Bonjour la compagnie !

Je poste à l'heure (pour une fois) la suite de cette fiction !

Merci encore pour les commentaires qui sont une vraie source de plaisirs!

J'ai adoré écrire ce chapitre, j'espère qu'il vous plaira aussi, n'hésitez pas à me le dire !

Je me suis inspirée d'une scène issue de Vampire Academy (que j'ai ADORE!)

Précédemment : Hermione découvre que les rêves qu'elle partage avec Severus sont une conséquence de la potion qu'il a lui-même trafiquée: il peut sentir ses émotions et savoir où elle est. Cela renforce le lien qui les unit déjà !

Je vous souhaite une bonne lecture !

8.

Les sorties à Pré-au-Lard avaient recommencé à être programmées les week-ends. Drago Malfoy profita de cette sortie pour rejoindre son père qui lui avait donné rendez-vous dans une auberge. Le jeune Serpentard ne savait pas vraiment la raison de cette convocation, il se doutait qu'il s'agissait d'une requête du Mage Noir. Ainsi, Drago rejoignit son père dans une pièce privé, dès qu'i franchit la porte de la pièce, son père insonorisa le lieu d'un sort.

« Bonjour père » salua Drago.

« Bonjour Drago, installe-toi. »

Le jeune Malfoy s'installa sur un fauteuil en face de celui de son père. Lucius Malfoy était habillé avec élégance et classe, au même titre que la richesse de sa famille au sang-pur.

« Bien, je devais te voir au plus vite pour solliciter ton aide. En effet, notre maître m'a donné une mission à laquelle je ne peux échouer. Tu sais très bien qu'étant donné ma position je ne peux le décevoir encore une fois… » commença le paternel blond.

Drago savait qu'une mission de la plus haute importance avait été attribuée à son père : tuer la sang-de-bourbe en début d'été pour affaiblir et blesser émotionnellement le survivant. Cependant son père avait failli, en ne vérifiant pas la supposée mort de Granger, et Voldemort n'avait pas été indulgent, loin de là : son père ainsi que sa mère, qui était pourtant innocente, et lui-même avaient reçu de nombreux doloris au point que Lucius Malfoy avait mis plusieurs jours à s'en remettre malgré les nombreux sorts de guérison que ses elfes lui avaient appliqués. Drago savait donc que c'était probablement une chance pour son père de se voir attribuer une nouvelle mission afin qu'il puisse se rattraper de sa dernière erreur.

« Notre maître, ainsi que nous autres mangemorts ne pouvons attaquer cette sang-de-bourbe ni aucun autre des amis proches de Potter. Le maître m'a chargé de trouver par n'importe quel moyen de faire sortir Granger de Poudlard. »

« Vous voulez dire qu'on doit la faire renvoyer de Poudlard ? »

« C'est cela, mais de façon définitive. Elle ne retournera pas chez ses parents durant les vacances étant donné qu'ils sont morts » répondit Lucius Malfoy en terminant sa phrase d'un petit rire moqueur, fier de lui, puis il reprit : « Je compte frapper fort, et faire d'une pierre deux coups : faire renvoyer Granger et Severus. »

« Pourquoi voulez-vous faire renvoyez Snape ? C'est notre espion auprès de l'Ordre. »

« Il s'avère, comme tu l'as mentionné auprès du maître, que les deux se trouvent maintenant liés en quelque sorte. Et connaissant Severus et ses goûts lamentables en matière de femmes surtout les sang-de-bourbe, il peut très bien en tomber amoureux. Et puis… cela sera ma vengeance personnelle pour son statut de bras droit auprès du Lord, mais je peux t'assurer qu'il ne le sera plus pour très longtemps. »

Drago n'aimait pas cette idée. Certes, Snape avait une position enviable -selon son père- mais il avait toujours été présent pour lui dû à son statut de parrain.

