Bonjour tout le monde, nouvelle semaine donc nouveau chapitre !
Merci à tout le monde pour vos reviews!
Merci à toi, Lilly96 d'avoir pris le temps de commenter chacun des chapitres, voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira autant que les chapitres précédents !
Précédemment: Hermione et Severus ont été attaqués par Avery et Greyback, Hermione s'est "sacrifiée" et a reçu un sort empoisonné qui lui a fait vivre l'enfer. Afin de calmer le froid glacial qui s'est envahi de son corps, Severus fait un peau-à-peau à Hermione.
Bonne lecture ! J'espère que ce chapitre vous plaira !
18.
L'homme décida d'accepter sachant que c'était elle qui lui demandait et qu'elle allait dépérir s'il ne faisait pas quelque chose. La chaleur pour lui était étouffante, il enleva sa chemise et se contenta d'enfiler un pantalon de nuit. Dès qu'il fut installé sous les draps, la jeune femme se colla à lui, refroidissant le corps du sombre professeur. Hermione avait posé sa tête sur le torse pâle, son odeur corporelle ainsi que l'odeur de ses cheveux s'élevant à l'odorat du professeur qui s'enivra du doux parfum. La jeune femme s'endormit en murmurant un faible « Merci ».
Severus sombra dans un sommeil reposant auquel il n'avait pas eu accès depuis bien longtemps. Le fait qu'Hermione parvienne à s'endormir prouva que son corps avait gagné le combat contre le poison, elle était maintenant complétement hors de danger. Severus s'était donc laissé gagner par le sommeil, mettant de côté pour un bref instant qu'il était en train de dormir dans le même lit que son élève, et celle-ci était collée à son torse nu en recherche de chaleur humaine.
Hermione se réveilla la première et redressa sa tête, regardant le visage détendu de son professeur qui dormait toujours. Elle se sentait beaucoup mieux que la veille, elle se sentait guérie. En sentant un corps chaud contre le sien, la jeune femme s'était aussitôt souvenu que son professeur avait accepté de dormir près d'elle pour qu'elle ne sombre pas dans la folie. Hermione détailla longuement le visage serein de son professeur. Une petite mèche de cheveux brune traînait sur son visage, la jeune femme tendit son bras pour le dégager mais à peine avait-elle effleuré le visage pâle qu'elle se retrouva coincée sur le dos, ses poignets bloqués sous le poids de son professeur.
« Désolée… C'est moi… » dit-elle un peu apeurée par le regard à la fois encore endormi, à la fois menaçant de son professeur.
Cette position compromettait encore plus leur situation. Il y avait une attraction réciproque qui les faisait éviter tous contacts, mais durant les dernières heures cette attraction avait été encore de nouveau amplifiée. Une personne extérieure aurait vu un homme de presque quarante ans torse nu au-dessus de son élève habillée d'une chemise et d'un pantalon d'homme trop grand pour sa taille menue. Severus sortit du lit précipitamment et se dirigea vers la salle de bain seulement en la prévenant :
« Nous rentrons à Poudlard dans l'après-midi. »
Puis il sortit. Hermione reposa sa tête sur le lit, laissant libre cours à ses pensées, et essayant de mettre les choses au clair. Elle avait dormi avec Snape, et visiblement tous deux avaient aussi bien dormis l'un que l'autre. La jeune femme s'était sentie en sécurité, et elle avait eu l'impression que c'était là où elle devait être. Pourquoi continuait-il de la repousser ? Elle s'était quand même sacrifiée pour recevoir un sort qui lui avait fait vivre l'enfer. Severus sortit quelques minutes plus tard, quand Hermione regardait dans le miroir de la chambre si ses marques étaient encore visibles. Elle vit dans le reflet du miroir que son professeur se tenait derrière elle.
« Je vais vous appliquer ce baume qui fera disparaître définitivement vos marques. »
La jeune femme se retourna et souleva son tee-shirt qui avait pris la place de la chemise. Il passa délicatement la crème et Hermione se retint de frissonner au contact de sa peau contre le tracé des doigts de Severus. Il appliqua ensuite le baume sur la partie visible de son torse puis le trajet de sa main se termina sur la nuque de la jeune femme. Celle-ci ne cessait de le regarder, essayant de lui faire comprendre qu'elle voulait encore ressentir ses doigts contre sa peau, ce contact si chaud et si plaisant. Il s'approcha d'elle, et Hermione espéra vraiment et crut pendant un instant que son professeur allait l'embrasser. Mais quand la jeune femme comprit qu'il n'en ferait rien, elle décida de prendre les devants et de s'avancer elle-même vers lui. Severus parut surpris et resta stoïque, incapable de bouger, paralyser par l'hypnose que provoquait ce regard fixé au sien. La jeune femme se mit sur la pointe des pieds pour être à la hauteur de l'homme qui faisait une bonne tête de plus qu'elle. Leur visage n'était pas loin, quelques centimètres tout au plus.
