Salut ! Je m'étonne de ma capacité à rouler si quotidiennement ma tête sur le clavier pour écrire ces chapitres. Tant mieux :)


LA RITOURNELLE DU DRAGON 03

La maison devait être très belle du temps de son faste. Maintenant il était impossible de deviner l'histoire que racontaient les bas-reliefs sculptés sur tout le bas de la façade. Tout avait été détruit, lacéré par les haches, les épées, à coup de pierres. Ça et là, demeuraient les silhouettes de personnages, mais c'était bien peu de choses.
« Vous ne vous en lassez pas. »
Drago penché sur le mur, dessinait du doigt ce qu'il était sûr, être le vestige d'un corps de dragon. Lucius appuyé contre l'entrée de la maison, l'observait faire.
« C'est que je ne cesse de me dire que ça devait être beau. Vraiment beau.
- Ça l'était. Moi-même je n'ai pas connu l'entièreté de la majesté de notre demeure, mais lorsque j'étais jeune, ils n'avaient pas complémentent brisés nos murs.
- Qui ?
- Vous le savez... Les gredins, les haineux, les amoureux du passé. Donnez-leur le nom que vous voulez. »
Lucius descendit les marches et le rejoignit.
« Quand nous n'avions pas encore cette chape de misère sur nous. Quelle histoire nous avions, hein. »
Drago lui sourit, son père semblait très fier de son nom, de son passé malgré tout. Et bien qu'il ne sache encore rien de tout ça, il savait, Drago à quel point un Malefoy ça aimait les récits de la gloire familiale.
« Les Malefoy, dit-il. Une famille puissante. Nos armes Drago… Notre savoir faire. Ces épées que nous faisions. Lames superposées comme des écailles de dragon, toute notre renommée, n'est-ce pas ?
- Oui, oui. »
Il acquiesça, tout en découvrant sur l'instant ce qui faisait le suc des Malefoy d'ici. Ils fabriquaient des armes. D'une finesse extrême lui raconta (devait lui répéter pour la énième fois sans doute) son père. Il fallait le talent des hommes et des femmes de la famille, une magie également, délicate et puissante. Leurs épées étaient aussi belles que meurtrières. Elles s'implantaient dans la chair avec malice, détruisaient les organes. Lorsqu'on retirait la lame, d'un coup vif, toujours, la blessure faite s'accentuait, prise dans les écailles déployées. On disait des armes Malefoy, qu'elles s'abreuvaient à la source des âmes.
Ignoble, pensa Drago, mais efficace. L'entreprise familiale proposait ainsi de quoi mener de belles guerres.
« Et bien sûr, déjà à l'époque, quels gens intelligents nous étions. Les chairs qui s'accrochaient entre les écailles cela, à terme, imaginez mon fils… Le métal rouillait, le tranchant des écailles diminuait. Plutôt que de se tourner vers d'autres, les pays à qui nous vendions nos armes, revenaient à nous. La qualité, l'esthétisme, tout ça… »
Lucius fit un geste de la main, qui fit rire Drago. Ils avaient fait leur fortune sur une ruse d'artisan, c'était… C'était très Malefoy.
« Dommage que tout cela ait disparu maintenant. Hum… »
Lucius se pencha et toucha à son tour les bas-reliefs.
« Qui nous reprochera d'avoir eu des hommes dans notre famille, si exceptionnels, qu'ils allèrent si haut, qu'ils chutèrent…
- Si bas, termina Drago. Vous parlez de cet aïeul… »
Drago tenta la feinte. Sans savoir précisément de qui parlait son père, il avança sur le terrain des anciens. Ça marcha :
« Du Dragon, oui. »
Lucius secoua vivement la tête et se redressa.
« De toute manière, nous ne sommes pas qu'un passé. Mais un présent. Alors justement. Je venais vous voir, fils, pour vous dire que vous pouviez aller de nouveau vaquer à vos frasques avec Blaise.
- Ah oui ? s'étonna Drago.
- Oui, oui et dans quelques jours… Eh bien, dans quelques jours, vous irez chez le Sir. Vous avez reçu l'invitation. Alors, profitez. »
Évidemment, se dit Drago. On obtenait jamais rien gratuitement. Mais, aller chez le Sir ne lui faisait pas grand-chose. Même s'il était toujours persuadé que ce dernier était incarné par le grand Potter, il se disait qu'au pire, il aurait un rictus à voir le pouilleux en roi, au mieux il pourrait éclater de rire devant lui. Comme si Potter pouvait tenir un pareil rôle sans avoir l'air ridicule !
« Et le bracelet père ? Retirez-le, vous avez vu l'état de mon poignet.
- Vous le gardez Drago. Avec bien de la chance, le sortilège vous abandonnera.
- Quel…. Sortilège, s'hasarda Drago.
- Votre mère n'exagérait rien de votre étrange attitude. Que se passe-t-il fils ? On dirait que vous n'avez aucun souvenir de notre histoire. Vous posez et vous étonnez de choses répétées depuis l'enfance. Qu'avez-vous donc Drago ? »
L'air inquiet de Lucius était accompagné d'une certaine méfiance. Drago secoua alors vivement la tête et se frotta le poignet.
« Je… Je veux juste entendre clairement les choses, pour une fois. Car même si tout cela, je le sais… Je voudrais l'entendre sans détour. Je suis à un âge, je m'en rends compte, où il est facile de mésinterpréter ce que j'entends.
- Vous êtes bizarre Drago. Tâcher de vous reprendre d'ici votre rencontre avec le Sir.
- Oui, oui… Et ce sortilège dont vous parliez, alors... »
Lucius haussa les épaules « une façon de parler » dit-il, avant de rentrer à la maison. Drago en roula des yeux. Encore une fois, il lui balançait la moitié des informations à la tête avec cet air de comédien dramatique. Quel… Quel emmerdeur, se permit-il de penser. Et puis ce Lucius là, n'était pas son Lucius. Il n'insultait pas vraiment son père.
« Bon, je vais au moins pouvoir changer d'air. »
Il rentra à son tour, pour se préparer.

