Hola, Hola, Hey !
Merci pour les lectures et commentaires ! Je poste un peu au gré de mes envies (j'essaie de poster quand j'ai déjà le chapitre suivant de fait ceci dit ahah ! Ce qui n'est pas le cas là -_-)
Et j'avais en effet reupload le mauvais chapitre sur le chapitre 6, mais c'est corrigé ^^' !
LA RITOURNELLE DU DRAGON 08
Seule la nuit on peut se rendre compte de l'originalité des éclairages de la Haust : ils sont plus abondants dans les quartiers modestes que riches. Cela s'explique par la crainte d'un ancien Sir de voir sa cité se transformer en coupe gorge à la nuit tombée. Les plus riches avaient alors protesté de ces installations dans leurs propres quartiers. Ils refusaient de voir le paysage nocturne troublé de lampions. Ils avaient assez de moyen pour installer des sécurités et autres lumières s'il le fallait. L'ancien Sir ne souhaitant pas entrer en guerre avait abdiqué sur ce point, arrangé même. Il puisait moins dans les réserves du trésor grâce à cela.
Tout ça pour dire que depuis le château de Haust l'on voyait se diviser la ville en deux : une lumineuse et l'une dans les ténèbres. La voiture de Blaise roulait vers le côté sombre bien évidemment.
Il était ivre, mais les voitures n'étaient pas les grands bolides que l'on connaît ailleurs.
Drago assit du côté passager avait le bras appuyé sur la portière. Il avait encore les cheveux trempés, puait l'alcool et la haine. Blaise pour le détendre essayait de lancer la conversation et de modérer la gravité de son humiliation.
« Drago tout cela n'est que mise en scène, tu n'as pas à t'en faire. De plus, tu t'es excusé, cela est passé. Bon, te jeter de l'alcool était de mauvais goût je l'avoue bien, cependant c'était obligé… Tu as menacé le Sir. J'entends bien sûr que tu ne l'as pas fait exprès, il doit le savoir, d'ailleurs tout le monde doit l'avoir remarqué. Mais le Sir est le Sir, on ne peut proférer ce genre de paroles face à lui.
- Blaise, arrête. Je ne suis pas stupide. Je sais où est mon erreur, mais pour autant je ne vais pas oublier ce qu'il a fait là. Ah, moi… Drago Malefoy à genoux devant Potter. J'ai envie de me tirer une balle.
- La scène était cocasse, préféra rire Blaise.
- Je lui ferai payer… Blaise réellement, je le jure ! L'affront de cette soirée... »
Drago se passa une main dans les cheveux et donna un coup – léger, dans le tableau de bord (Blaise râla de ceci). Il était énervé, intérieurement hystérique.
Après le geste de Potter, Drago s'était relevé et sans parole avait quitté la soirée, rejoint par Blaise qui ne pouvait décemment pas l'abandonner à son sort. Drago était sûr à présent que l'on jasait à grande joie sur son dos.
Enragé, il se rejeta tout au fond du siège de l'auto et serra ses cheveux de ses deux mains maintenant, en regardant vers le ciel.
« Drago, dors chez moi ce soir. Il vaut mieux éviter à ton père d'apprendre trop rapidement ce qu'il s'est passé.
- Pour ce que cela change…
- Allons… Je te ramène chez moi, tu prendras un bain pour te défaire de toute cette colère. Elle ne te mènera à rien ce soir. Et demain… Demain nous parlerons de cette histoire de mémoire dont tu me harasses les oreilles. Qu'en dis-tu ?
- Hum…
- Ah, Drago… Tu es vraiment un enfant du scandale, ahahah. »
S'il lança un regard peu avenant vers Blaise, il ne répondit rien.
La demeure où vivait Blaise était un savant mélange de rococo et de sobriété, comme si deux architectes aux goûts totalement différents s'étaient disputés l'agencement des pièces et de la décoration.
Amené à la salle d'eau par son ami, Drago se sentait en terrain connu. En lui, dans ses pas et le décor, il comprit qu'il avait ses habitudes, voire sa chambre attitrée. Cela diminua un peu la fébrilité qui le hérissait.
« Prends ton temps, lui dit Blaise près de la salle de bain. Je te fais apporter des habits. Et nous discuterons demain. Je t'avoue que l'alcool retombe un peu sur mes épaules, j'en suis épuisé, je préfère me coucher.
