Je ne possède aucun des personnages de la série.
Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...
Alors que Dominic, Stringfellow et Caitlin préparent le tournage d'un film, une arrivée imprévue risque de bouleverser leur quotidien.
Voilà une nouvelle fic avec un ton un peu plus léger.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
LA SŒUR DE CAITLIN
Chapitre 4
Dominic avait répondu avec un ton agacé, mais il comprit très vite qui était la personne qui se tenait au bout du fil.
- Mr Santini, je présume… J'espère que pour vos amies que Mr Hawke n'est pas loin.
Le vieux pilote leva la tête vers Stringfellow et ce dernier comprit. Il avança et lui prit le combiné des mains.
- Allo ?
- Mr Hawke, avez-vous trouvé notre petit mot dans votre cuisine ?
- Qui êtes-vous ?
- Oh, allons, ce n'est pas l'heure des présentations, nous avons juste besoin de nous entendre.
- Nous entendre ? Pourquoi ?
- Eh bien j'ai vos amis et vous avez quelque chose que je veux.
- Mais vous êtes qui à la fin ?
- Ne m'interrompez pas Mr Hawke ! N'oubliez pas que je retiens prisonnière deux jeunes femmes qui pourraient très bien payer le prix de votre indiscipline !
Stringfellow se tut et le type ricana.
- Bien… Mme Riley possède un sac à main bleu, un sac à main dans lequel se trouve un paquet que nous lui avions confié à son départ du Texas. Je veux ce paquet et vous voulez vos amies donc, voilà ce que nous allons faire. Je vous laisse trois heures pour me l'apporter à Dorado Canyon, faute de quoi je me trouverai dans l'obligation de leur mettre une balle dans la tête.
- Ecoutez-moi bien, je vous conseille de ne pas leur faire de mal.
- Oh, mais cela ne dépend que de vous Mr Hawke, je vous dis à très vite !
Sur ce, l'homme raccrocha. Stringfellow frémit et se tourna vers ses amis.
- Il faut remonter au chalet, vite !
OoooO
L'homme raccrocha et se tourna en direction de Caitlin et de sa sœur en lui adressant un grand sourire.
- J'ai l'impression que votre ami à peur de ce qu'il pourrait vous arriver, cela va le rendre très coopératif, une chance pour vous.
Puis, il se détourna des jeunes femmes et Caitlin se pencha vers sa sœur.
- Mais enfin Judith, c'est quoi cette histoire de paquet ? Qu'est-ce que tu transportes pour ces hommes ?
- Je t'assure que je ne comprends pas plus que toi ce qui se passe ! Se défendit cette dernière.
- Tu en es sûr ?
- Mais bien entendu ! Je ne sais pas de quoi ils parlent, Caitlin, il faut me croire !
- Mais personne ne t'a donné un paquet à l'aéroport ?
- Non, je te le jure. Il n'y a eu que ce type malpoli qui m'a bousculé juste avant l'embarquement !
- Il t'a bousculé ?
- Oui, j'ai bien failli m'étaler par terre par sa faute ! Je me suis rattrapée de justesse, mais c'est tout ! Je te le jure !
OoooO
Au chalet, Stringfellow était en train de fouiller dans les affaires de Judith sous le regard de Dominic et d'Archangel.
- Je déteste faire ce genre de choses.
- Dites que vous le faites pour leur sauver la vie, répliqua Archangel.
Cela ne sembla pas vraiment le convaincre alors qu'il s'assit sur le lit pour ouvrir le sac à main dont il renversa le contenu à côté de lui. A première vue, il n'y avait rien de bien différent qu'un sac de jeune femme normal. Porte-monnaie, cosmétique, babioles de toutes sortes… mais il repéra aussi immédiatement un boîtier noir et plat d'une quinzaine de centimètres sur huit. Il le prit dans les mains et le fit tourner, remarquant qu'il y avait plusieurs ports pour le brancher sur quelque chose. En revanche, il ne vit pas de bouton pour l'allumer et il était bien incapable de savoir à quoi cela pouvait servir. Même les inscriptions sous le boîtier ne lui disaient rien. Dans l'expectative, il le tendit à Michael.
- Je ne sais pas ce que c'est, mais ça n'a rien à faire dans le sac d'une agent d'assurance, n'est-ce pas ?
- En effet, dit Michael en regardant l'objet, par chance, moi je sais de quoi il s'agit.
- Vous savez à quoi sert ce truc ? Demanda Dominic impressionné.
- N'est-ce pas mon rôle ?
- Michael, ce n'est pas le moment, ronchonna Stringfellow.
Archangel comprit sa profonde inquiétude. C'était normal et il répondit en faisant tourner le boîtier entre ses doigts.
- Eh bien, il s'agit d'un décodeur.
- Un décodeur ? S'étonna Stringfellow.
- Cet objet a été volé dans un laboratoire expérimental du Texas la semaine dernière. C'est un dispositif exceptionnel qui permet de craquer les codes d'accès de n'importe quel ordinateur, y comprit les nôtres et qui permet de récupérer toutes les données qu'ils contiennent.
- Ouais… pas très sécurisé vos trucs, lui fit remarquer Dominic.
- Mais pourquoi vous inventez des trucs pareils ! Lança Stringfellow en soufflant d'exaspération.