Avant de se rendre chez Blaise, persuadé quoiqu'il arrive d'atteindre sa destination, Drago profita de sa liberté retrouvée pour flâner un peu dans la ville. Il observa mieux que le premier jour la populace. C'est drôle, il ne connaissait pas ces gens et en même temps, il se sentait à l'aise parmi eux. Ces visages avaient un quelque chose de familier. Il pensa, que si c'était pareil que pour ses camarades de Poudlard, alors les gens d'ici devaient être les mêmes badauds que ceux de son monde.

Il s'attarda devant les boutiques, observa la coupe des habits, le style des meubles. Il remarqua plusieurs vitrines pour des potions, n'osa s'aventurer dans l'une d'elle, de peur qu'on démasque son ignorance aux sujets des poudres.
Par instant, il sentait sur son dos les regards peu avenants que certaines personnes lui lançaient. Il comprit, que chez les riches, les Malefoy n'étaient pas bien vus. Cela lui fit un pincement au cœur, tandis qu'il descendait un escalier pour rejoindre les quartiers plus modestes. Il y déambula un moment, observa les étables d'une épicerie, la devanture d'un boucher, tourna à droite, à gauche, se laissa aller à ses pas, jusqu'à s'arrêter devant l'entrée d'un café souterrain au doux nom de… Le Souterrain. Pourquoi pas. L'évidence ne faisait pas de mal.
« Blaise est là-dedans... Hm... je voudrais savoir d'où me viens cette assurance, ajouta-t-il plus bas. »
Poussé par l'évidence des gestes à avoir, des portes à emprunter, il descendit et poussa la porte dont le carillon ne résonnait plus, depuis très longtemps.

