Chapitre 14.

1er Septembre 1995.

Le premier repas de l'année à Poudlard avait été bien plus étrange que quiconque n'osait l'avouer. La présence de la nouvelle professeure de Défense Contre les Forces du Mal à l'apparence aussi démoniaque que raffinée en avait inquiété plus d'un.

Harry recevait beaucoup de regards noirs sur son passage arrivé dans la Salle Commune. C'était à cause de ce qu'il s'était passé l'année dernière dans le labyrinthe, avec tout ce que Fudge avait fait croire au monde magique par le biais de la Gazette du Sorcier, peu de gens croyaient que Harry disait la vérité. L'année n'allait pas être facile. En tant que nouveaux préfets de Gryffondor, Ron et Hermione faisaient leur possible pour dissuader quiconque dans la salle de faire une remarque déplaisante à leur ami.

Hermione quitta ses deux amis une fois en haut des escaliers et se dirigea vers le dortoir des filles. Il y avait déjà Lavande et Parvati, qui s'arrêtèrent brutalement de parler lorsqu'elles entendirent la porte s'ouvrir. Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'elles parlaient de Harry. La née moldue s'abstint de tout commentaire et alla simplement disposer ses affaires dans son armoire et sur sa table de chevet. Ses camarades reprirent leur discussion mais pour parler cette fois-ci de potions, du monde magique et de mode. Désintéressée, Hermione ne les écouta plus et se mit à réfléchir à la façon dont Ron et elle allaient bien pouvoir remonter le moral de leur meilleur ami dans les mois à venir.

3 Septembre 1995.

La première ronde de Ron en tant que préfet de Gryffondor débutait ce soir là. Le rouquin, qui avait d'abord été tout excité et fier de porter l'insigne qui lui attribuait du nouveaux pouvoirs sur ses camarades, était désormais pris de lassitude et ne voulait pas gâcher sa soirée à vagabonder dans les couloirs à la recherche de petits futés qui essayaient de faire une entorse au règlement. Cependant, ses amis ne comptaient pas le laisser se désister de son poste aussi rapidement.

" C'est une grande responsabilité Ron, tu ne peux pas te défiler dès le premier jour! Sermonna Neville.

- Si tu veux y aller à ma place, vas-y, je t'en prie. Bougonna Ron en lui tendant son insigne.

- Mais... Non! C'est toi qui a été élu, c'est à toi de le faire!

- Tu aimerais faire une ronde une à deux fois par semaine avec Parkinson, toi?

- Euh... Bah... Non... C'est quoi cette question?

- Ben voilà. Tu vois donc dans quel état d'esprit je suis.

- Les gars, pas la peine de vous disputer. Intervint alors Harry.

- J'aimerais bien t'y voir, toi. Ronchonna le rouquin.

- Honnêtement, je n'ai pas du tout envie d'être à ta place. Plaisanta le brun, ce qui fit rire Neville.

- C'est ça, marrez vous. En attendant, c'est moi qui sera avantagé pour les BUSE et mon dossier scolaire.

- C'est pas faux. Approuva alors une voix étrangère à la conversation. Tu pourras même avoir les avantages qu'a eu ce bon vieux Perce chéri."

Sous le regard désapprobateur de Ron, les jumeaux en compagnie de Lee rentrèrent dans le dortoir des garçons de cinquième année et se jetèrent sur le lit de leur frère, qui n'en râla que de plus belle.

" Qu'est ce que vous fichez ici?!

- On s'apprêtait à descendre à la Salle Commune quand on a été interpellés par votre conversation.

- D'ailleurs, t'as pas une ronde de préfet à faire, Ronald? Ajouta George.

- Je vais craquer. Souffla le dénommé en laissant tomber sa tête sur l'oreiller.

- Il a un peu le trac, je crois. Expliqua Harry.

- Je vois pas pourquoi. Tout ce que tu as à faire, c'est te promener pendant une demi-heure dans le château, engueuler les élèves qui traînent et le tour est joué.

- Non, dis pas ça, ça va recommen...

- Est ce que tu as la moindre idée de la personne avec qui je fais cette satané ronde? Hein?

- Pas vraiment, non. Je devrais?

- Oui! S'égosilla Ron.

- Bon, ça suffit maintenant. Lâcha Harry. Ron, tu vas aller faire ta fichue ronde sans te défiler, d'accord?

- Bon courage frangin! S'exclamèrent en choeur les jumeaux. »

D'un même geste, ils bondirent du lit de leur frère et sortir de la pièce afin de se rendre dans la Salle Commune. Au moment où ils descendaient les escaliers, une jeune fille assez déterminée quitta les dortoirs des filles et s'avança d'un pas sûr vers ceux des garçons, bien que normalement, elle n'ait pas le droit d'y aller. Une fois qu'elle eut trouvé le dortoir des cinquième année, elle se figea devant la porte et croisa les bras d'un air sévère en regardant l'un de ses meilleurs amis faire tourner son insigne entre ses mains.

