Je ne possède aucun des personnages de la série.

Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...

Alors que Dominic, Stringfellow et Caitlin préparent le tournage d'un film, une arrivée imprévue risque de bouleverser leur quotidien.

Voilà une nouvelle fic avec un ton un peu plus léger.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


LA SŒUR DE CAITLIN

Chapitre 3

Un peu trop vivement, Caitlin posa une tasse de café devant sa sœur tout en soufflant d'exaspération. Il était clair qu'elle était toujours aussi énervée par son attitude.

- Il faudrait que tu te reprennes, je ne te reconnais pas.

- Oh ne recommence pas, je suis habillée, là non ?

- Oui, mais il n'empêche qu'il faut que tu te reprennes ! Au lieu de faire n'importe quoi, appelle Tom !

- Je ne veux plus jamais lui parler !

- Il le faudra bien pour le divorce !

- J'ai pris un avocat. Je ne veux plus le revoir.

- Et Hawke ? Laisse-le, tu le gênes, mais il est trop poli pour t'envoyer promener.

- Tom ne se générait pas.

- Tous les hommes, ne sont pas comme ça. Alors reprends-toi ! Enfin, tu vois bien qu'il n'est pas intéressé.

- J'ai bien compris quand il t'a embrassé.

- Il m'a embrassé ?

- Avant de partir tu sais bien ! Je savais bien que…

- Ne te fais pas des films ! Tu es pire que maman. Ce baiser, ça ne veut pas dire qu'on sort ensemble. Il m'a embrassé pour me dire au revoir et me souhaiter bonne chance pour te supporter, c'est … je ne sais pas… naturel ! Il est très…

- Tactile ? Pouffa sa sœur.

- Oh mon Dieu si tu savais à quel point tu m'agaces ! Bois ton café et après, je te promets qu'on va s'occuper de ta situation !

- Caitlin tu…

Mais Judith se tut au milieu de sa phrase, alertée par quelque chose. Il y avait un bruit de moteur à l'extérieur, le moteur d'un hélicoptère et un grand sourire se dessina sur son visage.

- Oh, il revient vite.

Caitlin souffla d'exaspération, mais son instinct de flic lui disait que ce bruit là n'était pas totalement normal. L'appareil paraissait plus « gros » que le Bell de Dominic alors, elle attrapa sa sœur par un bras et la tira vers la porte sous ses protestations.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Dépêche-toi ! S'exclama-t-elle en l'entraînant à l'extérieur.

Judith continua à protester, mais Caitlin s'en moqua. De plus, en mettant un pied sur le perron, elle comprit qu'elle avait raison. Des types remontaient dans leur direction. Des types aux têtes peu sympathiques et armés qui brandirent leurs pistolets dans leur direction à peine ils les aperçurent.

- Ne bougez plus !

Caitlin tenta bien de passer sur la gauche, mais l'un des types tira et toucha la balustrade juste à côté d'elle. Judith poussa un cri de terreur et se pétrifia sur place. Sa sœur tenta bien de la faire avancer pour leur échapper, mais les hommes les encerclaient déjà.

OooooO

D'un pas alerte et souple, Stringfellow monta les escaliers du perron de son chalet et s'immobilisa en arrivant à la porte, marquant une légère hésitation. Dominic, qui le suivait, esquissa un sourire.

- Tu as peur qu'elle te saute dessus ?

- Non, murmura le jeune homme en se dirigeant sur la droite.

Dominic fronça les sourcils et le vit effleurer du bout des doigts, une entaille sur la rambarde. Une entaille qui avait arraché un éclat, faisant une marque claire bien repérable dans le bois.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Dominic, intrigué.

- Le sillage d'une balle, répondit Stringfellow en redressant la tête.

- Une balle ! S'exclama son ami totalement abasourdi. Mais enfin pourquoi une balle et…

Les deux hommes s'échangèrent un regard appuyé avant de rentrer précipitamment dans le chalet.

- Caitlin ? Cria Dominic paniqué. Caitlin ?

Dans son sillage, Stringfellow rentra en courant et fit rapidement le tour de la pièce avant de grimper à l'étage. Il parcourut la chambre, jeta un coup d'œil dans la salle de bain et ressortit tout aussi vite pour se pencher au-dessus de la balustrade, un air grave sur le visage.

- Rien… Je…

Soudain Stringfellow se figea. D'en haut, il venait de repérer une enveloppe sur le bar de la cuisine et il la pointa du doigt à Dominic.

- Dom ! Le bar !

Aussitôt, ce dernier s'y précipita et agrippa l'enveloppe qu'il ouvrit le temps que son ami le rejoigne.

- Qu'est-ce que ça dit ? Demanda le jeune homme inquiet.

- Pas grand-chose, répondit Dominic en lui tendant une feuille sur laquelle était seulement écrite une phrase « on vous contactera ».

Stringfellow frémit et posa un regard rempli d'inquiétude et d'incompréhension sur Dominic.

