Bonjour tout le monde ! Voici la suite de Deux Couleurs !
Merci à tous ceux qui prennent le temps de laisser un commentaire, vous êtes tous adorables, vous êtes ma source de motivation, alors n'hésitez-pas à me donner votre avis sur cette fiction !
Précédemment: Severus informe Dumbledore de l'agression d'Hermione, puis il surprend Harry et Hermione dormirent ensemble, à la fin de l'épisode, Hermione apprend qu'il est parti pour une durée indéterminée, la laissant seule ...
Bonne lecture !
13.
Hermione prit la potion et elle constata qu'elle avait un goût différent de celle qu'elle prenait précédemment. La jeune femme s'endormit, encore faible, quelques minutes plus tard. Ce n'est qu'à son réveil que la Gryffondor comprit en quoi cette potion était différente : elle ne provoquait plus de rêve mutuel. La raison apparue limpide aux yeux de la jeune femme : il ne voulait pas qu'elle puisse le contacter.
Hermione se réveilla le lendemain matin, maussade. Toutes ses blessures avaient quasiment disparu, il ne restait seulement que quelques ombres témoignant de sa mésaventure. Harry vint la chercher pour prendre le petit-déjeuner. Tous la regardaient avec un air d'interrogation du fait de son absence de la veille, mais la jeune femme fit mine de ne pas s'en rendre compte. Pendant leur restauration, les élèves furent interrompus par le professeur Dumbledore qui se levait de sa chaise et fit tinter un verre.
« Chers étudiants, je tiens à vous annoncer que le professeur Snape n'assurera pas ses cours pendant quelques temps. Ses cours ne seront donc pas pris en charge mais le professeur Snape vous a laissé des devoirs à préparer pour son retour. »
L'annonce du professeur Dumbledore provoqua une effervescence de joie dans la salle, surtout de la part des Gryffondors qui étaient ravis de ne plus avoir à subir l'horrible chauve-souris pendant quelques temps, même si au fond d'eux ils rechignaient à l'idée de ne pas avoir de répit en potions. Hermione était rassurée à l'idée qu'ils n'allaient pas prendre trop de retard dans leur programme, mais elle sentait un vide se creuser en elle à cause de l'absence de son professeur.
« J'ai cru ne jamais entendre ça de ma vie, comme quoi les miracles existent ! » cria Ron apparemment content de l'absence de son professeur.
« Même absent il continue de donner des devoirs… » rechigna Harry pour la forme.
Hermione touillait son café, absente de la conversation. Harry se pencha alors près d'elle :
« Tu savais qu'il s'absenterait ? » demanda-t-il
La jeune fille répondit non de la tête, incapable de formuler un mot. Elle ne savait même pas pourquoi il était parti, ni pour combien de temps.
Hermione assista à tous ses cours sans le moindre inconvénient puisqu'elle avait réussi à tous les rattraper. Les professeurs semblaient la regarder encore plus différemment qu'auparavant, et cela ne lui plaisait pas. Non seulement elle était considérée comme une bombe à retardement ambulante, mais en plus une victime. Si elle pouvait vivre avec la première, elle ne supportait pas d'être considérée comme une victime.
Au déjeuner, la jeune femme se trouvait en face de la table des Serpentards, elle pouvait voir Drago Malefoy plus ou moins à l'écart, ne prêtant pas attention aux pitreries de Crabbe et Goyle. Des bribes de souvenirs revinrent à sa mémoire. La tête blonde qui l'avait secouru, c'était Drago Malefoy. Hermione donna un coup de coude dans les cotes de son meilleur ami qui manqua de s'étouffer avec son verre d'eau.
« C'est Drago Malefoy qui m'a sauvé de Crabbe et Goyle ! » chuchota Hermione
« Attends, tu veux dire que ce sont ces deux brutes qui t'ont fait ça ?! »
Hermione se mordit la lèvre, consciente de la bourde qu'elle avait commise.
« Harry, ne t'en prends pas à eux, je t'en prie… »
Le survivant serra les poings et se promit qu'à la prochaine altercation, ils en prendraient pour leur grade. Il était tout simplement hors de question que leurs actes restent impunis. Comme réponse, il se contenta de prendre sa meilleure amie dans ses bras. Ce qui était le plus surprenant, c'était que Drago Malefoy s'était visiblement opposé aux actes de ses deux camarades. Alors que jusqu'à maintenant, c'était même lui qui menait les attaques. Les temps changeaient. Harry nota dans sa tête d'aller parler au prince des Serpents pour tirer tout cela au clair.