« Vous n'avez qu'une chose à dire et j'arrêterais… » murmura-t-elle d'une voix basse mais chaude.
Hermione pouvait presque voir les pensées de son professeur se bousculer dans son esprit. Severus se battait furieusement contre lui-même. Cette bouche était plus que tentatrice et la concernée était visiblement plus que consentante. Voyant que l'homme ne réagissait pas, elle s'approcha encore un peu, plaçant sa main sur la joue pâle de Severus.
« Un seul mot et… »
La jeune femme n'eut pas le temps de finir sa phrase que Severus avait saisi son visage entre ses doigts délicats et écrasé ses lèvres sur celles de son élève, lui coupant la parole ainsi que sa respiration. Il suçota légèrement sa lèvre pour pouvoir caresser de sa langue sa jumelle. Les pensées d'Hermione s'étaient toutes évaporées, il avait cédé. Hermione avait placé ses doigts fins dans les cheveux ailes-de-corbeaux. Le balai de langues était des plus sensuels et leur corps était collé l'un contre l'autre, cherchant la chaleur corporelle de l'autre. Quand tous deux pensèrent mourir d'asphyxie, Severus décolla sa bouche, mais laissant toutefois son front toujours collé à celui de son élève, leur permettant de respirer à tous deux. Hermione avait un petit sourire de contentement d'avoir enfin pu assouvir son désir.
« Pour votre propre sécurité, vous devez rester loin de moi. » dit-il de sa voix suave, presqu'à contre-cœur.
Il s'écarta d'Hermione et sortit sans même prendre le temps de regarder son élève. Hermione fut profondément bouleversée de l'attitude de son professeur. Ce n'était quand même pas anodin, pourquoi continuait-il de tout nier et de tout refuser ? Il aurait très bien pu refuser, la rabrouer comme il savait si bien le faire, mais non il l'avait laissé faire. Cela signifiait donc bien quelque chose, et pourtant il continuait de nier. Il avait eu envie de ce baiser tout autant qu'elle. Seulement elle, elle avait eu le courage de le montrer et de tout faire pour que cela se passe. Comment pouvait-il oser penser qu'elle avait l'intention de le faire souffrir ? Ne pouvait-il pas comprendre qu'elle souffrait tout autant que lui de cette situation ? Elle ressentait réellement quelque chose de fort à son égard, et Hermione voyait bien que c'était au moins un minimum réciproque… Contre quoi se battait-il ?
Pendant ce temps à Poudlard Harry travaillait au fond de la bibliothèque essayant d'oublier que sa meilleure amie était blessée. La note d'Hermione avait permis à la fois de le rassurer mais aussi avait nourrir d'autre inquiétude :
« Nous avons été attaqué. Un sort m'a touché et je suis blessée. Ne t'en fais pas je vais bien, je suis avec Snape. La nuit promet d'être longue mais tout va bien se passer. Nous rentrons demain. »
Harry se rassurait en disant qu'ils étaient ensemble et qu'Hermione allait bien. Pourtant, il continuait de relire depuis cinq minutes la même ligne de son manuel, preuve de son peu de concentration. Voyant que son travail était loin d'être productif, Harry décida de sortir prendre l'air. En sortant de la bibliothèque la survivant entendit une voix ironique familière
« Tu te sens seul sans ta petite amie, Potty ? »
« Fous-moi la paix Malefoy. » dit Harry sèchement.
« J'espère que le sort ne la fait pas trop souffrir. » dit-il d'une voix dont Harry ne parvint pas à identifier si c'était de l'ironie ou de la sincérité.
Mais le comportement sanguin d'Harry prit le dessus et bouscula Drago dans la première salle à disposition, jeta un sort d'insonorisation et plaqua le jeune blond contre un mur.
