Bonjour tout le monde !

Je poste exceptionnellement un chapitre aujourd'hui en avance, car je ne pourrais pas le poster lundi! Ce chapitre est un peu plus long que les autres, j'espère qu'il vous plaira!

Merci à Fantomette34, Manon, Lolo66, Angel-ina66200 pour vos reviews, et merci aussi à tous les nouveaux qui suivent et lisent ma fiction !

Précédemment: Hermione et Harry se cachent leur petit secret. Hermione essaye d'éviter son entraînement avec Severus, et décide de s'entraîner seule, mais il lui propose un marché, si elle réussit son test, il la laisse, sinon elle devra continuer se s'entraîner avec lui. Elle échoue, et leur conversation dérive sur les évènements compromettants qui se sont passés entre eux...

Bonne lecture à vous!

10.

Le lendemain matin, Hermione arriva en retard au petit-déjeuner, elle s'installa discrètement en face d'Harry, en jetant un coup d'œil, elle put voir Snape la regarder d'un œil presque sévère.

« Je m'inquiétais Mione, tout va bien ? Encore un de ses drôles de rêves ? » demanda Harry en regardant la mine fatiguée de son amie.

« Non, je prends la potion un jour sur deux, et je ne l'ai pas prise hier soir, les effets semblent s'estomper momentanément. »

« Tu devrais pas faire ça Mione … Tu ne te maîtrises pas encore à cent pour cent. »

Elle aurait aimé lui dire que son professeur lui avait fait vivre un enfer en la faisant échouer à aider son meilleur ami en danger, mais elle se disait que cela ne valait pas le coup. Hermione, ne voulant pas recevoir un sermon, se contenta de dériver la conversation sur les cours de la journée. Ron lui tendit un morceau de brioche et lui demanda si elle pouvait pour un devoir d'Histoire de la magie.

Hermione profita de ses deux heures de trou du repas pour se renseigner sur ce fameux charme qui les avait ensorcelés, elle et Severus. A la bibliothèque, au rayon « charme et ensorcellement » la jeune femme trouva un livre sur les objets maléfiques. Le livre répertoriait tous les bijoux ensorcelés, ceux qui tuaient, qui blessaient, qui rendaient les gens confus, et les bijoux créant une attirance.

« Certains bijoux anciens baignent dans de puissants charmes afin de pouvoir mieux ensorceler la personne à distance, anéantissant le moindre soupçon.

Le charme de désir, plus généralement sous la forme de collier, consiste à révéler au grand jour, deux personnes se désirant mais ne se l'avouant pas. De fait, quand la jeune femme portant le collier se présente devant son partenaire, leur désir et à leur paroxysme et il est impossible de ne pas s'y soustraire. Toutefois, pour que ce charme fonctionne, les deux personnes doivent s'attirer mutuellement et se désirer, sans ça, rien ne marchera… »

Hermione referma brusquement le livre, s'attirant un regard courroucé de madame Pince. D'abord ce fichu lien, maintenant du désir et des sentiments ? C'était le monde à l'envers… C'était contre eux, c'était impossible. Et pourtant, c'était bel et bien là. Elle devait lui en parler, ils ne pouvaient pas continuer de jouer au jeu du chat et de la souris … C'était décidé, Hermione lui en parlerait à son entraînement le soir-même.

Le soir même, Hermione décidant de ne pas jouer à la tête de mule -qu'elle pouvait très bien être- se dirigea vers le bureau de son professeur.

Hermione entra dans le bureau de son professeur après avoir reçu son accord d'un signe de tête. En voyant le mur en face d'elle, des souvenirs -et pas des douloureux- revinrent dans sa mémoire, son suçon commençait à s'estomper mais elle continuer de garder son foulard par précaution. Elle regarda son professeur, attendant une consigne.

« Je n'ai pas été attiré dans l'un de vos rêves la nuit dernière. Vous avez encore pris une potion de sommeil-sans-rêve, vous savez que ce produit créer une addiction et peut avoir des effets néfastes sur votre santé », dit-il d'une voix dure.

« Je n'ai pas pris de potion, ni celle-ci, ni la vôtre. »

« Oh, je vois, et puis-je savoir la raison de cet acte stupide ?»

