Bonjour tout le monde !

Voici la suite de ma fiction, je suis désolée de publier si tard dans la soirée, mais je n'ai pas eu le temps plus tôt !

100 reviews ! Whaou merci beaucoup et bravo à Tiffalys qui est ma centième review sur cette fiction !

Merci encore à toutes celles qui prennent le temps de me donner leur avis, vous êtes de plus en plus nombreuses ! Vos commentaires sur le chapitre précédent m'ont bien fait rire ! Quelle imagination vous avez ahah !

Ce chapitre est un peu plus long (je crois) que les précédents ! Vous allez enfin savoir si vous aviez raison ! J'espère que ce chapitre vous plaira !

Précédemment : Dumbledore a accepté qu'Hermione retourne sur les lieux de l'accident accompagnée de Severus afin de savoir d'où son lien avec Severus provient! Malheureusement, au moment où ils auraient pu le savoir, deux mangemorts sont arrivés: Greyback et Avery...

Bonne lecture !

17.

Severus fronça les sourcils mais obtempéra, et en effet il sentit dès que la main de son élève se posa dans la sienne que ses terminaisons nerveuses fourmillaient. La sensation diffusait des vagues de chaleur dans tout leur corps. Ils revirent presqu'instantanément l'accident, chacun voyant les parents d'Hermione près à se faire tuer… et au moment où ils auraient tous les deux pu savoir d'où venait ce lien, une voix grave et ironique prit la parole.

« Comme c'était prévisible, je te l'avais bien dit. Après tout, les victimes reviennent toujours sur les lieux de l'accident, n'est-ce pas ? »

Le professeur de potions ouvrit les yeux et lâcha subitement la main de son élève, réduisant à néant cette « connexion » qui avait pris forme entre eux. Devant eux se tenaient Greyback et Avery, deux des responsables de l'accident de ses parents.

« Mais comme c'est mignon, ils se tenaient la main ! J'espère que nous n'interrompons rien de croustillant. » continua Avery avec un sourire pervers sur les lèvres.

Le professeur de potions avait déjà sorti sa baguette, mais la gardait discrètement dans sa manche pour ne pas provoquer le début des hostilités, même si cela semblait inévitable et imminent. Il voulait faire croire qu'il était confiant dans sa position.

« Que faites-vous là tous deux ? N'avez-vous rien d'autre à faire ? » demanda-t-il d'une voix neutre.

« Voyons Severus, tu sais très bien qu'elle reste notre principale occupation » répondit avec un rire ironique et rauque Greyback en regardant Hermione d'un regard licencieux.

Visiblement la jeune femme était au goût du loup-garou comme le prouvait son regard détaillant la tenue de l'élève. Il semblait voir au travers de son sa chemise et de son pull, les trésors qu'elle pouvait cacher. Aussitôt, Snape se plaça devant son élève, la cachant aux yeux des deux mangemorts, voulant la protéger du mieux qu'il le pouvait.

« Retournez d'où vous venez et je n'en informerais pas notre Maître. » menaça-t-il tout en bluffant d'un air assuré.

« Mais tu ne comprends pas Snape, c'est notre mission. Nous avons entendu que la sang-de-bourbe avait déployé une nouvelle puissance… Tu comprends, c'est trop risqué, elle doit mourir comme cela aurait dû être il y a quatre mois. »

Dès que sa phrase fut finie, Avery sortit sa baguette et tenta de stupéfixier Severus qui para le geste habilement. Greyback, quant à lui, s'en prenait à Hermione en essayant de la toucher physiquement mais rien ne faisait, Hermione parvenait à contrer chacun de ses sorts. Elle vit Severus se tourner vers elle juste un bref instant :

Ne leur montrez pas vos nouveaux pouvoirs.

Severus avait réussi à transmettre un bref message à son élève qui avait aussitôt détecté ses pensées. Mais la tâche devenait de plus en plus dure. Hermione essayait de contrôler sa peur alors qu'elle était terrorisée de ne pas s'en sortir, mais surtout que LUI ne soit blessé. Greyback essayait de la stimulait au mieux, il envoyait de nombreux sorts tous aussi dangereux les uns que les autres, et avec un écart de plus en plus réduit. La jeune fille avait de plus en plus peur, et elle savait que ce n'était pas une bonne chose : sa peur la rendait faible. Petit à petit ses yeux prirent une teinte de plus en plus claire, prouvant que sa magie se déployait de plus en plus et qu'elle pourrait bientôt contrer avec plus de facilité les attaques. Visiblement c'était l'effet recherché et attendu puisque le loup-garou arrêta de lancer ses sorts. Avery lança un sort plus puissant que les précédents contre Snape, qui, surpris de l'attaque recula quelques instants. Le mangemort arrêta de lancer les sorts et regarda en même temps que Greyback les yeux métamorphosés de la jeune femme.