« Tu as une fâcheuse tendance à me plaquer contre les murs, tu le sais ça ? »
« Tu étais au courant de ce qui allait arriver ? Oui ou non ?! » criait le brun excédé du caractère impassible de l'héritier Malefoy.
Malefoy repoussa Drago et le plaqua à son tour contre le mur mais cette fois juste pour le repousser.
« Bien sûr que non je ne le savais pas ! Je n'ai pas sauvé la dernière fois Grangie pour la donner en pâture à Greyback et Avery ! »
« Alors comment l'as-tu su ? »
« Dois-je te rappeler qui est mon père ? » demanda Drago ironiquement puis il reprit plus sincèrement « Si je l'avais su, je n'aurais jamais laissé cela arriver. Snape est mon parrain. Et Granger… elle est liée à lui. »
« Comment ça liée ? » questionna Harry plus que curieux, ne comprenant pas cette énigme.
« Je ne sais pas vraiment … Mon père m'a juste dit qu'ils étaient liés et que visiblement Granger était du goût de Snape… » Drago voulut se confier, de façon incompréhensible, il avait confiance en Potter, alors il continua « C'est moi qui ai déposé le collier dans sa chambre. Mais je ne suis pas allé les dénoncer, pourtant le super suçon que Granger a essayé de cacher ne dissimulait pas vraiment grand-chose… »
« Attends attends, t'es en train de me dire que Snape et Hermione ont couché ensemble ?! Qu'ils sont … en couple ? »
« Vu comment il s'est arrangé pour l'ignorer pendant ces dernières semaines, je pense qu'ils se désirent mais qu'ils n'ont pas couchés ensemble, du moins pas encore. »
Toutes les choses se mirent en ordre dans l'esprit d'Harry. Hermione était sortie de chez Snape ce soir-là à cause du collier. Les cours particuliers chaque soir avait dû créer une certaine proximité, et puis Hermione lui avait parlé du fait qu'elle pouvait lire dans les pensées de Snape… Puis il y avait eu cette potion et ces rêves… Harry se souvint que durant l'absence de Snape, Hermione n'était plus que l'ombre d'elle-même. Tout revenait à Snape. Drago en mentait donc pas. Mais comment sa meilleure amie avait-elle pu lui mentir sur une telle chose ?
« Pourquoi me dis-tu tout cela ? » demanda Harry d'une voix basse, encore perdu dans ses pensées.
« Je veux que ma mère vive, et si possible j'aimerais aussi conserver ma vie… ». « Je n'attends pas de toi que tu me comprennes, la moitié du monde magique serait prêt à se sacrifier pour toi. Personne ne peut comprendre. » dit-il sans rien ajouter de plus et se dirigeant vers la sortie.
Harry ne sut pas quoi répondre, alors la petite voix dans sa tête répondit à sa place
« Je suis là, si tu en ressens le besoin. »
Le retour à Poudlard aurait pu se définir par un seul et simple mot : l'ignorance. Après leur baiser, Severus avait construit un porte-au-loin afin d'éviter tout contact physique avec la jeune femme. Ils étaient rentrés à Poudlard, et Snape s'était aussitôt dirigé vers ses cachots pendant qu'Harry courrait voir l'état de sa meilleure amie en la prenant fermement dans ses bras.
« Hermione ! Je me suis tellement inquiété ! Que s'est-il passé ? »
La jeune Gryffondor étouffait presque dans les bras assez puissants de son meilleur ami. Elle sourit et se détacha de son étreinte qui lui avait été réconfortante.
« Tout va bien Harry. Enfin, ça va mieux, viens dans ma chambre, je vais t'expliquer. »
Les deux jeunes gens se retrouvèrent dans la chambre de la Gryffondor qui expliqua en détail les évènements de la veille, tout en évitant de mentionner le fait qu'elle avait embrassé son professeur et qu'il lui avait rendu lui aussi ce baiser.
« Attends. Tu as dormi avec Snape ? »
Hermione s'attendait à cette réaction et cette incompréhension.
« Ecoute, j'étais complétement frigorifiée, c'était comme si tout mon corps entier avait été gelé et que mon sang était devenu de la glace liquide. Vraiment, j'étais pas loin de me jeter dans le feu pour me réchauffer. Et dans le monde moldu le peau-à-peau est une pratique courante… »
« Il n'aurait pas plutôt pu te jeter un sort de réchauffement ? Il a abusé de toi ! »
« Mais c'est moi qui lui ai demandé, Harry ! »
Le Survivant marqua un temps. Sa meilleure amie avait vraiment demandé au professeur de potions le plus honnis de toute l'humanité, voire du monde entier, de dormir à ses côtés ?
