pas ce soir?! Parce qu'elle a beau être ma filleule adorée, ça ne m'empêchera pas de la trucider si elle gâche le repas.
- Elle est peut être "tête brûlée" comme tu dis mais pas non plus suicidaire. Répondit Gaia en riant.
- Et alors, tu penses que si elle se prend un appartement à Londres Moldu, elle le fera avec son potentiel petit ami? S'enquit alors Hermione quelques instants après.
- Je ne sais pas. Répondit honnêtement la rouquine. Mais peut-être. Si c'est sérieux entre eux... A partir du moment où un couple dure, surtout à notre âge, on peut considérer que c'est du sérieux.
- Tu as sans doute raison, chérie. Soupira Hermione en posant le dernier set de table. »
Bien qu'elle soit une sorcière très puissante et sache parfaitement maîtriser ses pouvoirs, lorsqu'il s'agissait de cuisine et d'être un hôte pour un repas familial ou amical, Hermione Granger souhaitait opérer "à la Moldu", comme disait Fred, c'est-à-dire tout préparer manuellement et ne surtout pas avoir recours à la baguette magique. Chose avec laquelle son mari se plaisait à la taquiner régulièrement.
En voyant que la bombe était bien amorcée, Gaia inspira un bon coup et se lança dans l'opération suicide.
« Je me demande comment Papa réagirait si j'avais un copain. Fit-elle mine d'imaginer innocemment.
- Oh, il tracerait certainement son adresse pour aller le menacer ou bien le tuer de ses propres mains. Supposa Hermione d'un sérieux déconcertant. »
Gaia manqua de s'étouffer en entendant cela.
« Tu rigoles, hein? Voulut-elle s'assurer.
- A moitié, ma puce. Seulement à moitié. »
Ça commençait mal, très mal... Les mots d'Erwan lui revinrent rapidement en tête alors qu'elle voyait son plan tomber lamentablement à l'eau: "C'est encore trop tôt pour en parler à nos parents, Gaia. Tu imagines la réaction de nos pères? Ça déclencherait une nouvelle guerre. Attendons d'avoir dix-sept ans tous les deux et on avisera après." Cette solution lui avait tout de suite paru stupide, mais maintenant qu'elle y repensait plus sérieusement, elle n'était peut-être pas si idiote que ça.
« Pourquoi tu me demandes ça? Tu as quelqu'un en vue? Voulut immédiatement savoir Hermione d'un ton complice.
- Oh, non. Bien sûr que non. Pas du tout. Aucun risque. Bafouilla-t-elle à toute vitesse, le visage bouillant. »
Sa mère ne parut pas convaincue pour un Gallion mais elle préféra ne pas insister.
« Bon, raconte moi d'autres anecdotes sur Papa et toi! Lança alors Gaia afin de détourner la discussion du sujet tabou. »
Hermione ne se le fit pas dire deux fois et débuta aussitôt un autre de ses récits.
31 Octobre 1993.
Le fameux repas d'Halloween de Poudlard n'allait pas tarder à commencer lorsque Hermione Granger débarqua dans la Salle Commune de Gryffondor à la recherche d'un de ses bracelets porte-bonheur qu'elle avait perdu.
« Si c'est vous qui me l'avait volé, je ne trouve pas ça drôle du tout! Lança-t-elle à Ron et Harry au passage.
- Si on t'avait volé un bracelet que tu portes à longueur de temps, je pense que tu t'en serais aperçue, Hermione. Fit remarquer Harry, approuvé d'un hochement de tête de Ron.
- C'est la catastrophe. C'est ma grand-mère maternelle qui me l'a offert pour mon anniversaire l'année dernière. Si je l'ai perdu, ça va très mal passer...
- J'ai l'impression que tu perds souvent tes affaires, Hermignonne. Railla alors une voix goguenarde. »
Hermione n'eut même pas besoin de tourner la tête pour savoir que Fred et George se trouvaient derrière elles.
« Très perspicaces, les garçons. J'en suis ravie pour vous. Ironisa-t-elle en se penchant pour regarder en dessous des fauteuils.
- C'est quoi que tu cherches? S'enquit aussitôt George.
