Chapitre 7.

26 Novembre 1994.

Hermione fuit son dortoir aussi vite qu'elle le put. Une fois la porte refermée, elle lâcha un long soupir. Ses camarades de chambre étaient insupportables depuis quelques temps. La première tâche du tournoi avait eu lieu deux jours auparavant et il semblait que ce n'était pas le cas. Elles ne cessaient de parler des garçons de Durmstrang et du bal de Noël qui approchait. Cela sortait par les oreilles de la Gryffondor, qui n'était certainement pas aussi enjouée que ses camarades. Qu'est ce qu'elle en avait à faire de stupides garçons et d'un stupide bal... Il y avait des choses bien plus importantes dans la vie! Comme par exemple la réussite scolaire. Mais elle avait l'impression d'être la seule à penser cela.

Elle descendit les escaliers menant à la Salle Commune d'un pas traînant, des livres dans les bras. Elle espérait recueillir un peu de tranquillité à la bibliothèque en ce samedi après-midi. Une fois en bas, elle aperçut Ron et Harry assis dans un canapé à discuter.

« Tu te joins à nous? Proposa le rouquin.

- Non, merci. Répondit-elle simplement en montrant les livres qu'elle tenait. »

Les deux garçons hochèrent la tête sans chercher à en savoir plus et aussitôt, la jeune fille s'éloigna et sortit par le portrait de la Grosse Dame afin de se rendre à son lieu de prédilection préféré. En chemin, elle croisa encore plus d'adolescents et adolescentes aux hormones en effusion. Levant les yeux au ciel, elle les ignora royalement et marcha encore plus rapidement. Presque arrivée à la bibliothèque, elle aperçut une bande de garçons de Durmstrang en haut des escaliers, riant à gorge déployée. Aïe, elle espérait ne recevoir aucune réflexion... Mais venant de ces abrutis de bulgares, il ne fallait pas trop espérer.

Elle décida de ne pas faire attention à eux et garda la tête haute tandis qu'elle montait les marches, serrant ses livres contre sa poitrine. Comme elle s'y était attendu, l'un d'entre eux la siffla dès qu'elle passa près d'eux et les dégénérés à ses côtés explosèrent de rire. Très mal à l'aise, elle ne put cependant s'empêcher de couler un regard offusqué vers eux. C'est alors qu'elle vit qu'un seul d'entre eux ne riait pas et qu'il se contentait de la regarder en acquiesçant un sourire désolé. D'abord surprise, elle finit néanmoins par lui rendre son sourire, un mince sourire discret et à peine perceptible si on y faisait pas attention dans l'instant et elle s'enfuit aussitôt à grandes enjambées vers la bibliothèque, abandonnant les rires derrière elle.

Une fois loin de ces effluves de testostérones sur pattes, la Gryffondor prit le temps de réfléchir. Elle n'avait pas seulement été surprise de l'indulgence et du calme de ce jeune homme, ayant sans doute perdu son chemin au milieu de cette bande de singes sans cervelle. Elle avait également été surprise que ce soit le renommé Viktor Krum. Il s'était clairement excusé auprès d'elle du comportement idiot de ses camarades. Combien de garçons de cet âge là pourraient faire ça? Une conversation entre Parvati Patil et Lavande Brown lui revint alors à l'esprit.

« De toute façon, un garçon sera gentil et compatissant avec toi uniquement si tu lui plais et qu'il compte te plaire en retour. »

Absurde... Comme si le grand joueur de Quidditch de dix-sept ans Viktor Krum allait s'intéresser à une petite écolière de quatorze ans comme elle. Elle chassa cette idée stupide de son esprit et partit enfin s'enfermer dans sa chère bibliothèque. Les hurlements de Mme Pince la rassurèrent même presque.

01 Décembre 1994.

A la fin des cours de ce jeudi, Fred, George, Alicia Spinnet, Angelina Johnson et Lee Jordan se précipitèrent aussitôt dans le parc pour parler plus attentivement des projets de ces deux premiers. Avec les écoles de Beauxbâtons et Durmstrang en leur domicile, les jumeaux pensaient fortement accroître leur petit commerce de farces et attrapes dans l'enceinte du château. Si les français et les bulgares appréciaient leurs créations et pouvaient passer le mot, qui sait, peut-être que ce serait une bonne chose pour leur avenir?