« C'était donc vrai… » murmura Avery.

Puis le mangemort se tourna vers Snape, affichant un sourire goguenard.

« Profitez de cette chance. » et se tournant vers Hermione « on se retrouvera la sang-de-bourbe. »

Le mangemort savait qu'il devait avertir son Maître avait de tenter quoique ce soit pour nuire à la vie de la jeune femme. Severus, profitant de l'accalmie, prit la main d'Hermione et s'apprêtait à transplaner pour prendre la fuite pendant ce court répit. Greyback s'apprêtait à faire de même et profita du début de tourbillonnement de Severus pour le regarder d'un air mauvais et lancer :

« Segmentum venenum »

Mais Hermione anticipa le sort plus rapidement que Severus qui se concentrait sur le transplanage et sans même utiliser sa baguette, juste en le visualisant cria :

« Accio ! »

Le sort destiné à Severus dévia sa trajectoire pour toucher Hermione pendant que le tourbillon noir du transplanage les emmenait vers un lieu inconnu. Dès qu'ils atterrirent sur un vieux parquet en bois, Severus s'écarta brusquement de son élève. Il était fou furieux de cette altercation, il avait même dû l'amener dans sa propre maison qui était jusqu'alors inconnue de tous ! Sa rage prit le dessus sur tout autre sentiment et il commença :

« Comment avez-vous pu vous ne pas vous maîtriser à ce point ! Je vous l'avais ordonné ! Vous rendez-vous compte de ce que cela signifie ? Ils savent maintenant que la rumeur est vraie ! Ils savent que vous êtes davantage une menace pour eux !»

Voyant que son élève ne répondait pas et restait dos à lui, il la regarda d'un air mauvais et s'apprêtait à répondre une réplique cinglante quand il vit des gouttes de sang tomber sur le parquet. La jeune femme se retourna et Severus put voir ses vêtements tâchés de sang, la laine de son pull avait déjà absorbé une quantité importante de liquide rouge. Son visage était plus pâle qu'un bâton de craie et la jeune fille regardait Severus d'un air perdu. Elle perdit connaissance, mais fut rattrapée par Severus avant même qu'elle ne touche le sol. Il la souleva avec une aisance qui aurait pu surprendre la jeune femme si elle avait été capable de le voir. Severus amena son fardeau dans sa chambre et allongea la jeune femme sur son lit avec toute la précaution dont il était capable pour ne pas la blesser davantage. Ses cheveux se répandirent sur l'oreiller tout comme le sang sur les draps jusqu'alors immaculés. Il devait agir au plus vite, il avait entendu le sort être jeté, mais il ne pensait pas qu'il avait atteint sa cible. Hermione n'avait pas pu être visée car elle allait être considérée comme une arme pouvant servir un des deux camps avec assez de motivation. C'était donc lui qui était visé, alors pourquoi était-elle blessée ?

« Elpy ! » cria Snape.

Un petit elfe assez craintif apparu devant la sombre personne.

« Maître Snape vous êtes de retour ! Que peut faire Elpy pour vous ? » demanda l'elfe avec respect.

« Va me chercher une bassine d'eau fraiche, une potion régénératrice et un bézoard ! Vite ! » ordonna l'homme.

Pendant que l'elfe était parti chercher ce que son maître lui avait ordonné, Severus enleva les vêtements de la jeune femme qui tremblait de tous ses membres, une importante fièvre semblait apparaître. L'homme fit disparaître les vêtements poisseux, le corps féminin était marqué par quelques importantes entailles dont une partant du buste pour se perdre à la naissance de la poitrine, une autre sur l'abdomen ainsi qu'une sur le bras. Heureusement le sort n'avait touché que la partie supérieure du corps. Il ne prêta pas attention aux belles formes qu'avait son élève, cela aurait été déplacé dans l'instant. Les plaies se refermèrent mais le poison continuait de se répandre dans l'organisme. Il mit une de ses chemises sur le corps de la jeune femme. Celle-ci commença à serrer les dents et respirer bruyamment. L'elfe réapparut avec les objets demandés et Snape humidifia aussitôt un linge qu'il passa délicatement sur le front de son élève qui prenait peu à peu conscience.

