La véritable Histoire
Auteur: Loucaprionroman
Titre:La véritable Histoire
Pairing: James P/Lily Evans P
Résumé: La montée en puissante de Lord Voldemort se propage, les nés-moldus sont pourchassés. La révolte se prépare.
C'est au commencement de la première guerre sorcière, qu'est né l'amour véritable, l'amour qui donnera naissance au Survivant.
Voici leur Histoire.
Temps de parution: Un chapitre par semaine idéalement ! N'hésitez pas à me harceler...
Nombre de chapitre: Alors là aucune idée !
P.S N'ayant aucune bêta pour me corriger, j'espère ne pas avoir laissée trop de faute.
BONNE LECTURE !
CHAPITRE 1
Les passants étaient déchaînés ce matin-là, nous étions le 1er septembre 1976 ; et ce jour marquait ma dernière année à l'école de sorcellerie Poudlard. Je me rendais difficilement jusqu'à la voie 93/4, située approximativement entre les voies 9 et 10. Mes parents courant derrière moi m'encourageaient de le faire plus vite. Ma sœur, Pétunia n'avait pas daignée nous accompagner. Il fallait dire, qu'elle avait en horreur cette partie de ma vie.
Mes parents eux trouvaient cela saisissant, leur enthousiasme à chaque fin d'année me prenait aux tripes, me rappelant cette époque magnifique où je découvrais avec curiosité et bonheur ce monde nouveau et magique.
Poudlard était la meilleure école de sorcellerie qui pouvait exister, mais j'imaginais que les sorciers d'autres pays devaient penser la même chose de leur propre collège.
Le château devenait pour quiconque y entrait une seconde maison, c'était là-bas que chacun découvrait ses talents, devenait la personne qu'il serait plus tard, cette école pouvait autant t'élever à ton meilleur niveau, mais elle pouvait aussi faire tomber toutes tes espérances au plus bas. C'était là-bas que nous devenions des adultes et des sorciers. C'était également un refuge en cette période sombre. Tous les sorciers ne finissaient pas par trouver un métier honorable au ministère ou ne lançaient pas leur affaire ; certains sorciers tournaient mal, attirés par l'attrait de magie noire. Comme pour les moldus, il y avait des Hommes bons et d'autres mauvais.
Deux amis se trouvant dans ces deux camps opposés, finissaient irrémédiablement par prendre des chemins différents, malgré tous leurs efforts.
Les amitiés se font et se défont à Poudlard.
Cela avait été mon cas. Avec Severus.
Je savais, qu'il ne serait plus jamais celui, que j'avais connus enfant. Encore une année à le regarder plonger un peu plus dans les ténèbres, à le regarder me détester et m'aimer en même temps. A vouloir ma présence mais également désirer la cacher aux yeux de ses amis car mon sang n'était pas celui qu'il aurait fallu.
J'étais née-moldue, et dans ce monde sorcier qui ne sortait pas de ses préjugés, je n'étais pour certain, qu'une bête curieuse, une voleuse de magie, une voleuse de baguette. Une sang-impur.
Je sortais de mes pensées en voyant le mur se dresser devant moi, je le traversai en fermant quand même les yeux. Les vieux réflexes d'une moldue avaient la vie dure. Mes parents me suivaient et nous nous dirigions vers le train qui nous attendait patiemment en soufflant sa fumée blanchâtre.
J'essuyai du dos de ma main, la fine pellicule de sueur qui maculait mon front. Mon tee-shirt blanc collait à ma peau et je commençais à me sentir inconfortable dans mon jean, malgré la pluie le temps se ressentait lourd.
La pire sensation du monde.
-Lily, ma chérie, vient nous allons t'aider à monter ta valise.
Ma mère me prit par la main, cela ne me gênait aucunement, ma mère avait toujours été très tactile avec Pétunia et moi, elle nous aimait inconditionnellement et supportait très mal le fossé qui pouvait nous séparer aujourd'hui. Ma mère était la première à m'avoir accepté, mes bizarreries et moi.
« Lily, quoi qu'il advienne, tu seras toujours ma fille peu m'importe ce dont tu es capable, je t'aime et je suis tellement fière de toi »
Mon père l'avait drôlement bien accepté aussi.
