Bonjour !
Je suis de retour de mes vacances donc voilà la suite !
Merci à vos reviews qui sont de plus en plus nombreuses! Un merci en particulier à Fantomette34, justeMarianne, .5, Louisejolie, Lolo66, Manon ...
La relation entre Severus et Hermione est toujours compliquée...
Précédemment: Après une énième confrontation avec Severus, Hermione se fait agressée mais Drago la "sauve" avec l'aide de Severus ...
11.
Le cœur de Severus manqua un battement à la vue du sang s'écoulant de la tempe de la jeune femme et des marques de mains autour de son coup. Il devait l'emmener auprès de Madame Pomfresh immédiatement. Il la prit délicatement dans ses bras, un bras sous son dos et un autre sous ses genoux, la tête de la jeune femme se cala contre son épaule, et il put entendre dans sa tête un faible :
« Severus… »
Le professeur de potions décida d'abaisser ses barrières mentales, permettant à la jeune femme, si elle le pouvait, de communiquer avec lui.
Hermione, vous m'entendez ?
Mais la question resta sans réponse, ce qui inquiéta d'avantages Severus. La jeune femme qui arrivait d'habitude à quasiment pénétrer son esprit malgré les barrières mentales ne semblait plus être capable de lire ses pensées, même quand il le lui permettait volontairement. Arrivés devant l'infirmerie, Severus réveilla Pompom qui logeait dans une pièce adjacente à la salle de soin.
« Par la Barbe de Merlin Severus, que s'était-il passé ? Est-ce encore une crise ? » demanda Madame Pomfresh en réajustant sa blouse quand elle vit Hermione inconsciente.
« Non Pompom, c'est une agression. Elle est tombée inconsciente, je ne sais depuis combien de temps. » répondit Severus en omettant sciemment le rôle de son filleul.
« Très bien, posez-la sur ce lit. » indiqua Madame Pomfresh avant de disparaître dans sa réserve pour chercher certaines potions.
Severus déposa avec attention son précieux fardeau, qui ne semblait toujours pas reprendre conscience. Il replaça une mèche de cheveux ensanglantée derrière son oreille. Il constata à ce moment-là que la lèvre de la jeune femme était fendue en deux et qu'une croute s'était formée. Il s'écarta brusquement quand Madame Pomfresh avança vers le lit.
« Voyons voir… » commença l'infirmière « Un bleu est présent sur la mâchoire, démontrant un coup donné, ainsi qu'une plaie à la tempe, sûrement dut à l'impact contre le mur. Ainsi que des marques de doigts autour du coup, le manque d'oxygène lui a fait perdre conscience… Pauvre Hermione…»
Severus avait déjà pu constater les évènements passés, mais l'infirmière semblait penser à voix haute. Madame Pomfresh continua l'inspection du corps de la jeune femme pour connaître l'étendue des dégâts.
« Il y a un suçon… Qui a bien pu lui faire ça ? »
Severus garda son visage impassible bien qu'il savait que ce suçon était son œuvre, il devait à tout prix éviter des questions gênantes, non seulement pour elle mais aussi pour lui dans l'éventualité où quelqu'un découvrirait ce qui s'était passé.
« La vie de cette élève ne nous concerne en rien, Pompom, et vu la couleur il ne date pas de ce soir. » dit Severus sèchement, puis il continua « Y a-t-il eu d'autres agressions ? »
Pompom continua l'examen, cherchant d'éventuelles contusions, hématomes ou marques prouvant une potentielle agression d'ordre sexuel, mais il n'y avait rien.
« Il semblerait que Miss Granger, a eu de la chance, elle n'a pas été violé. »
« Vous appelez cela de la chance ! Quelqu'un l'a frappé et a essayé de l'étrangler, tout en ne sachant pas ce qui aurait pu se passer si je ne l'avais pas découverte inerte dans le couloir ! » hurla-t-il, hors de lui.
« Severus, je vais vous demander de vous calmer ou je me verrais dans l'obligation de vous faire sortir de cette infirmerie. Miss Granger a besoin de repos, et de soin. Je m'occuperais d'elle comme je l'ai toujours fait, vous pouvez en être certain. »
Severus lança un dernier regard à Hermione avant de sortir de la pièce. Il vit à travers la porte fenêtre, Madame Pomfresh nettoyer sa tempe et appliquer des baumes pour effacer les nombreuses contusions. Quand l'infirmière près d'une heure plus tard termina sa tâche et rentra se coucher, Severus en profita pour rentrer de nouveau dans l'infirmerie. Il fit apparaître une chaise et s'assit à côté de son lit. Elle paraissait si fragile à cet instant, loin de la jeune femme têtue comme une mule et obstinée qu'il avait pris l'habitude de côtoyer. Il lui prit doucement sa main et s'endormit sur sa chaise, exténué des évènements. Il avait pensé qu'il retrouverait Hermione dans un de ses rêves mais il comprit que Madame Pomfresh lui avait donné une potion de sommeil sans rêve pour l'empêcher de revivre les évènements de la soirée. En pleine nuit, il entendit de faibles bruits et il ouvrit les yeux aussitôt.