Une fois dans le dit lieu, ils se jetèrent tous d'un même mouvement au sol et les idées fusèrent déjà. Chacun avait différents avis sur la matière mais ils se mettaient d'accord pour regrouper leurs points de vue et aboutir sur des idées intéressantes. Au bout de vingt minutes, à bout de souffle et d'idées, ils s'arrêtèrent de parler et reprirent leurs esprits. C'est alors qu'Alicia se lança sur la piste glissante.

« Aucun garçon de Durmstrang ne m'a proposé d'aller au bal avec lui, je suis plutôt vexée.

- Pff, ne le sois pas. C'est tous des crétins. Souligna Angelina avec dédain.

- Oui mais des crétins mignons... Ajouta Alicia d'un air rêveur.

- Non mais Mesdemoiselles! Excusez nous, vous avez deux apollons sous les yeux quand même! Fit remarquer Fred, approuvé d'un hochement de tête par son jumeau.

- Ah d'accord, et moi je suis quoi? Rétorqua Lee, un sourcil haussé. »

Les cinq amis partirent alors dans un fou rire à la remarque du métisse. Il prit fin au bout de quelques secondes et aucun d'eux n'ajouta quelque chose. Alicia surprit son amie Angelina à jeter des regards en coin à l'un des jumeaux. Elle tâcha de suivre la direction de ce regard et fut presque certaine que c'était vers Fred que les yeux de la jeune fille étaient rivés. Face à cette constatation, la Gryffondor esquissa un mince sourire et décida de tenter quelque chose.

« Dans ce cas, si vous êtes des "apollons" comme vous dîtes, pourquoi vous n'avez toujours trouvé personne avec qui y aller? Lança Alicia aux jumeaux. »

Les concernés ne répondirent pas immédiatement. Il semblait que leur amie leur ait posé une colle.

« On se fait désirer. Finit par répondre George.

- Ouais, bien sûr. Dis plutôt que votre énorme ego a fait fuir toutes les filles potentielles dans les bras d'autres. Rétorqua Alicia en éclatant de rire.

- N'importe quoi! Les filles nous adorent et tu le sais très bien!

- Ouiiiiii, surtout quand vous leur lancez des Scroutt à Pétard sur la tête, ça les fait rêver, c'est bien connu.

- C'est arrivé une seule fois et c'était un malencontreux accident. Rectifia Fred tandis que Lee riait seul dans son coin à ce souvenir.

- Toujours est-il que ça ne se bouscule pas pour aller au Bal de Noël avec l'un des jumeaux Weasley. Vous devriez peut-être songer à inviter des filles vous même plutôt que d'attendre qu'une pauvre bennée avide de romantisme le fasse à votre place. »

Bien que ça leur faisait mal de le reconnaître, Fred et George durent admettre qu'Alicia avait raison. C'était à eux de faire le premier pas, hélas. S'ils ne voulaient pas se montrer à ce bal seuls, ils allaient devoir faire des efforts et trouver des jeunes filles assez folles pour être leurs cavalières.

« Tu nous dresses une liste de filles potables avec qui se montrer à notre bras, Licia? Demanda Fred en s'allongeant dans l'herbe. Que ça aille plus vite. »

En voyant le regard plein d'espoir mais aussi d'illusions d'Angelina, Alicia eut envie d'étriper Fred pour avoir dit cela. Il en avait une plus que potable sous le nez, et qui en plus s'intéressait à lui et il n'était pas fichu de le voir?! C'était donc vrai, les hommes étaient idiots et aveugles.

« Ouais... Je ferai ça. Répondit-elle d'un ton cassant, que personne sauf Angelina ne remarqua. »

Les deux filles échangèrent un regard peiné, mais Angelina finit par adresser un sourire à son amie et haussa les épaules, comme pour dire "Bah... Tant pis." Alicia lui rendit son sourire mais elle ne comptait pas baisser les bras. Ce crétin de Fred Weasley irait au bal avec Angelina Johnson, qu'il le veuille ou non.

