Salut mes braves !
Toujours merci pour les views et reviews :)
Petit tips pour certains : Lorsque vous êtes sur une fanfic du site, en haut du chapitre, vous avez une barre, laquelle vous permet de régler la mise en page à vos goûts : A+ et A- taille de la typo, A choix de la typo, les 3 lignes le format de texte dans la page, le T] l'interligne et le rond la couleur de fond de page.
J'espère que ce tips réglera tous les soucis de visibilité !
LA RITOURNELLE DU DRAGON 05
Est-ce qu'à Poudlard, Drago buvait de l'alcool ? Autant qu'ici, cela va s'en dire ? Sans doute non. A la Haust, il s'était décidément lâché. Blaise était à la fois bon guide et bon démon, a qui on ne refusait rien, surtout pas un verre. Granger en faisait fréquemment les frais, Drago l'apprendrait peu à peu.
Mauvaise tête, teint jaune et l'air hagard, Drago ne faisait donc pas fraîche mine le lendemain de sa dispute avec Hermione Granger. Lucius, toujours au taquet pour lui faire remarquer la moindre de ses incartades, ne manqua pas de lui parler de sa tête de déterré. Comme Drago n'avait pas de bonne excuse pour expliquer son maintient avachi et sa nausée, il fit son mea culpa. Allé quoi, il avait la journée pour s'en remettre. La soirée chez le Sir Potter n'était que le lendemain.
Il passa ainsi tout le jour à lambiner dans sa chambre, trouvant agréable de n'avoir aucun impératif, c'est-à-dire aucun cours de potion, aucune mauvaises combines contre Potter ou pour Voldemort à organiser. Libre comme l'air, bien que prisonnier d'un bon mal de crâne, il regardait le plafond, les mains croisées sur le ventre et repensait évidemment, à la soirée de la veille.
Il se sentait un brin stupide d'avoir tenté d'expliquer à Granger d'où il venait vraiment. Il comprenait parfaitement sa réaction. Même lui aurait rit à la face de quelqu'un lui disant « je viens d'un autre monde ». Vraiment, l'alcool l'avait fait trop vite parler. Quant au reste… Ah, il était intrigué de mille et une choses ! Le Severus de la Haust par exemple. Un personnage ô combien intriguant, le nez dans de drôles de combines. Le Drago d'ici semblait avoir sont lot d'aventures fascinantes. Pas sûr qu'il souhaite les avoir pour lui, cette histoire glauque de suicide ne le tentait pas… Mais il restait au cœur des intrigues et un Malefoy ne rechignerait jamais à ça ! Disons que la chose qui le gênait vraiment, était le temps qu'il lui faudrait pour démêler tous les fils ; « Voledemort en sera lui-même mort de vieillesse. » pensa-t-il à raison et cela le fit bien rire.
Faut-il encore s'étaler sur sa journée ? Sans doute non. Drago la passa comme tout jeune homme en lendemain de soirée : au lit ou à traînasser dans un bain.
Il fallut attendre le lendemain soir pour réveiller quelque peu nos intérêts. Après tout, on arrivait au moment tant attendu : la soirée du Sir.
On passera les conseils de Lucius et Narcissa, qui étaient facilement imaginables, allant de douceur à remontrances, de « ne faites pas de scandales » et autres « tenez-vous bien ».
Drago frais comme un gardon, dans ses beaux habits de soirée, attendit le message de Blaise pour le rejoindre. Ce dernier se proposa de le quérir plutôt devant chez lui qu'à la fontaine. Cela n'enchantait pas Lucius de voir Blaise traîner par chez eux. Bah, est-ce qu'en ce bas monde, quelque chose l'enchantait se demandait Drago en haussant les épaules.
Blaise était venu en voiture. Très belle, très chère. Il fanfaronna un peu, salua à grands gestes les parents de Drago et invita ce dernier à grimper. Lorsqu'il démarra, allumant une cigarette en même temps, il poussa un soupir. Il faisait joli garçon sûr de lui. Drago se douta que son attitude était une composition savamment répétée jour après jour, devant le miroir, au volant de sa voiture. Cela aurait pu paraître risible, mais il trouva ça plutôt charmant.
Blaise lui sourit de toutes ses dents et dit :
« Enfin tranquilles, pour au moins vingt bonnes minutes ! On va pouvoir parler de choses sérieuses !
- Ah ? Fit Drago étonné.