- Je comprends. Écoute, merci Blaise pour tout ça.
- Ne t'inquiète pas. Il faut toujours de bons amis dans de telles situations. »
Il lui embrassa fort les joues, lui donna une tape sur l'épaule et le laissa.
La salle de bain de Blaise était un foutoir en produits. Il y en avait sur tous les murs. Pas étonnant, ils étaient sans doute tous fabriqués par sa famille. Drago chercha ceux qu'il pouvait à peu près reconnaître. Las, il se dépêcha dans le bain, remerciant à peine le valet de chambre qui lui apportait des habits.
Tout était silence dans la salle de bain. Son poignet était ravagé de sang séché, de vin aussi. Il avait compris qu'en lui versant du vin rouge dessus, Potter avait également fait en sorte de camoufler autant que possible sa blessure. Qu'auraient dit les gens en voyant ça…
S'il avait joué d'audace au départ, se fichant bien d'être le centre des affaires de ce Drago haustien qu'il n'était pas, maintenant, Drago sentait qu'il était pris au piège. Cela le touchait. Cette histoire le touchait. Mentalement et physiquement. Il avait mal au ventre, la plaie béante et invisible d'un coup qu'il n'avait pas reçu et celle plus inquiétante de son poignet brûlé. Pour la première fois depuis son arrivée à la Haust, Drago se demandait s'il allait réellement rentrer à Poudlard.
« Et si je ne rentre pas... »
Oser se l'évoquer à voix haute lui fit peur, très peur. Et de la salle de bain à la chambre, il ne put détacher son regard du bracelet doré.
La pensée encombrée, Drago dormit pourtant d'un sommeil très lourd qui le transporta vers les intrigues du passé, là où Hoel et Lior n'étaient que deux gamins de sueur et de crasse sous les armures d'un blason que Drago ne reconnaissait pas. Chacun tenait à la main une épée de la firme Malefoy. Ils participaient à une guerre.
« Lior, crois-tu que nous gagnerons cette bataille ? Interrogea Hoel la voix étouffée par son casque.
- Il le faudra bien, répondit Lior. »
Sa voix n'avait pas l'engouement de la première scène où Drago l'avait vu. Il avait l'air épuisé, autant que son ami. Tous les deux marchaient dans une bouillasse où gisaient les cadavres. La journée tombait et ils se dirigeaient vers un camp que l'on apercevait à quelques lieues.
« J'ai peur tu sais… Tous ces cadavres… Je me demande, ces gens méritaient-ils de mourir ?
- Autant que nous. Hoel, écoute... »
Lior passa un bras autour de ses épaules, faisant cliqueter son armure, grincer la rouille.
« On ne peut parfois s'attarder autant qu'on ne le souhaiterait… Ne donne pas trop d'humanité à tous ces visages que tu vois dans la boue. On ne peut obtenir la paix par les mots. Il faut toujours passer par les armes.
- Je le sais, mais… Nous sommes si jeunes et il y en a des plus jeunes encore. J'ai transpercé le corps d'un garçon qui devait avoir huit ans à peine !
- Et il tenait déjà l'épée ? Rit Lior sans joie.
- Oui Lior, oui ! Avons-nous fait le bon choix, est-ce que nous défendons les bonnes causes… Je… Je ne veux pas devenir un monstre. »
Hoel s'arrêta. Il avait des trémolos dans la voix. Il pleurait. Lior ne lui en tint pas rigueur, autant que lui, il était à bout et se questionnait.
« Un jour Hoel, un jour… Nous pourrons faire nos propres choix. »
Et Lior, pleura également.
« Mais quand ? J'ai peur d'être mort avant que cela n'arrive.
- Tu ne mourras pas, ni toi, ni moi… Et bien que je ne sache pas de quoi l'avenir sera fait… Je ne peux croire que nous mourrons comme tous les autres : en anonymes dans la boue. Allé viens, ne nous attardons pas trop ici.
- J'aimerais être comme toi Lior et avoir confiance. »
Lior reprit le chemin du campement sans répondre. Il n'avait pas la confiance que lui prêtait Hoel. Mais s'il craquait, Hoel chuterait aussi et alors… Qu'adviendrait-il ?