« Oh, mais c'est très simple, je n'avais pas envie de voir celui qui faisait de ma vie un enfer dans mon rêve après une journée fatigante. »

« De votre vie un enfer, hmm ? » commenta Severus

« Vous voyez très bien ce que je veux dire. » répondit Hermione, se retenant de lui dire un petit jouez pas au con, vous avez très bien compris, mais pour le bien de sa vie, il valait peut-être ne pas trop charger d'un coup.

Severus avait vite compris qu'elle n'avait pas apprécié le petit entraînement incluant Potter à moitié mort. Mais il savait aussi que la jeune fille ne pensait pas vraiment cela de lui, elle se contentait de le provoquer autant qu'elle le pouvait, et il s'en amusait. Alors, il changea de sujet.

« Savez-vous vous battre ? » demanda-t-il de but en blanc ce qui dérouta un peu la jeune femme.

« Je vous l'ai déjà montré, non ? »

« Je veux dire au corps à corps. »

« Nous sommes des sorciers, vous vous en souvenez ? » répondit-elle sarcastiquement en montrant sa baguette.

D'un coup de main, Severus lui tordit le poignet et jeta sa baguette au fond de la pièce. Le dos de la jeune femme était collé contre son torse, il lui chuchota à l'oreille.

« Et maintenant, que faites-vous, sorcière, hmm ? »

Hermione attaqua son esprit du mieux qu'elle le put, bien qu'il eût mis en place ses barrières, il eut un mouvement brusque, marquant sa peur, elle en profita pour lui donner un coup de coude dans les côtes. Il la rattrapa au dernier moment par le poignet, elle décida de se laisser tomber pour l'entraîner dans sa chute, et il tomba à quatre pattes sur elle, maintenant les poignets de part et d'autre de sa tête. Leur souffle s'entrechoquait. Ils restèrent quelques instants dans cette position, le regard d'Hermione alternant entre ses lèvres et ses yeux noirs comme les ténèbres. Une tension était de nouveau présente, et aucun des deux ne savait vraiment ce qu'il devait faire. Ce désir était bel et bien là, mais cette fois il n'y avait pas de collier sur quoi mettre la faute.

Voyant l'inévitable arriver, Severus se redressa. Il tendit la main à Hermione pour l'aider et décida de rompre le contact visuel. Hermione, décida de tester ses nouveaux pouvoirs afin de savoir si elle les maîtriser pendant qu'elle se relevait, profitant du contact physique. Le mur mental auquel elle avait déjà été confronté était beaucoup moins solide et elle vie défiler leur rêve, ainsi que la soirée où il avait été envouté … Le contact fut rompu par Severus qui tenait Hermione sous son joug, la baguette contre sa gorge.

« Dans quelle langue dois-je vous le dire pour que vous compreniez que je vous interdis de pénétrer mon esprit !? ET ne me dites pas cette fois que vous ne l'avez pas fait exprès parce que c'était parfaitement consciemment ! »

Hermione ne baissa pas les yeux et décida de continuer dans sa lancée, elle devait savoir. Baissant sa voix et sans le quitter des yeux :

« J'ai fait des recherches à la bibliothèque… »

« Ne changez pas de sujet, Granger ! » coupa Severus toujours autant énervé.

« Sur les bijoux ensorcelés … »

Cette précision calma Severus qui décida de laisser continuer son élève même s'il savait que cette conversation menait vers une pente glissante.

« Voyez-vous ça et qu'en avez-vous appris Miss Granger ? » dit-il avec sarcasme, mais sa voix laisser paraître l'incertitude face à laquelle il se trouvait.

« Le charme qui nous a ensorcelé, est un charme de désir, il sert à rendre compte de l'attirance et du désir que deux personnes se cachent… »

Severus regardait la cheminée, le regard dans le vide, elle n'allait pas tarder à l'achever, telle une flèche du Parthe.

« Le livre parle aussi de sentiments et de désirs, et le charme ne pourrait pas fonctionner s'ils n'étaient pas présents… »

« Et qu'en a déduit votre brillant cerveau ? » dit-il amère.

