Bonjour tout le monde!

Voilà un nouveau chapitre, je vous remercie pour vos reviews sur le chapitre précédent! N'hésitez pas à me laisser un commentaire, c'est vraiment plaisant et encourageant !

Je vais essayer de poster toutes les semaines, mais je ne promets rien !

Bonne lecture et bienvenue aux nouveaux lecteurs !

A très vite !

3.

La rentrée des classes d'Hermione se passa sereinement, elle était ravie de retrouver tous ses camarades de la tour Gryffondor et de reprendre les cours. Quelques Serpentards dont Drago Malefoy la regardait de façon étrange et elle supposa intérieurement que c'était car il était au courant de sa « mésaventure » durant l'été. Les nouveaux élèves de première année semblaient de plus en plus jeunes et de plus en plus petits. Hermione ne put s'empêcher de repenser à sa propre première année, notamment son sentiment de solitude, mais elle avait trouvé Harry et Ron, et ils l'avaient accepté avec eux. Cela avait été le commencement du Trio. Lorsque le soir arriva, Hermione avait déjà ses affaires bien rangées dans sa chambre, elle se retrouvait encore une fois avec Lavande Brown, et les jumelles Patil.

Seulement, en pleine nuit la jeune femme commença à rêver de son accident ainsi que de son incompétence à sauver ses parents.

« Restez derrière-moi ! » hurla-t-elle à ses parents.

Elle aurait voulu les protéger d'avantages, leur dire à quel point elle les aimait, et à quel point elle leur était reconnaissante pour tout ce qu'ils avaient fait et sacrifié pour elle. Elle n'aura plus jamais l'occasion de les voir, de les embrasser … Elle avait été incapable et toute cette culpabilité remontait à la surface. Tout était de sa faute.

La jeune femme sentit qu'elle commençait à avoir très chaud, et à se sentir très triste. Un vitrail de la chambre éclata réveillant les jumelles Patil et Lavande. Les jeunes filles virent leur camarade de chambrée en plein cauchemar, elles essayèrent de la réveiller tant bien que mal mais quand Lavande posa sa main sur le bras d'Hermione elle fut projetée de quelques mètres. Le vent s'engouffra dans la fenêtre provoquant un froid palpable dans la chambre. Hermione se tournait dans son sommeil agité, elle était trempée de sueur et semblait vraiment souffrir. Un deuxième vitrail éclata et c'est à ce moment-là que les professeurs McGonagall, Snape et Dumbledore pénétrèrent dans la chambre des jeunes filles. Les jumelles étaient collées l'une à l'autre dans un coin de la pièce tandis que Lavande était scotchée contre son armoire en bois. McGonagall jeta instinctivement un sort pour protéger ses élèves tandis que Dumbledore et Snape cherchaient un moyen quelconque de calmer la jeune femme et de la réveiller. Dans la salle commune de Gryffondor tous les élèves étaient sortis en pyjama cherchant la source de tout ce vacarme et de toute cette agitation.

« Albus nous devons trouver un moyen de la réveiller ! » hurla presque le professeur de métamorphose.

Le professeur Snape chercha l'approbation de son idée dans le regard du directeur, et quand celui-ci acquiesça, le professeur de potions s'approcha de son élève. Il posa sa main sur son avant-bras et fut instantanément brûlé, mais il garda sa main, vainquant la douleur et pénétra l'esprit de son élève. Il la trouva dans un rêve complétement anéantie, incapable de changer les évènements.

« Miss Granger… » dit-il tout bas, si bas qu'il se demanda un instant si elle l'avait entendu.

La jeune femme sembla sortir de son désespoir un bref instant.

« Professeur Snape ? Que faites-vous ici ? Où sommes-nous ? » demanda-t-elle en quittant du regard l'affreux spectacle qui s'offrait à elle.

« Nous sommes dans votre cauchemar, vous devez vous réveiller, votre inconscient est en train de ravager votre chambre. » dit le professeur Snape, conscient que sa main était en train de brûler dans la réalité et qu'une vilaine brûlure allait se former.

« Je n'arrive pas à me réveiller… » murmura-t-elle consciente qu'elle était dans son cauchemar mais qu'elle était impuissante, une fois de plus.

« Rendormez-vous dans ce cas. » dit-il comme une évidence.

« Mais je dors déjà ! » dit la jeune femme pleine de bon sens.

Mais le professeur avait vu juste, le fait de parler à son élève détourna son attention de son cauchemar assez longtemps pour qu'il puisse créer un nouveau rêve. Il l'emmena près du lac de Poudlard au crépuscule.