« Tu sais Mione, tu n'es pas un vampire, tu peux entrer sans permission. Plaisanta Ron sans quitter son insigne des yeux.

- Très drôle, Ronald. Répliqua la concernée. Je ne veux pas m'attarder longtemps dans votre... Enfin, l'endroit que vous appelez votre chambre. Je suis juste venue te rappeler que ce soir, c'est ton tour de faire la r...

- Je suis au courant, merci. Coupa le roux.

- Visiblement pas puisque tu es toujours allongé comme une larve sur ton lit. Tu dois y être dans cinq minutes Ron, dépêche toi!

- Ça doit bien faire vingt minutes qu'on essaye de le convaincre. Intervint alors Harry. Bon courage.

- Oh c'est pas vrai... »

A contre-coeur apparent, elle entra dans la pièce sans réprimer des grimaces au vu de l'immense bazar qui régnait et arracha l'insigne des mains de Ron une fois arrivée à sa hauteur.

« Hé! Protesta celui ci.

- Je veux bien croire que faire une ronde avec Parkinson est loin d'être une partie de plaisir, crois moi, mais c'est une responsabilité importante qui repose entre tes mains et que Dumbledore lui-même t'a confié alors tu ne peux pas te permettre de jouer à l'autruche. Et je ne vais pas venir te le rappeler à chaque fois alors mets y un peu du tien, motive toi et assume tes responsabilités.

- J'ai l'impression d'entendre un des sermons de ma mèr...

- Ronald!

- Oui d'accord, excuse moi, je... Je vais y aller. »

D'une mine apitoyée mais cependant légèrement plus convaincue, le rouquin bondit de son lit, enfila les premières chaussures qui lui tombèrent sous la main et se posta finalement face à Hermione, qui lui tendit son insigne qu'il saisit rapidement et accrocha à son pull.

« C'est bien mieux comme ça. L'encouragea-t-elle avec un sourire.

- Ouais... Bon... On se revoit plus tard, si l'autre folle ne m'a pas assassiné. »

D'un pas bougon, le jeune homme se dirigea vers la sortie, sous le regard fier de Harry et Hermione et celui envieux de Neville.

« Même si ce n'est pas vraiment génial de faire des rondes plusieurs soirs dans la semaine, j'aurais tellement aimé être préfet. Avoua le jeune homme.

- Je suis sûr que tu ferais un excellent préfet, Neville. Assura Harry en lui tapotant l'épaule. »

Hermione adressa un sourire à son ami et les salua avant de se diriger vers la sortie et retourner à son dortoir. En passant, elle entendit des exclamations de joie venant de la Salle Commune et s'arrêta quelques instants afin de regarder ce qu'il se passait. Rien de très étonnant, les jumeaux et leurs amis captivaient l'attention de la salle et tout le monde riait de bon coeur. Le regard de la brune s'attarda sur Fred, qui affichait un grand sourire tandis qu'il discutait avec un élève de sixième année.

Comme s'il s'était senti observé, Fred leva la tête et croisa momentanément le regard de Hermione. Cette dernière détourna aussitôt la tête et se remit en marche en claquant la porte derrière elle. Le rouquin, étonné par la réaction de sa comparse, fronça légèrement les sourcils mais se désintéressa bien vite d'elle pour reporter son attention sur la blague qu'était en train de raconter George.

9 Septembre 1995.

Ce n'était que début septembre mais le temps n'était déjà plus à son beau fixe. Tous les élèves étaient confinés dans le château. Hermione était toute seule dans la Salle Commune des Gryffondor, Ron et Harry étant partis se cacher à la bibliothèque pour être tranquilles. Le sort semblait être inversé pour une fois et cette constatation avait fait sourire les trois adolescents, qui avaient bien besoin de rire en de pareils temps.

Le silence qui entourait la jeune fille était à la fois si apaisant et si étouffant. Il y avait ce côté rassurant mais également angoissant, qui faisait qu'elle se complaisait dans sa solitude mais qu'elle n'aurait pas dit non à un peu de compagnie. Comme si Merlin l'avait entendu, elle entendit le portrait à l'entrée de la salle pivoter et des bruits de pas et de conversation se diriger vers elle. Elle releva automatiquement les yeux de son livre de potions pour apercevoir Angelina et Alicia en grande discussion. Ces dernières s'arrêtèrent en voyant Hermione. Celle-ci leur adressa un sourire poli, auquel seulement Alicia répondit.

« Comment tu vas, Hermione? S'enquit-elle aussitôt.

- Ça va. Répondit simplement la concernée. Et toi?

- Tranquille. »

Le silence s'installa à nouveau et cette fois-ci, Angelina fit signe à son amie de la suivre. Elle lui adressa un regard mécontent et Angelina leva les yeux au ciel avant de se diriger à grands pas vers les escaliers menant au dortoir sans accorder un seul regard à la Née Moldue.

« Désolée, elle est un peu... tendue en ce moment. S'excusa Alicia une fois Angelina partie.

- Ce n'est pas grave. Après tout, on l'est tous. Dit Hermione.