« Qu'ai-je à voir avec cela, père ? »

« Tu vas m'aider. J'ai en ma possession un bijou très ancien, imbibé d'une potion odorante très puissante. Si un désir existe entre deux personnes et qu'ils sentent cette odeur, l'attirance devient insoutenable et l'irréparable est commis. Il met quelques minutes à agir, mais son efficacité est redoutable. Dans ce cas, tu n'auras plus qu'à intervenir et rapporter des preuves au maître puis à Dumbledore et les faire expulser tous les deux. Ainsi, le Lord pourra s'occuper de Snape et Granger sera à notre merci. »

Le plan semblait d'une facilité enfantine, pourtant quelque chose murmurait à Drago que Dumbledore ne dénoncerait pas Snape et Granger mais au contraire les couvrirais.

Lucius Malfoy, confiant en son plan, tendit à Drago un écrin en velours dans lequel se trouvait le cadeau empoisonné. Le jeune homme rangea la petite boite dans sa cape.

« Ne me déçois pas Drago, ou tu sais ce qui nous arrivera à tous. »

Drago hocha de la tête, salua son père et sortie de l'auberge. Un lourd fardeau venait d'être posé sur ses épaules, et il ne savait pas s'il arriverait à tout supporter. La charge était bien trop lourde, mais il devait tout faire pour protéger sa famille, quitte à faire quelque chose qu'il pourrait regretter toute sa vie.

Hermione profita de son week-end de libre pour sortir boire une bière-au-beure avec Harry, Ron quant à lui était parti faire du Quidditch avec sa sœur.

« Alors comment s'est passé cet entretien avec Snape ? » demanda Harry après avoir bu la première gorgée de sa bière.

« Tu avais raison, c'est la potion. C'est à cause d'elle les rêves… Et il l'utilise aussi pour sentir mes émotions fortes et aussi savoir où je suis au cas où… »

Hermione passa sous silence le fait qu'il ait crée un lien en âme et conscience, en plus de celui qui semblait déjà exister, à leur insu.

« Je trouve qu'il s'investit beaucoup pour t'aider. » dit Harry à la fois surpris et intrigué par le comportement de leur professeur de potion.

Hermione médita quelques instants les paroles de son meilleur ami. Il est vrai que ce n'était pas dans les habitudes de Snape d'aider et surtout de s'impliquer autant, même si c'était une situation des plus exceptionnelle.

« Ce n'est que temporaire » dit Hermione « quand je me serais assez entraîné, et que je serais sûre de me contrôler, je n'aurais plus besoin ni de sa potion, ni de lui. »

En disant cela, la jeune fille s'assombrit. Même si cela ne faisait presque qu'un mois qu'elle et le professeur Snape se voyait régulièrement et qu'il l'aidait à aller mieux, elle sentait quelque chose s'installait entre eux. La rouge et or se rassurait en disant que ce n'était que dû à cette potion, mais elle savait au fond d'elle que la potion n'était que quelque chose d'ajoutée et qu'une réelle était bel et bien présent entre elle et Snape. Une chose que ni l'un ni l'autre ne maîtrisait et n'en était conscient.

Le lendemain, Hermione fêtait ses dix-huit ans. Elle passa sa journée en compagnie de Ron et Harry qui avait demandé de l'aide à Dobby pour faire un gâteau d'anniversaire pour leur amie. La jeune femme fut émue aux larmes de constater que ses meilleurs amis lui avait fait un gâteau surprise. Les trois élèves étaient confortablement installés dans la salle Sur-demande qui avait été décorée pour l'occasion : de nombreuses guirlandes et beaucoup de ballons gonflables étaient éparpillés dans la pièce. Après avoir mangé le gâteau, les garçons donnèrent leur cadeau à la jeune femme : il y avait un album photo sorcier répertoriant toute leur adolescence, avec des petites anecdotes, allant d'Hermione mettant feu à la cape de Snape puis répondant à son énigme complexe pour atteindre la pierre philosophale, à Hermione volant des ingrédients pour le polynectar de deuxième année. Sur toutes les photos, le trio était joyeux et semblait inséparable. Hermione les remercia profondément en laissant couler quelques larmes. La jeune femme serra fermement ses deux meilleurs amis dans ses bras et décida de s'en allant voyant le couvre-feu arriver. Hermione se dirigea vers ses appartements. En entrant, la première chose qu'elle vit fut un petit écrin foncé posé sur son lit.

