Bonjour tout le monde ! me voilà avec un peu de retard (comme toujours) avec un nouveau chapitre !
Merci encore à toutes celles qui continuent de me donner leurs avis en postant une Review, c'est mon petit bonheur ahah !
Précédemment: Hermione s'est retrouvée dans un coma magique après avoir sauvé Drago, vidée d'énergie et de magie. Severus a retrouvé m'artefact qui canalisait sa magie, mais quand il l'a posé sur Hermione, rien ne s'est passé. Il lui avoue dans son sommeil ce qu'il éprouve à son égard.
Bonne lecture !
31.
Dumbledore lui avait dit que l'effet de l'artefact pourrait être long et qu'il allait devoir se montrer patient. Et Severus se montra patient. Deux jours passèrent. Severus n'avait pas dormi depuis qu'Hermione avait sombré dans son sommeil profond. Des cernes sombres contrastaient avec la peau de craie du professeur. Severus s'assit encore une fois auprès de sa moitié, tenant d'une main sa main et de l'autre, caressait son visage délicat.
« Hermione… J'ai essayé pendant tellement de temps de te repousser, de te maintenir loin de moi. Quand tu t'es réveillée cet été et que tu as pu lire mes pensées, j'ai immédiatement su que cela ne présageait rien de bon… j'ai tellement voulu te repousser, te dégoûter de moi, te faire me détester… mais tu t'accrochais, petite lionne indomptable… tu as su trouver en moi ce que personne d'autres n'avait ne serait-ce que chercher à voir. Quand j'ai appris que nous étions âme-sœurs, j'étais hors de moi, encore une fois je ne maîtrisais rien, pas même ma vie amoureuse… Alors je me suis battu, et j'ai perdu, ou gagné, je ne sais plus. Je t'ai caché la vérité, car je voulais voir si tu continuer à vouloir de moi, sans savoir que tu y étais en quelque sorte obligée… et tu t'es accrochée. Même sous le coup d'un maléfice, j'ai aimé et savouré chacun de tes baisers, de tes courbes et de ta peau. Tu m'as enivré, tu m'as rendu fou de toi… J'aurais aimé te dire tout ça dans d'autres conditions… Et maintenant je ferais n'importe quoi, je serais prêt à vendre mon âme au diable, encore une fois, pour te retrouver auprès de moi… Hermione, mon amour… je t'en prie, reviens-moi… »
A l'instant où une larme provoquée par un amour déclaré tomba sur le visage d'Hermione, celle-ci ouvrit les yeux.
Les yeux d'Hermione furent d'abord bleus avant de reprendre progressivement leur teinte naturelle whisky. Severus se recula et observa d'un air stupéfait les yeux ouverts de sa moitié. Son regard fut d'abord vague, comme si elle se réveillait d'un très long sommeil : ses yeux avaient besoin de s'accoutumer à la lumière. Puis, ils se concentrèrent sur les yeux noirs comme la nuit qui l'observait. En comprenant que c'était Severus qui la regardait, Hermione fit un petit sourire.
« Her-Hermione ? Tu es réveillée ? » demanda bêtement le professeur de potions, croyant que sa vision lui jouait des tours.
Severus ne pouvait pas le croire, il avait attendu des heures et des heures de voir sa belle se réveiller. Parfois, il avait même eu l'impression qu'elle s'était réveillée, mais ce n'était qu'un mirage dans un désespoir profond. Maintenant, la voilà qui le regardait, un petit sourire fatigué sur le visage.
« Severus… » murmura la jeune femme en caressant le visage du sorcier.
Le Maître des potions serra Hermione dans ses bras si fortement que la jeune fille rit. Il avait besoin de la sentir contre lui, de savoir qu'elle était bien réveillée et qu'elle n'allait pas replonger dans un sommeil profond dont la durée était indéterminée.
« Severus, tu vas m'étouffer… » se plaignit gentiment la Gryffondore.
L'homme relâcha la jeune femme, toucha son visage sous le regard amoureux de la Gryffondor.
« Tu es là… Tu es réveillée… Tu es là… »
Hermione sourit de nouveau et prit les mains de son amant entre les siennes.
