Chapitre 20
Caroline lorgnait la plume à papote de son père remplir des dizaines rapports, sans relâche, et tranchant presque le papier avec ardeur. Tout était d'un ennui mortel dans son bureau. Ses classeurs étaient rangés par ordre alphabétique dans diverses étagères au bois finement sculpté de jolis motifs floraux. Rien ne traînait par terre, ni même sur les meubles. Tout était si épuré, limpide. Son père était un véritable maniaque.
─ Je pensais que ma secrétaire s'était moquée de moi, entendit-elle froidement dans son dos.
La jeune femme ne se retourna pas, retenant un petit sursaut de surprise. Elle attendit sagement que son père s'asseye dans son grand fauteuil en cuir, en face d'elle. Après réflexion, Caroline préférait presque le calme maladif du bureau à la compagnie de son père. Jack avait pris quelques rides en une année, ainsi que quelques cheveux blancs. Caroline le fixait sans une once de sourire sur son visage, contemplant le désastre qu'avait gentiment opéré la vieillesse sur lui. Il semblait si essoufflé et fatigué. Peut-être l'était-il réellement, mais Caroline n'avait aucune envie de s'aventurer dans un échange de bons sentiments.
─ Tu ferrais bien de changer de secrétaire, cette empotée m'a prise pour une de tes « conquêtes », rétorqua-t-elle, les sourcils froncés.
Que c'était énervant d'être confondue de la sorte, surtout par la propre secrétaire de son père. Caroline grimaçait à l'idée d'imaginer son père au bras d'une femme différente tous les soirs. C'était incontestablement angoissant et gênant. Jack ne fit aucun commentaire, demeurant fidèle à lui-même, indéchiffrable et élégant dans son costume d'affaire noir. Caroline patienta quelques secondes, espérant qu'il romprait ce silence pesant, mais elle était forcée de constater qu'elle devrait faire le premier pas. Elle prit une profonde inspiration pour se donner du courage.
─ Je suis… contente de voir, lâcha-t-elle finalement, avec un peu de peine.
Les mots restaient coincés dans sa gorge. Elle aurait tellement aimé le serrer dans ses bras, faire comme s'ils étaient une vraie famille. Seulement, elle savait que ce ne serait jamais plus le cas. Il n'y avait aucune photo d'elle, ni même d'Elsa dans son bureau. Un seul cadre trônait fièrement devant elle depuis près de vingt minutes. Il renfermait une photo animée, représentant un petit groupe d'Auror. Bianca était au premier rang, accompagnée de cette fameuse Tonks. Un pincement au cœur encouragea Caroline à détourner le regard. C'était trop pénible à supporter.
─ Tu n'as donné aucune nouvelle pendant un an, ni à tes amis, ni à moi.
─ Toi non plus à ce que je sache.
─ Ce n'est pas moi qui suis parti, rétorqua-t-il durement.
Elle devinait les mains de son père blanchir sous le poids de la colère qu'il ressentait. Jack aimait tout contrôler, et le fait que Caroline agisse comme bon lui semblait l'irritait profondément. La jeune femme reposa son dos contre le dossier de la chaise, fermement décidée à lui ternir tête. Elle ne céderait pas aujourd'hui.
─ Pourquoi raconte-t-on dans le journal qu'Harry Potter est un menteur ? Tu ne le crois pas ? lui reprocha-t-elle naïvement.
─ Je suis sous les ordres du Ministre de la magie ma fille, je ne peux pas agir aussi égoïstement que toi.
Les joues de Carolines se gonflèrent d'exaspération. Pourquoi n'arrêtait-il pas de lui faire des reproches ? Et ce depuis qu'il était entré dans la pièce, à peine deux minutes plus tôt ? Elle planta son regard sombre dans le sien, d'un air menaçant.
─ Je ne suis pas revenue pour que tu me fasses la morale.
─ Alors pourquoi es-tu revenue au juste ? Ou devrais-je dire, pourquoi n'es-tu pas revenue avant ?
