Bonjour tout le monde !

Me voilà avec un nouveau chapitre, j'ai préféré le publier ce soir, car demain j'ai une grosse journée et je risquais de ne pas pouvoir vous le mettre en ligne !

Merci à tous pour vos reviews récurrentes merci surtout à : Lolo66, Angel-ina66200, Manon, justeMarianne, Fantomette 34 et Lilly96 !

Merci aussi à ceux qui follow et ajoutent en favoris mon histoire !

Sachez que je lis tous vos commentaires et qu'ils me motivent vraiment et me font très plaisir !

Dans le chapitre précédent: Hermione a fait une crise dans son sommeil et Severus a été le seul à pouvoir l'aider. Cet événement a provoqué un vrai bazarre dans le dortoir des Gryffondors et Hermione s'est vue attribuer des appartements privés.

Je vous laisse avec la suite, bonne lecture !

4.

La sonnerie du château retentit, annonçant la fin des cours. Ce fut avec un grand soulagement que les élèves présents dans les cachots rangèrent leurs affaires et quittèrent précipitamment la classe, voulant échapper à l'horrible homme qui leur servait de professeur.

« Vous m'avez fait demander professeur ? » demanda la jeune femme en remettant la bandoulière de son sac en place sur son épaule.

« En effet. » répondit le professeur, puis lorsque le dernier élève de septième année de Serdaigle sortit de la salle de classe il ajouta.

« Il se trouve que j'ai réussi à mettre en place ceci. » dit-il en montrant une fiole à son élève.

« Qu'est-ce professeur ? » demanda l'élève en attrapant le flacon du bout des doigts.

« Une potion de mon invention pour votre nouvelle situation. Ce breuvage vous permettra d'avoir un flux d'émotions stables et qui n'augmentent pas à tout moment. Aussi, il vous permettra de vous souvenir de vos actions pendant votre crise. Toutefois, bien entendu si quelque chose vous met hors de vous, cette potion n'aura plus les effets escomptés. Disons qu'elle ne remplit que la moitié du travail, la seconde partie est entre vos mains. » répondit-il comme à son habitude sans laisser paraître la moindre émotion. Toutefois, son regard laissait passer un soupçon de fierté.

« Et pour mes yeux ? Les lentilles moldues ne sont pas très agréables à porter et je n'ai pas envie que l'on me pose des questions sur la raison d'un tel changement... » dit-elle avec un sourire triste.

« Je ne peux malheureusement rien faire pour vos yeux pour le moment. Je continue de penser qu'avec une situation émotionnelle stable et avec des entraînements vous pourrez aussi maîtriser ces changements corporels. » puis il ajouta « Je vous procurerais cette potion régulièrement, vous devez la prendre quotidiennement et de préférence le soir, ainsi votre inconscient sera contrôlé et je n'aurais pas à me déplacer durant la nuit pour vous calmer. »

Comme si je n'avais que ça à faire d'aller babysitter une Gryffondor.

« Si j'avais pu demander de l'aide à quelqu'un d'autre, je ne vous aurais pas charger d'un tel fardeau » dit la jeune fille avec sarcasme, vexée que son professeur se sente forcé de l'aider.

Severus se redressa et la regarda d'un regard si noir que la jeune femme aurait pu avoir peur si elle n'était pas habituée à ce genre de comportement hostile. Il venait de comprendre que la remarque de son élève était la réponse à une de ses pensées.

« Arrêtez de lire mes pensées ! » dit-il d'une telle froideur que cela provoqua des frissons dans la colonne vertébrale de son élève.

« Je vous ai déjà dit que je ne contrôlais pas cette chose… Je ne lis pas vos pensées en âme et conscience, professeur. » s'excusa la jeune femme.

« Et j'apprécierais que vous vous absteniez de toutes remarques. » puis essayant de se calmer et de ne pas penser au fait qu'une de ses élèves avait accès à ses pensées alors que même les plus grands sorciers n'y avaient pas accès, il ajouta.

« Dès ce soir, les entraînements commenceront. Vous devez organiser votre emploi du temps en rajoutant ces heures d'entraînements qui auront lieu tous les soirs, après le dîner. Bien entendu, les couvre-feux ne s'appliqueront pas à vous. Mais ils s'appliqueront à vos autres camarades de Gryffondor, me suis-je bien fait comprendre ? » dit-il d'une voix presque menaçante.

La jeune fille leva les yeux au ciel, comme si Harry et Ron allait sortir du dortoir avec les temps qui courent puis elle répondit calmement.

« Oui monsieur. »

Il est hors de question que ces stupides gryffondors jouissent du laisser-passer de Miss Granger, une gryffondor est déjà de trop.

La jeune femme fronça les sourcils devant les remarques internes désobligeantes de son professeur. Pourquoi détestait-il à ce point les Gryffondors ? Comme il lui avait demandé précédemment, la jeune fille ne commenta pas ce qu'elle perçut et elle fit même mine de ne rien avoir entendu. Elle prit la potion qu'elle plaça dans son sac puis elle sortit de la salle de classe.