- Pas faux. Fit la métisse en prenant place à côté de la jeune fille.

- J'ai entendu dire qu'Ombrage en avait fait baver aux septième année aujourd'hui.

- Dis donc, les nouvelles vont vite ici...

- Il s'est passé quoi, exactement?

- Oh, rien de particulièrement exceptionnel. Elle a juste collé trois ou quatre élèves parce qu'ils ont contesté sa manière de nous enseigner la Défense contre les Forces du Mal et elle l'a mal pris. Puis elle nous a fait la morale aussi. Quand tu y repenses, c'était assez drôle en fait.

- Cette femme ne me présage rien de bon...

- Elle ne présage rien de bon à personne... »

Aucune des filles ne sentit le besoin d'ajouter quelque chose et elles baissèrent toutes deux les yeux sur leurs ongles. Hermione repensa alors au comportement d'Angelina et se dit qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Maintenant qu'elle se visualisait de nouveau la scène, il lui avait semblé que la jeune fille avait les yeux légèrement bouffis et rouges.

« Est ce que... Commença-t-elle avant de s'interrompre.

- Oui? L'incita à continuer Alicia.

- Est ce qu'Angelina était en train de pleurer quand vous êtes arrivées? Demanda timidement Hermione. »

Regrettant immédiatement sa question, Hermione s'apprêtait à s'excuser quand Alicia afficha un vague sourire, pas moqueur mais plutôt mélancolique.

« Elle a pleuré avant qu'on arrive, en effet.

- Oh... Il est arrivé quelque chose de grave à sa famille ou...

- Non non pas du tout! C'est à propos de... »

Alicia ne poursuivit pas. Elle coula un regard désolé à Hermione, comme si elle venait de l'offenser et le regrettait. Cette dernière en resta perplexe.

« Qu'est ce qu'il y a? Tenta-t-elle de savoir.

- Je ne voudrais pas ramener ce sujet sur le tapis... Soupira Alicia, l'air las.

- Oh... C'est à propos de... »

Hermione ne termina pas mais elle avait parfaitement compris de qui la métisse voulait parler. Celle-ci comprit également et acquiesça simplement d'une moue et un léger hochement de tête.

« Il a encore fait des siennes. Ajouta Alicia en riant sinistrement.

- Oh... C'est-à-dire?

- Tu tiens vraiment à le savoir? »

Hermione ne sut que répondre. Oui, non? Elle souhaitait effectivement le savoir mais elle ne voulait pas le regretter ensuite.

« Hmm... Oui, dis le moi.

- Il a... Comment dire... Il a plus ou moins officialisé sa... relation avec la Serdaigle là, je n'arrive jamais à me souvenir de son prénom... »

La brune eut l'impression d'avoir subitement pris une douche froide. Son coeur se mit à palpiter plus rapidement que la normale et un noeud se forma dans son estomac. Elle aurait voulu masquer sa déception mais elle n'était pas très forte lorsqu'il s'agissait de cacher ses émotions et Alicia comprit bien vite de quoi il était question.

« Ça t'affecte, n'est ce pas?

- Qu... Quoi?

- De savoir que Fred est avec une fille et que c'est peut-être du sérieux. »

Le noeud dans son ventre se resserrait de plus en plus sur lui-même et Hermione commençait à se sentir mal. Comme si elle avait du mal à respirer. Mais hors de question de laisser cette impression.

« Non. Je m'en fiche. Il fait ce qu'il veut. Cingla-t-elle, essayant de se convaincre également.

- Tu mens, Hermione. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure.

- Tu te trompes. Je n'ai jamais été aussi sérieuse.

- Arrête, pas la peine de jouer à la fille passive avec moi. Je sais très bien quels sont tes vrais sentiments à son égard, même si toi, tu ne veux pas te l'avouer.

- Et pourquoi tu prétends savoir mieux que moi ce que je ressens? S'emporta soudain la jeune fille. Tu n'es pas dans ma tête, tu n'as aucune idée de ce que je peux penser ou ressentir!

- Je n'ai jamais dit ça. Mais je devine assez bien ce que les gens ressentent vraiment, même quand ils prétendent le contraire. Et je sais que j'ai vu juste. Je le sais depuis cet été. Mais toi aussi, tu le sais. Sauf que tu le nies. Tu comptes vraiment le nier pour toujours? Ne pas vouloir admettre que tu as des sentiments pour lui? »

Hermione était en colère. En colère que cette fille qu'elle connaissait à peine, au fond, l'ait si bien comprise quand elle même n'en avait pas été capable. En colère qu'elle ait raison. Surtout qu'elle ait raison.

La jeune fille ne tenta plus de protester et se contenta de secouer la tête tout en baissant les yeux sur son livre de potions. A quoi ça servait de lutter, de se mentir ou d'essayer de se faire croire le contraire? La réalité était ce qu'elle était et on avait beau la renier, elle n'en serait pas moins réelle.

« Tu as raison. Finit-elle par dire.

- Bien sûr que j'ai raison. Plaisanta Alicia.