02 Décembre 1994.

Parcourant les rangées de livres à la recherche d'un ouvrage sur la préparation d'antidotes, Hermione se surprit à bailler et avoir la tête ailleurs. Avec tous les devoirs qu'on leur donnait en cours récemment, elle passait les moitiés de ses nuits à travailler. Pas étonnant qu'elle soit morte de fatigue à force. En feuilletant un livre d'herbologie, elle sentit une présence à ses côtés et tourna subrepticement la tête pour apercevoir Viktor Krum regarder avec une drôle d'attention les livres dans la rangée. Lui, lire? Il avait tellement le physique du sportif de base qu'elle le voyait mal plongé dans des livres à des heures tardives de la nuit.

Sentant probablement son regard persistant, le bulgare se tourna vers la jeune fille, qui détourna aussitôt sa tête et reposa d'un coup sec le livre qu'elle tenait dans la rangée. Elle entreprit de prendre la fuite jusqu'à ce qu'elle entende le jeune homme prononcer son nom avec un fort accent du Nord. Elle s'arrêta brusquement de marcher et attendit qu'il lui dise ce qu'il voulait.

« Tu t'appelles bien Herrmioneuh? S'enquit-il, semblant hésiter sur le prénom. »

D'abord réticente, la susnommée ne savait quoi faire. L'ignorer ou bien lui parler? Mais d'ailleurs, pourquoi lui parlait-il? Maintenant qu'elle y pensait, ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait traîner à la bibliothèque. Souvent, il se contentait juste de rester devant avec sa bande d'amis ou bien, à quelques moments, il y entrait et faisait le tour des allées et rangées de livres, sans avoir vraiment l'air de chercher quoique ce soit en particulier. Était-il venu à cet endroit à maintes reprises dans un but précis?

« En fait, c'est... Ça se prononce Hermione. Finit-elle par dire en se retournant et s'avançant d'un pas vers lui. »

Viktor sembla ravi que Hermione ne l'ait pas ignoré et lui ait même répondu. Il fit également un pas en avant, restant néanmoins sur ses gardes.

« Oh... Je suis dézolé, mon accent anglais n'est pas encorre trrès bon. Dit-il avec un bref sourire.

- Ce n'est pas grave, tu... Tu parles déjà bien pour quelqu'un qui n'est là que depuis deux mois. La prononciation n'est pas le plus important. Lui fit-elle savoir en lui adressant également un sourire.

- Tu trrouves? C'est gentil, merrci. »

La Née Moldue lui répondit par un simple hochement de tête et ne sut quoi ajouter ensuite. C'était bien beau, ces banalités mais où voulait-il en venir, au juste?

« Je... J'ai des devoirs à faire. Lui dit-elle pour le presser.

- Oh oui, bien sûrr, je ne voulais pas te dérranger. Répondit-il aussitôt, en se rapprochant encore d'elle.

- Tu ne me déranges pas mais... Enfin...

- Tu veux savoirr pourrquoi je voulais te parrler? »

Hermione acquiesça, ravie qu'il ait saisi son état d'esprit aussi vite. Peut-être cela mettrait-il fin à cette conversation étrange.

« En fait, je... Je voulais savoirr si... Je sais qu'on s'est pas beaucoup parrlé mais... Je me demandais si tu voudrrais bien venirr au bal de Noël avec moi? »

Hermione faillit en laisser tomber le livre qu'elle tenait à la main tant elle fut scotchée sur place. Avait-elle mal entendu? Au regard que lui adressait Viktor, il semblait que non, elle avait très bien entendu ce qu'il venait de lui demander. Elle? Aller au bal avec lui? Que pouvait-elle bien lui répondre? Eh bien... Oui, sans doute. Il serait probablement le seul à lui proposer de l'accompagner. Ce serait idiot de sa part de refuser, sans être certaine qu'elle aurait une autre proposition après. Aussi, c'est avec une certitude presque effrayante qu'elle répondit par la positive avec un sourire et qu'elle le regarda afficher un grand sourire satisfait.

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Avant d'entrer dans la Grande Salle pour préparer les devoirs communs où s'attelaient tous les élèves, Alicia réfléchit à la manière dont elle allait pouvoir convaincre Fred d'inviter Angelina au bal. Ça n'allait pas être une mince affaire. Il ne voulait toujours rien voir et elle avait remarqué que Marietta Edgecombe, la cinquième année de Serdaigle, commençait à beaucoup tourner autour de lui... Il était temps d'agir. Et vite.

Elle fit en sorte de se retrouver à côté de lui et face à Angelina pour mettre son plan à exécution. Même si ce plan reposait énormément sur l'improvisation, elle comptait à ce qu'il marche.