Le café n'était pas très spacieux. Les gens s'y empilaient, comme leurs conversations. Les voix fortes des uns et des autres, l'odeur du tabac qu'on n'interdirait jamais dans le coin. Drago fit son chemin entre les tables, dépassa le comptoir, salua d'un signe de tête le barman occupé à lustrer ses verres.
Je suis un habitué du lieu, se dit-il.
Il poussa une porte au fond, qui donnait sur un couloir où plusieurs portes se succédaient. Il se stoppa devant la dite numéro 12 et la poussa. Un peu de vapeur de tabac s'échappa d'une petite salle où, Blaise accoudé à une table, fumait comme un pompier, tout en discutant avec Pansy et plus stupéfiant, Hermione Granger. Oh, le sinistre tableau !
« Drago Malefoy ! Ton père te laisse enfin sortir de ta tour d'argent ! Cela se fête. Pansy, Pansy va lui commander à boire ! l'accueillit Blaise en tendant une main vers lui.
- Drago, bon retour parmi les vivants, rit Pansy en se levant. »
Elle lui embrassa la joue et quitta la salle, pour lui chercher à boire. Drago ne savait quelle attitude adopter, encore moins devant Granger qui lui adressa un sourire beaucoup trop doux.
« Cela fait du bien de te revoir Drago. On s'inquiétait.
- Si tu savais mon gars, comme Hermione nous a ennuyé ces derniers jours. Drago et les roses, Drago à la soirée du Sir. Un moulin à paroles à l'image de Pansy pour une fois. Tu fréquentes trop Pansy, voilà Hermione, voilà.
- Tu parles en tout sens Blaise, tu as trop bu, fit Hermione en haussant les épaules. Mais je n'aurais pas honte : effectivement, je m'inquiétais Drago. Blaise a dit que la dernière fois qu'il t'a vu, tu étais bizarre. J'ai pensé que les roses t'avaient empoisonné pour de bon. »
Drago se laissa tomber sur la banquette aux côtés de Blaise, tout en ne disant rien. Il était perturbé par la présence amicale de Granger et à cause d'elle, ne comprenait pas quelle sorte d'amitié justement les liait les uns aux autres. Car Granger n'était pas aussi noble que Blaise ou lui (sans compter Pansy qui à Poudlard ou ailleurs était quoiqu'il arrive à la mode). Granger portait des habits simples, ses cheveux n'étaient pas savamment coiffés. Il ne voyait même pas le fantôme d'un chapeau qu'elle aurait pu porter sur la tête. Elle est d'une situation modeste et se comporte en vieux potes avec Blaise, Pansy et moi.
« Tu vois, fit Blaise en se penchant à travers la table (il était un peu pataud, cet idiot avait trop bu en effet). Il est bizarre, comme je te le disais. Il parle pas et nous fixe comme… comme s'il ne nous reconnaissait pas !
- Oh Blaise, tiens toi correctement, fit Hermione un brin dégoûté par ses relents d'alcool. Cela dit, pour rebondir : Blaise dit vrai, tu n'as pas l'air bien. Tu es malade Drago ?
- Elle rêve de t'entendre dire que tu es malade des roses, souffla Blaise. Le grand Drago Malefoy qui enfin, rejoint le monde des humains ! Qui enfin succombe au poison des roses !
- Blaise ! Tu ne devrais pas parler de ça à la légère ! »
Pansy revint dans la salle et posa ce qui ressemblait à du vin, devant Drago. Elle s'assit près d'Hermione, lui murmura quelques paroles auxquelles, les deux rirent. Les échanges chaleureux des deux filles lui semblèrent si improbable ! Et Drago ne comprenait rien au tourbillon de ces conversations. Saisissant son verre, il se contenta d'écouter, faute de mieux... Tout en sachant que ce n'était pas forcément sa manière d'être en temps général. Bah, ils s'en contenteront pour aujourd'hui.
« Il n'y a rien de léger dans ce que je dis, Hermione. Hé Pansy, tu es d'accord toi-même. Il y a combien de gens qui ne soient pas morts à terme... À trop traîner dans les roses, à part notre Malefoy ? Hein, combien.
- Personne oui, personne. »
Pansy ne l'écoutait qu'à demi. Drago fronça les sourcils. Les roses étaient biens des choses meurtrières, auxquelles seul lui, ici, résistait plutôt bien. Une drogue puissante, assez addictive pour pousser les gens à mourir par elle. Mais comment ?
« Vous avez déjà essayé ? »
Sa question provoqua un silence, durant lequel ils s'échangèrent un long regard.
« Il faudrait être suicidaire, lâcha finalement Pansy.
- Tais-toi Pansy, fit Blaise en désignant légèrement Drago de la tête.
- On dit pas ça pour toi Drago, je t'assure, se reprit Pansy, en souriant, bien embêtée. »
Super, ils me prennent vraiment pour un suicidaire ici, comprit Drago. Il se passa les deux mains dans les cheveux. Drogué aux fleurs, suicidaire, fils de lignée maudite. Il se trimbalait des choses peu reluisantes, pire que d'être pointé du doigt comme mangemort. Qu'on ne s'étonne pas, encore une fois, que le Drago d'ici souhaitait fuir.