- Oui ! Je n'ai pas pu t'en parler les autres jours, nous n'étions pas en terrain neutre… Depuis ton retour des champs, c'est un peu la folie. Bref, peux-tu me dire maintenant, ce qu'il t'arrive Drago ? J'étais persuadé au départ que tu jouais la comédie pour faire tourner en bourrique cette idiote de Granger, mais… Tu as vraiment perdu la mémoire ? »
Drago secoua longuement la tête. Pas de négation, plutôt d'incompréhension. Le sérieux de Blaise et ce qu'il lui racontait… Qu'est-ce que ça voulait dire tout ça ?
« Drago, j'admire tes silences, mais nous avons peu de temps devant nous pour élucider ton changement de comportement. Une fois chez le Sir, les murs ne seront que des oreilles !
- J'ai saisis le message Blaise... Pour tout avouer, je suis totalement perdu.
- J'ai remarqué ! Mais qu'est-ce qu'il t'es arrivé dans les champs ? Le message que tu m'as envoyé avant d'y aller… Le tour que tu voulais jouer à Granger : simuler ta mort. Quand je t'ai croisé, je n'ai pas compris, je n'ai pas compris pourquoi tu revenais si vite...
- Simuler ma mort ? s'étonna-t-il.
- Drago… »
Blaise arrêta la voiture pour laisser passer une foule de personnes. Il en profita pour le regarder très longuement, une main sur le volant.
« Tu ne te souviens de rien, conclut-il.
- Je ne me souviens de rien, affirma Drago. »
Alors Blaise redémarra dans un hochement de tête. Ils restèrent silencieux, chacun dans ses pensées. Drago sentait la situation devenir plus complexe qu'il n'y paraissait. Cela l'ennuyait d'avance. Il n'avait qu'une envie : rentrer chez lui et se coucher.
« Et jusqu'à où va ton amnésie, qu'on sache à quoi s'en tenir ? Reprit Blaise en feignant l'optimisme dans un sourire.
- Je ne pense pas que l'on puisse appeler ceci de l'amnésie.
- Ah tiens donc et quel est le terme exact, se moqua-t-il.
- Je ne joue pas avec les mots Blaise. Ce que je veux dire c'est… Ahh, tu ne me croiras pas, comme Granger ne me crut pas…
- Attends quoi, tu t'es confié à Granger ? Merde Drago, tu l'as mise au courant de ça ?
- Blaise ! Je suis vierge de ce lieu, comment veux-tu que je sache à qui il faut dire quoi ! Ah, comment te dire. Je ne suis pas le Drago Malefoy d'ici. Je viens d'ailleurs, un autre monde disons. Je ne sais pas où es ton Drago de la Haust.. Moi je ne connais rien de tout ce bled. Rien, de rien ! »
Il détourna la tête, appuyant un coude sur la portière. Rabâcher son histoire, ne rien saisir de la situation. Comment allait-il s'en sortir à la soirée du Sir. Car, il comprenait au moins une chose : là-bas il serait épié et on attendait beaucoup de lui. Il avait beau maîtriser les rôles de compositions, devoir jouer une comédie pareille tout le long d'une soirée… Cela le terrifiait, tout bonnement.
« Un autre monde ? Répéta Blaise, incertain. Que me chantes-tu là ?
- C'est la vérité. Mais Granger non plus ne m'a pas cru.
- Et tu viens de quel monde ? Celui des fleurs, des fées droguées et compagnie ?
- Je ne peux pas t'en vouloir de ne pas te croire, soupira Drago. Je n'ai pas la force de défendre ça. À ta place, je me moquerai aussi.
- Tu es beaucoup trop sérieux… Je finis par croire que tu n'inventes rien ! »
Drago ne prit même pas la peine de lâcher la moindre parole. Blaise se ferait comme il le pourrait, son idée.
Plutôt que d'y aller franco, Blaise s'amusa à prendre plusieurs détours tandis qu'ils allaient au château, pour gagner un peu de temps sans doute.
« Mettons que je crois à ton histoire de monde « autre ». Est-ce que cela ne voudrait pas dire que tu n'as aucune idée de qui est le Sir et le reste ? Pourtant, j'ai souvenir que tu m'as reconnu. Que tu reconnaissais Pansy et Hermione… Et tu as bien su trouver ton chemin jusqu'au Souterrain.
- Oui. Dans mon monde (il fit des guillemets avec ses doigts), il y a vos équivalents. Mon père, ma mère, Pansy, Hermione, toi… Harry Potter bien sûr. .Vous ne m'êtes pas totalement inconnu. Le reste par contre je ne me l'explique pas… Mes pas me guident à eux seuls là où il faut… A croire qu'il reste un peu du Drago d'ici, en moi.
- C'est bizarre, tu es sûr que tu n'as pas trop sniffé de roses, toi ?