« Pourquoi avez-vous fait ça petite idiote ? » dit-il plus inquiet qu'énervé en lui faisant avaler aussitôt un bézoard.

La jeune femme répondit entre ses dents avec un brin d'humour, toujours en grimaçant.

« Vous auriez fait un malade insupportable, j'en suis sûre… »

Severus leva les yeux au ciel et rinça les blessures de l'abdomen et du torse de sa protégée. Rien qu'en effleurant sa peau, il pouvait presque sentir ce qu'elle ressentait, les douleurs ainsi que les émotions. Il fit en sorte de maintenir ses pensées secrètes afin qu'elle ne se rende pas compte de ses émotions à l'égard du corps dénudé et de la détresse de son élève.

« Vos blessures sont refermées, et le poison va disparaître mais votre corps va mettre du temps à se purifier, la nuit promet d'être longue… Je préfère vous prévenir, ce sort a pour objectif de rendre fou une personne au point qu'elle se tue elle-même : une fièvre excessive va s'emparer de vous, ensuite vous aller avoir l'impression d'avoir froid, et pendant ce temps vous chercherez à vous échapper de votre sommeil… » annonça-t-il.

Le professeur de potions savait que le corps de sa patiente allait se battre contre la diffusion de diamant provoquant une douleur quasi-insoutenable ainsi qu'une très forte fièvre. Il s'en voulait de ne pas avoir anticipé ce sort. Il aurait voulu pouvoir échanger les places. Même s'il n'en laissait rien paraître, il était profondément touché de ce geste de sacrifice de la part de son élève. Il fit boire à la jeune femme une potion apaisante, et il regarda la jeune femme sombrer dans un sommeil qu'il espérait profond, au moins pendant un certain temps.

Severus décida de veiller la jeune femme afin de s'assurer qu'il ne puisse rien lui arriver. Il s'assit sur son fauteuil et se retint de se servir un verre de Whisky : il devait garder les idées claires. Severus somnola, la fatigue prenant le dessus sur l'ennui et l'inquiétude. Il fut réveillé quelques heures plus tard par un bruit d'explosion, il se leva aussitôt sa baguette à la main, prêt à en découdre avec les intrus qui avaient osé pénétrer sa maison. Mais la maison était vide, c'était son verre d'eau qui s'était répandu en morceaux. En prêtant attention il put entendre les gémissements de son élève.

La lutte commence, pensa-t-il.

La jeune femme se tordait de douleurs, et quand il vérifia la couleur de ses yeux : ils étaient tous les deux d'un bleu plus que pâles, témoignant de la forte émotion qu'elle ressentait. Si la douleur et la température ne baissaient pas, il ne donnait pas cher de l'état de sa chambre. Il s'approcha d'elle pour humidifier son front mais son corps était bouillant et la température n'allait pas descendre aussi facilement. D'un sort informulé, Severus ouvrit les robinets de sa baignoire à distance, qui se mirent à couler une eau plus tiède que chaude. Il transporta la jeune femme dont la tête basculait de tous les côtés. La jeune femme était fortement collée à lui, et sa transpiration ainsi que toute l'eau qui s'échappaient de ses pores donnait chaud à Severus. La Gryffondor se débattait avec force, et quand Severus s'apprêta à la poser dans le bain, il craint que sa tête ne heurtât les bords ou bien même le robinet. Il haït son élève, et décida de se baigner avec elle, la tenant fermement contre lui, son dos plaqué contre son torse, l'empêchant de se blesser davantage. Il essaya de rentrer dans sa tête, essayant de communiquer avec la jeune femme par le biais de leur lien. Cela fonctionna puisqu'au bout de quelques minutes qui parurent durer des siècles à Severus, la jeune femme se calma et ouvrit les yeux. Se rendant compte de la situation assez compromettante dans laquelle elle se trouver. Elle essaya de se redresser, grimaçant de sentir ses blessures la piquer. Hermione se tourna contre son professeur qui remis ses cheveux en arrière, témoignant de sa fatigue et de sa gêne.

« Comment vous sentez-vous ? » demanda-t-il pour détourner la gêne.

« Je crois que ça va… »

Severus se redressa, l'eau dégoulinant de tous ses vêtements. La jeune femme fit de même, mais encore faible, elle manqua de défaillir, Severus la rattrapa aussitôt, plaçant ses mains pâles sur les hanches de la jeune femme qui s'était appuyée sur ses épaules.