Après ça, Blaise lui demanda quelle punition lui avait donné son père. Drago resta évasif, n'évoquant pas l'épisode du bracelet - bracelet qu'il avait bien caché sous la manche de sa chemise.
On parla ensuite de la soirée du Sir. C'est Blaise qui lança le sujet :
« J'ai été invité il y a quelques jours et vous ?
- Pareil, dit Pansy haussant les épaules, habituée des mondanités.
- Je l'ai également reçu, dit Hermione, en regardant sa coupe.
- Notre Siiiiir, dit longuement Blaise, ne te fait plus la tête ! A la bonne heure, levons nos verres ! (il fut le seul à le lever).
- Roh… Tu devrais diminuer l'alcool hein. Et puis… Moi je ne suis pas étonnée. Il ne peut pas forcer mes choix, il le sait, il doit composerù avec, c'est tout. »
Elle fixa longuement Drago en se mordant la lèvre.
« Quels choix ? demanda donc bêtement Drago. »
Blaise éclata de rire tandis qu'Hermione et Pansy le regardaient avec un air perplexe.
« Là… Là c'est inédit ! Hé Drago soit tu te fou de nous, soit t'as vraiment perdu la mémoire !
- Il faut croire que je l'ai perdu alors… La mémoire, murmura-t-il, les joues rouges de honte, de ne pas comprendre.
- Drago… Tu ne te joues vraiment pas de nous là ?
- J'aimerais ! Dites-moi ce que je ne saisis pas, plutôt que de tourner autour du pot. Vous me rendez chèvre ! »
Lui aussi avait un peu bu, ce qui le rendait plus loquace, plus osé à râler à voix haute, à avouer son incompréhension de ce monde inconnu. Doublé qu'il se sentait suffisamment bien entouré, c'est-à-dire avec des gens de confiance, pour parler librement.
Ce sont les roses, sembla dire le regard d'Hermione. Elle se redressa, bien droite sur sa chaise et tritura son verre. Drago au fond de lui, trouva que les effets secondaires des roses seraient une bonne excuse avec Hermione au moins, pour en apprendre plus sur ce qu'il souhaitait.
« Eh bien Drago, si tu es… vraiment amnésique pour ce soir, on va t'expliquer. Harry n'a pas aimé l'article que j'ai publié dans le journal paternel. Celui où je te soutiens publiquement, toi un Malefoy, face à la cruauté de notre cité. Nous sommes beaucoup, malgré ce que tu veux absolument te persuader, à penser que tes parents, comme toi, comme les prochains de ton nom, n'avez pas à porter les erreurs du passé.
- Oui, oui, je suis d'accord moi aussi, dit Pansy en souriant. Même si on dit que tu lui ressembles, tu n'es pas le Dragon. Tu es toi.
- Et puis… Franchement, c'est un peu gros de penser que tu veuilles faire un coup d'état afin de tuer le Sir, ajouta Blaise. Les gens aiment monter des feux de paille pour tout, pour rien.
- C'est ce que le Dragon a fait ?
- Tu débarques d'où Drago ? rigola Blaise. C'est toute l'histoire de la chute de ta famille. C'est pas nous qui allons te l'apprendre, si ? »
Drago se frotta le front, ne les regardant plus. Il se sentait nauséeux, de nouveau. Son poignet lui brûlait.
« Drago, tu ne mens vraiment pas alors… Quand tu dis avoir perdu la mémoire. »
Hermione se leva et vint s'asseoir sur un coin de banquette, près de lui. Blaise trop saoul ne semblait en rien percuter le mal de son ami, ni son trouble, tandis que Pansy mal à l'aise devant un Drago désarmé, par cette conversation qui manquait de punch aussi et de mondanité, était partie commander à boire encore et bavarder dans d'autres salles, sans doute.
« Ta famille, les Malefoy, ont par le passé tenté de tuer le Sir. Enfin, plutôt que les Malefoy c'est celui qu'on a surnommé le Dragon ; Il a retourné son arme contre sa propre faction, contre son meilleur ami. Il a voulu doublé celui qui devint le premier Sir de la cité portant son nom : Haust,.. Il s'appelait Haust, expliqua Hermione.
- Et cette ritournelle, cette chanson qui revient ?