- Regarde-moi bien Blaise, crois-tu que je sois le genre de personne qui s'amuse à inventer des histoires de monde parallèle ? Ne crois-tu pas qu'un Malefoy a d'autres chats à fouetter, hein ?
- Ah, Drago ! Que tu sois d'ici, de là-bas ou même de chez les fées, on va dire qu'un Malefoy, reste un Malefoy ! »
Il lui donna une tape sur l'épaule qui eut le don d'exaspérer Drago.
« Puisque nous sommes bientôt au château, coupa Drago, as-tu quelques recommandations ? Des choses à dire ou ne pas dire…
- Hum… Eh bien, Hermione Granger. Méfie-toi d'elle comme de la peste… Elle est du côté du Sir, plutôt que du notre.
- Attends Blaise, du côté de quoi ? N'a-t-elle pas fait un article défendant les Malefoy ?
- Oui, mais… Bon sang Drago, ça me fait étrange de te répéter des choses comme ça… Après tout, ce sont tes doutes à toi que tu as distillé en moi.
- Quoi ? Quels doutes à propos de quoi. Par Merlin (Blaise haussa un sourcil à l'expression), il n'y a personne ici, capable d'expliquer clairement une situation ?
- Tu soupçonnais Hermione d'agir pour le compte du Sir, de tenter de se rapprocher de toi pour ensuite venir te poignarder dans le cœur.
- Mais à propos de quoi ? Sois clair Blaise, c-l-a-i-r ! La haine contre les Malefoy je l'entends bien, mais… Pourquoi une animosité pareille ? Que me veut-il le Potter et qu'ai-je à cacher ?
- Je n'ai pas le temps là, de tout t'expliquer… Méfie-toi juste d'Hermione Granger et de ceux qui te sembleront proches du Sir. »
Drago s'enfonça dans son siège avec un grand soupir. Il donna un coup de pied dans le tableau de bord, énervé, alors que Blaise lui disait de se calmer.
« Hé, cette voiture vaut une fortune, tu sais !
- Je m'en moque bien ! Je la détruirai entièrement si tu ne me dis pas de façon compréhensible ce qu'il se passe ici ! »
Blaise lança un regard alentour. Ils étaient à deux doigts d'arriver au château, il y avait plus de gens autour d'eux.
- C'est en lien avec les roses et ta résistance. Je ne peux pas en dire plus… Il commence à y avoir trop de gens autour de nous… Je te l'ai dit, au château nous serons entourées d'oreilles.
- Soit. Alors j'attendrai… Après la soirée du Sir…
- ... Après la soirée du Sir, nous trouverons le temps de bavarder en paix. N'ai crainte. Je ne te lâcherai pas. Tu sais, dans cette histoire, j'ai mes propres intérêt
- Et tes intérêts finiront-ils pas me trahir ?
- Oh ça, j'en doute ! J'en doute clairement. »
Ils se turent et la voiture de Blaise passa le portail du château.
Lentement, la voiture fit son chemin dans de magnifiques jardins, d'arbustes et d'animaux en tout genre. Des jardiniers étaient concentrés sur leur besogne, tranquilles. Ils tailladaient les arbustes quand d'autres, munis de pinceaux, peignaient les feuilles de teintes vives, pour briser la monotonie d'un vert abondant. Ils fabriquaient un espace chatoyant au milieu de la verdure. C'était à la fois beau et vain. Blaise expliqua à Drago que les feuilles fanaient et poussaient très vite ici. Et qu'il fallait les repeindre au moins deux fois par semaine.
« Pourquoi ne plantent-ils pas des choses colorées par nature ? Interrogea Drago.
- Eh bien parce qu'à la Haust ça n'existe pas. Seules les fleurs sont toxiques tu sais. Les roses par exemple, sont les pires. On se garde bien d'en avoir à la ville… Mais comme on ne peut s'en débarrasser totalement, on les laisser pousser dans les champs alentours. Ça sert également de barrière face à des potentiels ennemis.
- Si elles sont si dangereuses, pourquoi j'ai pu aller m'y plonger sans soucis ?
- Le Sir n'a sans doute pas le temps de s'occuper de suicidaire… Ne le prends pas personnellement, je sais que toi, tu ne l'es pas.
- Allons, pas la peine de prendre des pincettes, je m'en moque bien. »
Blaise continua de plaisanter sur la dangerosité des roses. Drago l'écoutait distraitement, observant les domestiques et leur va-et-vient. Ils semblaient ne pas s'occuper particulièrement de la soirée du Sir.
« Est-ce une grosse fête à laquelle nous sommes conviés ?