« Merci… » murmura-t-elle, gênée en se rendant compte que la chemise blanche qu'il lui avait mise était maintenant bien transparente, ne cachant rien de ses formes.

Severus l'aida à sortir de la baignoire et sortit de la salle de bain, laissant la jeune femme se sécher et se changer, seule quelques instants. D'un coup de baguette, Severus se changea, et fit apparaître un jogging ainsi qu'un tee-shirt à lui pour que la jeune femme puisse se couvrir. Severus regarda par la fenêtre la nuit noire, essayant de faire partir le trouble qui s'était emparé de lui quand il avait vu la tenue de la jeune femme. Il ne pouvait pas penser autrement à elle qu'en tant qu'une élève parmi tant d'autres. Pourtant une petite voix dans sa tête lui disait qu'elle n'avait rien de commun avec toutes les autres : elle était mature et la plus intelligente, elle lui tenait tête -ce qui n'était pas censé lui plaire-, mais surtout ils étaient tous deux liés… Hermione sortit de la salle de bain, ses cheveux retombant dans un joli bazar sur ses épaules.

« Je dois prévenir Harry que je vais bien, il pourrait s'inquiéter… »

Severus fit une moue de mépris. Pourtant il savait que la lutte n'allait pas tarder à reprendre et il valait mieux pour son élève qu'elle rassure son « ami » avant que cela n'arrive.

« Allez donc rassurer votre petit-ami. » dit-il avec mépris et dégoût en se tournant vers son fauteuil.

Hermione qui écrivait une note rapide pour l'envoyer à son ami, répondit avec insistance et assurance.

« Harry n'est pas mon petit-ami. »

« Peu importe. Allez-vous coucher » ordonna-t-il.

Severus voulait se montrer autoritaire afin de réaffirmer sa supériorité mais aussi pour dissimuler la jalousie qu'il avait ressenti quand Hermione avait mentionné le prénom du fils de James Potter. La jeune fille constata pour la première fois qu'il n'y avait qu'un lit double dans la pièce.

« Mais où allez-vous dormir ? »

« Mon fauteuil était jusqu'à présent très confortable. » dit-il en montrant de la tête le meuble.

Hermione s'installa dans la chaleur du grand lit, regardant son professeur l'observer depuis son fauteuil. La jeune fille décida de masquer son trouble et se tourna. Si elle l'avait dans son champ de vision, elle ne pourrait jamais s'endormir. Avant même qu'elle tombe dans les bras de Morphée, la jeune femme se mit à grelotter, sentant le froid s'emparer d'elle. Severus constata le froid envahir son élève, typique du sort qu'elle avait reçu, et il fit apparaître de nombreuses couvertures sur le lit et lança un feu de cheminée mais Hermione continuait de trembler.

« Vous savez », dit Hermione en faisant claquer ses dents « dans le monde moldu, pour réchauffer les gens en choc thermique, on fait du peau-à-peau… » annonça la jeune femme.

« Il en est hors de question… » commença-t-il, mais sa propre voix trahissait son incertitude.

Au fond de lui, Severus savait qu'un froid excessif pouvait mener à une perte de conscience. L'objectif du sort était de rendre fou la personne atteinte. Ainsi, de nombreux sorciers avaient perdu la vie, plongeant dans un lac glacé quand ils avaient de la fièvre ou s'immolant à cause du froid excessif. Hermione commença avec sa main à allumer une bougie sur la table de nuit, Severus se rendit compte que la jeune femme essayait de se réchauffer par tous les moyens. L'homme décida d'accepter sachant que c'était elle qui lui demandait et qu'elle allait dépérir s'il ne faisait pas quelque chose. La chaleur pour lui était étouffante, il enleva sa chemise et se contenta d'enfiler un pantalon de nuit. Dès qu'il fut installé sous les draps, la jeune femme se colla à lui, refroidissant le corps du sombre professeur. Hermione avait posé sa tête sur le torse pâle, son odeur corporelle ainsi que l'odeur de ses cheveux s'élevant à l'odorat du professeur qui s'enivra du doux parfum. La jeune femme s'endormit en murmurant un faible « Merci ».

*Cela signifie en latin : coupure empoisonnée

Alors qu'avez-vous pensé dans ce chapitre ? J'ai hâte de lire vos avis qui me font sauter au plafond !