J'aimais mes parents, j'aimais le monde moldu, c'était une partie de moi que je ne renierais jamais. Pour personne.
Une fois arrivés devant la porte, mon père se baissa pour soulever la valise avec une certaine difficulté, mon père était un intellectuel, il était grand et svelte la force brute ne faisait pas partit de ses capacités physiques, sans être faiblard, la bonne dizaine de grimoire ne devaient pas beaucoup l'aider.
Je voulais m'approcher pour l'aider, quand une main hâlée attrapa la seconde hanse pour porter la valise. Ils la hissèrent ensemble jusqu'à l'intérieur du wagon, je levais les yeux lentement suivant le mouvement du poignet, le gonflement des veines des avant-bras de l'homme, qui venait de nous aider.
Son bras était bronzé, légèrement recouvert de poils bruns, les muscles de ses biceps étaient doucement dessinés, son épaule semblait large et était recouverte par la manche d'un tee-shirt noir.
Mon souffle, s'était coupé en tombant dans un regard noisette que je connaissais bien.
-Merci jeune homme, c'est très aimable à vous. Fit mon père avec un de ses grands sourires.
-C'est normal, M. Evans.
Sa voix m'avait semblé changé, sans cette intonation arrogante habituelle et cela m'avais plu d'entendre une intonation chaude et rauque sortir de sa bouche.
Mon père avait pris une mine étonné, de voir que l'on connaissait son nom, mais il avait finalement hoché la tête puis s'était tourné vers moi qui continuais de fixer avec insistance les yeux noisette de James Potter.
-Ma fille, prunelle de mes yeux, tu vas beaucoup me manquer. Dit-il me détournant de ma contempla-Observation. Mon observation.
-Toi aussi papa. Je l'avais pris dans mes bras et l'avait serré très fort contre moi tout en posant ma tête contre son épaule.
Son odeur de caramel et de cookie que ma mère préparait le matin ne l'avait jamais quitté et c'était cette odeur qui me manquait le plus.
-Aller, Steven laisse là, il faut qu'elle monte. Dit ma mère en retenant un sanglot.
Me laisser partir, c'était toujours le plus dur pour eux. Je leur avais souris en les regardant se retenir de pleurer.
-Non, papa, maman, pas cette fois, tout va bien se passer comme à chaque fois et je vais vous écrire souvent, je vous le promets.
-Bien sur mon ange, tout ira bien, nous sommes fiers de toi, ton père et moi.
Je regardai les yeux bleus de ma mère notant bien tout l'amour qu'elle ressentait pour ses enfants et le regard vert de mon père, qui avait été si semblable au mien. Je montais à reculons en leur envoyant des baisers dans le vent. Je m'étais heurtée à un corps sans y avoir prêté d'attention sur le moment, alors que je continuai de faire signe à mes parents qui se soutenaient l'un à l'autre pour supporter une énième séparation avec leur cadette.
Le train démarra doucement, les roues grincèrent, la cheminée d'échappement siffla sa vapeur. Je me détournai en sentant les larmes embuer mes yeux et je me retrouvai nez à nez avec un torse recouvert d'un tissus noir.
Merde, je l'avais complètement oubliée.
-Tes parents ont l'aire sympa. Fit-il remarquer en reculant d'un pas, me faisant hausser les sourcils.
-Ils le sont. Merci pour ton aide Potter.
Je relevai les yeux vers lui. Il me fixa avec un sourire en coin, il passa sa main dans ses cheveux m'agaçant immédiatement, il avait semblé se stopper en me regardant et ensuite, il avait froncé imperceptiblement ses sourcils bruns faisant apparaître une petite plissure entre ses deux yeux.
Il laissa tomber sa main et souffla doucement.
-Ce fut un plaisir.
Je le regardai avec ahurissement.
-Tout va bien Potter ?
-Parfaitement. Tient au fait, il faut que je t'accompagne au compartiment des préfets.
Il détourna les yeux et regarda ma valise avec lassitude, ensuite il l'attrapa et la mit à une place de libre dans l'emplacement à bagage.
Il m'avait ensuite fit signe de le suivre et je l'avais rattrapé avec un train de retard étant complètement interloquée par son attitude pour la moins normale.