- C'est un problème, en effet, dit-elle pensive. Je cherche moi aussi celui qui l'a relancé. Elle dit comment le Dragon fou de son échec a tenté de s'enfuir et comme le Sir, fou de rage lui, l'a traqué pour le tuer… C'est une version que je te donne. Il en existe plusieurs. Pour tout t'avouer, j'essaie de recouper toutes les versions pour en obtenir une, qui me semblerait être la plus plausible. Mais il y en a beaucoup... Certains parlent d'une lutte entre Haust et Dragon pour devenir le Sir… D'autres d'une rivalité amoureuse. D'autres d'une relation d'amour-haine entre eux qui a fini en tragédie. Quoiqu'il arrive, ils concluent au moins tous à ceci : la trahison des Malefoy a manqué de saccager toute une région. Mais ce sont là de vieilles histoires Drago. De si vieilles histoires… On ne les devine presque plus dans la ville. A part vers le côté Ouest, où tu vis. Des fontaines du Dragon, des épitaphes, des sculptures détruites, ta maison… Les tiens sont parvenus à garder la tête hors de l'eau par je ne sais quel miracle. Beaucoup seraient morts depuis très longtemps à votre place… Je vous trouve courageux. »
Hermione et Drago fixèrent tous les deux le verre de ce dernier.
« Alors, dit-elle tout doucement, les roses Drago, il faut que tu arrêtes… Si tu oublies les grandes lignes de ta propre histoire, c'est qu'elles t'ont déjà un peu tué. C'est dommage. »
Elle lui embrassa la joue et se leva, leur disant qu'à présent, elle devait aller au journal et que Blaise de toute manière n'était pas dans son meilleur état pour avoir envie de s'attarder près de lui.
« Mais avant que je parte Drago, tu ne nous as pas dit, toi l'invitation…
- Je l'ai reçu, aussi.
- Ah, c'est bien alors. Harry fait des efforts. »
Drago, s'il la trouva plutôt charmante dans un sens, trouva tout de même exécrable en elle, cette tendance toute Gryfondor à prendre la défense de ceux qu'elle considérait comme de pauvres malheureux. Il avait suffisamment d'égo pour ne pas faire l'aumône du pardon (pardon de quoi en plus, ah !).
Et puis, il douta fortement que Potter ne l'invite à son château dans l'unique but d'échanger le verre de l'amitié. Avec ce qu'elle venait de raconter, il l'imaginait plutôt tenter de l'humilier. Quoi que, se reprit-il. Un Malefoy l'aurait humilié. Potter lui, était un garçon somme toute gentil normalement. Du genre à le prendre en pitié au bout d'un moment. Il avait du se fâcher avec Hermione pour la forme. Si elle s'amusait à le défier publiquement, pas étonnant qu'en tant que Sir il le lui reproche.
Il coula un regard sur Blaise et se tourna davantage vers lui, se disant qu'il profiterait qu'il soit saoule pour le faire parler un peu plus de cette ville, des rumeurs, des roses. Qu'il serve à quelque chose, ce tas d'alcool.

Drago passa une bonne heure à essayer de tirer quelque chose d'intéressant de la part de Blaise. Ce dernier, de plus en plus en roue libre, baragouinait sur tous les sujets, se trouvait des arguments à base de fée, d'or et de diamants. Il parla beaucoup d'argent d'ailleurs. Sa famille devait être riche. Il évoqua un succès financier autour de cosmétiques magiques. Drago l'écouta distraitement. Pansy était revenue, toute ouïe devant Blaise, tentant de lui arracher quelques promesses d'avant-première pour des produits de beauté.
Drago se dérida au bout d'un moment, abandonnant la tragédie de son nom. Ils savaient y faire ses amis… Ils savaient y faire pour lui rappeler qu'il était avant toute chose Drago et non Malefoy.


J'espère que votre confinement se passe sous les meilleurs auspices (ou dans les meilleurs hospices ;)) !
Moi ça va, j'ai même l'impression que ça passe trop vite !

Bref, il fallait bien ces trois chapitres pour mettre à plat le background. Maintenant on va pouvoir dérouler le tapis rouge d'Harry.

RDV prochain chapitre, on espère.
Que le Corona ne soit pas avec vous, Ciao.