« A ce soir professeur… et merci. »

Le professeur hocha la tête et laissa la jeune femme partir. Le soir même après le dîner, Hermione se dirigea vers les cachots pour son entraînement avec le professeur Snape. Celui-ci l'attendait fermement mais dans une tenue des plus inhabituelle. En effet, Severus était vêtu d'une chemine noire avec les manches relevés ainsi qu'un pantalon noir. Sa tenue semblait pouvoir faciliter ses mouvements lors d'un éventuel combat. Sa cape était soigneusement pliée sur une des chaises. La salle de classe avait été aménagée de sorte que les tables avaient été mises de côté libérant ainsi l'espace central.

« Bonsoir, Miss Granger. »

« Bonsoir professeur. » répondit gentiment la jeune femme, appréhendant tout de même un peu le déroulement de la soirée.

« Bien, nous allons commencer. Avez-vous pris votre potion ? »

« Oui, lors du repas. »

La jeune femme avait pris discrètement sa potion qu'elle avait avalé d'une traite ne laissant pas le temps au goût amer de rester sur sa langue. A cet instant elle s'était sentie plus sereine, quand elle était allée aux toilettes juste après, elle avait pu enlever ses lentilles en toute confiance, ses yeux avaient repris leur couleur habituelle, à sa plus grande joie.

Le professeur hocha la tête et décida de commencer le plan qu'il avait soigneusement mis en place tout au long de la journée. Il s'approcha de son élève et commença durement.

« Vos parents sont morts. »

La jeune fille eut l'impression qu'on enfonçait un peu plus profondément le couteau qui était déjà présent dans sa cage thoracique. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux de façon presque automatique. Si elle s'attendant à ce que son professeur ne la ménage pas, elle ne s'attendait tout de même pas à ce qu'il lui parle de ces évènements, et surtout de façon aussi brutale.

« Pourquoi me dites-vous cela ? » demanda-t-elle difficilement, une boule étant coincée au fond de sa gorge.

« Vous étiez présente, mais vous ne les avez pas sauvés. » continua-t-il d'une voix toute aussi dure et dénuée d'émotions.

La jeune fille sentit quelque chose monter en elle, cette même chose incontrôlable. Le professeur fut satisfait de commencer à ressentir des sentiments lourds.

« Ils ont été assassiné, et vous vous avez survécu. » dit-il alors qu'il n'était qu'à quelques centimètres de son élève.

La jeune Gryffondor qui avait la tête baissée et qui laissait ses larmes couler le long de ses joues releva soudainement la tête vers son professeur. Ses yeux avaient de nouveau changé de couleurs, ce qui prouvait l'état émotionnel dans lequel elle se trouvait. Comme si elle poussait du vent, elle poussa son professeur, qui ne s'attendant pas à cela, se retrouva projeté contre le mur d'en face. La jeune fille pénétra son esprit sans plus de cérémonie et trouva instinctivement les souvenirs qui lui faisaient si mal. Elle les lui mit en boucle dans son esprit : il revoyait ainsi sa rencontre avec Lily Evans, puis l'insulte qui avait achevé leur amitié, puis son mariage avec James Potter, et enfin son corps sans vie. Après quelques minutes, qui parurent des siècles pour les deux personnages, la jeune rouge et or à bout de forces, s'effondra au sol telle une poupée de chiffon.

Le professeur Snape mit plusieurs minutes avant de se remettre de cette attaque. Sa jeune élève l'avait pris au dépourvu et il n'avait pas eu le réflexe de se défendre, d'abord à cause de la surprise mais aussi car il ne voulait pas la blesser. Il se fustigea pour sa stupidité de ne pas avoir mis en place avant même de la provoquer son bouclier mental. Son plan avait été de provoquer la jeune fille afin de voir l'efficacité de sa potion, mais il s'avérait qu'il y était allé trop fort, et il en avait payé les frais. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, mais revoir les souvenirs douloureux de la seule femme qu'il n'ait jamais aimé fit monter une rage féroce en lui. Lorsqu'il se redressa, il put constater que ses douleurs mentales avaient été abrégées car son élève était tombée inconsciente. Il s'approcha d'elle et constata qu'elle était seulement évanouie. Voir son élève dans une position si vulnérable, lui enleva tout envie de se venger de ses attaques mentales. Après tout, c'était de sa faute, il n'avait eu que la monnaie de sa pièce. Si Dumbledore savait ça, il était certain de passer un sal quart d'heure.

Voyant l'heure tardive, Severus prit précautionneusement Hermione entre ses bras, un bras sous les genoux et un autre sous la nuque et l'emmena dans ses quartiers qui se trouvaient non loin de la salle de classe. Il la posa sur son lit rouge et or, et s'assit sur un fauteuil qui se trouvait dans un coin de la chambre. Il lui fit ingurgiter une autre potion pour éviter une crise et s'installa confortablement dans le fauteuil. Il devait veiller à ce que son sommeil ne soit pas perturbé et à ce qu'elle ne fasse pas une autre crise. Mais au fond de lui, il savait que s'il était là, c'était parce qu'il se sentait coupable de l'avoir mis dans un tel état, juste pour confirmer une expérience.

Dans quel pétrin me suis-je encore mis, en m'engageant envers Miss Granger…

Si elle est aussi réceptive aux attaques verbales, comment réagira-t-elle lorsqu'elle découvrira que cette potion me permet aussi de sentir ses émotions et d'être « lié » à elle plus que nous le sommes déjà … ?

Qu'en pensez-vous ? J'ai hâte de lire vos avis qui me remplissent de joie !

A très vite !