- Un bracelet que sa grand-mère lui a offert. Répondit Ron à la place de son amie.
- Si je ne le retrouve pas vite, ça sera une véritable catastrophe!
- Oh, ce ne serait pas ça, par hasard? »
Elle se retourna aussitôt en entendant ça et vit Fred balancer l'objet recherché du bout des doigts avec un sourire des plus taquins. Elle croisa les bras et lui adressa un de ses légendaires regards moralisateurs.
« Comment tu as réussi à me le prendre? Voulut-elle savoir sans lâcher le bracelet des yeux.
- Un vrai magicien ne révèle jamais son secret. Répondit simplement Fred, son sourire s'allongeant encore plus.
- Rends le moi. Ordonna-t-elle d'une voix ferme. »
Le concerné secoua lentement la tête de droite à gauche tout en continuant à jouer avec l'objet entre ses doigts. Hermione s'avança aussitôt mais Fred se recula tandis que George se mettait à rire.
« Je suis très sérieuse Fred. Si tu tiens à la vie, rends le moi.
- Si tu le veux, viens le chercher. »
Le ton de sa voix se faisait de plus en plus provocateur. La jeune lionne constata avec effroi que presque toutes les personnes présentes dans la salle avaient cessé leur activité pour s'intéresser à ce qu'il se passait entre le cinquième année et la jeune fille. Elle tâcha de garder son sang-froid mais c'était sans compter sur Fred, qui avait apparemment décidé de s'amuser ce soir.
« Ben alors Hermione? On fait sa poule mouillée? Lança alors George. »
Comprenant qu'elle n'avait plus réellement le choix, Hermione se mit en marche vers Fred, qui se mit à courir vers les escaliers menant au dortoir.
« Mais... S'exclama-t-elle.
- Viens le chercheeeeeeer! Chantonnait Fred en entrant dans ses dortoirs. »
Elle, Hermione Granger, aller dans le dortoir des garçons de cinquième année? C'était hors de question. Surtout sous le regard de tous ses camarades.
« Je peux aller le récupérer, si tu veux. Se proposa soudain Ron.
- Non non non, c'est à elle d'aller le chercher! Si c'est l'un de vous deux qui ira, Fred ne vous le donnera pas. C'est à Hermione d'y aller. Fit savoir George. »
En soupirant, la jeune fille réalisa que l'autre jumeau n'avait pas tort. Si Fred faisait tout ça, c'était dans un but précis. Si elle voulait savoir quel était-il, c'était à elle de se rendre à son dortoir, et non pas à l'un de ses meilleurs amis. Une fois qu'elle eut fermé les yeux et inspiré très fort, elle se dirigea vers les escaliers à son tour. Le poids de ses jambes était si lourd qu'elle avait l'impression qu'elles avaient été remplacées par du plomb. Pourtant, elle continua d'avancer et une fois qu'elle fut face à la porte menant au dortoir des garçons, elle inspira et expira de nouveau longuement avant de pousser la dite porte et de pénétrer dans un endroit où elle n'avait encore jamais mis les pieds auparavant.
Elle était si nerveuse. Que dirait-on si on savait que Hermione Granger, la petite troisième année qui passait son temps à la bibliothèque, s'était rendue dans le dortoir de Fred Weasley, le cinquième année qui aimait s'amuser avec les personnes de la gente féminine? Enfin... Elle n'avait peut-être pas tant de soucis à se faire. Il ne ferait certainement pas un quelconque tour de passe-passe avec elle, la meilleure amie de son frère, une fille qu'il connaissait bien depuis deux ans, désormais. Mais comme sa conscience se plaisait à lui rappeler, Fred avait bien changé depuis qu'elle l'avait rencontré. Alors, tout était possible. Non Hermione, ôte toi ça de la tête, va simplement récupérer ce stupide bracelet et fais comme si rien ne s'était passé ensuite, se sermonna-t-elle mentalement.
Une fois arrivée face à ce qu'elle pensait être le dortoir des cinquième année, elle poussa doucement la porte déjà entrouverte et aperçut aussitôt Fred allongé sur son lit, s'amusant à jeter le bracelet en l'air et le rattraper d'une main. Elle signala sa présence en toussotant légèrement et pénétra dans la pièce.