- Mais s'il te plaît, garde le pour toi. Je n'ai pas vraiment envie que tout le château soit au courant.

- Je comptais le dire à personne, ne t'inquiètes pas.

- J'espère bien. Parce que tu es la seule personne qui le sait...

- Et ça restera ainsi. Cet abruti n'a pas besoin de savoir qu'une autre pauvre fille innocente s'est fait prendre dans son piège. »

Hermione aurait pu mal le prendre mais au vu des circonstances, ça la fit seulement rire. Alicia rit avec elle et lui tapota amicalement l'épaule avant de se lever.

« Je vais retrouver Angelina, je pense qu'elle a encore besoin de parler.

- Bien sûr, c'est normal.

- Et toi aussi, si jamais tu as besoin de parler, n'hésite pas.

- Ne t'inquiètes pas pour moi, je sais me gérer. »

Alicia n'en fit absolument pas convaincue mais n'insista pas et hocha la tête avant d'adresser un sourire à la jeune fille et se diriger vers les dortoirs. Une fois seule à nouveau, Hermione s'affaissa de tout son long dans le canapé et poussa un long soupir. Alicia était bien trop futée, elle allait devoir faire plus attention lorsqu'elle serait en sa compagnie. Elle s'était déjà trop exposée aujourd'hui, il était hors de question d'en rajouter une couche. S'il y a bien une personne qui ne devrait pas être au courant des sentiments que Hermione avait pour Fred, c'était sa meilleure amie. Mais le mal était fait. Peut-être Alicia garderait-elle réellement le secret. Hermione ne pouvait que l'espérer...

10 Septembre 1995.

« ... et tu n'as pas le droit d'être dans les couloirs ou où que ce soit dans le château et ses alentours après le couvre-feu. Alors retourne vite à ton dortoir avant que je ne te donne une heure de colle. »

Penaud, le jeune Poufsouffle lança un regard noir à Ron et s'éloigna rapidement, non sans traîner des pieds. Fier de lui, le rouquin afficha un sourire en coin qui s'effaça immédiatement lorsqu'il entendit un ricanement à ses côtés.

« Quoi? Cingla-t-il.

- Ta façon de sermonner les élèves me fait rire, c'est tout.

- Ouais ben moi au moins je les sermonne, je reste pas à côté de l'autre les bras croisés à attendre que le temps passe.

- Estime toi déjà heureux que je sois avec toi, que ce soit les bras croisés ou pas. Tu t'ennuierais bien, sinon.

- Je préfère encore être en compagnie de Rusard que de toi, Parkinson.

- Aie, touché. Je suis extrêmement vexée.

- De rien, c'était le but. »

Pansy se remit à rire, ce qui fit lever les yeux au ciel de Ron. Il lui fit signe de la main de le suivre et il se remit à avancer, les mains dans les poches. La Serpentard gambadait à ses côtés, un grand sourire aux lèvres. C'était comme si ça lui plaisait de faire une ronde deux à trois fois par semaine dans tout le château pour coincer quelques élèves désobéissants.

« Tu sais, ce n'est pas si désagréable que ça aurait pu l'être de faire les rondes de préfet avec toi, Weasmoche. Dit-elle soudain d'un ton goguenard.

- Ah oui, tu crois? Bougonna Ron.

- Je suis sérieuse. Je préfère à la limite les faire avec toi qu'avec ce crétin de MacMillan ou cette pimbêche de Granger...

- Je t'interdis de critiquer Hermione!

- Oups pardon, c'est vrai qu'il ne faut pas critiquer les petites amies des gens devant eux...

- Petite amie? Mais enfin, à quel point t'es perchée, Parkinson?

- Oh je t'en prie. Tu vas me dire qu'elle n'est qu'une amie, qu'il n'y a rien entre vous?

- Oui, parce que c'est le cas.

- Mais bien sûr, à qui tu veux faire croire ç...

- C'est marrant, je pensais pas que ça t'intéresserait autant. »

La dénommée s'arrêta de marcher, ce que Ron fit également. Elle le regarda d'abord d'un air détaché puis la stupéfaction se lit dans ses yeux. Ron ne put s'empêcher de froncer les sourcils.

« Je peux savoir ce que tu as? S'enquit-il.

- C'est ce que tu viens de dire... Tu crois sérieusement que je m'intéresse à toi et ta pseudo idylle avec la Sang-de-Bourbe? Franchement, c'est bien le cadet de mes soucis.

- Super, dans ce cas, arrête de me poser des questions et continuons de faire comme si l'autre n'existait pas, veux-tu? »

Pansy ne répondit rien mais elle baissa les yeux au sol en acquiesçant une moue. Pendant un instant, elle n'eut plus l'air d'une princesse des serpents vaniteuse, vicieuse et perfide. Elle avait simplement l'air d'une jeune fille dans l'embarras. Ron ne put s'empêcher de l'observer, intrigué.