C'est pour ça qu'il est venu me prévenir, c'est lui qui l'a sauvée… pensa Harry.
Après le repas, Hermione se dirigea vers la tour d'Astronomie. Elle avait besoin de prendre l'air, d'être seule quelques instants. Il était parti, il l'avait laissé alors qu'il savait qu'elle avait besoin de son aide. Et puis ce qu'il lui avait murmuré… l'avait-elle rêvé ? La Rouge et Or regarda l'horizon obscur, comme si elle pouvait le retrouver, comme si elle pouvait savoir où il était.
« Bonsoir Hermione. »
La jeune femme se retourna en sursautant.
« Remus, que fais-tu ici ? » répondit Hermione, soulagée que cela ne soit que son lui.
« Je devais parler au professeur Dumbledore concernant quelques… formalités. Et Harry m'a dit que je pourrais te trouver sûrement ici. » répondit-il de façon assez énigmatique.
La jeune femme comprit qu'il s'agissait de la potion tue-loup que Snape lui fournissait et donc que son absence allait lui être problématique. Il n'avait pas l'air alarmée, elle en conclut que Snape avait dû anticiper la chose.
« Comment vas-tu Hermione ? » demanda le loup-garou changeant de sujet.
La jeune femme soupira, encore et toujours la même question.
« Aussi bien que possible. »
Remus Lupin s'installa près d'elle, s'appuyant sur la rembarde de la tour. Il la regardait comme s'il pouvait lire en elle, comme s'il voyait clairement qu'elle lui mentait.
« Je n'ai pas eu l'occasion de te le dire en face… je suis désolée pour tes parents et ce qu'il t'ait arrivé cet été… J'ai été envoyé en mission par l'Ordre et je n'ai pas pu venir te voir à ta sortie de l'hôpital… »
La jeune fille sourit légèrement de son attitude bienveillante.
« Merci… C'est juste que je n'ai plus l'impression d'être moi-même. Je suis considérée comme une bombe à retardement qui pourrait exploser à tout moment, et commettre un nombre incroyable de victimes. Je le vois dans le regard des autres. »
« Je ne te comprends que trop bien mais je t'assure que ce qu'ils pensent tous est entièrement faux. »
Hermione comprit qu'il faisait référence à sa condition de loup-garou et qu'il était souvent et encore perçu comme une menace, surtout après l'incident de leur troisième année.
« J'ai cru comprendre que le professeur Snape t'aidait à te maîtriser, c'est cela ? » demanda Remus l'air de rien, ne sachant pas que le sujet Snape était… délicat pour elle.
« Il semblerait qu'il soit le seul à supporter assez la douleur pour tout ce que je ne maîtrise pas… Je crois que Dumbledore l'envoie au casse-pipe avec moi. » finit Hermione avec un sourire.
« Severus a toujours eu les mauvais rôles. Il ne doit pas être très agréable au quotidien. »
« C'est un euphémisme je t'assure. » confirma la jeune femme en souriant.
Hermione se remémora toutes les fois où elle avait attaqué mentalement son professeur à cause de son comportement odieux, même si c'était totalement involontaire de sa part. Elle se souvint d'une fois où elle avait trouvé dans son esprit l'image d'une jeune femme rousse aux yeux verts, les mêmes que ceux d'Harry. C'était Lily Evans, ou plutôt Lily Potter.
« Tu connaissais la mère d'Harry, n'est-ce pas ? Vous étiez amis. »
« Oui, c'était ma seule amie. » confirma Remus, son regard reflétant la douleur de la perte de son amie.
« Elle connaissait le professeur Snape ? » demanda Hermione, voulant en savoir plus sur son professeur si renfermé.
« Lily était la première amie de Severus, avant même leur arrivée à Poudlard. Mais le choixpeau les a répartis dans deux maisons ennemies. Le temps et sa rencontre avec nous, les Maraudeurs a fait que sa relation avec Lily s'est détériorée. Puis un jour il l'a traité de Sang de Bourbe, cette insulte a signé la fin de leur amitié. »
Hermione médita et enregistra les informations que Remus lui avait dites. Ainsi, ils avaient été amis, mais ce qu'Hermione avait vu dans l'esprit de son professeur témoignait plus de l'amour que de l'amitié. Mais visiblement Remus n'était pas au courant, et il valait mieux qu'il en reste ainsi.