« Que vous cherchez à tout prix à cacher cela. Vous étiez au courant des causes qui provoquaient ce charme, c'est pour cela que vous cherchez à tout prix à me rejeter … »

Severus se tourna subitement, fusillant son élève du regard et s'approcha d'elle avec vitesse, mais la jeune fille ne bougea pas d'un pouce, elle savait qu'elle avait franchi les limites et qu'elle avait juste essayer de faire paraître ses hypothèses pour de la réalité.

« Donc vous supposez que j'ai des, comment dites-vous déjà ? des sentiments à votre égard, c'est cela ? »

Hermione affrontait son regard sans sourciller, elle savait qu'il faisait cela pour la faire plier mais elle ne baisserait pas les bras. Depuis l'accident de ses parents, sa « relation » avec Snape n'avait pas cessé d'augmenter et ils s'étaient rapprochés… Puis tout avait dérapé avec ce baiser … Même si la jeune fille savait que cela ne serait jamais arrivé sans le charme, mais maintenant elle savait aussi qu'il y avait une chose entre eux, autre que le lien, autre que la potion, quelque chose de fort. Mais ce crétin n'y mettait pas du sien…

Severus aimait tourmenter Hermione, surtout quand elle le mettait dans une situation inconfortable. Il se forçait à ne pas regarder cette bouche charnue qui risquait un jour de lui faire signer un contrat avec le diable.

« Je dis juste que rien ne serait arrivé s'il n'y avait pas d'attirance entre nous, et pas seulement d'un côté mais des deux… et arrêtez de vouloir le nier, ou le cacher, vous savez que j'ai raison mais ça vous tuerait de l'admettre. »

« Je comprends que votre vie n'est pas trépidante et que vous vous ennuyez profondément, mais de là à croire tout ce que vous lisez, et faire des hypothèses non recevables, je dois dire que je suis très surpris. » dit-il de sa voix nonchalante, voulant à tout prix rejeter cette élève qui risquait de lui faire perdre la tête.

Ils étaient encore très près l'un de l'autre, Severus la toisait et Hermione ne baissait pas les yeux. Elle savait qu'il ferait tout pour la contredire, pour la rabaisser, refusant d'avouer au fond de lui ce qu'il ressentait. Elle le tenta encore une fois, s'approchant un peu plus de lui, tout doucement. Severus comprit le comportement d'Hermione, et une toute petite voix au fond de lui, lui criait de croquer la pomme et de céder à la tentation qui se faisait de plus en plus forte. Pourtant dans un élan de lucidité, il s'écarta subitement, se retournant vers le feu, et prononça juste ces mots :

« Vous devriez retourner dans vos quartiers, l'entraînement est terminé. Cessez d'imaginer des choses qui ne sont réalisables que dans votre esprit. »

Hermione n'attendit pas plus et sortit du bureau, sachant pertinemment qu'elle avait touché un point sensible, et elle sentait en lui que tout n'était pas vrai, mais qu'il se mettait lui-même de puissantes barrières. La jeune Gryffondor se dirigea vers ses quartiers, faisant attention à ne pas se faire remarquer puisque le couvre-feu était passé, même si elle avait des circonstances atténuantes.

« Mais voyons voir qui nous avons là »

Hermione se retourna subitement, sortant sa baguette. C'était Crabbe et Goyle. Ils n'étaient pas avec Malefoy pour une fois.

« Le couvre-feu est passé, vous devriez être dans votre dortoir. » dit Hermione, essayant de cacher la peur qui montait doucement en elle.

« Toi aussi, tu devrais l'être, Sang-De-Bourbe, mais ce n'est pas la première fois que tu enfreins le couvre-feu n'est-ce pas ? Ça fait quelques temps que nous t'observons. » prononça Goyle.

Leur comportement ne présageait rien de bon, elle décida donc de les ignorer, leur tournant le dos pour rentrer se coucher.

« Ce n'est pas très poli d'ignorer une conversation, sale sang-de-bourbe ! » dit Crabbe en désarmant la jeune femme qui venait à peine de se retourner.

Hermione était désarmée et n'avait plus rien pour se protéger. Ils s'approchèrent d'elle, un sourire lubrique sur le visage. Ils arrachèrent le foulard et purent voir le magnifique suçon qui essayait de s'effacer.

« Quelle surprise, la sang-de-bourbe a trouvé quelqu'un qui voulait bien se salir avec elle, mais qui cela pourrait bien être ? »

Hermione était coincé contre un mur de pierre qui lui glaçait le dos. Elle donna un coup de poing dans la mâchoire de Goyle mais il lui rendit avec trois fois plus de forces, sa tête se cognant contre la pierre, l'assommant.