Il agrippa l'un de ses dossiers, cachant du mieux qu'il put son chagrin, et se mit à le lire rapidement, sous les yeux écarquillés de Caroline. Elle ne savait pas quoi dire. Son père avait l'air d'être de mauvaise humeur, en colère, mais aussi attristé. Jamais elle n'avait vu autant d'émotions sur son visage. Il les cachait tellement bien à l'accoutumée.
─ Je ne te comprendrais jamais Caroline, finit-il par soupirer. La prétendue rumeur comme quoi cet homme serait de retour est fausse. Tu n'es pas en position pour me donner des ordres, tu ne devrais même pas t'inquiéter pour quelque chose d'aussi futile alors que…
─ Bien sûr que je m'en inquiète ! le coupa-t-elle.
─ Ça suffit ! siffla-t-il, perdant son calme légendaire.
Jack avait tapé du poing sur le bureau, coupant court à l'agacement de sa fille. Caroline sentait l'injustice pointer le bout de son nez dans son cœur. Seul un fou se voilerait la face comme il le faisait. Pourquoi son père, si intelligent qu'il était, refusait de voir la vérité en face ? Caroline s'apprêtait à se lever, et quitter la pièce, quand son père lança quelque chose dans sa direction. La jeune femme l'attrapa sans mal et inspecta le petit objet avec étonnement.
─ C'est l'insigne de Bianca ?
Il était encore flambant neuf. Le nom de Bianca Sandoro était gravé en lettres d'or, rappelant à Caroline que son amie était finalement devenue quelqu'un. Elle, elle n'était toujours que Caroline, l'adoratrice des Moldus et de leurs étranges coutumes. L'ancienne Serpentard se conforta dans l'idée qu'elle n'avait définitivement plus rien à faire dans ce monde magique.
─ Je te le laisse, peut-être que ça te remettra les idées en place, acheva cruellement Jack.
Caroline baissa les yeux. Son père avait raison, elle devait à tout prix se mettre à la recherche de son amie. Personne n'était en sécurité, pas même Bianca, bien qu'elle soit aujourd'hui une brillante Auror d'après l'article que son père avait encadré et accroché au mur. Bianca s'était rapprochée de son rêve, devenir un brillant chasseur de mage noires comme l'était Maugrey Fol Œil. Pourquoi avait-elle donc démissionné dans un moment pareil ? Ce détail interpellait tout de même Caroline. Bianca lui manquait tellement. Son rire cristallin résonnait encore au fin fond de son esprit, ses cheveux d'ébènes se trémoussaient encore le long de sa chute de rein vertigineuse, lui offrant un air de princesse insouciante et irrésistible. Caroline sourit intérieurement. C'était un bon souvenir qu'elle conservait de son amie.
─ Les portes du Manoir te resteront toujours ouvertes ma fille, sache que je pense à toi. Je ne rentrerai pas ce soir, mais demain oui. Peut-être pourrions-nous diner ensemble.
La proposition de son père lui coupa le souffle. Qu'est-ce qu'il lui prenait tout à coup ? Quelque chose ne tournait pas rond chez lui. Caroline se surprit même à penser qu'il était sous le sortilège de l'Imperium. Néanmoins, elle savait que ces mots lui coûtaient beaucoup, elle répondit donc par un petit signe de tête, veillant à cacher le sourire contagieux qui prenait ses lèvres en otage. Caroline était contente, elle se sentait si ridicule, mais elle était contente. C'était étrange de constater comme une parole pouvait totalement renverser la tendance. Qu'est-ce qu'elle avait à sourire bêtement devant lui ? Caroline se mordit la langue, il ne fallait en aucun cas qu'elle se rabaisse à être heureuse pour si peu.
─ A demain alors, lâcha-t-elle d'une voie étriquée par le bonheur éphémère qu'elle ressentait au plus profond de son cœur.
