Voici deux très courts textes que j'ai eu à écrire pour un atelier écriture, je souhaitais vous le partager parce que je l'aime bien !

Croquis :

Un matin alors que Faramir contemplait le corps à moitié nu de sa femme, éclairé par les doux rayons du soleil hivernale, il ne put s'empêcher de récupérer son carnet à dessin avec son fusain sur la table de chevet. Habituellement il aurait utiliser une palette de couleur mais ce matin là, le noir de son crayon ne faisait qu'accentuer les courbes magnifiques d'Eowyn, Dame du Rohan.

Le capitaine aimait dessiner tout ce qu'il trouvait splendide, il faisait ça depuis qu'il était tout petit. Son père l'avait souvent moqué, le traitant de fillette et de rat de bibliothèque mais le garçon n'avait jamais perdu sa créativité. C'était son moyen d'exprimer ses sentiments au travers de ses croquis.

Perdu dans la représentation de son épouse, il ne remarque pas que celle-ci le regardait avec un sourire amusé.

-Encore en train de dessiner ta muse, Min Léofa ? Demanda-t-elle.

Relevant brusquement les yeux vers elle, le prince se pencha et embrassa délicatement les lèvres de sa bien-aimée et reprit son travail d'orfèvre.

-Je ne m'en lasserai jamais. Répondit-il.

Loyauté :

De nombreux vases exposés dans certaines pièces de Minas Tirith montraient des hommes à genoux, baisant la main de leur Seigneur, mais jamais aucune représentation ne pourrait être à la hauteur des sentiments de Faramir. Le garçon voyait en son Roi un capitaine et une figure paternelle.

Le nouveau sire du Gondor n'était lui-même pas conscient de l'immense loyauté qu'éprouvait son Intendant à son égard.

En ces temps de reconstruction, chaque homme occupait un poste important, qu'il soit bâtisseur ou soldat, la paix du royaume reposait sur chaque épaule, et la confiance devait être maîtresse de la Terre du Milieu.

Alors quand un homme s'en prit à Elessar, Faramir s'interposa et manqua de se faire assassiner, refusant de voir son Roi mourir. Personne n'était aussi loyal que son Prince d'Ithilien et Intendant.

Fou de colère par cet affront, Aragorn ordonna que l'on exile l'individu dans les Marets des Morts. Personne ne s'en prennait à lui ou son précieux capitaine qui n'avait vu que trop d'horreurs dans sa courte vie.