- Par vraiment, répondit Blaise. Elle réunit des figures assez importantes, mais selon Pansy cela reste de l'ordre d'une soirée détendue.
- Et il profite d'une petite fête pour m'inviter ? C'est bizarre je trouve.
- Oh tu sais, les gens présents sont comme Pansy : bavards. Crois bien que la moindre de tes actions ou de tes paroles seront épiées et régurgité aux quatre coins de la Haust.
- Merveilleux…
- N'est-ce pas ? »
Des voitures étaient déjà garées dans une large cour de gravier blanc. Blaise gara à son tour la sienne, tandis que Drago se laisser aller à un certain émerveillement. De grands arbres entouraient le domaine, plusieurs fontaines sculptées de personnages historiques se succédaient de manière symétriques, à droite et à gauche d'une longue route.
Le pouvoir était déposé sur le socle de la maîtrise architecturale. Et s'il était à la hauteur de la bâtisse, alors il ferait mieux de se méfier de tout, vraiment tout, pensa-t-il.
Blaise prit Drago par le coude et d'un pas assuré, souriant toujours comme le dandy qu'il était, il le traîna à sa suite vers l'entrée du château. Ils sortirent leurs cartons d'invitations devant un domestique, qui lança un long regard à Drago, sans lui rendre de suite son papier.
« Le Sir espère vous voir à l'aise en cette soirée, monsieur Malefoy. Les décorations actuelles sont en votre honneur. Puisse cela vous plaire. »
Il lui rendit l'invitation, devant l'air méfiant et de Blaise et de Drago.
« Allons, ne nous attardons pas, murmura Blaise en le poussant, d'une main dans son dos.
- Hum. Il me cherche Blaise, Potter me cherche déjà des noises, souffla-t-il.
- Chut, sois discret, qui sait si on ne t'entend pas.
- Rah ! »
Ils montèrent un escalier lumineux où déjà quelques personnes discutaient. Les bavardages diminuaient à leur passage tandis que Drago reconnaissait déjà quelques figures poudlarienne.
Il tenta de faire le fier, comme tout bon Malefoy, mais en lui il sentait pesait un énorme malaise. Il était observé comme une bête de foire. On était intrigué de voir là le Malefoy. Il entendit une femme dire à un de ses pairs « le Sir l'a donc vraiment invité, quel acte de générosité de sa part ». Bien sûr cela énerva Drago.
« Où allons nous Blaise, tu sembles bien connaître la route ?
- Ah, oui. Le gros des soirées du Sir se déroule dans le salon principal. C'est au bout du couloir, à droite. »
Ils l'empruntèrent. Drago regardait les tableaux des aïeux du Potter. Il y avait également quelques fresques représentant des scènes historiques et d'autres natures mortes. Tout cela était bien surchargé, se dit-il avant de s'arrêter net devant un tableau de taille moyenne. Blaise s'arrêta deux pas devant Drago.
« Hé que fais-tu ? »
Drago ne répondit pas. Sur la toile était représenté un jeune homme blond, aux yeux gris, tenant dans une même main une épée et un glaive, tout deux à la lame étrange faite d'écailles. Il portait un habit en métal argenté et vert, gravé d'un dragon. Son front était ceint d'une tiare légère, verte. Son regard plein de hauteur, portait sur le spectateur même. Il était dressé sur un rocher, avec autour de lui, des cadavres.
« C'est lui alors… le Dragon, fit doucement Drago.
- Oui. C'est la première fois que je vois ce tableau ici. M'est avis que le Sir l'a déplacé exprès…
- Je lui ressemble, c'est fou.
- Oui, c'est assez incroyable…
- Connais-tu l'histoire de cette scène ? »
Blaise haussa les épaules. Il ne savait pas non.
« Dommage…
- Ne nous attardons pas trop Drago, on va finir par mal interpréter ton geste. »
Blaise reprit chemin vers le salon. Une dernière fois, Drago regarda cet sorte de jumeau et sa tiare. Puis il remarqua le bracelet, au poignet gauche. C'était le même que celui qu'il portait. Il avait donc déjà l'entrave ?
« Hum… Qu'est-ce que cela signifie... »
Il porta lui-même sa main à son poignet. Depuis que son père le lui avait enfilé, il sentait constamment pulser la brûlure rouge. C'était moins douloureux à présent, heureusement !
« Drago, appela Blaise.
- J'arrive oui. »
Lorsqu'ils entrèrent dans le salon, Blaise comme Drago furent surpris. Le long des murs étaient disposés des pots contenant des roses et d'autres fleurs de diverses couleurs. Une odeur de fleur et de sucre quoiqu'un peu superficielle au nez de Drago planait dans la pièce. Les invités s'amusaient à sentir un à un les bouquets, quand d'autres, lassés déjà de la surprise discutaient un verre ou une assiette en main.