« Il ne s'est rien passé entre vous ? »
Hermione eut l'impression un bref instant que son ami savait la vérité. Pourtant, c'était tout simplement impossible, personne au monde n'était au courant qu'elle avait embrassé son professeur.
« Non » mentit-elle en mettant toute la persuasion dont elle était possible dans ses paroles.
« Donc l'histoire du collier ne s'est pas reproduite. »
« Bien sûr que non ! » dit Hermione presque en rigolant.
Puis ce fut à son tour de marquer un temps. Hermione ne lui avait jamais parlé de l'épisode du collier, alors il ne pouvait pas être au courant. Même quand Harry avait vu son (magnifique) suçon le soir même de l'altercation, il n'avait pas insisté sur le fait de sa présence. Il le savait sans même qu'elle lui ait dit. Son visage se décomposa.
« Attends… Comment tu sais pour le collier ? » demanda-t-elle inquiète.
« Drago me l'a dit. Comment as-tu pu ne pas me le dire ? Toi qui prône la confiance et l'honnêteté, tu as beau jeu quand tu me caches une chose comme ça ! » dit Harry en s'énervant, et en se levant du canapé sur lequel ils étaient tous deux assis depuis le début de leur conversation.
« Je suis ravie d'apprendre que tu as des conversations sur ma vie privé avec Drago Malefoy ! » répondit Hermione.
« Ne changes pas de sujet ! Tu sors et couches avec Snape et tu ne me l'as pas dit ! » reprocha le survivant, vexé de ne pas avoir été dans la confidence de sa meilleure amie.
« Je ne sors pas avec Snape et je ne couches pas avec lui non plus ! » dit Hermione plus fort qu'elle ne l'aurait voulu.
« Tu me caches des choses. »
« Tout comme toi. »
« Drago m'a dit tout ce que toi tu ne m'avais pas dit, comme je sais pas moi, peut-être le fait que c'était Snape qui t'avait fait ce putain de suçon, ou que tu étais de son goût par exemple ! »
Ne pouvant plus contenir ce secret qui la torturait depuis un bon moment, Hermione lâcha.
« Je suis liée à lui. »
La colère d'Harry s'estompa aussitôt de son visage. Elle était liée à lui ? Mais ça voulait dire quoi ça bordel ? Hermione vit les méninges de son meilleur ami s'activités, alors elle commença à expliquer.
« Quand je me suis réveillée après l'accident, j'ai presqu'eut immédiatement accès aux pensées de Snape. Ça a été le seul à pouvoir m'aider lors de mes crises… Quand je l'ai brûlé la première fois, j'ai pu le guérir sans baguette… Quand nous nous sommes touchés, c'était presque comme un électrochoc… Et lui peut sentir mes émotions… Et la potion nous connectait, ce qui a provoqué les rêves… Concernant le collier, il était ensorcelé, et provoquait une attraction irrésistible mais il a su, s'en défaire avant que les choses n'aillent trop loin… Hier, j'ai voulu retourner sur les lieux de l'accident, je voulais savoir d'où venait ce lien… Mais nous avons été interrompus pas les mangemorts … »
Harry ne répondit rien. Il essayait d'emmagasiner chacune des informations que lui avait dite sa meilleure amie. Snape et Hermione étaient liés. Comment était-ce possible ?
« J'aurais dû te le dire plus tôt, je le sais. Mais je ne pouvais pas, cela concerne Snape aussi… »
« Hermione tu es l'une des rares personnes qu'il me reste, je ne veux pas de mensonges entre nous, même si l'idée de te savoir avec Snape ne me ravis pas… Tu peux tout me dire, mais évite moi les détails je t'en prie, pour le bien de ma santé mentale. Je ne le répèterais jamais, tu peux en être sûre. »
Hermione serra fortement son meilleur ami dans ses bras, plus que ravie de ne plus rien avoir à lui cacher. La jeune femme savait au fond d'elle que Snape serait fou de rage de savoir que l'élève qu'il déteste le plus est au courant de sa faiblesse, elle.
Alors ? Un commentaire pour me donner du courage pour cette dernière semaine avant les vacances ?
