Désolée, désolée, désolée de poster la suite avec du retard ! Mes études me prennent énormément de temps... Le chapitre 23 ne risque d'arriver que d'ici deux semaines, pour que je puisses bien avancer l'histoire !

Merci encore à tous ceux qui prennent le temps de poster un commentaire sur chapitres!

Réponses aux anonymes:

Lulu: merci beaucoup pour ton commentaire ! Oui, il était temps que Severus prenne les choses en mains! Malheureusement, je crois que tu vas être déçue de la tournure des évènements ahah! Mais tes suppositions étaient bonnes ! A très vite !

Manon: Merci ! Voilà la suite !

Précédemment: Le bal a permis à Severus et Hermione de se retrouver. Le professeur a enfin avoué la réciprocité des sentiments d'Hermione et l'a invité à passer la soirée dans ses cachots... Malheureusement, sur le chemin Hermione entend une dispute...

Bonne lecture !

22.

« Eh mais t'es dans quel camp toi ? »

« Celui de personne, laisse Snape et Grangie tranquille. Ils le méritent bien. »

« Je n'aurais jamais cru t'entendre dire ça. »

« Moi non plus. »

Puis les deux garçons explosèrent de rire, ce qui parut surprendre une majorité de la population estudiantine. Qui aurait cru que le prince des serpents et le survivant rirait à gorge déployée ensemble ? Les deux garçons se saluèrent et prirent chacun la direction de leur tour. Quant à Hermione, elle avait décidé de repasser par ses quartiers pour se refaire une légère beauté et effacer le sillon noir qu'avaient laissés les larmes. Quand elle prit le chemin des donjons une dizaine de minutes plus tard, elle entendit des cris étouffés et le bruit de sorts jetés.

« Tu n'es qu'un traître à ton sang ! » hurlait une voix.

« Trois contre un, quel courage ! » se moqua une voix faible mais sans jamais perdre son aspect provoquant.

La Gryffondor se mit à courir en direction de la voix. Peu importe qui ils étaient, ils ne pouvaient pas être bien loin, les éclats de voix semblaient venir des donjons. Et le spectacle qu'elle vit la cloua sur place. Crabbe, Goyle et un autre Serpentard s'en prenaient à Drago. Une haine horrible déformait leurs visages gras. Sans savoir quel sentiment la guidait, Hermione s'interposa automatiquement, comme si c'était le reflexe le plus naturel du monde.

« Arrêtez ! » hurla-t-elle, et d'un mouvement de main brusque, les baguettes des agresseurs s'envolèrent dix mètres plus loin.

Crabbe et Goyle qui venaient de se faire désarmer se tournèrent vers la jeune femme.

« Tiens, tiens la sang-de-bourbe, tu es jalouse ? » demanda la brute épaisse en s'approchant de la jeune femme.

Hermione sentit son sang se glacer dans son corps. Des images de son agression revenaient dans sa mémoire. La peur commença à prendre possession de son corps. Respire Hermione, calme-toi, ils sont désarmés, ils ne te feront pas de mal, tu es plus forte qu'eux. Le regard d'Hermione se braqua sur Drago qui était à terre avec une arcade ensanglantée. Le blond se tenait les côtes d'une main et essayait de se relever de l'autre. S'il ne s'était pas inquiété jusqu'à maintenant, il le commença pour sa nouvelle amie. Crabbe se retourna, comme s'il avait décidé de laisser Hermione tranquille et fit demi-tour d'un mouvement brusque pour lui assener un coup point qui lui fit cogner la tête contre son mur, la faisant voir trouble. Pendant ce temps, les deux autres Serpentards s'en étaient de nouveau pris à Drago. La jeune femme s'appuya contre le mur, tenant sa baguette dans une main et tendant son autre bras devant elle, Hermione cria

« Assez ! » les trois Serpentards furent propulsés contre les murs et une bulle protectrice se forma autour d'Hermione et Drago.