De toute la bataille, Lior et Hoel ne se lâchèrent pas d'une semelle. Ils se battaient avec leurs tripes, pourfendant quiconque les approchaient. Les ennemis pouvaient les entendre hurler de la rage qu'ont les gosses qui ont vu trop de chaos et qui n'ont plus les mots pour s'exprimer.
Les jours passaient et ils ressemblaient de plus en plus à deux sauvages. Ils ne pouvaient prendre de bain, leur visage n'était que boue et sang séché. À cause des puces et autres infections, ils s'étaient coupés les cheveux courts avec leurs épées.
Hoel avait abandonné de voir des hommes avec une histoire dans les cadavres qu'ils croisaient. Il avait même échangé son uniforme avec celui mieux conservé, d'un mort.
Peut-être parce qu'ils étaient jeunes, peut-être parce que leur duo fut extrêmement efficace sur le terrain, Lior et Hoel furent remarqués à la fin de cette bataille gagnée par leur camp. Ils furent félicités et gorgèrent d'honneur leur famille respective. S'ils n'eurent pas encore des noms de guerriers, déjà on les fit monter en grade dans l'armée. Cela leur fut plus négatif qu'autre chose. Leurs pairs les considéraient comme trop jeunes pour les respecter réellement. Si Hoel passait au-dessus, relativisant en disant que cela se calmerait lorsqu'ils auraient du poil au menton, Lior plus hargneux voulait provoquer en duel quiconque se fichait de lui.
Il rageait à ce propos justement, faisant les cent pas dans le jardin des Malefoy. Hoel était avec lui à manger du pain. Ils étaient rentrés chez eux à la fin d'une seconde bataille. Depuis leur engagement dans l'armée, deux ans étaient passés et ils marchaient dans les pas l'un de l'autre.
« Il faut que tu prennes ton mal en patience, Lior.
- J'ai le droit d'être en colère !
- Tu as le droit, mais ils finiront par te mettre sur le côté, si tu n'arrêtes pas. Il y a des bruits de couloir, tu sais… Ils disent qu'ils vont te déclasser parce que tu fais trop d'esclandres.
- Quoi ? Qui a dit cela ?!
- Cela se chuchote. Lior, je t'en prie arrête. Je ne veux pas me retrouver tout seul dans les hauts rangs et toi soldat, parce que tu n'es pas capable de mettre ton orgueil de côté ! Je veux voir naître le Dragon ! »
Hoel l'avait saisi aux épaules pour calmer son impulsion.
« Et il naîtra. Mais Hoel, je ne connais pas de dragon docile.
- Tu es insupportable, tu sais ?
- Je m'en moque, j'ai raison.
- Alors, alors… Je te dompterai, tu sais. Je dompterai le dragon, pour que tu restes à mes côtés. »
Lior éclata de rire devant ses paroles. Mais Hoel était sérieux.
Et Drago lorsqu'il se réveilla, comme Lior riait.
Ce rêve, s'interrogea Drago en se préparant pour rejoindre Blaise, l'avait-il en commun avec Potter ? Si c'est le cas, est-ce que lui aussi trouvait l'attitude de Hoel totalement stupide. Ce garçon – aux yeux de Drago, était incapable d'indépendance. Il collait les ambitions de Lior.
Cela eut au moins le mérite de regorger l'estime de Drago pour son aïeul, de calmer le feu de l'humiliation de la veille. C'est donc un peu plus tranquille qu'il prit son petit déjeuner avec Blaise.
Blaise grand seigneur dans son fauteuil avait une légère gueule de bois. Il se tenait le front d'une main en buvant un café très serré et en mangeant des pâtisseries aussi.
« Comment vas-tu ce matin, Drago ?
- Beaucoup mieux mais et toi ? Avec tout ce que tu as bu...
- Oh je ne te le fais pas dire, j'étais rond comme un cul de bouteille, rit-il. Mais je suis bien content pour toi. Tu as l'air plus reposé... »
Drago émietta un biscuit dans une assiette en lui souriant. Près d'eux une fenêtre donnait sur une serre de fontaines et plantes tropicales. Il n'y avait toujours pas de fleurs.