« Tu as raison. Finit-elle par dire en le regardant dans les yeux. C'est bien mieux de faire semblant que tu n'existes pas. »

La bonne vieille méchante Pansy était vite de retour. Ron fit la moue à son tour et haussa les épaules en détachant son regard d'elle pour se remettre à avancer. Elle lui emboîta rapidement le pas, gardant néanmoins ses distances avec lui. Le silence les accompagna pour le reste de leur ronde.

25 Octobre 1995.

Fred mit fin à un long baiser d'avec Marietta avec regret. Du bruit se faisait entendre dans les couloirs au loin et le couvre-feu était dépassé. Il ne voulait pas que les préfets faisant la ronde tombent sur eux et les renvoient à leurs dortoirs.

« Qu'est ce qu'il y a? S'enquit la jeune fille à voix basse.

- Il y a des gens qui arrivent. Expliqua Fred dans un chuchotement aussi.

- Ce n'est peut-être que des personnes qui cherchent un peu d'intimité après le couvre-feu, tout comme nous.

- Ou alors, ce sont de vicieux préfets qui cherchent avec ardeur à attraper des élèves désobéissants au règlement.

- Encore cinq minutes, Fred... S'il te plaît... »

Le jeune homme s'apprêtait à protester mais elle l'attira contre lui et lui caressa lentement le torse. Toute bonne résolution s'envola et il captura de nouveau ses lèvres pour les minutes qui suivirent.

Plus loin, Hermione et Padma Patil venaient de renvoyer des élèves à leur dortoir et s'étaient remises à avancer vers la tour des Gryffondor.

« Je suis épuisée, vivement que ce soit terminé. Soupira Padma. »

Hermione ne répondit rien mais elle était bien fatiguée, elle aussi. Faire des rondes dans tout le château pouvait se révéler rapidement épuisant, surtout les soirs où il n'y avait personne qui traînait dans les couloirs et que tout cette ronde avait été, plus ou moins, pour rien.

« Chut! Fit alors Padma en s'arrêtant de marcher.

- Je n'ai rien dit. Fit remarquer Hermione, perplexe.

- Arrête toi de marcher et ne fais plus aucun bruits, il y a du mouvement par là bas! »

En effet, deux ombres se profilaient sur un mur plus loin. Les deux préfètes se firent discrètes et avancèrent à pas de loup vers l'endroit où se trouvaient probablement les élèves. Une fois arrivées près du but, elles allaient tourner à l'angle de couloir et attraper les jeunes gens lorsqu'une personne tourna d'abord et percuta Padma de plein fouet.

« Merde! Jura-t-elle, repoussant la personne loin d'elle.

- Excuse moi, je ne voulais pas te faire mal! »

Hermione se raidit face à qui elle se trouvait et serra les dents. Padma, quant à elle, continuait de marmonner dans sa barbe.

« Oh salut Hermignonne! S'exclama alors Fred. Je ne savais pas que toi aussi, tu faisais de petites entorses au règlement parf...

- Je te rappelle que je suis préfète, Fred. Le coupa-t-elle durement en désignant son insigne. Et Padma aussi. On fait la ronde de l'après couvre-feu et toi, tu es là alors que tu devrais être dans la tour de Gryffondor.

- Techniquement, j'y suis déjà. Tâcha de plaisanter le jeune homme. »

Ni Hermione ni Padma ne rirent, cette première se contentant de le regarder d'un air glacial, les bras croisés sur sa poitrine. Fred cessa aussitôt de sourire et se passa une main dans la nuque, gêné.

« Désolé... J'allais justement retourner à la Salle Commune...

- Ça n'empêche pas le fait que tu traînais encore dans les couloirs une demi-heure après le couvre-feu. Fit remarquer la Née Moldue, toujours passive.

- J'avais pas vu le temps passer, je t'assure.

- Bien sûr, c'est ce qu'ils disent tous. Grommela Padma, qui massait désormais sa tête endolorie.

- Soyez sympas, les filles! C'est pas mon habitude de traîner dans les couloirs après l'heure, et je m'apprêtais à retourner à mon dortoir à l'instant!

- Si ce n'est pas dans ton habitude, dans ce cas, qu'est ce que tu faisais là? »

La question de Hermione cloua le bec au jeune homme. Ses joues se rosirent légèrement et il se passa de nouveau une main dans la nuque. Padma fut rapidement agacée.

« Oh bon sang, mince Hermione, on a qu'à simplement lui mettre un avertissement et le laisser partir, j'ai envie d'aller dormir moi!

- Pas tant qu'il ne m'aura pas dit ce qu'il faisait. Ça devait être vraiment important s'il a brisé le règlement pour la première fois. »

Ce n'était bien sûr pas vrai, Hermione savait très bien que Fred avait plusieurs fois défié les préfets et arpenté les couloirs du château après le couvre-feu. Mais elle voulait juste le voir s'embourber dans son mensonge et son embarras.

« Eh bien... Hmm... Je... Bafouillait-il.

- On ne va pas perdre tout notre temps avec toi, alors plus vite tu craches le morceau, plus vite tu seras tranquille. »

Lui parler sur ce ton fendait le coeur à Hermione mais c'était le moins qu'elle puisse faire.