« Joyeux anniversaire. »

Sans vraiment savoir pourquoi, la jeune fille sentit immédiatement qu'il s'agissait de son professeur de potions, elle en avait l'intime conviction. La jeune fille fut touchée de ce geste et ouvrit la petite boîte. Un magnifique collier assorti d'un médaillon d'une boule entourée d'un serpent était posé. La présence du serpent confirma l'hypothèse de la jeune fille : un serpent comme pour Serpentard, Severus Snape. Hermione mit le collier et une envie irrésistible d'aller remercier Snape la submergea. Tant pis pour le couvre-feu.

La Gryffondor prit la direction du bureau du directeur des Serpents, elle toqua fermement et Snape lui ouvrit la porte presqu'immédiatement. Si d'abord il fut surpris de voir son élève à sa porte, il ne résista pas à l'idée de la faire entrer. La jeune femme passa devant lui, et Severus se sentit bizarrement attiré en sentant l'odeur de camomille s'échapper des cheveux d'Hermione. Il n'y avait jamais fait attention, mais cette odeur était enivrante. Une tension était presque palpable, mais pas une tension comme lorsqu'ils s'énervent, une tension comme s'ils se désiraient tous deux. Son étudiante commença à parler non loin de lui.

« Je voulais vous remercier » commença-t-elle en touchant le médaillon.

Severus se sentit comme attirer par un aimant par ce pendentif, il le prit entre ses doigts fins. Hermione le sentait près de lui, jamais auparavant ils n'avaient été aussi proches. Les yeux de Severus ne quittaient pas le médaillon, il était comme intrigué, et un bref instant il sentit la peau fine de la gorge de la jeune fille contre ses doigts. Il releva son regard et croisa celui de son élève, ses yeux n'étaient pas aussi foncés qu'à l'habitude. Sa main remonta pour se poster sous le visage de la jeune fille. Ils pouvaient sentir le souffle l'un de l'autre sur leur visage. Par le contact physique il sentit les émotions de la jeune fille, qui semblait avoir envie tout autant que lui de rompre cette fichue distance. Il avança, la faisant reculer, jusqu'à ce qu'elle se retrouve contre le mur de la pièce. Quand son dos entra en contact avec la surface dure et froide de la pierre, Severus embrassa Hermione désespérément, comme s'il y avait quelque chose qui attisait son envie d'elle à son paroxysme. Pendant ces quelques instants, l'attente avait parue insoutenable. La jeune fille, d'abord surprise, mais satisfaite de la tournure des évènements, plaça ses mains dans les cheveux de Severus, permettant d'augmenter le contact physique. Le baiser était passionné, et leurs corps étaient collés. Severus tout en embrassant la jeune femme, avait commencé à déboutonner la chemise d'écolière de la Gryffondor et l'avait soulevée pour que ses jambes se croisent dans son dos et pour aussi être encore plus proche d'elle physiquement. Les yeux d'Hermione n'étaient plus du tout marrons mais étaient maintenant d'un bleu pastel, comme lors d'une crise, mais ce n'en était pas une. Hermione, qui n'avait jamais ressenti une telle sensation, s'entendit gémir, et Severus remarqua à cet instant la couleur de ses yeux, ce qui sembla augmenter son désir, puis il traça un chemin humide jusqu'à un pli du coup qu'il marqua passionnément.

Drago Malfoy avait vu Hermione Granger sortir de ses appartements pour se diriger vers les cachots, il s'apprêtait à la suivre pour mener à bien sa mission quand il fut intercepté par Potter.