Caroline ferma rapidement la porte derrière elle, et traversa le Ministère à pas de loup. Il ne manquerait plus qu'elle croise Rita Skeeter ou Percy dans l'allée surpeuplée de l'atrium. De plus, elle n'arrivait pas à ôter ce sourire bête qui lui collait à la figure… Par la barbe de Merlin ! Caroline repéra subitement une touffe rousse parmi l'océan humain qui se profilait à l'horizon. Elle se jeta désespérément sur le côté, afin de se cacher derrière une grosse colonne. D'un coup d'œil fugace, elle reconnut l'interlocuteur de la touffe rousse. Cornelius Fudge. Caroline lâcha un juron Moldu, estimant la distance qu'il lui restait à parcourir pour emprunter les conduits de cheminée. C'était peine perdue. Percy était sur sa trajectoire. Ou plutôt, Cornelius Fudge était sur sa trajectoire, ce qui induisait la présence de Weasley, collé à ses miches.
Sa chance tourna une minute plus tard. La touffe rousse rebroussait chemin, lui donnant quartier libre pour se diriger tranquillement vers les conduits de cheminée. Caroline avança d'un pas confiant, avant de se stopper net. C'était louche. Percy avait un don extraordinaire pour la repérer à plus d'un kilomètre et lui faire voir la vie de toutes les couleurs. Caroline observa les alentours d'un œil soupçonneux, cherchant le moindre détail qui étayerait sa théorie.
Mais c'était manifestement une fausse alerte. Il n'y avait aucune raison de penser que Weasley était toujours dans les parages, à la guetter comme une proie servie sur un plateau d'argent.
Caroline marcha donc rapidement en direction des cheminées, avec son sourire béat accroché aux lèvres. Des années qu'elle n'avait pas diner en tête à tête avec son père. Ce serait l'occasion de lui parler de son projet de vie Moldue.
─ Tu croyais vraiment que t'étais discrète ?
La jeune femme sursauta, se tordant la cheville contre le coin de la cheminée, et tomba à la renverse, la tête la première dans le torse parfumé de Percy. Par la culotte de Merlin, son nez était en contact avec l'un de ses tétons. L'horreur ! Caroline se sentit très mal, les jambes vacillantes, à penser que son corps avait touché celui de Percy aussi intimement, même si plusieurs couches de vêtements les séparaient encore. Elle laissa le soin au Griffondor de la repousser avec tout le dégoût qu'ils éprouvaient fièrement l'un pour l'autre.
Caroline maudissait le destin de lui jouer une telle farce.
─ Je sais que t'es en manque depuis que Lupin t'a jeté, mais ce n'est pas une raison pour me sauter dessus, t'es une vraie sauvage.
La voix hautaine de Percy sortit instantanément Caroline de sa torpeur.
─ De quoi je mêle Weasmoche ? Je n'ai rien à voir avec le professeur Lupin, tu te fais des idée mon vieux. Et je ne suis pas en manque !
« Sauvons les pots cassés », pria-t-elle nerveusement. Caroline remarqua que Percy portait de nombreux dossiers dans ses mains fragiles. Elle hésitait à sortir sa baguette et lancer un maléfice à toute sa paperasse, pour de lui rendre la monnaie de sa pièce. Il ne manquait pas de toupet de venir lui parler de Remus au beau milieu d'une foule survoltée de sorciers. Autant le crier sur tous les toits pendant qu'il y était.
─ Toujours aussi charmante, ricana-t-il. J'aurais bien voulu poursuivre cette conversation, mais je suis assez occupé. Figure-toi qu'il y a des gens qui travaillent.
─ Ton ancien patron est mort il me semble, plissa-t-elle les yeux d'un air suspicieux
─ Je suis assistant du Ministre maintenant, vois-tu, il a su reconnaître mes qualités et mon travail.
Il le gratifia d'un nouveau rictus moqueur, avant de s'éloigner, faussement élégant dans son beau costume.
"Même Remus a plus de classe dans sa panoplie du parfait pouilleux", maugréa-t-elle.
Caroline soupira et entreprit de quitter cet endroit avec empressement. Elle n'avait rien à faire au Ministère, ce n'était pas sa place. Des affiches du Ministre de la Magie étaient d'ailleurs placardées partout, dénonçant le mensonge d'Harry Potter. C'était invivable pour Caroline, qui savait où se situait la vérité et où se situait le déni. Et puis, que faisaient-ils du garçon qui était mort ? Tout ceci n'avait pas de sens, Fudge déraillait complétement aux yeux de la jeune femme. Et puis, quelle mouche l'avait-il piqué pour qu'il ait l'idée d'engager Percy ?