« Si tu veux tout savoir... J'étais avec ma copine. »

Il accentua ce dernier mot. Le coeur de Hermione ne s'en fendit qu'encore plus. Il l'avait dit d'un ton si détaché qui plus est, comme si c'était la moindre des banalités alors qu'il venait de lui planter un poignard dans la cage thoracique.

« On s'en fiche avec qui tu étais, Fred. Lança alors Padma. File à ton dortoir sans faire d'histoire, tu récoltes juste un avertissement pour cette fois.

- Merci bien, jeune fille. Ironisa-t-il avec un sourire narquois. »

Il se fraya un chemin entre les deux filles, son regard s'attardant sur Hermione, qui évitait soigneusement le sien. Il se mit alors rapidement en marche vers les dortoirs et une fois qu'il fut enfin éloigné, la jeune fille se remit à respirer calmement.

« C'était quoi ça, Hermione? S'exclama alors Padma.

- Je faisais simplement mon devoir. Répondit la concernée, passive.

- Tu avais juste à lui rappeler qu'il n'a pas le droit de traîner ici après le couvre-feu, lui donner son avertissement et le laisser repartir à son dortoir. C'était pas la peine d'en faire toute une histoire.

- Désolée Padma. C'est probablement la fatigue.

- Hmm... Sans doute. Bon, allons finir cette fichue ronde. »

La Serdaigle se mit aussitôt en route sans attendre Hermione. Cette dernière resta un instant en place, repensant à tout ce qu'il venait de se passer. Pourquoi avait-elle réagi ainsi? Padma avait raison. Elle en avait fait trop. Était-ce parce que c'était Fred? Elle avait été trop sévère. Comme si elle lui en voulait. Pourtant, ce n'était pas sa faute si elle ressentait quelque chose pour lui. Pas entièrement, en tout cas.

Lorsqu'elle revint sur Terre et vit que Padma l'avait bien devancé, elle se mit aussitôt en marche au pas de course et rattrapa vite l'hindoue. Désormais, elle était dans le même état d'esprit que sa camarade: elle avait hâte que la ronde soit terminée pour qu'elle aille se coucher et ne pense plus à tout cela.

07 Novembre 1995.

« Si tu savais comme je déteste les cours de potions avec les Serpentard...

- On les déteste tous.

- Mais encore plus cette année.

- Pas faux.

- Ça vous arrive de ne pas vous plaindre?

- Très rarement. Dans ces moments là, tu n'es pas là pour témoigner, c'est tout. »

Hermione rit à la remarque de son ami et prit place à une table. Devant elles, Harry et Ron prirent place et Neville vint s'asseoir à ses côtés. Elle accueillit le jeune homme avec un sourire qu'il lui retourna et tout le monde s'assit en attendant que le professeur Rogue arrive.

Les Serpentard, comme à leur habitude, arrivèrent légèrement en retard mais juste au moment où Rogue entra dans la pièce, comme toujours. Ainsi, ils ne risquaient pas de récolter une perte de points. Bien qu'ils n'en auraient tout de même pas eu, puisque le professeur les privilégiait, ce que tout le monde savait, eux les premiers.

Drago et Blaise Zabini s'assirent à la table se trouvant à droite de celle de Ron et Harry. Le blond lança un sourire moqueur à ce dernier, qui lui adressa un regard noir avant de se désintéresser de lui. A la table se trouvant devant celle de leurs camarades de maison, Daphné Greengrass et Pansy avaient pris place. Cette dernière croisa le regard de Ron mais le détourna aussitôt, comme s'il l'avait brûlé, ce que Daphné remarqua.

« Ça va? Demanda-t-elle à Pansy.

- Oui, très bien. Répondit-elle d'un ton quelque peu acerbe. »

La blonde comprit que ce n'était pas la peine d'insister et porta son attention sur le cours. Pansy, en revanche, ne cessait de jeter des regards en coin à sa gauche, là où le rouquin était assis.

Drago, qui n'écoutait rien au cours, regardait un peu partout autour de lui. Il finit par poser son regard sur Pansy. Il fut étonné de la voir aussi évasive, l'air totalement perdue dans ses pensées.

« Eh, Zabini. Chuchota-t-il à son voisin de table.

- Quoi? Grommella l'appelé, qui essayait de suivre le cours.

- Tu trouves pas que... Parkinson est bizarre ces derniers temps?

- Comment ça?

- Ben... Je sais pas. Je la trouve juste... Bizarre.

- Elle a toujours été bizarre, je ne vois pas en quoi ça te choque plus que d'habitude.

- Tu m'écoutes quand je te parle, abruti? Soupira Drago, agacé par la froideur de son ami. Je la trouve différente depuis quelques semaines.

- Je n'ai pas fait attention.

- Eh bien, tu feras plus attention maintenant. Je suis persuadé qu'il y a un truc qui a changé et j'aimerais bien savoir quoi. »

Blaise acquiesça pour faire plaisir à son ami mais dans la seconde qui suivit, ses pensées étaient déjà toutes tournées vers le cours de potion que donnait Rogue. Drago continua de surveiller Pansy du regard, afin de voir s'il verrait quelque chose qui pourrait la trahir.