A ce moment-là, McGonagall, Dumbledore, Snape et Harry apparurent, essoufflés et surpris. Devant eux se tenaient trois Serpentards inconscients au sol et leurs baguettes à quelques mètres d'eux. Une bulle bleu transparente était visible et protégeait Hermione et Drago. Voyant ses professeurs, la jeune femme soupira et la bulle disparut dans un nuage de vapeur sans même qu'Hermione ne se rende compte qu'elle avait formulé un sort de protection.

Le sang de Snape n'avait fait qu'un tour quand il avait vu Hermione en position de faiblesse près de Drago. Il aurait voulu se précipiter vers elle, la prendre dans ses bras et s'assurer que tout allait bien mais Potter le devança, et il voulut à l'instant l'étrangler pour l'éloigner d'Hermione.

« Hermione ! » cria Harry en se précipitant vers son amie pour la serrer dans ses bras et s'assurer qu'elle était bel et bien en un seul morceau. Hermione se frottait l'arrière de la tête.

« Je vais bien Harry, je suis un peu sonnée, c'est Drago… »

Hermione se dégagea gentiment de l'accolade de son meilleur ami et regarda Severus, un regard qui lui montrait que tout allait bien. Elle vit son professeur soupirer, montrant qu'il était rassuré. Hermione désigna Drago de la tête. Le nommé cracha un peu de sang de sa lèvre et essaya de sourire.

« Mince alors, mon magnifique portrait est amoché. » dit-il avec humour.

Avec l'aide d'Harry, il réussit à se remettre debout avec quelques difficultés. Snape décida de prendre les commandes en main.

« Je vais emmener Monsieur Malefoy et Miss Granger dans mes quartiers, panser leur blessure, et je les renverrai dans leur dortoir respectif. » Hermione, Drago et Harry commencèrent à avancer vers Snape, et quand celui-ci vit le survivant il ajouta : « En revanche, monsieur Potter, je n'ai pas besoin de vous, vous pouvez retourner à voter tour. »

Harry fit la grimaça, essaya de riposter mais Hermione l'en dissuada d'un regard. Dumbledore acquiesça et annonça qu'il allait s'occuper des trois agresseurs, et McGonagall fit de même. Harry grimaça de nouveau, s'assura que ses amis s'en sortiraient puis prit la direction de la tour de Gryffondor. Arrivés dans ses quartiers, Snape s'occupa aussitôt de Drago, lui appliquant des baumes réparateurs ainsi qu'une potion pour le mal de tête. Hermione était allongée sur le canapé avec un bouillote d'eau froid derrière la tête. En une dizaine de minutes Drago avait été expédié dans sa chambre. Sur le palier de la porte, le blond se tourna vers son amie :

« Au fait, merci Grangie, pour tu sais quoi. Parrain. »

Puis le blond sortit. Snape se tourna aussitôt vers la jeune femme qui était assise sur le canapé et voulut la secouer comme un prunier. Comment avait-elle pu se montrer aussi imprudente ? Elle s'était trouvée face à trois Serpentards, futurs mangemorts de surcroît, elle aurait pu se faire tuer ! Snape avait senti que quelque chose n'allait pas quand la jeune femme ne se pointa pas aussitôt dans ses appartements.

« Qu'est-ce qui t'ait passé par la tête pour intervenir ? Tu aurais du appeler un professeur ! » commença-t-il d'une voix sévère, rappelant que trop bien à Hermione que c'était en ce moment son professeur.

« Et attendre que Drago se fasse battre à mort ? Bonne idée tient ! » riposta Hermione avec force.

Severus s'apprêtait à appliquer du baume sur le visage abimé de la jeune femme et à répliquer quand un bruit à la porte le mit sur ses gardes : quelqu'un venait de toquer. Il était tard maintenant, et il n'attendait pas de visites. Le maître des lieux ouvrit la porte prudemment, sa baguette à la main.

« Albus ? »

« Severus, pourrais-je te parler quelques instants ? » demanda le vieil homme en entrant dans les quartiers professoraux.