« Tu te fais attendre, Hermione Granger. Lança simplement Fred sans bouger.
- Bon, maintenant que tu m'as bien humilié devant toute la salle commune, tu peux me rendre mon bracelet et cesser de faire le gamin. Cingla-t-elle sans ménagement.
- Relaaaaaax Hermignonne, on a bien le droit de rigoler de temps en temps! Se défendit le rouquin en se relevant enfin.
- Pas de cette manière. Je ne suis pas Marietta Edgecombe, Lisa Turpin ou Alicia Spinnet. Je suis Hermione Granger, la meilleure amie de ton petit frère.
- Ça je le sais bien, merci. Ironisa Fred en haussant un sourcil.
- Rends moi mon bracelet Fred, s'il te plaît. Finit-elle par dire après un bref silence, presque désespérément.
- Ah! S'exclama simplement l'interpellé. »
D'abord étonnée, Hermione vit le rouquin bondir de son lit et venir vers elle, qui était restée près de la porte. Il attrapa son poignet et lui remit le bracelet délicatement.
« Il suffisait de dire le mot magique. Lui dit-il à voix basse en accompagnant ses paroles d'un clin d'oeil. »
Hermione aurait voulu lever les yeux au ciel, comme elle le faisait toujours lorsque ça concernait les jumeaux, mais à la place, elle les baissa au sol et n'osa pas affronter le regard joueur du jeune homme. Il ne desserra pas son emprise de son poignet, bien qu'il y avait déjà attaché le bracelet depuis plusieurs secondes.
« Ce bracelet a tant de valeur à tes yeux pour que tu viennes le récupérer dans la chambre de Fred le sauvage? Plaisanta-t-il, tout en gardant un petit air sérieux.
- Il me vient de ma grand-mère maternelle. J'ai rarement l'occasion de la voir depuis que j'ai appris que je suis une sorcière et j'étais très proche d'elle alors... Oui. Il a beaucoup de valeur à mes yeux. Répondit Hermione avec un sourire voilé. »
Le jeune homme hocha simplement la tête pour indiquer qu'il comprenait et le silence se fit aussitôt. Fred continuait de jouer avec le bracelet de la jeune fille, alors qu'il était à présent autour du poignet de cette dernière.
« Si je ne m'abuse, un bon repas d'Halloween nous attend, non? Finit-il par dire. »
Il lâcha enfin le poignet de Hermione et claqua des mains pour les frotter l'une contre l'autre par la suite.
« Je meurs de faim! Allons-y vite! »
Il prit sa comparse par les épaules et ils sortirent ensemble du dortoir. Une fois arrivés en bas des escaliers, Hermione eut le malheur de constater que tous les regards étaient braqués sur eux.
« Tout va bien, elle est encore en vie vous voyez. Plaisanta Fred en rejoignant son frère dans de grands éclats de rire. »
Ensemble, ils sortirent par le portrait de la Grosse Dame et Hermione rejoignit ses deux amis d'une démarche traînante, encore sonnée de ce qu'il venait de se passer.
« Il a fini par te rendre ton bracelet? S'enquit Harry.
- Oui, je n'ai même pas eu besoin de le supplier. Ironisa Hermione avec un sourire nerveux.
- Bon tant mieux alors. Allez, allons vite dans la Grande Salle avant que Neville ne dévalise tout! »
Les trois meilleurs amis se dirigèrent aussitôt vers la sortie de la salle commune, impatients de rejoindre leurs camarades.
05 Novembre 1993.
En sortant de la bibliothèque avec plusieurs livres dans les bras, Hermione Granger se rendit d'un pas allégé à la salle commune de Gryffondor afin d'éplucher les petites merveilles qu'elle venait de dénicher. Il était bientôt dix-huit heures et les élèves étaient pour la plupart dans leurs dortoirs ou bien dans la Grande Salle à attendre que l'heure du dîner arrive.