A la fin du cours, Gryffondors comme Serpentards se hâtèrent de rassembler leurs affaires afin de sortir de la salle. Dans la cohue, Ron manqua de percuter Pansy de plein fouet.

« Oh par le caleçon de Merlin Weasmoche, fais gaffe où tu mets les pieds! Protesta la jeune fille en époussetant sa robe de sorcier.

- Désolé, Pansy. Grommella Ron. »

A l'entente de son prénom, celle-ci releva aussitôt la tête vers le Gryffondor, qui ne s'intéressait déjà plus elle. Il s'adressait à Neville derrière lui et ne remarquait pas que le regard plein d'étonnement et d'incompréhension de la jeune fille était rivé sur lui.

« Eh Parkinson! Entendit-elle alors. »

Elle se tourna vers la source du bruit pour voir Drago, Blaise et Theodore Nott lui faire signe de la main.

« On décolle ou tu comptes dormir ici? »

Elle ne se fit pas prier et attrapa son sac de cours pour rejoindre ses amis. Elle fit son possible pour ne pas croiser de nouveau le regard de Ron. Elle était toujours surprise qu'il se soit excusé envers elle aussi facilement, et de plus qu'il l'ait appelé par son prénom. Chose qu'il n'avait jamais fait depuis qu'ils se connaissaient. Elle se demandait bien pourquoi. Un moment d'inattention? Non, il avait toujours pris soin de l'appeler par son nom de famille, cela voulait sans doute dire quelque chose... A leur prochaine ronde ensemble, elle lui demanderait afin d'en être sûre.

Avant de sortir de la salle, Harry empoigna Hermione par le bras et lui intima de se rapprocher afin qu'il puisse lui parler.

« Qu'est ce qu'il y a? S'enquit-elle, surprise. Ron est sorti, il va nous attendre...

- Eh ben, qu'il nous attende. Fit Harry. C'est justement de lui que je veux te parler.

- Il y a un problème? S'inquiéta aussitôt la jeune fille.

- Non non... Enfin... Pas vraiment. »

Hermione fronçait désormais les sourcils, curieuse de savoir ce que son ami allait bien pouvoir lui annoncer.

« J'ai remarqué que... Parkinson regardait Ron bizarrement tout à l'heure.

- Oh... Mais ce n'est pas bien grave. Elle l'a toujours fait, non?

- Non. Pas de cette façon là. »

Hermione crut comprendre où Harry voulait en venir mais ça lui paraissait tellement surréaliste qu'elle afficha un sourire et rit brièvement.

« Franchement Harry, tu crois sérieusement qu'une fille comme Parkinson pourrait... Ron?! C'est un Gryffondor et un Traître à son Sang qui plus est. Rien que le fait d'y songer doit la déshonorer et la dégoûter.

- C'est pas très sympa pour Ron ce que tu dis là. Fit remarquer Harry en riant.

- J'essaye simplement de me mettre à sa place. C'est sans doute ce qu'elle doit penser, tu ne crois pas? »

Le jeune homme ne put qu'être d'accord avec son amie. Il ne comprenait même pas comment il avait pu y penser lui même. Toujours en riant, ils sortirent de la salle et rejoignirent Ron avant de se mettre en marche pour leur prochain cours.

18 Novembre 1995.

Fred jouait avec une de ses dernières créations, adossé à un mur non loin de la Salle Commune de sa maison. Il attendait que Marietta vienne le rejoindre mais elle se faisait attendre, comme à chacun de leurs rendez-vous. Il devait s'avouer que ça commençait à devenir extrêmement ennuyant.

Il entendit le portrait de la Grosse Dame pivoter au loin. Les bruits de pas de la personne sortie de la salle se dirigeaient vers lui. Il n'allait pas tarder à croiser un de ses camarades. Il tourna la tête à gauche afin d'avoir un aperçu dès que l'individu aurait tourné à l'angle du grand couloir. Ce qu'il eut dans son champ de vision, c'est une jeune fille de taille moyenne à la crinière châtain et frisé. Elle avait des livres serrés contre sa poitrine et le regard rivé au sol, sans avoir semblé prêter attention à lui. Elle devait être bien plongée dans ses pensées. Fred attendit qu'elle lui soit passée devant pour la rattraper et lui empoigna le bras avant de la faire pivoter sur elle-même pour qu'elle se retrouve face à lui. La surprise de ce contact lui fit lâcher ses ouvrages par terre et lorsqu'elle croisa le regard du jeune homme, il lui adressa un sourire en coin.

« Salut Granger.

- Tu m'as fait peur, Fred. S'expliqua-t-elle en ramassant ses livres.

- C'était le but. »

Une fois fait, elle se redressa face à lui et le silence s'installa. Elle n'osait croiser son regard, ses yeux virevoltaient partout autour d'elle. Cela amusa le rouquin, qui comptait prendre une petite revanche.