« J'attends toujours ma liste, Spinnet. Lança alors Fred à l'intention d'Alicia une fois que le professeur Rogue fut hors de vue.

- Pas besoin de liste. Je sais exactement avec qui tu vas y aller.

- Ah oui? Et tu ne pouvais pas me le dire plus tôt?

- J'attendais que tu t'en rendes compte toi même mais vu que tu es un gros abruti qui n'a pas les yeux en face des trous... »

Fred ne voyait absolument pas où son amie voulait en venir, ce qui exaspéra encore plus la brune. Elle l'attrapa par la manche de son pull et le tira à ses côtés pour qu'il puisse regarder là où elle même regardait. Il n'y avait que la pauvre Angelina dans ce champ de vision, alors il ferait vite le rapprochement.

« Millicent Bulstrode?! Ça va pas non? Tu te payes ma tête ou quoi? S'insurgea-t-il alors en s'éloignant d'un geste brusque de la jeune fille. »

Désemparée, Alicia constata que l'on apercevait la Serpentard plus loin si on regardait entre Angelina et Lee. Elle se frappa le visage d'une main et la laissa lentement redescendre, désespérée devant l'idiotie du rouquin.

« Tu fais exprès d'être bête ou tu prends des cours? Cingla-t-elle à son intention.

- Je fais exprès, pour cacher mon intelligence hors du commun et ne pas me faire enlever par des Moldus qui feraient des expériences étranges sur moi. Répondit-il finalement avec l'ombre d'un sourire.

- C'est pas drôle, Fred! Protesta Alicia en lui donnant un coup dans l'épaule tandis qu'il commençait à rire.

- Moi, ça me fait énormément rire.

- Oui mais toi, tu es un crétin. Plus sérieusement Fred, fais un effort. Tu ne vois vraiment pas de qui je peux parler?

- Ne me dis pas que tu es sérieuse pour Bulstrode, parce que dans ce cas là, notre amitié va être rudement mise à l'épr... »

Le Gryffondor s'arrêta tout seul de parler lorsqu'il comprit enfin. Il avait les yeux rivés sur Angelina, qui était absorbée par ce qu'elle écrivait. Son visage était impassible et fermé par la concentration, et ses longs cheveux noirs retombaient devant ses yeux, mouvant légèrement lorsqu'elle bougeait.

« Eh ben, t'es long à la détente. Soupira Alicia.

- Mais enfin, Licia je...

- Tu quoi? Tu n'as aucune excuse, Weasley. Elle est jolie, gentille, drôle et dirait immédiatement oui si tu lui demandais. Et tu le sais très bien. »

Fred dut admettre que son amie avait raison. Mais il n'avait jamais pensé à proposer à Angelina. Après tout, c'était son amie et ça l'avait toujours été, depuis le début. Il n'avait jamais pensé à la voir autrement. Enfin... Il pouvait toujours aller au bal avec elle en toute amitié. Deux amis qui avaient du mal à trouver un cavalier et une cavalière et qui décidaient d'un commun accord d'y aller ensemble. Oui... C'était tout à fait faisable.

Sur ce, il n'ajouta rien et roula simplement un bout de feuille qui traînait en boule pour le jeter au visage d'Angelina. Cette dernière sursauta et releva immédiatement la tête vers Fred, visiblement mécontente d'avoir été dérangée dans son travail.

« Tu veux aller au bal avec moi? Chuchota-t-il du bout des lèvres.

- Quoi? Dit-elle simplement, les sourcils froncés. »

Fred décida de mimer les mouvements pour lui faire comprendre. Mais juste à ce moment là, Rogue passa et le vit gesticuler étrangement. Le jeune homme se prit un coup de parchemin à l'arrière du crâne et cessa aussitôt ses pitreries. Angelina rit doucement et attendit qu'il relève la tête vers elle pour acquiescer de haut en bas. Elle acceptait ce qu'il lui demandait. Cela le fit aussitôt sourire.

24 Juillet 2015.

Après dix-neuf heures, les jumeaux et Felicity décidèrent que leur rangement était fini et qu'il était temps de fermer boutique. Une fois à l'extérieur, la jeune femme les salua et transplana aussitôt. George proposa à son frère de d'abord passer à son appartement boire une boisson chaude et revigorante et se préparer pour la soirée.