Severus accepta et fit signe au directeur de s'installer. Hermione s'apprêtait à partir quand le directeur lui demanda de rester puisque la conversation la concernait aussi.

« Severus, j'aimerais que tu prennes Miss Granger avec toi pour ces vacances, au moins pour la première semaine. L'attaque de Crabbe et Goyle ne présage rien de bon, et la riposte de Miss Granger a créé un désir de vengeance puissant en eux, elle est donc en danger et elle risquerait de mettre en danger aussi Monsieur Potter et monsieur Malefoy. Tu n'es pas sans ignorer que Crabbe et Goyle tendent à devenir Mangemorts dans très peu de temps. Les puissances magiques qui entourent ta maison tiendraient éloignés ! »

Hermione se tenait debout les bras croisés sur sa poitrine. Severus n'hésita pas et accepta sans aucune difficulté. Elle serait en sécurité avec lui. Le directeur, ravi de cette réponse, se dirigea vers la sortie.

« J'autorise Miss Granger a passé Noel avec ses amis. Quant au nouvel an, une fête sera organisée au quartier général, vos présences sont donc indispensables. » informa Dumbledore avant de prendre congé.

Hermione se rassit sur le canapé car Severus voulait lui appliquer un baume sur sa mâchoire. Quand la jeune femme sentit la crème s'appliquer, elle arrêta de parler subitement et regarda son professeur mais lui aussi s'arrêta.

« Tu as mal quelque part ? » demanda-t-il en fronçant les sourcils.

Hermione avait besoin de lui, l'adrénaline n'était pas descendue. Elle attrapa son visage entre ses mains, et écrasa ses lèvres sur celles de Severus, qui répondit aussitôt au baiser. La jeune femme s'allongea sur le canapé, entraînant Severus à se positionner au-dessus d'elle. Le professeur de potions sentait un désir immense monter en lui, quelque chose de puissant mais surtout d'incontrôlable. Son bassin commença tout naturellement à onduler contre celui de la jeune femme qui se frottait de plus en plus contre son aine. Une partie rationnelle de Severus illumina sa conscience, et il se détacha légèrement alors que la jeune femme continuait ses attouchements.

« Hermione, attends, tu viens de te faire agressée, je ne veux pas abuser de toi… » dit-il essoufflé du baiser qu'il s'était échangé.

« Tu en as autant envie que moi… » répondit-elle en ondulant en appuyant un peu plus pour que son désir soit encore plus provoquant.

Severus lâcha un gémissement et tenta de se contrôler. La tentation était plus que forte, son élève était pleinement consentante et puis, il ne s'agissait pas que du sexe. Le fait qu'elle ressente des choses pour lui, même les plus infimes, le rendait fou de désir. La jeune femme semblait complétement inconsciente de l'érotisme et de la sensualité qu'elle dégageait dans chacun de ses mouvements. L'assurance qu'elle venait de montrer prouvait l'envie plus qu'évidente qu'elle avait de lui. Il se remit à l'embrasser mais de façon très douce, se contrôlant du mieux qu'il le pouvait.

« Ce ne sera pas ce soir ma belle, tu es encore fragile tu as utilisé une quantité importante de magie. »

Severus aurait très bien pu ne pas prendre en compte sa fragilité. Pour être honnête, il ne l'aurait pas fait pour une autre personne. Mais il s'agissait d'Hermione, et elle était particulière, et puis il s'agissait de sa première fois. Severus se demandait encore comment ils en étaient arrivés là, comment ce petit bout de femme était devenu aussi importante à ses yeux. Hermione fit une moue triste à la réponse négative mais essaya de se rassurer en se disant qu'ils allaient passer quelques jours ensemble. Hermione lâcha un cri de surprise quand elle sentit Severus la prendre dans ses bras et la mener à sa chambre à coucher. Le visage d'Hermione exprima aussitôt la surprise. Un lit trônait au milieu de la pièce, un chaleureux feu de cheminée crépitait devant un tapis.