Les conduits de cheminée l'emmenèrent directement au sud du Manoir, dans une petite bourgade excentrée de Londres. Elle devrait marcher une dizaine de minutes, avant d'entrevoir la bâtisse que son père avait spécialement construite pour eux. Le Manoir était protégé par un sortilège, le rendant invisible aux yeux des Moldus, et il était également impossible d'y transplaner. Caroline s'arma de patience pour avaler les mètres qui la séparaient de sa maison. Une fois arrivée, en sueur, elle se jeta sur le canapé et fixa l'horloge d'un air désabusé. Il était à peine onze heure du matin. Par où devait-elle commencer pour retrouver Bianca ? Caroline n'en avait aucune idée. Elle goûtait déjà au doux sentiment de l'incertitude. De plus, elle n'arrêtait pas de penser à Remus depuis ce matin. Qu'était-il en train de faire, avait-il envie de la voir ? La jeune femme se mordit la lèvre de dépit, en se rappelant qu'elle était censée le haïr et non pas l'imaginer tout nu dans son lit.
"Peut-être est-il en train de faire la cuisine tout nu, comme certains Moldus..."
Caroline lâcha un long soupir, chassant ses drôles de pensées, et ferma les yeux. Le bois qui servait d'armature au Manoir craquait sporadiquement et produisait une sorte de sérénade plaintive. C'était un bruit qui réconfortait Caroline. Elle s'endormit d'aillleurs quelques minutes plus tard, dans son douillet cocon.
ooo
Caroline se réveilla en début de soirée, les yeux gonflés à force d'avoir frotté son visage contre le canapé. Le Manoir était maintenant plongé dans le noir. Elle s'étira doucement et se dirigea vers une des chandeliers de la pièce. Leurs bougies s'illuminèrent après un rapide coup de baguette. Caroline monta ensuite les escaliers et poussa la porte de sa chambre. Elle était identique à son souvenir, rien n'avait été déplacé depuis son départ. Un détail attira néanmoins rapidement son attention. Une enveloppe était posée sur son lit. C'était tout bonnement suspect. Peut-être renfermait-elle de la magie noire ou un mauvais maléfice... Nerveusement, la jeune femme saisit l'enveloppe vierge et en extirpa une lettre, écrite avec une calligraphie assez grossière.
Le cœur de Caroline se serra.
« Je n'ai pas beaucoup de temps Caro. Sache que j'ai appris ton retour ! J'aurais aimé être là pour t'accueillir, mais j'ai un très mauvais pressentiment. Elly et Celia mijotent quelque chose de grave, il fallait que je me montre discrète. J'ai l'impression d'être épiée, d'être suivie en permanence. Tout cela ne signifie rien de bon. N'essaie pas de me retrouver pour le moment, je te recontacterai pour t'informer de mes découvertes. Et surtout, ne parle de cette lettre à personne et brûle-la au plus vite. Je pense fort à toi,
Blanche-Neige
PS : je suis sûre que tu t'es comportée comme une sauvage avec Sirius, et surtout avec le professeur Lupin, alors essaie de faire un petit effort, tu verras, tu n'as pas grand-chose à perdre ! »
Caroline ressentit de l'anxiété, mais aussi de la joie après sa lecture. Elle était soulagée de la savoir en sécurité pour le moment. Par contre, elle était inquiète. Pourquoi ne voulait-elle pas être retrouvée ? Et qui était cette personne qui l'épiait dans l'ombre ? Caroline suivit le conseil de Blanche-Neige, elle jeta la lettre au sol après l'avoir enflammée à l'aide de sa baguette. Le papier se consuma rapidement sous le sourire de Caroline. Bien sûr qu'elle s'était comportée comme une sauvage avec eux, elle n'allait pas se montrer sympathique pour un sou, surtout après la déclaration blessante de Remus. Elle n'avait absolument rien à gagner à se montrer sympathique avec eux. Sirius était, malgré son charme, un criminel notoire et Remus un goujat. Sans parler de leur affiliation à l'Ordre du Phénix…
Un bruit sourd attira soudainement l'attention de Caroline. Elle tendit l'oreille silencieusement, la gorge serrée, sentant que l'atmosphère du lieu s'était brusquement refroidie.