« Qu'est-ce que tu fais là, Malfoy ? »

« Je pourrais te poser exactement la même question Potty. »

« Bien que cela ne te regarde pas, je ramenais la veste d'Hermione. Qu'est-ce que tu faisais devant ses quartiers ? Qu'est-ce que tu as fait encore ? »

« Rien qui ne puisse lui faire de mal », répondit avec un petit sourire en coin Drago.

Harry vit rouge et plaqua Drago contre le mur, sa baguette contre le menton pâle du Serpentard. Sa meilleure amie était l'une des seules personnes qui lui restait, il était absolument hors de question qu'un petit con arrogant et prétentieux lui fasse de mal. Sans hésiter, Harry pénétra son esprit -il fut d'ailleurs surpris de constater que le blond n'avait pas de barrière de défense- cherchant la connerie qu'il avait pu faire. Harry vit défiler la mission que lui avait confiée son père puis la torture que lui et ses parents avaient subie. Il vit la mère de Drago malade et implorant son fils de partir loin de cette guerre avant qu'il ne soit trop tard. Mais Drago était resté, jouant un parfait pion pour aider sa mère. Harry fut éjecté de l'esprit et se retrouva le cul à terre, Drago n'attendit pas et lui mis un poing dans le nez, ce qui provoqua un beau craquement et du sang commença aussitôt à couler. La seule chose que vit le blond dans les yeux de son ennemi juré fut de la pitié.

« Je t'interdis d'avoir pitié de moi Potter ! »

Puis il partit, oubliant d'aller espionner Snape et préférant boire un bon litre de Whisky Pur Feu pour oublier la merde dans laquelle il vivait. Il n'entendit même pas Harry criant son prénom pour la première fois.

Le regard de Severus croisa de nouveau le collier. Il murmura d'une voix rauque contre son coup :

« De quoi voulais-tu me remercier ? »

Le tutoiement fit révulser les yeux d'Hermione dont le cerveau semblait avoir pris la fuite sur une autre planète. Avec une voix toute autant marquée par le désir et elle répondit :

« Pour le collier »

Un brin de lucidité frappa l'esprit engourdi par le désir de Severus. Il se détacha brusquement de la jeune femme, arracha le collier ce qui provoqua un cri de la jeune fille qui manqua de tomber sous le brusque mouvement, et jeta un sort :

« Incendio ! »

Le collier prit feu et explosa. A ce moment-là, la raison revint aux deux personnages. Severus se pinça l'arête du nez. Et Hermione reboutonna sa chemise. Elle ne savait pas quoi faire ni quoi dire. Le professeur faisait les cent pas dans la salle, ne sachant pas quoi faire face à une situation à laquelle il n'avait jamais été confrontée.

« Bordel, où avez-vous trouvé ce putain de collier ? » demanda-t-il hors de lui.

« Sur mon lit… J'ai pensé que c'était vous … »

« Et pourquoi Diable aurais-je fait ça ? »

« C'était mon anniversaire et … »

« Et quoi ? vous pensiez que je vous aurais offert un présent. Je n'avais aucune raison de faire une telle chose ! Etes-vous à ce point stupide pour penser qu'un de vos professeurs, moi de surcroît, allait vous offrir un cadeau ? Gryffondor comme vous êtes, vous avez foncé droit au mur sur une minable hypothèse qui n'aurait jamais pu s'avérer vraie ! Pauvre idiote ! Vous n'êtes rien si ce n'est qu'une pauvre orpheline que je dois aider afin d'éviter que vous commettiez un massacre ! »

La jeune femme eut les larmes aux yeux devant la dureté de ses paroles :

« C'est ce que vous pensez de moi ? »

« C'est ce que vous êtes ! » beugla-t-il.

Hermione et Severus se fusillaient du regard. Puis Hermione décidant de ne pas montrer sa faiblesse devant lui refoula ses larmes et sortit précipitamment du bureau. La jeune femme courut jusqu'à ses appartements. Elle qui avait cru un bref instant qu'ils étaient comme liés, elle s'était bien trompée. Quelle conne.

Que pensez-vous de ce chapitre ? N'hésitez pas à me donner de la joie en postant un commentaire !