« Tu t'attendais peut-être à un cercueil dans une crypte avec un crucifix sur la porte ? »

Hermione rit à l'ironie et embrassa son amant.

« C'est ce qu'aurai parié la moitié de Poudlard. J'ai toujours voulu penser que tu étais mieux que tout ce que les ragots. »

Cette fois, ce fut Severus qui l'embrassa. Puis, il la laissa se coucher pour qu'il puisse prendre une douche délassante après lui avoir donné un de ses pyjamas. A son retour, il trouva la jeune femme déjà endormie, il souleva les draps et dès que le matelas s'affaissa la jeune fille vint tout naturellement se coller contre lui. Severus se rapprocha du corps endormi de la jeune femme et plaça son bras sur son ventre. Il attendit quelques instants, vérifiant que ce contact ne la gênait pas mais voyant qu'elle se colla un peu plus contre lui, il se laissa aller. Il allait enfin pouvoir bien dormir.

Le lendemain, Hermione se réveilla avec les quelques rayons de soleil qui perçaient les rideaux épais de la chambre. Un bras imposant barrait son estomac et elle sentait un souffle régulier dans son cou. La jeune femme sourit et se retourna délicatement pour contempler le visage paisible qui se tenait devant elle. Hermione voulut lui caresser le visage mais elle se remémora que la dernière fois qu'elle avait fait ce geste, elle s'était retrouvée coincée sous le poids de son professeur. Hermione sourit une dernière fois, apaisée de se sentir là où elle devait être et la jeune femme se rendormit en soupirant.

A son deuxième réveil, la main de la jeune femme était appuyée sur l'oreiller vacant de son conjoint. La jeune femme se redressa en s'appuyant sur un coude.

« Severus ? » appela-t-elle, mais personne ne répondit.

Le regard d'Hermione se dirigea vers la table de nuit où une potion traînait avec marquer d'une écriture fine Bois-moi.

Ainsi notre maître des cachots connaît des auteurs moldus, intéressant. Pensa-t-elle avec un petit sourire sur son visage.

Appuyée contre le flacon, il y avait aussi une petite note.

« Hermione, je suis parti m'assurer que Drago allait bien avant de se diriger pour Londres. Je serai de retour dans moins d'une heure. Reste dans mes quartiers jusqu'à mon retour. Bois la potion, elle endormira ton mal de tête. »

La jeune fille eut presqu'envie de répondre aussitôt « Oui papa », mais cela aurait été mal placé surtout aux vues des envies qu'elle avait de lui. Hermione était bien loin de penser à Severus avec une image paternelle. Même si elle savait qu'il était plus âgé qu'elle, il dégageait un elle-ne-savait-quoi qui le rendait tout simplement plus que désirable. La veille, lorsqu'elle avait senti le touché de Severus sur sa peau, des milliers de papillons avaient parcouru son épiderme. Elle n'avait jamais ressenti cela avant, cette envie soudaine de lui. C'était comme si son sang avait été remplacé par de la lave, et que chaque partie de son corps demandait à être collé au corps de Severus. Et s'il ne l'avait pas arrêté, elle était presque sûre qu'elle serait allée jusqu'au bout. Mais il s'était montré plus sage et raisonnable qu'elle. Hermione savait que cela aurait été une erreur de bâcler ce moment important de leur relation, et la preuve en était qu'elle s'était aussitôt endormie une fois couchée. Hermione se sentait maintenant au maximum de sa forme et malgré l'agression de la veille, elle se sentait sereine. Les choses avaient été réglées entre Severus et elle, c'était comme un poids de peur constante que l'on enlevait de ses épaules. Hermione était désormais impatiente de rejoindre Severus dans sa maison, les vacances promettaient d'être sous de bonnes augures. Du moins, c'est ce qu'elle espérait.

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? J'ai hâte de lire vos avis ! A dans deux semaines !