« Pourquoi toutes ces questions ? » demanda le loup, un petit sourire aux coins des lèvres.
« Je l'ai vu une fois dans l'esprit de Snape. » répondit Hermione vaguement.
« Comment ça dans son esprit ? » dit Remus en se redressant.
« Mes nouveaux pouvoirs me permettent de lire dans ses pensées, mais seulement les siennes. Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce qu'il était présent le jour de mon attaque… »
Remus ne répondit rien, installant un silence reposant entre eux. Cela faisait du bien à Hermione de savoir qu'il y avait quelqu'un d'autre comme elle, quelqu'un de différent qui pouvait la comprendre.
« Il se fait tard, le couvre-feu ne va pas tarder à être installer, je te raccompagne à ta chambre. »
Le chemin se fit en silence, Hermione se savait en sécurité auprès d'un professeur, et surtout d'un loup-garou. Il s'arrêta au niveau de son tableau.
« Merci, Remus. »
« Avec plaisir, bonne nuit Hermione. »
Hermione sourit une dernière fois à son professeur et disparut derrière son tableau. Un jour sans Snape. La Gryffondor se coucha dans son lit, impatiente de pouvoir commencer une nouvelle journée le lendemain. Demain est un nouveau jour, même si cela devait en être un sans lui, encore.
Deux semaines passèrent, toujours aucune nouvelle de Snape. La vie d'Hermione semblait avoir repris son cours normal, elle se levait, allait en cours, mangeait et se couchait. Mais elle continuait de sentir ce vide au fond d'elle. Quand allait-il revenir ? La jeune femme continuait de s'entraîner le soir dans sa chambre à utiliser sa magie mais sans l'aide de sa baguette. Harry s'entraînait quelque fois avec Hermione en secret, puis il restait dormir sur le canapé le soir pour ne pas risquer d'être pris bravant le couvre-feu instauré. Une nuit, Hermione cauchemarda. Elle rêvait encore une fois de l'attaque de ses parents, et Snape qui ne la sauvait pas mais qui la laissait à la merci de ses attaquants. Sa tête dodelinait de droite à gauche, son corps était trempé de sueur à cause de la peur. La jeune fille n'arrivait pas à se réveillait, elle hurlait. Les bruits réveillèrent le Survivant, couché sur le canapé et il se précipita dans la chambre de sa meilleure amie. Il trouva la jeune femme hurlant, entortillée dans ses draps, comme possédée. Une fenêtre avait éclatée à cause de la puissance magique dégagée par la Gryffondore. Il accourut auprès d'elle.
« Hermione ! Hermione ! Réveille-toi ! »
Harry essaya de lui toucher le visage, mais il se brûla aussitôt. Il en déduisit que le corps de la jeune femme n'avait plus sa température normale. Il la souleva, faisant fi des brûlures qui rongeaient sa peau et il humidifia à l'aide d'un linge mouillé le front de sa meilleure amie. Il caressait ses cheveux, murmurant des paroles réconfortantes pour que la jeune femme se calme. En même temps, il envoya son patronus prévenir les professeurs Dumbledore et McGonagall qui ne tardèrent pas à arriver.
« Par la barbe de Merlin Harry, que se passe-t-il ? » demanda le professeur de métamorphose, surprise de trouver son élève habillée et endormie dans une baignoire.
« Hermione fait un cauchemar et je n'arrive pas à la réveiller, j'ai peur qu'elle ne se fasse du mal ! Et je crois qu'elle a vraiment de la fièvre… »
Harry montra sa main brûlée au troisième degré.
« Cela recommence… » murmura Minerva, inquiète de constater qu'il manquait un elle-ne-savait-quoi à la jeune femme pour qu'elle puisse se sentir mieux. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas eu de crise de ce genre. Puis se tournant vers son supérieur, elle demanda :
« Albus, savons-nous quand Severus va-t-il revenir ? »
« Non, Minerva, il m'a affirmé qu'il en rentrerait pas tant qu'il n'aurait pas trouvé ce qu'il cherchait, il va falloir prendre notre mal en patience et s'occuper de Miss Granger… »
Harry était toujours près de sa meilleure amie qui semblait s'être calmée la jeune femme papillonna des yeux. Voyant Harry et les professeurs McGonagall et Dumbledore dans sa chambre, la jeune femme comprit qu'elle avait recommencé.