« Ici, nous pouvons parler beaucoup plus librement que dans un café, les rues ou chez le Sir, lui dit Blaise.
- Oui ? Alors je peux t'interroger Blaise, sur ce monde.
- Hum oui. Mais j'aimerais que tu m'expliques d'où tu dis venir d'abord. Je t'aime Drago, mais je ne fais rien par gratuité.
- Alors j'espère que tu croiras en mon récit.
- Parle et nous verrons. »
Toute la matinée, ils la passèrent dans ce petit salon, à manger, boire du café ou du thé, parlant de l'histoire de Drago et du reste. Posément, Drago expliqua d'où il venait. Il parla de Poudlard, des quatre maisons, expliqua comment on intégrait l'une d'elle. Il évoqua les cours, l'ambiance chez les Serpentards. Il resserra son sujet en décrivant le chaos qu'instillait Voldemort. Il parla du rôle de Potter. En fait il se vida totalement de son histoire. Cela lui fit un bien fou de parler à cœur ouvert de la guerre qui arrivait dans son monde. Blaise l'écoutait sans trop commenter pour l'instant.
« Et enfin, c'était le matin, je me sentais vaseux je crois. J'avais du temps avant le cours de potion et j'ai décidé d'aller m'allonger. J'ai du m'endormir et lorsque je me suis réveillé, j'étais dans le champ de roses. Après, tu connais la suite. Je suis venu à la Haust et on s'est croisés.
- Oui, oui, c'est plus clair en effet. Après je t'avoue que ton histoire est difficile à croire. Poudlard, tes quatre maisons et le reste… Ton monde fait très conte de fée.
- Ah ? J'aurais dit ça du tient plutôt, avoua Drago.
- Vraiment ? Pourtant tu as l'air d'évoluer dans un univers extrêmement manichéen. Le mauvais camp est clairement établit. Ton Voldemort - et je suis désolé de tes choix présent, est à abattre sans réfléchir. Quant aux choix des maisons que tu as évoqué… C'est effarant. Comment un chapeau peut-il décider en quelques secondes de ton avenir ? Je ne crois pas qu'il voit l'ambition de chacun. Au contraire, il agit sur un instant T… Tu n'aurais pas été Drago Malefoy, peut-être que tu n'aurais pas voulu entrer à Serpentard. Harry Potter lui-même… C'est très hasardeux, les quatre maisons que tu évoques sont schématiques.
- Peut-être bien…
- Chez toi, tout est fait pour mettre les gens dos à dos. Regarde, ici Hermione Granger te semble sympathique, tandis que dans ton monde… On dirait qu'on ne peut pas lui parler si on fait parti des Serpentards. Et je ne parle même par des autres. »
Drago baissa les yeux. C'est vrai qu'à être plongé dans son quotidien, il ne réalisait pas à quel point à Poudlard on séparait les élèves pour mieux régner. Aurait-il été ami avec Potter et le reste s'il n'y avait pas eu de maisons ? (Bon pas Granger, c'était une sang de bourbe hein!)
« Enfin, ne te mine pas trop. Je me fie à tes explications pour juger. Si tu viens vraiment de cet autre monde, il doit être plus complexe que tu ne le dis, essaya de le rassurer Blaise.
- Je ne sais quoi dire, Blaise.
- Disons que chez toi, les caractères sont plus tranchés. On ne peut pas dire qu'ici il y ait réellement de vrais méchants, hormis ta famille qui est critiquée depuis la nuit des temps, quoi qu'à présent l'opinion publique se déride à ce sujet. Mais notre Sir lui-même… Il n'est pas plus bon que méchant. Je vais te parler un peu de notre Haust Drago. Tu verras, c'est assez drôle certains fait de chez toi recoupent des actions d'ici.
- Je t'écoute Blaise, je suis avide d'explications, tu sais comme je suis perdu ici, j'en peux plus !
- Ah, ah, oui ! Par où commencer… L'affaire me paraît vaste…
- Peux-tu me parler un peu plus de ma famille pour commencer ? Cette histoire du Dragon ? J'ai essayé d'interroger mon père et ma mère, mais l'un me sort des phrases alambiquées, l'autre se méfie devant mes questions.