- Comme toujours, vous le savez bien. Si nous, nous ne le faisons pas, les autres le feront et nous en serons les victimes.
- Cette attitude ressemble à une fuite en avant interminable...
- Oui, bon, les coupa Dominic. Le plus important c'est de savoir pourquoi Judith avait ça dans ses affaires.
- Ils voulaient sans doute le sortir du Texas, avança Michael.
- Et par peur de se faire contrôler, ils l'ont glissé dans son sac, compléta Stringfellow. Le problème c'est qu'ils n'ont pas eu le temps de le récupérer à son atterrissage ici.
- Qu'est-ce qu'on fait alors ? Demanda Dominic.
- Officiellement, je devrais conserver ce décodeur, il est trop précieux pour que nous prenions le risque de le perdre une nouvelle fois et…
- Officieusement, vous ne l'avez pas retrouvé, dit Stringfellow en lui prenant des mains. Je vais aller au rendez-vous. Hors de question que je les laisse tomber et ce n'est pas négociable.
- Je te laisse passer devant et je te suis avec le bébé ? Demanda Dominic.
La sourire que lui adressa son ami, lui suffit comme réponse, voilà un plan qui le satisfaisait. Archangel, au contraire, soupira.
- Essayez de ne pas la ramener en miettes celui-là, c'est un prototype unique.
OoooO
Le chemin était caillouteux pour rejoindre Dorado Canyon et la jeep de la Santini Air faisait des soubresauts, mais elle avait l'habitude. Stringfellow ne savait pas réellement à quoi s'attendre, mais il savait que Dominic était en couverture non loin de là et qu'il avait juste de besoin de voir ce que ces types étaient réellement. Même s'il essayait de se convaincre que tout irait bien, il ne pouvait pas cacher qu'il était profondément inquiet pour Caitlin. Il savait bien qu'elle savait se débrouiller, mais elle était son amie et il se sentait toujours responsable de la protection de gens qu'il aimait.
Sa voiture tourna à un emmanchement et il quitta la piste. Le jeune homme roula encore quelques minutes et s'immobilisa à la lisière de la forêt. Un van était garé et un hélicoptère se trouvait en arrière. Stringfellow n'en fut pas étonné, c'était encore le moyen le plus facile de partir de là.
Le jeune homme coupa le moteur et murmura en espérant que Dominic était assez prêt pour entendre sa voix avec les micros d'Airwolf.
- J'espère que les filles sont dans le van.
Pus, il ouvrit la portière et sortit en réajustant ses lunettes de soleil. Il venait juste de faire deux pas quand des types armés le braquèrent et qu'un homme descendit du camion.
- Ne faites plus un pas. Mr Hawke je présume ?
- Qui d'autres ? C'est vous qui m'avez appelé non ?
- Evitez l'ironie, cela peut-être mauvais pour vos amies.
- Je sais que vous ne leur ferez pas de mal.
- Ah oui ?
- J'ai ce que vous cherchez ?
- Je ne le vois pas.
- Je veux voir Caitlin et Judith d'abord.
Le type le fixa droit dans les yeux, mais Stringfellow ne baissa pas le regard, attendant qu'il fasse le premier geste. L'homme sourit et se retourna en direction du van.
- Faites les sortir !
Un autre gars se rapprocha du van et fit sortir les deux jeunes femmes. Judith continuait de pleurer, mais elles semblaient aller bien. Caitlin tenait sa sœur par les épaules et lui adressa un regard rassurant.
Stringfellow ne montra pas d'émotions. Il savait se contenir et il tourna la tête en direction du ravisseur qui lui lança.
- Alors ? Vous avez ce que je veux ?
- Le décodeur est sur le siège, répondit Stringfellow en désignant la voiture.
- Le décodeur ?
- C'est bien ce que c'est non ? Il a été volé dans un laboratoire militaire du Texas la semaine dernière.
- Vous êtes étonnant Mr Hawke.
- J'aime me tenir au courant c'est tout.
- Je vois… Donnez-le-moi.
Stringfellow hocha la tête et revint vers la voiture, il ouvrit la portière et prit l'objet avant de le lever au dessus de sa tête. Il lui montra et le sourire du type s'agrandit.
- Bien !
Il fit un signe à l'un de ses acolytes et celui-ci s'avança pour venir lui prendre des mains. Stringfellow le laissa faire et adressa un regard noir au ravisseur.
- Laissez partir les filles.
L'homme hocha la tête et son acolyte, les poussa en direction de Stringfellow. Elles coururent vers lui et Judith, en pleurs, sauta au cou du jeune pilote. Ce dernier la récupéra avec tendresse tout en adressant un regard plein d'inquiétude à Caitlin auquel il sourit.
- Tu vas bien ? Souffla-t-il doucement.
- Oui, répondit cette dernière en lui rendant son sourire.
Dans leur dos, le type prit le boîtier et ricana.
- Vos retrouvailles donnent un beau tableau, c'est très intéressant. J'aime vraiment ces effusions, mais je préfère ne pas laisser de traces. Ce n'est pas contre vous, mais vous en savez déjà trop.
A ces mots, Stringfellow se tendit et les types braquèrent leurs armes dans leur direction. Judith se mit à sangloter plus fort tout en s'accrochant à Stringfellow.
- Non, je ne veux pas mourir.
- Je suis désolé, je préfère effacer mes traces. Adieu !