« Je suis désolée … » murmura Hermione, sincèrement.
Sa température corporelle étant revenue à la normale, Hermione commença à se redresser en constatant les bris de verre sur le sol. Le professeur MacGonagall répara la vitre et lui promit de lui apporter une potion de sommeil-sans-rêve au moins pour cette nuit. Dumbledore ne dit rien quant à la présence d'Harry à cette heure avancée de la nuit dans la chambre de la jeune femme, constatant que le canapé était en position de lit. Ils saluèrent tous deux leurs élèves, fermant les yeux sur la présence d'Harry. Albus et Minerva étaient tous deux inquiets de l'état de la jeune fille, mais rassurés de savoir qu'Harry serait présent si quelque chose arrivait de. Au moins, elle n'avait blessé personne.
Hermione se sentait gênée qu'Harry ait assisté au spectacle… Elle vit sa main blessée, elle voulut la guérir, mais quand elle saisit la main de son ami, rien ne se produisit…
« Je suis désolée, ça avait fonctionné avec Snape… » commenta Hermione, surprise.
« Ne t'en fais pas, j'irai voir madame Pomfresh demain matin, elle me donnera ce qu'il faut. »
Harry attendit que la jeune femme se rendorme avant d'aller lui-même se coucher dans le canapé, à l'affut de toutes faiblesses de son amie, puis le sommeil le gagna lui aussi.
Après cet évènement, Hermione avait peur de blesser Harry de nouveau et n'avait plus accepté qu'il dorme de nouveau dans ses appartements.
Quelques jours après cette nuit-là, Hermione rejoignit Harry qui sortait des vestiaires de Quidditch. La Gryffondor n'avait plus peur de se promener seule, comme si les Serpentards avaient décidé d'arrêter leurs attaques en l'absence de leur directeur de maison. Les deux Gryffondors se dirigèrent vers la salle commune de Gryffondor, le professeur Dumbledore se dirigeait vers eux.
« T'as fait une connerie récemment, Harry ? » demanda Hermione surprise que le professeur Dumbledore veuille visiblement leur parler.
« Pas à ce que je sache. » répondit le concerné en voyant le directeur se rapprochait de plus en plus vers eux.
« Harry, Hermione, je vous cherchais justement. »
« A quel propos, professeur ? » demanda Hermione poliment, toujours inquiète d'avoir potentiellement fait une bêtise.
« L'Ordre va se réunir ce soir, je tenais à ce que vous soyez tous deux présents. Soyez après le dîner à mon bureau, nous passerons sûrement le week-end au Square Grimmaud. »
Harry hocha la tête fermement puis se tourna vers Hermione qui lui exprima son consentement par un simple regard.
« Vous pouvez compter sur nous deux professeurs, nous serons là. »
« Je suis ravie d'entendre cela, à ce soir jeune gens. »
Puis le professeur Dumbledore continua sa route, sûrement pour se rendre dans son bureau. Hermione et Harry se demandaient pourquoi l'Ordre se réunissait, c'était sûrement pour cela que Ron avait rejoint sa famille juste après son entraînement de Quidditch. Ils allèrent dîner tous les deux à la fois inquiets et excités d'être convoqués à une réunion.
Après le dîner, Hermione et Harry se rendirent dans le bureau du directeur qui les attendait. Ils transplanèrent presque aussitôt, et les deux Gryffondors manquèrent de peu de vomir leur repas. La maison des Blacks était déjà remplie des membres de l'Ordre. Tous s'assirent autour de la grande table en bois, Dumbledore en bout de table. Lupin, les Weasley, certains professeurs, Maugrey Fol-oeil, tous étaient présents. L'ordre du jour portait sur le calme des Mangemorts qui n'avaient plus attaqué depuis quelques temps ce qui inquiétait tous les membres de l'Ordre. C'était le calme avant la tempête. Au milieu de la séance, la porte d'entrée s'ouvrit bruyamment, laissant place à un homme tout vêtu de noir, personne ne semblait vraiment surpris de cette interruption. Hermione sentit une partie d'elle-même revenir, et elle inspira profondément.
En face d'elle se tenait Severus Snape, vêtu de noir, nullement impressionné par tous ces regards le dévisageant. Il était de retour.
Alors ? .s ? Severus est de retour ! Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