Il est vrai qu'habituellement, il aurait profité de cet instant pour se vanter de ses nombreuses qualités. Comme il l'avait toujours fait depuis notre cinquième année. Cette année, qui marquait le début de son amour pour moi et de la fin de l'amitié que j'avais pu entretenir avec Severus.
Je n'avais jamais détesté James Potter.
Non, il était juste trop différent de moi. Excessivement beau. Excessivement sportif. Excessivement apprécié. Excessivement impartial.
Alors que, je n'étais que Lily Evans, née-moldue, très intelligente, fourrée dans ses livres, pas moche mais je n'étais pas un canon de beauté. Mes longs cheveux roux arrivaient au creux de mes hanches ; mon visage ovale était fin et mes pommettes haute pouvait me donner un air froid et distant, mais qui selon ma mère, s'adoucissait dès que je souriais. Ma peau était trop blanche et elle faisait apparaître d'autant plus mes taches de rousseur sur mon nez et sur mes joues. La seule chose qui aurait me démarquer, c'était mes yeux d'un vert semblable à l'émeraude. J'étais aussi banale que James Potter avait été remarquable.
Il m'avait demandé de sortir avec lui au milieu de notre cinquième année et j'en avais tellement rougi à l'époque qu'il avait dû penser que c'était dans la poche, mais au moment où j'allais lui répondre, j'avais vu un échange de regard plus que triomphant entre Sirius Black et Peter Pettigrow, après cela une déception m'avait envahi et j'avais compris que je ne serais qu'une fille de plus. Tout le monde savait dans l'école que Potter et Black étaient très apprécié des filles, toutes maisons confondues, c'était un sujet de conversation très souvent évoqué et des paris circulaient souvent, sur quelle serait la prochaine cible pour lequel de ces beaux garçons.
Donc, j'avais juste levé la tête vers lui et je lui avais dit non.
Je n'avais pas détesté James Potter, non. J'avais été déçue par James Potter.
Je le suivis, en regardant son dos musclé grâce au quidditch. Il marchait une main dans sa poche, l'autre faisant rebondir une petite balle dorée. Un vif d'or.
Nous nous arrêtâmes devant le compartiment des préfets et je le regardai entrer avec étonnement, quand je compris que lui aussi était l'un des deux préfet-en-chef, tout comme moi.
Rien d'étonnant à cela finalement. Il avait été l'un des plus intelligents de sa promo.
-Félicitation. Dis-je en entrant à mon tour, je poussai une mèche rousse qui s'était échappée de mon chignon me chatouillant le front.
-Je ne sais pas pourquoi ils m'ont donné cet insigne, mais merci. Me dit-il en riant laissant apparaître ses dents droites et blanches.
Il s'assit sur une des banquettes rouge du compartiment des préfets et moi, je m'étais installée sur celle d'en face.
-Tu es l'un des meilleurs élèves de cette école. Lui fis-je remarquer en croisant les bras sur ma poitrine.
-Je suis aussi l'un des plus perturbateurs. Rétorqua-t-il.
Je le regardai avec un regard noir, en lui accordant le fait de ne pas forcement avoir toutes les qualités requises pour faire régner l'ordre et le respect des règles de l'école, sachant qu'il était loin d'être quelqu'un d'impartial à mes yeux. Il n'avait fait que me sourire doucement juste en étirant les lèvres mais, il y avait dans son regard quelque chose comme une lueur que j'avais interprété comme du remord. Ce qui m'avait laissé perplexe d'imaginer Potter se repentir.
-Je te l'accorde volontiers Potter, mais qui suis-je pour remettre en cause la décision des enseignants ?
-La fille dont je suis tombé amoureux et qui a par ma faute perdu son meilleur ami. Dit-il en me regardant intensément de ses deux yeux noisette, il croisa les bras sur son torse semblant attendre comme une sentence à son aveu. Je sais que Rogue te manques même après un an.
Je n'avais rien trouvée à dire, j'avais juste tourné la tête vers la vitre et regardée le paysage défilé en me remémorant les événements de notre cinquième année.
Voilà le premier chapitre !
Merci de m'avoir lu !
J'espère que cela vous a plu !
kiss,
Loucaprionroman.