« Contenez-vous de vous calmer » murmura-t-il au creux de son oreille avant de sortir de sa tête.

Quand il revint à la réalité, la chambre était redevenue calme, et Hermione semblait avoir retrouvé un sommeil plus ou moins paisible. Il retira sa main et pu constater qu'elle était brûlée au troisième degré. Un baume fera l'affaire, pensa-t-il. Il jeta un coup d'œil à Dumbledore et il acquiesça d'un commun accord. Aussitôt le professeur McGonagall ordonna à tous ses étudiants présents dans la salle commune de regagner leur chambre respective. Pendant ce temps, Dumbledore demandait à Miss Brown et aux jumelles Patil de garder pour elles ce qui s'était produit cette nuit. Snape profita de l'accalmie pour prendre dans ses bras Miss Granger et l'amener à l'infirmerie où elle passa le reste de la nuit.

Lorsque la jeune femme se réveilla le lendemain matin, elle se souvenait juste d'un rêve étrange dans lequel son professeur de potions l'emmenait au bord du lac au crépuscule. Madame Pomfresh la laissa partir sans rien dire (ce qui était assez surprenant de la part de l'infirmière). La jeune fille savait qu'elle avait causé quelques dégâts dans sa chambre à cause de son cauchemar, et elle se sentait vraiment comme une chose menaçante qui mettait en danger la sécurité de ses camarades. La jeune femme fut convoquée dans le bureau du directeur. Le professeur Snape s'y trouvait déjà, et Hermione put constater que sa main était bandée.

« Miss Granger, comment vous sentez-vous ? » demanda Dumbledore avec gentillesse

« Un peu fatiguée je vous l'avoue, mais ça va… »

« Au vu de ce qu'il s'est passé cette nuit, je pense qu'il serait préférable que vous disposiez de vos propres appartements … L'inconscient est une chose qui ne se maîtrise pas et malheureusement il peut nous jouer des tours. Ce n'est pas contre vous, Miss mais pour le bien de tout le monde. »

« Je suis d'accord avec cette idée professeur. »

« Vos quartiers seront non loin de ceux du professeur Snape, afin qu'il puisse vous venir en aide si une autre crise imprévue venait à survenir. » annonça le directeur de l'école.

La Gryffondor acquiesça et prit congé de ses professeurs. Lorsqu'elle descendit les escaliers, son professeur de potions la rattrapa.

« Miss Granger ! »

La concernée se retourna et se mit à la hauteur de son professeur.

« Je voulais que vous sachiez que je travaille actuellement sur une potion pouvant atténuer cette situation. » dit-il.

« Merci monsieur, pour votre aide et pour hier soir … » dit-elle en baissant son regard, comme honteuse de devoir être surveillée et de mettre en danger le château.

Son regard se baissa jusqu'aux mains de son professeur. Voyant que la jeune femme regardait sa main bandée, il la cacha dans son dos.

« C'est moi qui vous ais fait ça ? » demanda la jeune femme, inquiète.

« Disons que votre corps avait atteint une température assez volcanique. » dit-il avec sarcasme.

La Gryffondor comme guider par son instinct lui prit le bras et plaça la grande main de son professeur dans ses mains.

« Que faîtes… » commença-t-il voyant que la jeune femme commençait à fermer les yeux, il essaya de retirer sa main mais elle la gardait fermement captive.

Quelques instants après, la jeune fille rouvrit les yeux, et le professeur Snape était persuadé que si elle n'avait pas eu ses lentilles il aurait pu voir ses yeux changer de couleurs. Il enleva le bandage de sa main avec précipitation et put constater que sa main était guérie, comme neuve. La jeune fille regarda son professeur, confuse, et s'apprêtait à s'excuser quand il dit :

« J'aurais très bien pu m'en occuper moi-même » dit-il plus méchamment qu'il ne l'aurait voulu.

Cette phrase annula l'envie de s'excuser de la jeune fille et celle-ci répondit aussitôt.

« Un simple merci aurait suffi. » dit-elle avant de se diriger vers la grande salle.

Il rattrapa son bras en comprenant la bêtise qu'il avait dite. La jeune femme sans baguette et sans avoir formulé un seul mot avait réussi à guérir une blessure assez conséquente.

« Merci, miss Granger. » dit-il avec un regard insistant, un ange passa puis il disparut dans un tourbillon de capes.

Alors qu'en pensez-vous ? une review pour me donner votre avis et ensoleiller ma journée ?