En chemin, elle aperçut deux ombres se refléter sur le mur face à elle. Intriguée, elle fit demi-tour et se dirigea vers l'endroit où se trouvaient logiquement les propriétaires des ombres. Elle put alors voir Fred et une cinquième année de Poufsouffle en train de rire stupidement. Elle se fit discrète et regarda ce qu'ils faisaient. Visiblement rien, à part discuter et plaisanter. Aussi, elle s'en alla dans la direction inverse afin de rejoindre sa salle commune.
Cependant, ses pensées étaient toutes tournées vers le rouquin. Après deux années, elle pensait le connaître assez bien. Elle avait en effet déjà passé quelques jours en vacances chez les Weasley l'été et connaissait de ce fait plutôt bien les membres de la famille, incluant donc les jumeaux. Pourtant, ils avaient tellement changé depuis qu'elle les avaient vu cet été... En particulier Fred. C'est à peine si elle le reconnaîtrait. Avant, il ne prêtait guère d'attention aux filles et il considérait Hermione comme une petite écervelée qui braillait à tout bout de champ et adorait prouver qu'elle en avait dans la cervelle. Mais à présent qu'elle était plus grande, qu'elle s'habillait plus décontractée et avait mûri autant physiquement que mentalement, elle avait l'impression que sa relation avec Fred avait mûri également. Il ne la considérait plus comme une gamine, désormais. Mais comme une jeune fille. Et cela l'effrayait, car elle craignait que dans un an ou deux, quand elle serait encore plus grande et mature qu'elle ne l'était déjà au moment présent, il décide de l'ajouter à sa liste de pseudo-conquêtes. Elle ne souhaitait pas que ce garçon avec qui elle s'entendait relativement bien et qui était en plus de la même fratrie que l'un de ses meilleurs amis en vienne à la considérer comme un simple trophée à ajouter à une liste déjà bien longue.
En tournant à un bout de couloir, elle manqua de percuter de plein fouet Seamus Finnigan, qui retournait également à la tour contenant les quartiers de Gryffondor.
« On est dans les nuages, à ce que je vois? Plaisanta le jeune irlandais avec un sourire.
- Un peu, oui. Ça doit être la fatigue. Inventa Hermione en tâchant de sourire à son tour.
- Fais attention, ce serait dommage que tu finisses à l'infirmerie pour quelques rêveries. »
Hermione accompagna la plaisanterie de son camarade par un bref rire poli puis ils se dirigèrent ensemble vers le portrait de la Grosse Dame, discutant de cours, devoirs et ragots.
24 Juillet 2015.
Une fois qu'il eut terminé tous ses devoirs de potions, Erwann sortit de sa chambre et traversa le manoir qui lui faisait office de domicile pour se diriger vers la pièce commune, à savoir le salon. Il y retrouva sa grande soeur ainsi que son petit frère mais pas de trace de ses parents. Légèrement soulagé, il partit s'assoir aux côtés de Maëva, son aînée.
« Où sont Maman et Papa? S'enquit-il en piochant dans le bol de Dragées Surprises que sa soeur avait sur les genoux.
- Partis faire quelques courses, si j'ai bien compris. Répondit la concernée, les yeux rivés sur la télévision qui diffusait un de ses feuilletons favoris.
- Tu sais quand ils comptent revenir? Ajouta Erwann, anxieux.
- Pourquoi, tu as encore fait une bêtise? Le taquina sa soeur. »
Le jeune homme ne répondit pas et posa les yeux sur son petit frère de trois ans, Jude, qui s'amusait avec quelques jouets offerts à son dernier anniversaire. Sa grande soeur, Maëva, n'avait qu'un an de plus que lui. Elle était le portrait craché de sa mère, à savoir grande, élancée, blonde aux longs cheveux ondulés, des yeux verts vifs et un visage ferme et hautain. Elle était en sixième année à Poudlard, faisant partie de la maison Serpentard et fréquentait depuis quelques mois le fils unique de Theodore Nott et Lisa Turpin, Owen Nott. Ses parents ne s'étaient évidemment pas opposés à ce couple étant donné que les Nott étaient depuis toujours des amis très proches de la famille. Ce n'était malheureusement pas le cas des Weasley/Granger, c'était donc pour cela qu'il cachait sa relation avec Gaia.