- Tu m'étonnes ! Mais en réalité il y a peu à dire. On dit que la Haust est née sur les ruines d'une grande cité, décimée à la fin d'une campagne, menée par Haust justement et Dragon. On a conservé peu d'archives de cette époque, parce que personne ne s'attardait à prendre en note les faits. On a surtout hérité de la tradition orale, qui évoque la gloire de Haust et du Dragon… Et puis sa chute. Je ne sais pas trop tu sais, ce qu'il a fait le Dragon.
- Comment ça ? Les Malefoy sont bien haïs à cause de lui.
- Oui, mais comme je te le dis, tout ce qu'il nous reste aujourd'hui, n'est que tradition orale et quelques vestiges architecturaux. En fait, moi ce que j'en sais c'est que Dragon aurait failli provoquer la ruine de la cité à peine glorifiée. Cela a fait beaucoup de bruit à l'époque, j'imagine. Assez pour que ta famille soit encore maudite maintenant. Mais ce sont de si, si vieilles histoires, que les gens maintenant sont passés à autre chose. Enfin, à par les anciennes familles, qui mordicus te détestent, rit-il.
- Sérieusement… Je suis détesté sur… Quelque chose de si flou ?
- Malheureusement oui. C'est terrifiant n'est-ce pas.
- Stupide, totalement stupide.
- Ah, ah et ce n'est que le début ! Doublé que tu n'as pas de chance. Personne n'a vraiment prit la peine d'écrire sur la Haust c'est un fait, par contre nos ancêtres étaient friands de peintures et les tableaux du premier Sir et du Dragon sont courants. Grâce ou à cause de cela, on s'est rendu compte qu'Harry Potter et toi étiez les copies conformes du Haust et du Dragon.
- Bien sûr…
- Cela inquiète le pouvoir et fait renaître l'intérêt des gens pour l'histoire ancienne… Tu vois, comme chez toi, Harry Potter et toi semblez lier.
- Super Blaise, ça me réchauffe le cœur de l'apprendre. Mais ça ne m'explique toujours pas pourquoi Potter me déteste autant et veut voir ma famille morte. Je veux dire, d'après ce qu'il reste de la tradition dont tu me parles, il devrait y avoir une haine cordiale, rien d'autre…
- Oui, mais… Et là c'est un point qui recoupe l'histoire de ton monde : les parents de Harry Potter sont morts lorsqu'il était tout petit. On dit qu'ils ont été empoisonnés par les roses... Mais on a jamais trouvé le ou les coupables. Potter est persuadé aujourd'hui que cela est en lien avec ta famille, avec toi.
- Quoi, moi ? Mais pourquoi ?
- Parce que tu résistes au poison des roses.
- Lorsqu'ils sont morts, j'avais l'âge de Potter, je n'ai rien à voir avec ça. Il ne peut pas accuser un bébé. Et mes parents ont l'air de si peu apprécier que j'aille dans les roses, ils ont l'air de craindre ça, même !
- Malheureusement mon savoir s'arrête là Drago. Tu as toujours été extrêmement mystérieux sur ton histoire avec les roses. Je n'ai jamais su depuis quand tu y résistes, ni pourquoi…
- Je ne sais pas alors, si je me sens plus avancé ou embrouillé sur cette affaire, avoua Drago. Mais tu sais au moins pourquoi elles sont mortelles, les roses ?
- Non ! Si ça ne tenait qu'à moi, je te dirai, depuis toujours et c'est comme ça, rit-il. Mais enfin, il faut vouloir mourir ou être totalement fou pour aller traîner dans les champs. Londubat – aussi botaniste chez toi qu'ici, m'a expliqué une fois que nos roses dégageaient des vapeurs toxiques. Je n'ai pas tout compris, en fait je ne l'écoutais pas, il est d'un ennui ce pauvre garçon ! Mais pour te faire simple, il y a quelque chose dans les roses qui asphyxie le cerveau, provoque des hallucinations d'abord, puis le sommeil éternel, la mort quoi. Entre nous, j'ai déjà vu des gens vouloir tester la chose. En premier lieu les hallucinations sont agréables… Mais après on est accro et ceux qui le sont, meurent. Que ça soit de manque ou en s'y plongeant. On finit invariablement par mourir. Tu es le seul à la Haust à ne pas être mort. Mais comme tu es un Malefoy, les gens sont frileux à l'idée de t'approcher. Tant mieux pour toi, en soi.