C'était des bruits de pas. Quelqu'un était en train de monter les escaliers, au bout du couloir.
Le cœur de Caroline s'affola. Qui était-ce par la barbe de Merlin ? Ce n'était pas son père, elle entendait des râles, comme si la personne avait les poumons ravagés par la maladie. Elle avait déjà rencontré des Moldus qui produisaient ce type de bruit et elle trouvait ces râles terriblement effrayants. Tout cela ne signifiait rien de bon. N'importe qui aurait toqué à la porte d'entrée, personne ne serait entré dans le Manoir sans autorisation. C'était le domicile du Chef du Bureau des Aurors après tout ! La jeune femme savait qu'elle n'aurait aucune chance de s'enfuir discrètement, la confrontation était inévitable. Les bruits de pas se rapprochaient de la chambre, accélérant sensiblement son rythme cardiaque. Elle se sentait prisonnière de sa demeure. Caroline serra un peu plus fort sa baguette. Elle devait agir vite.
La jeune femme attendit le moment propice et poussa violemment la porte, quand elle vit la poignée de cette dernière tourner doucement. La porte éjecta dans la figure de l'intrus, tandis que Caroline amorçait un sprint désespéré en direction des escaliers. Elle hésita à se retourner un instant. Qui était-ce ? Une curiosité maladive lui déchirait les entrailles. Caroline détourna donc la tête…
Un éclair vert jaillit devant ses yeux et frappa la barrière de l'escalier. « Un sortilège de mort », souffla-t-elle en trébuchant, livide et terrifiée. Sa tête cogna contre le mur, elle termina piteusement sa course un étage plus bas après avoir dévalé les escaliers.
Un Mangemort.
Caroline se releva machinalement, n'écoutant pas la douleur qui la sermonnait de s'arrêter. Elle devait à tout prix s'enfuir. L'homme au masque argenté était déjà apparu au sommet des escaliers. Il prononça un nouvelle fois la formule, forçant Caroline à éviter le sortilège en sautant par la fenêtre du salon. Des milliers de petits éclats de verre vinrent lui couper la peau, alors qu'elle roulait sur plusieurs mètres, la tête protégée par ses deux bras. Elle s'arrêta en heurtant un tronc au niveau de son ventre. Caroline lâcha un juron plaintif, ôtant une énorme brique de verre de sa joue. La douleur consumait presque son désir de s'enfuir. Elle eut beaucoup de mal à se relever cette fois-ci. Quelques secondes plus tard, un nouvel éclat verdâtre vint se loger au creux de l'arbre contre lequel elle s'était appuyé. La jeune femme courut à perdre haleine dans la forêt, oubliant la douleur, le sang et la peur. Elle agissait comme un robot, ne comprenait plus rien de son environnement. Elle savait juste qu'elle devait s'enfuir le plus loin possible. Caroline sentait le Mangemort se rapprocher dans dos, il avait le champ libre pour la tuer, mais elle y était presque. Il ne lui restait plus que quelques mètres.
─ Avada…
Caroline transplana.
Son corps atterrit piteusement à proximité d'une maison des plus singulières. Elle n'en distinguait plus les contours, mais elle ressentait toute la chaleur qui s'en dégageait. Caroline laissa quelques larmes couler le long de ses joues. Elle avait échappé de peu à la mort. Bon sang, elle avait eu si peur. Son corps était pris de spasmes, trahissant toutes les émotions qu'elle avait retenue. Caroline criait à perdre haleine, les yeux emplis de larmes. Elle avait eu si peur.
La jeune femme finit par tomber dans l'inconscience, submergée par ce trop-plein d'émotions. Ses cris avaient alors cessé, et le silence était revenu au Terrier.
Je poste ce petit chapitre en scred aha ! Il est moins long, mais pas moins important ! Je le trouvais assez dense et lourd alors j'ai coupé ici héhé. La suite devrait arriver comme convenu dans moins de quinze jours. Je répondrai aux reviews à ce moment-là :)
Bonne nuitée les petiots !