« Tu peux envoyer un hibou à Mione pour lui dire qu'on ne sera pas en retard, finalement. Fit remarquer George en fermant le col de sa veste.

- Pas la peine. On va lui faire la surprise. Répondit Fred en adressant un clin d'oeil à son frère. »

Celui-ci comprit aussitôt et dans la seconde qui suivit, ils avaient transplané dans l'appartement de George. Alors qu'ils déposaient leurs affaires à l'entrée, ce dernier se figea soudain lorsqu'il constata qui se trouvait dans son salon, assis à la table qui reposait au centre de la pièce.

« Un problème, For... »

Fred ne poursuivit pas lorsqu'il vit ce qui sidérait tant son frère. Il eut à peine le temps de réagir qu'une petite fille se jetait dans les bras de George.

« Tu m'as manqué, Papa! Lança-t-elle d'une petite voix fluette. »

George mit un peu de temps à réagir mais finit par prendre cette petite fille dans ses bras et la serrer contre lui, son visage se perdant dans ses longs cheveux blonds.

« Toi aussi, trésor. Lui souffla-t-il. Toi aussi. »

Laissant son frère profiter des retrouvailles avec sa fille, Fred se dirigea vers Candice, qui s'était levé et se tenait debout, mal à l'aise, au milieu de la pièce.

« Depuis quand tu t'introduis chez tes ex sans leur accord? Lâcha-t-il d'un ton légèrement venimeux à l'ex-femme de George.

- J'ai les clés, je te rappelle. Lui répondit-elle, sur le même ton mais contrôlé.

- Tu aurais au moins pu prévenir.

- J'ai cru comprendre que vous aviez beaucoup de travail à la boutique dernièrement. Je n'ai pas voulu vous déranger.

- Heureusement qu'il y a Melo pour que tu te tiennes un tant soit peu au courant de la vie du père de ta fille. »

La femme n'ajouta rien et baissa honteusement les yeux au sol, sachant parfaitement que Fred avait raison. Celui-ci savoura cet instant de victoire face au monstre qui avait brisé le coeur de son jumeau et décida d'accorder désormais de l'attention à sa filleule.

« Eh, salut canaille! S'exclama-t-il en s'agenouillant tandis que Melody se jetait dans ses bras.

- Toi aussi, tu m'as manqué!

- Ravi de le savoir, ma puce. »

Tandis que Fred plaisantait avec la petite Melody, George alla faire face à Candice, qui peinait à le regarder droit dans les yeux.

« Je croyais que tu gardais Melo pour le week-end. Fit-il savoir, restant passif et froid.

- C'est vrai mais j'ai appris que Fred et Mione fêtent l'anniversaire de Tim ce soir. Je n'allais pas priver notre fille d'une réunion de famille avec tous ses cousins, cousines, oncles et tantes quand même.

- C'est très attentionné de ta part. Bon, où pars-tu ce week-end? Venise? Paris? Los Angeles? »

Candice releva immédiatement les yeux vers George, qui restait toujours de marbre. Elle semblait sidérée et même offusquée.

« Arrête de me faire passer pour la méchante dans l'histoire, s'il te plaît. Lança-t-elle, peinée. En tout cas, pas devant notre fille.

- C'est vrai. Tu tiens tellement à garder cette image idyllique qu'elle a de toi. Se moqua George, volontairement mauvais. Mais ce ne sont pas mes affaires. Je peux tout de même savoir où tu vas? Si jamais il y a un problème. »

L'ex femme soupira, faisant comprendre à George qu'il avait raison. Elle allait bien quelque part ce week-end. C'était en grande partie pour cela qu'elle lui proposait -ou plutôt, imposait- de garder Melody à la dernière minute.

« Patrick m'emmène à Madrid. Concéda-t-elle finalement.

- Oh, que c'est gentil de sa part! S'exclama le rouquin, faussement joyeux. C'est lui qui t'a demandé de te débarrasser de Melo?

- Ne me parle pas sur ce ton George Weasley ou tu vas le r...

- Eeeeeeh, regardez moi ça! Interrompit Fred avant que ça ne tourne au désastre. On a la petite Melo avec nous pour l'anniversaire de Timothy! Tu sais quel âge il vient d'avoir, canaille?