Quant à Jude, qui était le benjamin de la petite famille, il ressemblait beaucoup à son paternel, excepté pour les yeux qu'il avait hérité de sa mère. Petit, cheveux blonds presque blancs, le visage fin et une malice sans pareil. Plus grand, il serait le digne héritier de son père, cela ne faisait aucun doute.
Erwann, quant à lui, était un parfait mélange de ses deux parents. A chaque réunion de famille, on se débattait pour savoir auquel des deux il ressemblait le plus. Plutôt grand en taille, les cheveux blonds et le teint pâle comme sa mère, le nez en pointe et les yeux gris comme son père, il représentait parfaitement la descendance de la famille Malefoy/Greengrass. Il était alors très souvent comparé à son père, Drago, que ce soit à l'école de Poudlard ou même en dehors.
« J'ai invité Owen à passer le week-end à la maison. Lança alors Maëva en croquant à pleine dents dans une poignée de dragées.
- Quel week-end? S'enquit Erwann, sans pour autant s'y intéresser vraiment.
- Ce week-end là. Il arrive ce soir. »
Le jeune homme se crispa aussitôt. Son plan tombait à l'eau! Il avait prévu de rejoindre Gaia pour l'empêcher d'annoncer à ses parents qu'ils étaient en couple mais avec le fils Nott chez eux, ses parents surveilleraient le moindre de ses faits et gestes et il ne pourrait ainsi pas se faufiler discrètement dans la cheminée pour revenir quelques minutes plus tard. A cet instant là, il haït sa soeur d'une force inestimée.
« Tu ne pouvais pas l'inviter un autre week-end? Lança-t-il, de l'agacement distinct dans la voix.
- Excuse moi d'avoir une vie et de vouloir passer du temps avec mon petit ami! Répliqua aussitôt la blonde, ayant remarqué l'irritation de son cadet.
- C'est ce que tu dis à chaque fois, change de disque. Soupira Erwann, désormais de mauvais poil.
- Qu'est ce qu'il t'arrive? Tu es horripilant depuis quelques semaines et on dirait que tout t'énerve! »
Pour une fois, Maëva avait vu juste le concernant. Il n'était effectivement pas dans son assiette depuis le début des vacances, où Gaia lui avait annoncé sur le quai de la gare de Pré-au-Lard, avant qu'ils ne montent dans le train pour retourner chez eux, qu'elle prévoyait d'annoncer à ses parents qu'ils étaient ensemble.
« Tu... as besoin de parler? Se hasarda la jeune femme, à contre-coeur.
- Ahahaha, je ne pense pas que tu sois la mieux placée pour ça. Rétorqua Erwann avec un rire cynique.
- D'accord mais ne viens pas te plaindre la prochaine fois que tu auras besoin de me parler et que je t'enverrai paître. Rabroua Maëva, bougonne. »
Les deux frères et soeurs cessèrent alors tout forme de discussion et gardèrent leurs yeux résolument fixés sur l'écran de télévision, tandis que Jude braillait à leurs pieds pour un peu d'attention digne d'un Malefoy en bas-âge.
...
Et voilààààààààà! Pardon pour la semaine de retard mais je n'avais pas accès à Internet vendredi dernier et j'ai eu une semaine plutôt chargée! En revanche, je me suis bien occupée de l'écriture des prochains chapitres, donc ne vous faîtes pas de soucis!
Ce chapitre est très concentré sur la relation Gaia/Erwann, alors je me demande ce que vous en pensez! Encore et toujours, mon esprit de Dramione shipper ressort en mettant la fille de Hermione et le fils de Drago ensemble. Désolée désolée mes chers, je n'y peux rien, c'est plus fort que moi. :( Mais je shippe beaucoup Fremione aussi, sinon cette fiction n'aurait pas vu le jour!
J'aimerais, comme toujours, vous remercier infiniment de lire cette fanfiction et de laisser des reviews, qui sont toujours aussi gentilles et encourageantes. J'espère de tout coeur que la suite vous plaira et que vous ne serez pas déçus. En attendant, je vous dis à vendredi prochain pour le 5e chapitre!
Morgane.