- Hum... Et Severus ?
- Un des principaux concurrents de ma famille ! Il possède un laboratoire et créer des potions, des remèdes et autres produits. D'aussi loin que je le sache, il a toujours été mêlé à des histoires pas net. En ce moment il est accusé d'approcher d'un peu trop les champs de fleurs du Sud... Oh et c'est un des meilleurs amis de ton père, Drago. Tu vois, quand je te dis que Severus aime se mêler aux mauvaises histoires, je ne te mens pas ! »
Bien que reposé, Drago se sentit épuisé par tout ça. Cela faisait quoi, une semaine peut-être qu'il était à la Haust et il était au centre d'un tourbillon d'affaires macabres. La mort des parents de Potter, celle des gens accros à la rose et il ne parlait même pas de Lior et Hoel… De nouveau il eut très peur d'être coincé ici à jamais. En ce cas il ne pouvait plus faire à sa guise. Il allait vraiment devoir prendre à bras le corps toutes ces histoires et les démêler.
« Et Hermione Granger ? Je t'ai dit qu'à Poudlard c'était une petite peste que je ne fréquentais pas… Mais ici on a l'air amis, bien que tu me dises de m'en méfier… En plus, éclaire-moi là-dessus : elle a l'air d'une fille de famille modeste, comment ça se fait qu'elle soit si proche d'un personnage comme Potter, d'un Sir quoi ?
- Le cas Granger est particulier. Comme tu le dis, elle vient d'une famille modeste. Son père et elle sont les têtes pensantes d'un journal de la ville. C'est la famille du Sir qui en est l'un des principal actionnaire. Ils se connaissent de là. Pour être franc, à mes yeux Hermione est une personne plutôt affable. En sortant l'article sur ta famille, il y a de cela plusieurs mois, elle en a profité pour se rapprocher de toi. Et comme nous sommes toujours fourrés ensemble, elle a rejoint notre joyeuse petite bande. Et puis, peu à peu… Je ne sais pas, tu es devenu très méfiant envers elle. Tu m'as dit que tu avais l'impression qu'elle te surveillait, qu'elle t'avait approché par ordre du Sir. Au début je ne t'ai pas cru, parce qu'Hermione est vraiment un cœur, mais tu es plutôt persuasif et j'ai commencé à douter…
- Je vois... »
Mais si j'étais inquiet qu'elle rapporte mes paroles aux oreilles du Sir, c'est que forcément j'avais quelque chose à me reprocher, pensa aussitôt Drago.
« Alors, pour la tester, tu as décidé de lui jouer un petit tour, à savoir simuler ta mort dans les champs. Tu voulais savoir si en apprenant ta mort par les roses elle allait courir le répéter à Potter. Auquel cas, cela prouverait, selon toi, qu'elle avait ses entrées au château et surtout, qu'elle était un fidèle messager. Finalement, ça n'a pas marché et te voilà dans toute ton… Ta Poudlarise, rit-il.
- Ma foi, tant mieux que cela n'ait pas marché. C'est une ruse plutôt débile, fit Drago en haussant les épaules. Enfin… Je n'en peux plus, j'ai ma dose d'informations pour ce jour. Il faut que je réfléchisse à tout ça.
- Je compatis Drago ! Cela doit être en effet une horreur d'apprendre ça tout de go.
- Tu n'imagines pas ! J'ai juste une dernière question…
- Je t'écoute ?
- Tu m'as dit avoir tes propres intérêts là-dedans, quels sont-ils ?
- Aucune de mes paroles n'est gratuite mon cher Drago et si tout ce que je t'ai dit jusque là m'arrangeait, ton ignorance sur mes intérêts me plaît davantage encore.
- Tu prépares un sale coup, souffla Drago.
- Moi ? Jamais ! »
Blaise lui sourit. Drago se dit qu'il préparait définitivement un sale coup et qu'il était fort possible qu'il en soit un des outils. Eh bien… Qu'il ne lui dise pas que le choixpeaux ne l'aurait pas envoyé à Serpentard celui-ci !
Comment j'ai fait un chapitre d'exposition absolument pas subtile, ahah !
Merci à Blaise d'être un gros bavard !