Drago repensa aux dires du domestiques : « les décorations sont en votre honneur ». Potter se moquait ouvertement de lui.
« Quelle folle dépense d'argent, lui dit Blaise.
- Pour de simples fleurs ?
- Tu ne te rends pas compte… Du prix des fleurs non toxiques, car j'imagine bien que ça en est… Elles doivent être importées du pays voisin et arrosées d'une eau spéciale – c'est cette odeur que tu sens, qui décuple leur parfum.. Elles seront fanées demain… C'est la première fois que j'en approche d'aussi près »
Blaise s'avança justement vers un bouquet pour en humer l'odeur avec délice.
« C'est ça que tu ressens dans tes roses ? Rit-il. »
Drago s'approcha et les sentit lui-même. Était-ce parce qu'il avait l'habitude des « vraies » fleurs ou quoi, mais l'odeur de celles-ci lui prit au nez de façon horrible. Un relent acide persistait là où Blaise y sentait du sucre. Pour lui, c'était ça les fleurs toxiques, non celles des champs. Il se recula une main sur le nez.
« Eh bien ? Fit Blaise en le voyant faire.
- J'aime beaucoup, mentit-il. »
Il sourit à Blaise et se détourna légèrement, regardant tous les invités. Il fut amusé de reconnaître des Serpentards, des Serdaigles et toute la clique des autres maisons. Il vit également Pansy au milieu d'un petit groupe où se mélaient différentes maisons, différents âges. À Poudlard, une telle réunion, aurait été inédite.
Et puis, vint vers eux Théodore Nott. Il remit bien le col de sa chemise avec une nonchalance feinte et leur sourit.
« Blaise Zabini, Drago Malefoy, ravis de vous voir ce soir, salua-t-il à voix basse. J'imagine que le cadeau du Sir te comble de joie Drago, ajouta-t-il en souriant à Drago.
- Tout à fait. Mon cœur en palpite fort, même. »
Drago posa une main sur son cœur à ce propos. Théodore continua d'un peu sourire.
- Tu es là depuis longtemps, Théodore ? Interrogea Blaise.
- Assez pour ne plus en pouvoir de les entendre soupirer d'émotion devant les fleurs. Votre arrivée m'enchante.
- Des arrivées notables, sinon ?
- Il y a Pansy, mais qui ne la remarque pas, à jaser si fort. J'ai également croisé Vincent et Gregory… Suivis de Luna. Trio somme toute étonnant. »
La voix de Théodore se faisait particulièrement traînante. Il rayonnait d'une arrogance qui devait beaucoup plaire, remarqua Drago. Beaucoup de filles lui souriaient dès qu'elles croisaient son regard. Théodore ne répondait en rien à ces filles. Il préféra en revenir à ses deux compères, notamment à Drago, qu'il détailla sous toutes les coutures. Ce dernier devinait dans son regard la question silencieuse d'un « tu vas bien ? »
Son retour des champs de roses avait bien fait le tour de la peuplade… Drago lança un regard en coin à Blaise, qui, très à l'aise, témoignait d'une confiance absolue envers Théodore Nott. Il est de notre côté, pensa-t-il. Il se détendit d'un geste.
« Et Hermione Granger ? Interrogea dès lors Drago.
- Je ne l'ai pas vu. Ni elle, ni le Sir. Sans doute, l'un comme l'autre apparaîtront en même temps.
- En attendant, allons au buffet, proposa Blaise.
- Ma foi, c'est une bonne idée, dit Nott. »
Ils s'y dirigèrent et Drago prit un verre, tout en se disant qu'il allait finir alcoolique à ce train là.
Les ragots autour d'eux étaient à peine cachés. Il entendait à répétition son nom dans la bouche des gens. Allons, pensait-il, vont-ils se taire ou au moins assumer et me parler de face. Heureusement, Blaise et Théodore l'entouraient pour diminuer la tension.
« Sir ! Saluèrent finalement quelques personnes. »
Potter venait sans bruit de faire son entrée, suivit d'Hermione Granger. Drago dos à l'entrée, se retourna d'un bloc. Harry le fixait déjà.
« Harry Potter, murmura-t-il. »
Au mouvement des lèvres de Potter, il sut que ce dernier lui retournait son nom.
Et Drago ne s'attendait pas à voir un Potter aussi… Autre.
Le confinement a un goût de détente prolongée, non ?
RDV prochain chapitre, dans la tranquillité toujours !
Que le Corona ne soit pas avec vous. Ciao.