« On pourrait s'amuser avec elle un peu, tu crois pas Crabbe ? »

Le Serpentard hocha de la tête avec un sourire vicieux. Hermione voyait double, et entendait à moitié ce que disaient les garçons, elle savait juste que ça ne signifiait rien de bon. Elle essaya par tous les moyens d'utiliser sa magie, mais rien ne marchait. Pourquoi ce foutu lien avec Snape ne marchait jamais quand il le fallait ? Hermione voulut alors les attaquer, mais son regard était trouble.

« Regarde Crabbe, ses yeux sont bleus ! »

Goyle l'attrapa par la gorge et la releva, regardant attentivement ce changement de couleur soudain. Le Seigneur des ténèbres ne faisait que de parler de la mort de Granger, quel honneur ils auraient tous les deux s'ils la tuaient après s'être un peu amusés quand même.

Hermione essayait de griffer les mains qui lui bloquaient la gorge, mais rien ne marchait. Elle suffoquait, et savait que si cela continuait la mort l'attendrait les bras grands ouverts. La jeune fille tomba inconsciente au moment où une tête blonde arrivait.

« Putain mais qu'est-ce que vous branler, tous les deux ? » dit Malefoy froidement et méchamment.

Goyle lâcha aussitôt le corps inconscient d'Hermione et se tourna vers le prince des Serpentards.

« Tranquille Malefoy, on s'amusait un peu. »

Malefoy lança un coup d'œil, au corps inconscient derrière les deux Serpentards et observa l'érection de Crabbe, il eut une mine de dégoût.

« Rentrez dans vos dortoirs, je m'occupe de ça » dit-il en désignant Hermione de la tête.

« On pourrait s'amuser tous les trois… » proposa Crabbe avec un sourire pervers.

« Et s'attirer les soupçons de Dumbledore, mais quelle brillante idée pauvre con ! » dit Drago en fusillant Crabbe du regard, puis Goyle, « Cassez-vous maintenant ! »

Les garçons coururent dans leur dortoir, ne voulant pas s'attirer les foudres du Prince. Drago s'agenouilla près de Granger, put voir une respiration lente mais bien présente. Il envoya un patronus à son parrain, c'était le mieux à faire.

Severus se sentait étonnamment faible subitement, il avait peur. Mais cette peur ne venait pas de lui. Il supposa qu'elle devait venir de Granger et d'un de ses cauchemars, et pourtant cette pensée ne lui fit pas se sentir mieux. Il essaya de se concentrer sur son paquet de copie à corriger quand une forme bleutée se présenta devant lui, c'était un loup blanc et une voix familière, celle de son filleul commença à parler :

« Parrain, je viens de trouver Granger dans un sale état, elle est inconsciente, en plein milieu d'un couloir, près de ses appartements. Viens, je ne peux pas être vu en train de l'aider. »

Le sang de Severus ne fit qu'un tour. Hermione était blessée, inconsciente. Une colère sourde s'empara de lui, il sortir précipitamment de son bureau et localisa la jeune femme pour la retrouver et l'aider. Il aurait dû la raccompagner… Au détour d'un couloir, il vit Drago agenouillé devant un corps inerte.

« Que s'est-il passé ? »

« Je l'ai trouvé comme ça en faisant ma ronde » mentit Drago, pour garder son rôle et ne pas dénoncer ses deux camarades.

Severus lui lança un regard noir suspicieux, mais n'insista pas, ce n'était pas le moment.

« Je dois te laisser, il ne faudrait pas qu'on me voit aider une née-moldu » dit Drago en repartant vers ses quartiers, les mains dans les poches.

Le cœur de Severus manqua un battement à la vue du sang s'écoulant de la tempe de la jeune femme et des marques de mains autour de son coup. Il devait l'emmener auprès de Madame Pomfresh immédiatement. Il la prit délicatement dans ses bras, un bras sous son dos et un autre sous ses genoux, la tête de la jeune femme se cala contre son épaule, et il put entendre dans sa tête un faible :

« Severus… »

Un commentaire pour que je parte en vacances super heureuse ?