« Vous êtes réveillée… » dit Severus la voix encore ensommeillée.
« Vous aviez l'air perturbé dans votre sommeil » dit Hermione en se redressant en grimaçant à cause de la douleur provoquée par des courbatures.
« Ce n'est pas comme si je vous avais retrouvé inconsciente dans un couloir obscur. » dit-il avec ironie.
« Ouai... Tout ne s'est pas passé comme prévu… » dit la jeune femme en se massant la tempe qui était maintenant verte et en passant timidement sa langue sur sa lèvre inférieure qui lui faisait mal.
« Que s'est-il passé ? Qui vous a fait ça ? » demanda Severus à la fois inquiet et énervé se levant et examinant sa tempe.
Hermione se sentait tirée vers les pensées de son professeur qui la regardait droit dans les yeux, et elle se laissa guider, son esprit étant ouvert. Elle lut toute sa peur et son inquiétude quand il l'avait vu inconsciente dans ce couloir. Elle vit aussi le regret de ne pas l'avoir accompagné jusqu'à ses dortoirs, l'énervement de ne pas contrôler son attirance mal placée pour son élève… La jeune femme décida qu'elle en avait vu assez, et elle sortir elle-même de la tête de son professeur. Il ne semblait même pas énervé, comme s'il n'avait pas eu la force de la rejeter, comme s'il avait voulu qu'elle voit ça, son attitude pouvait se confondre avec de la lassitude.
Hermione comprit alors que son professeur ressentait bien quelque chose pour elle, même s'il ne s'agissait que d'une simple attirance.
« Vous m'avez menti » dit-elle en sentant qu'elle retombait dans un sommeil profond contre lequel elle ne pourrait pas lutter.
« C'est pour votre bien, vous devez rester loin de moi… »
Ce fut les dernières paroles qu'entendit Hermione avant de replonger dans un sommeil profond.
Drago Malefoy n'avait pas réellement pris la direction de ses quartiers après avoir vu son parrain, il s'était dirigé vers la tour d'Astronomie où il savait que Potter réfléchissait.
« Je devrais t'enlever au moins cinquante points pour dépassement du couvre-feu » dit Drago de sa voix nonchalante.
Harry se retourna subitement et voyant que ce n'était que Malefoy, il abaissa sa baguette. En ce moment, le Serpentard se montrait de moins en moins hostile, ce qui surprenait le Survivant, mais Harry restait cependant sur ses gardes. Un Serpentard n'était par définition pas fiable.
« Qu'est-ce que tu veux ? » demanda Harry, las.
« Je me disais que tu serais content d'apprendre que ta chère meilleure amie se trouve en ce moment même à l'infirmerie et dans un sal état en plus. » expliqua Drago en regardant ses ongles impeccablement propres.
Harry ressortit sa baguette et plaqua Drago contre un mur, sa baguette enfoncée dans sa gorge.
« Qu'est-ce que tu lui as fait ? » demanda Harry, les dents serrés, sentant sa colère monter en lui.
« Baisse ta baguette Potter, tu crois vraiment que je serais venu te l'annoncer si c'était moi qui l'y avait expédiée ? Je l'ai trouvé dans le couloir et j'ai averti Snape qui l'a emmené à l'infirmerie. » expliqua le jeune blond sans aucune agressivité, il paraissait même presque amusé.
Harry ne desserra pas les dents, mais il crut le blond, et il baissa sa baguette, sans toutefois la ranger. Il regarda une dernière fois l'héritier Malefoy et se dirigea vers l'infirmerie en faisant attention à ne pas se faire repérer par des professeurs. Il entendit les pas de Drago derrière lui, signifiant qu'il le suivait.
Quand Harry entra dans l'infirmerie il vit sa meilleure amie endormit, avec de nombreuses contusions. Elle semblait être dans un sommeil profond car elle n'entendit pas son prénom.
« Qui lui a fait ça ? » demanda Harry sans même regarder Drago qu'il savait juste derrière lui.
« Je ne peux pas te le dire, j'ai minimisé les dégâts et j'ai appelé Snape, c'est tout ce qu'i savoir. »
« Pourquoi t'as fait ça ? Tu détestes Hermione, et encore plus ceux qui ne sont pas de sang Pur. »
« Pas tes affaires. Contente-toi de dire merci et de profiter. » répondit Drago en sortant de l'infirmerie les mains dans les poches, juste avant de franchir les portes de la pièce, il entendit « Merci Drago. », mais le jeune Malefoy ne s'arrêta pas.
