Bonjour, bonsoir,
Et voici le chapitre 6, bonne lecture.
Nous nous sommes retrouvées à la nuit tombée dans un parc. Enfin, devant en tout cas? parce qu'il est interdit d'aller dans un parc la nuit. Il y a tout de même des règles à respecter. Il faisait froid et la lune se faisait rare, préférant se cacher derrière des nuages gris. J'ai pris une veste en plus pour éviter de trembler de froid, ainsi qu'une écharpe, parce que je n'ai jamais vraiment supporté le froid. Mais aussi pour éviter que Lila n'ait elle-même froid.
Le temps défilait lentement sur la montre, je voyais les secondes passer au fur et à mesure, mais j'étais en avance, je ne serais donc pas étonnée de la voir arriver plus tard. J'ai été trop excitée pour mon propre bien. Mais cela m'importe peu tant que je peux la voir. Cela faisait longtemps, encore plus longtemps que les autres fois, que je ne l'avais pas vu. Et malgré mes persuasion, elle m'avait, un peu, manqué.
Heureusement, le vent ne se levait pas autant que je ne le pensais. Et tant mieux. Personne ne venait. La nuit n'est bonne que pour les personnes qui la passe ensemble, ou pour ceux qui dorment. C'est important de dormir. Et d'être au chaud, en plus d'être entouré. Je me demandais toujours pourquoi c'est elle que j'ai choisie. Ma vie était-elle aussi ennuyeuse et sans espoir pour que je m'attache à elle et à ses rêves. A ses mensonges.
J'aurais aimé me dire que non, que ce ne sont n'y elle qui m'impressionne, ni elle qui ne m'emprisonne comme ce parc entouré d'une grille aussi vieille que la révolution française… A moins que ce ne soit à l'époque de l'emprisonnement de Napoléon à St Hélène… Qui sait… Je ne me rappelle même plus de sa date, je regarderais par curiosité la prochaine fois que j'ouvrirais mon ordinateur. J'aimerais pouvoir faire le louvre avec ma chère amie, juste comme ça.
Je vérifie ma montre pour la jenesaiscombiendefois, le temps est vraiment cruel avec moi, je trouve. Mais la récompense est d'autant plus voulue, et la voici qui arrive. Ah, elle avait déjà pensé à se couvrir, tant mieux pour elle. Tant pis pour moi. Elle s'approche doucement, et m'ignore pour s'assoir sur un banc à côté de notre lieu de rendez-vous. Elle continue son jeu malgré qu'il n'y ait personne. Mais elle fait bien, après tout nous ne sommes jamais assez prudente.
Je me mets à côté d'elle en faisant attention à mes arrières, tout en essayant de ne pas la fixer, ce qui est assez compliqué s'il on me demande mon avis. Mais on ne me le demandera pas. Parce que mon avis ne compte pas. Parce que l'avis de Lila compte avant tout. Enfin bon, j'écoute ce qu'elle a à me dire. Elle s'est disputé avec son amour, il aurait compris quelque chose de travers et elle serait retrouvée à la place de la méchante parce qu'une "peste" se serait joué d'elle. Elle se sentait "désemparée" par ce retournement de situation, et l'amour de sa vie se serait mépris. Tout ça à cause de cette "peste".
Je comprends mieux sa situation. Elle aurait dit un mensonge de trop, et elle aimerait que je règle le problème ? De quelle manière ? Je devrais aller en prison ? Mais après elle ne pourrait plus m'utiliser. Elle ne pourrait plus compter sur moi. Mais je pourrais peut-être recruter là-bas ? Mais non. J'enlève vite cette idée. C'est inutile. Peut-être que je devrais…
Elle me demande avec une voix larmoyante si je pourrais faire quelque chose. J'attends un instant pour lui montrer que je réfléchis à la situation. Ne pas être trop impulsive dans ses actions. Il est important de peser ses pensées et ses paroles. Éviter la case prison. Eviter les choses illicites… Enfin de compte, je lui dit que je m'en chargerais et lui demande si elle a des préférences sur la procédure à suivre.
Elle me répond qu'elle se chargerait de m'envoyer ce qu'il faudrait que je fasse. Mais cela sous entendait aussi que je devrais également trouver un moyen de ne pas être inutile. Elle m'a subtilement reprocher, et discrètement surtout, mon inutilité de la dernière fois. Je peux le comprendre. Mais la blesser n'est pas ce que j'apprécierais le plus faire. Je lui ai dit de but en blanc que la blesser, lui faire du mal sur commande n'est pas ce que je recherchais vraiment et que je préfèrerais plus la savoir en bonne santé que dans un lit d'hôpital. Surtout pour s'attirer les regards de son amoureux.
Elle ne disait rien, mais cela me prouvait qu'elle y penserait. Avant de me lever, je lui déclare tout en m'approchant d'elle lentement, pour moi elle resterait importante malgré tous ses masques. Sa victoire, ses réussites restaient ma priorité, mais aussi qu'elle soit heureuse. Et vivante. Je réfléchirais au mode opératoire à adopter, qu'elle me dise la cible et le délai, je le ferais. J'attendrai son message avec impatience.
Je finis par me lever de ce banc, enfin. Et avec un sourire m'éloigne d'elle. Elle finira par me répondre. Elle n'a pas le choix. Il n'y a que moi qui puisse lui être bénéfique en ce moment. Parce que je suis celle qui peut se rendre encore plus détestable qu'elle.
J'espère que ce chapitre vous a plut. Les prochains arrivent la semaine prochaine. Je commence à entrevoir ce que je veux faire, mais je ne trouve pas que c'est encore ça. Je veux rester dans la simplicité, mais je ne veux pas non plus partir dans des débats, même si c'est ce que je recherche… J'aimerais décrire la personnalité qu'elle sans trop en dire, laisser toujours un mystère sur elle, mais aussi sur Lila.
Tout dire, et ne rien dire aussi. Je vais creuser dans ce chemin là. J'espère que vous comprenez ce que je veux dire par là.
En tout cas, merci d'avoir lu ce chapitre et à la semaine prochaine.
Bonne soirée, bonne journée.