« On n'a pas eu l'occasion de trop parler depuis ce soir où tu m'as fait la leçon. Tu te souviens?

- Très bien, oui. Je ne faisais que mon devoir de préfète.

- Je ne remet pas en doute ton travail de préfet. Je suis simplement curieux... Pourquoi tu as été aussi vilaine avec moi?

- Vilaine?! Répéta Hermione, surprise.

- C'est clairement ce que tu as été. Ça n'a pas été très gentil de m'humilier comme tu l'as fait.

- Je te l'ai dit... Je ne faisais que mon devoir.

- Ton devoir, c'est d'être méchante avec tes camarades? J'ai du mal à y croire. Surtout que... Je suis plus âgé que toi, donc techniquement, tu me dois le respect.

- Hiérarchiquement, je suis plus élevée que toi, donc je peux me permettre de te manquer de respect quand ça s'impose.

- Oh... Waouh! S'exclama Fred en riant. C'est très bien d'avoir cette responsabilité mais ça ne doit pas non plus te monter à la tête, jeune fille.

- Tu peux en venir au fait, Fred? J'étais plutôt pressée, j'ai un important devoir d'astronomie à finir...

- J'en ai pas pour longtemps. La coupa-t-il. »

Hermione sentit qu'il brisait les peu de mètres qu'il y avait entre eux et aussitôt, elle se recula d'un pas lent. Elle ne souhaitait pas qu'il le remarque et croit qu'elle était effrayée.

« Vois-tu, c'est moi le farceur, en général. Commença-t-il d'un ton sérieux et déstabilisant. C'est moi qui fais les blagues et les moqueries, c'est moi qui fais rire les gens, mais surtout, c'est moi qui les taquine et les humilie quand ça se présente. Alors, je n'ai pas trop aimé avoir être pris pour le dindon de la face cette fois-là. Parce que tu m'as tourné en ridicule Hermione, et ça je ne le tolère vraiment pas.

- Et donc? Osa-t-elle demander, déglutissant avec peine.

- Et donc... Tout ce que je peux te dire, c'est de rester vigilante, parce que... J'aime bien renvoyer la pareille, si tu vois ce que je veux dire... »

Cette fois-ci, elle se recula vivement et Fred afficha un sourire victorieux. Il attrapa le bout de la tresse que la jeune fille avait faite et s'amusa à la tourner entre ses doigts. Il se croyait comme le chat avec la souris, à torturer sa victime jusqu'à épuisement. Mais c'était le doux son de la revanche!

« Figure toi que moi, je n'aime pas trop quand on me menace aussi ouvertement. Rétorqua alors Hermione d'un ton égal.

- Ce n'est pas une menace. Contredit le rouquin. Simplement une mise en garde. Un conseil. »

Il lâcha la tresse d'un coup et se pencha vers la jeune fille pour lui glisser quelques mots à l'oreille. Quelques mots qui resteraient bien ancrés dans son esprit.

« Fais simplement attention à toi. »

Des frissons se diffusèrent dans toute son échine. Fred se recula, lui adressa un simple clin d'oeil et s'éloigna enfin, continuant à jouer avec son gadget en l'envoyant en l'air et le réceptionnant d'une main. Hermione était toujours au même endroit, tétanisée et incapable de bouger. Ses mains tremblaient et sa respiration était haletante. Si elle avait bien compris, Fred comptait se venger de l'humiliation qu'il prétendait avoir subi en lui adressant le même sort. Mais quelle genre d'humiliation allait-elle bien pouvoir récolter pour qu'il en vienne à la prévenir avant?

Non. Elle ne pouvait se torturer l'esprit ainsi, c'est exactement l'effet escompté qu'il attendait. Elle se secoua la tête, reprit ses esprits, inspira un bon coup et expira tout en serrant encore plus ses livres contre sa poitrine et fit demi-tour pour reprendre sa marche vers la bibliothèque. Elle se répétait les mêmes mots en boucle afin de garder son sang-froid: "Fred Weasley, tu ne m'auras pas".

...

Hello hello! Je me remets petit à petit dans l'écriture donc c'est plutôt cool. Je manque toujours cruellement de temps hélas, j'aimerais pouvoir écrire plus, plus vite. :(

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre? Que se trame-t-il entre la princesse des Serpentard et notre rouquin favori? La réaction de Hermione face à Alicia et également Fred? Tell me all about it!

Je tiens à remercier les personnes qui m'ont laissé des reviews anonymes, enfin je veux dire pas connectées à un compte auquel je pourrais répondre. Merci beaucoup, je lis toujours attentivement vos reviews et elles me font toujours autant plaisir, vous êtes adorables. Je vous dis, je l'espère, à bientôt pour de nouvelles aventures!

NB: Je suis tellement narcissique et pleine d'amour propre que j'ai décidé de caser ma date d'anniversaire dans les flash-back, qui est le 9 septembre. Ne m'en voulez pas, c'était pour ma petite anecdote personnelle hihi.

Morgane.