- Mais qu'est-ce que ça veut dire ?

OooooO

Caitlin soupira et tourna la tête en direction de sa sœur qui, assise sur une chaise à côté de la sienne, ne pouvait pas s'arrêter de pleurer depuis de longues minutes. Certes, les deux femmes avaient été solidement attachées et se trouvaient enfermées dans cette pièce sombre, mais cela ne justifiait pas qu'elle pleure comme une madeleine. Elle devait se reprendre.

- Judith, arrête s'il te plaît.

- Ça te va bien de dire ça, tu as vu ces types !

- Bien sûr que je les ai vus ! C'est justement pour ça que…

- Ils vont nous tuer ! La coupa sa sœur en pleurant. Qu'est-ce que tu leur as fais ?

- Moi ?

- Oui, c'est bien toi qui passe ton temps à faire des choses dangereuses !

- Des choses… Tu exagères Judith, je…

- Je suis conseillère en assurance, moi ! Pas pilote et ex-flic !

- Tu sais que ça ne nous aide pas, là ?

Judith allait répondre lorsque la porte s'ouvrit et que deux hommes entrèrent dans la pièce. C'étaient les deux hommes du bar. Ils dévisagèrent les deux sœurs et se tournèrent vers Judith qui se mit à supplier.

- Je vous en prie, ne me faites pas de mal !

- Oh, mais tout cela va dépendre de vous. Où est le paquet ?

- Le paquet ? Demanda Judith entre deux sanglots.

- Le paquet ! S'étonna Caitlin en comprenant que ces types en voulaient à sa sœur.

- Vous êtes sourdes ? Demanda l'un des types en sortant une arme.

Judith poussa un cri et l'homme lui braqua sur la tête.

- Tu as raison de crier, je ne suis pas très patient, donc tu vas me répondre rapidement. Où est le paquet ?

- Mais je n'ai pas de paquet, sanglota Judith.

- Si, à l'aéroport. Tu avais un sac bleu.

- Un sac… mon sac à main ?

- Tout à fait. Alors dis-moi ce que tu as fais du paquet !

- Mais je n'ai pas vu de paquets… Je n'ai pas ouvert mon sac depuis que je suis arrivée.

- Et alors ? Où est-il ?

A bout, Judith se remit à pleurer ce qui finit d'agacer les deux types. Celui qui tenait l'arme la rapprocha de sa tempe et Caitlin s'exclama.

- Il est au chalet avec le reste de ses affaires !

- Au chalet ?

- Oui.

- Parfait, c'est ce que je voulais savoir, je suis sûr que votre ami sera très coopératif, dit-il à Caitlin en baissant son arme.

OoooO

Dans le hangar de Santini Air, Stringfellow tournait en rond sous le regard d'Archangel qui l'observait fixement.

- Vous êtes en train de me donner le tournis Hawke.

- Caitlin et sa sœur ont été enlevées et vous êtes en train de me dire que vous n'avez aucune piste.

Le sous-directeur de la FIRM se tourna vers Dominic qui était appuyé contre le bureau à côté de lui.

- Je viens de vous le dire. J'ai passé la vie de la sœur de Caitlin au peigne fin, mais rien ne pourrait expliquer un enlèvement. Elle a la vie banale d'une femme mariée travaillant dans un bureau d'assurance et elle n'a jamais reçu de menaces d'un de ses clients mécontents.

- Et nous ? Demanda Stringfellow en s'immobilisant face à lui.

- Vous ?

- Depuis le temps que nous exécutons des missions pour le compte de la FIRM, nous commençons à allonger la liste de nos ennemis et que je sois le pilote d'Airwolf est aussi un peu trop connu à mon goût dans certains milieux.

- Vous pensez que cela pourrait être une vengeance ou une façon de faire pression sur vous ?

- A vous de me le dire.

- Je ne sais pas Hawke. La seule menace que je vois reste celle de John Bradford Horn, mais il n'est pas dans le pays selon nos dernières sources.

- Et elles sont fiables ces sources ?

Archangel soupira.

- Qu'est-ce que je suis censé répondre à ça ? Autant que peuvent l'être nos sources, disons qu'elles le sont à plus de 90%

- Cela ne suffit pas Michael !

- Ecoutez Hawke. Je ne peux rien certifier pour Horn, mais je ne vois pas non plus qui pourrait avoir agi. Tout est calme.

- Pourtant cela vient forcément de nous, de ce que nous avons fait et elles vont payer pour nos erreurs, répliqua le jeune homme sur un ton sombre.

Archangel soupira. Il comprenait son inquiétude, lui aussi était inquiet, mais il n'avait rien de probant à lui apprendre. Il fallait donc attendre que les types qui les avaient enlevés face le premier pas…

D'ailleurs, ce fut à ce moment que le téléphone se mit à sonner. Les trois hommes sursautèrent et Dominic s'empara du combiné.

- Allo !