Hermione se trouvait dans le salon de sa maison. Elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir puis se fermer et quand elle tourna la tête, elle vit ses parents. La jeune femme savait que c'était un rêve, et que ses parents étaient malheureusement morts, mais pourtant elle courut dans leur bras.
« Maman ! Papa ! »
Hermione s'effondra en larmes dans les bras de ses parents qui la serraient fermement contre eux.
« Je suis tellement désolée… J'aurais du mieux vous protéger, j'aurais faire mieux… » commença à s'excuser la jeune femme.
« Mimine, tu n'as pas à t'en vouloir de quoique ce soit, tu as fait de ton mieux et nous sommes très fière de toi et de la femme que tu deviens. » répondit sa mère en caressant doucement la joue de sa fille unique.
« Ta mère à raison ma chérie, tu es une jeune femme exceptionnelle. » ajouta son père avec un regard empli de fierté.
Hermione renifla, puis questionna ses parents d'un air perplexe.
« Pourquoi je vous vois maintenant ? Où êtes-vous ? »
« Tu es très fatigué et ton corps ainsi que ton esprit ont besoin de sommeil. Nous sommes là, car nous l'aurions été si nous étions encore dans ton monde. » expliqua madame Granger en caressant les cheveux épais de sa tendre fille.
« Et puis nous voulions te parler de quelque chose, ou plutôt de quelqu'un. »
« Tu ne dois pas haïr ou en vouloir au professeur Snape. »
« Mais il n'a rien fait pour vous aider, et il est si détestable… » dit Hermione ne levant les yeux au ciel, ses parents ne pouvaient s'arrêter de faire des remarques sur le fait que même si le professeur Snape était stricte et sévère, c'était un très bon prof.
Hermione savait qu'elle n'en voulait pas vraiment à son professeur et que sa relation avec lui était de plus en plus bizarre et de plus en plus ambiguë.
« C'est lui qui a trouvé nos corps, qui nous a enterrés, et qui a réglé tous les problèmes en faisant comme si nous n'avions jamais existé dans le monde moldu. Il t'a évité de nombreux soucis, tu le sais ma chérie ? C'est une belle personne, tu dois lui laisser sa chance. » expliqua monsieur Granger en ne voulant pas donner d'avantages de détails, voulant préserver sa fille unique.
« Je ne savais pas… »
« Maintenant, vous êtes liés, tout sera différent. » dit Jane Granger mystérieusement.
« Qu'est-ce que vous voulez dire par « lié ? » »
« Ma chérie, ça sera à toi de le découvrir, nous devons te laisser, un ami essaye de te réveiller. »
« Maman ! NON ! S'il vous plaît restez, je ne veux pas vous perdre encore une fois. »
« Tu ne nous perdras jamais Mimine, nous sommes là, toujours avec toi, dans ton cœur. Nous t'aimons ma chérie. »
« Non s'il vous plaît ! »
Hermione se réveilla en sursaut, les larmes coulant sur ses joues pâles. Harry, qui était assis près d'elle, se rapprocha et la serra fort dans ses bras.
« Hermione, que s'est-il passé ? »
« Harry … » sanglota la jeune femme contre l'épaule de son ami.
« Qu'est-ce qui se passe ? C'est par rapport à ce qui t'ai arrivé ? » demanda le brun.
Hermione secoua la tête à la négative. Elle avait besoin de lui en parler, ou sinon elle allait clairement devenir folle.
« Tu as déjà rêvé de tes parents ? »
« J'étais petit quand ils sont décédés, donc pas trop, mais je les ai déjà vu, en quelque sorte. Ils étaient là pour m'aider dans des situations où j'étais complétement perdu, ou soit quand je risquais d'y rester … Pourquoi ? »
« J'ai vu les miens, ils me parlaient et c'était tellement réel… Dans mon rêve, je savais qu'ils étaient … morts… et eux aussi, mais pourtant c'est comme si ça avait été vrai … »
Harry ne sut quoi répondre face à la détresse de sa meilleure amie, alors il se contenta de caresser doucement sa main. Hermione leva ses yeux, maintenant bleus, remplis de larmes vers son meilleur ami.
« Tu peux rester dormir avec moi, s'il te plaît ? »
Hermione se décala vers un bord du lit, et Harry se coucha sur le côté contre la jeune femme. La Gryffondor nicha son cou sur le torse de son ami, et celui-ci appuya son menton sur le dessus de la tête de la blessée. Hermione avait besoin de cette étreinte, de ce réconfort qui lui permettait de ne pas sombrer, d'oublier que maintenant elle était seule, il ne lui restait plus qu'Harry. Il y avait Ron aussi bien entendu, mais le début d'année avait été compliqué, et puis il avait une famille lui… Hermione pleurait silencieusement, et à bout de force, comblée de caresses dans ses cheveux par Harry, la jeune femme s'endormit profondément.
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Un commentaire pour ensoleiller ma journée?