- Non mais je sais que c'est toujours un bébé. Répondit innocemment la petite fille. »

Fred rit légèrement à la réponse de sa filleule et l'attrapa afin de la faire tournoyer sur place, ce qui provoqua des rires de sa part également. Lorsqu'il s'arrêta, il jeta un regard à George et Candice leur sommant clairement de se retenir et de ne pas régler leurs comptes ici.

« Bon... Je vais vous laisser vous préparer! Dit alors Candice avec un sourire forcé. »

Elle fit signe à Fred pour qu'il passe Melo dans ses bras à elle. Une fois fait, elle s'éloigna vers l'entrée avec sa fille, la posa à terre et lui dit quelques mots tout en lui caressant les cheveux. La petite blonde l'écoutait attentivement, l'air fascinée. De leur côté, Fred et George regardaient la petite scène sans rien dire.

« Je t'ai déjà dit des millions de fois de ne pas la provoquer devant ta fille, Forge. Finit par dire Fred, sans quitter la mère et la fille des yeux.

- Je sais. Mais c'est plus fort que moi. Cette femme m'inspire un dégoût profond.

- Ça ne t'empêche quand même pas d'être toujours amoureux d'elle. »

George déglutit avec peine. Si seulement son jumeau avait tort... Mais c'était la triste vérité. Il faisait tout ce qu'il pouvait pour être détestable à l'égard de Candice mais il éprouvait toujours du désir envers elle. C'était si dur à gérer.

Candice finit par se remettre debout et embrassa sa fille sur le front avant d'ouvrir la porte d'entrée. A contre-coeur, elle se retourna vers les jumeaux, qui l'observaient en chiens de faïence.

« Ses affaires sont dans le sac à dos près du canapé là bas. Annonça-t-elle en désignant l'endroit d'un signe de tête. Je viendrai la récupérer dimanche en fin d'après-midi. »

Fred et George hochèrent la tête d'un mouvement trop synchronisé pour être naturel et n'ajoutèrent rien. Comprenant que c'était une invitation à s'en aller, Candice passa l'encadrement de la porte et se retrouva sur le palier. Avant de partir, elle se retourna une ultime fois et adressa un sourire à sa fille.

« Passez une bonne soirée. Dit-elle finalement à l'intention des hommes avant de refermer la porte.

- Eh ben, il y a des progrès! Ironisa Fred, se relâchant maintenant qu'elle était partie. »

George ne dit rien et resta en place tandis que son jumeau se dirigeait vers Melody afin de l'emmener dans la cuisine pour lui servir quelque chose à boire. Il était plus que heureux d'avoir sa fille ce week-end, c'était sûr mais la soudaine apparition inattendue de son ex femme lui trottait encore dans la tête. Il aimerait arrêter de ressentir tout cela dès qu'elle était là. Il était supposé la détester. C'était elle qui avait ruiné leur mariage, elle qui n'avait plus fait d'efforts, elle qui était partie voir ailleurs. Il n'était que le pauvre dindon de la farce dans cette histoire.

« Georgie? Entendit-il depuis la cuisine. Ta fille te réclame. »

Sans plus se torturer les méninges, les jambes de l'ancien Gryffondor se remirent automatiquement en marche et il se dirigea vers la cuisine afin de s'occuper de son enfant.

...

Tout d'abord, un grand désolé pour le retard d'une semaine et un jour! J'ai complètement oublié de publier vendredi dernier alors j'ai pensé attendre le vendredi suivant, pour en plus avoir le temps d'écrire d'autres chapitres mais j'ai également oublié de poster hier! Navrée navrée mais avec la rentrée à la fac, le code, mon anniversaire qui approche et mes recherches d'emplois, j'avoue avoir d'autres choses en tête en ce moment! En tout cas vous avez de la chance (ou pas haha), je m'en suis rappelée aujourd'hui et voilà le tout beau, le tout neuf chapitre 7!

Vos impressions sur ce chapitre? Les camarades du bal de Noël de Mione et Freddie? (J'ai préféré garder les couples originaux de l'histoire, que ferions-nous sans notre bon vieux Krum-Krum après tout). La première apparition de Candice, l'ex-femme de George et de leur fille, Melody? N'hésitez pas à me laisser une review pour me laisser votre avis!

Je radote, je sais, mais merci encore et toujours de lire, suivre et commenter cette fanfiction. Vous êtes les meilleurs. A vendredi prochain, sur ce!

Morgane.