« Je suis là Severus, et je ne compte plus te quitter. »
Il n'en faut pas plus pour Severus pour prendre le visage tendre entre ses doigts et poser ses lèvres sur celles de sa belle maintenant réveillée. Il embrassa ses lèvres avec une fougue contrôlée mais d'une tendresse infinie, la jeune fille venait juste de se réveiller. Il rompit le baiser en posant son front contre celui de la Gryffondor. Son geste avait été spontané, sous l'emprise de la joie mais aussi du soulagement qui l'avaient traversé en quelques secondes. Severus envoya peu de temps après son patronus pour avertir madame Pomfresh ainsi que Dumbledore. Hermione était enfin réveillée et elle semblait en pleine forme. L'infirmière et le directeur de l'école ne tardèrent pas à venir et à prendre des nouvelles de leur patiente et élève. Severus avait passé son temps à être prêt d'Hermione, il voulait s'assurer qu'elle ne le quitterait plus. Une nouvelle page venait d'être tournée.
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Dumbledore avait décidé que pour une plus grande sécurité, Hermione devait finir sa convalescence dans le château, plus particulièrement dans les quartiers de Severus, comme celui-ci l'avait proposé. Les cours avaient repris trois jours après le réveil d'Hermione. Severus devait assurer ses cours et il était hors de question pour lui qu'elle soit loin de lui, même si elle aurait été en sécurité. Harry, Ron et Drago avait pu reprendre les cours le jour même de la rentrée. Rentrée, qu'Hermione avait dû effectuer dans le salon de son professeur, allongée -presque de force- sur le canapé.
« Severus, tu as une journée entière de cours à assurer, il faut que tu y ailles. Je ne suis pas en sucre et je n'ai prévu de ressusciter personne dans la journée, je vais m'en sortir. »
La blague qu'Hermione avait faite ne fut pas du goût du sorcier qui fronça les sourcils. Comment pouvait-elle rire d'un épisode qui avait failli lui coûter la vie ? Ne se rendait-elle pas compte de la gravité de ce pouvoir ? Ou de l'ampleur des conséquences que cela avait causé ?
« Si j'apprends que tu as bougé ne serait-ce qu'un cheveu de ce canapé, j'enlèverai tellement de points à Gryffondor qu'il faudra plusieurs années pour sortir du négatif. » menaça Severus avant de sortir de ses appartements.
Drago avait dormi la veille au quartier général avec Harry et Ron et tous trois avaient déjà commencé leur première journée de cours de l'année. Ils n'avaient pas encore pu voir Hermione. Le professeur Snape leur avait interdit une quelconque visite pour qu'elle puisse se reposer et se rétablir correctement. Il savait pourtant qu'Hermione était en mesure de recevoir de la visite, mais par égoïsme, il préférait la savoir disponible rien que pour lui. Il avait été trop inquiet pendant son sommeil prolongé. La jeune femme se sentait seule et savait que maintenant qu'elle était de retour au château, elle allait pouvoir voir ses amis, et peu importe ce que lui dirait son petit-ami. Hermione se mit à rire en pensant que le professeur le plus détesté de Poudlard était son petit-ami, et même plus encore, son âme-sœur. Maintenant ils le savaient tous deux, ils s'étaient retrouvés. Hermione réalisa qu'elle ne pourrait plus jamais être loin de lui, ou séparé de lui. Il avait conquis son âme, il avait laissé son empreinte et chaque part d'elle le réclamait. Pourtant, Hermione ne lui avait pas encore parlé de ce qu'elle avait vu et appris pendant son sommeil comateux, de ce que ses parents lui avaient révélé.
La jeune fille décida de se lever et prendre un bon livre qui se trouvait dans la bibliothèque spectaculaire de son professeur. Les livres étaient rangés par matière et dans chaque matière par ordre alphabétique. Elle choisit un grimoire sur les mythes sorciers, mais la fatigue prit le dessus et au bout d'une dizaine de page seulement, la belle s'endormit sur le canapé. Hermione fut réveillée quelques heures plus tard, quand elle entendit la porte des appartements s'ouvrir.
« Grangie ? Désolée je ne savais pas que tu dormais, j'ai oublié mon manuel de métamorphose et j'avais peur que McGo me transforme en chat si je l'oubliais encore une fois. » s'excusa Drago Malefoy avec un sourire en coin.
« Ne t'en fais pas, ça va. » Sourit Hermione en s'appuyant sur les coussins pour se redresser.
Le blond s'apprêtait à sortir sans rien dire, mais revint sur ses pas au dernier moment.
« Je … On a pas eu l'occasion de parler de ce que tu avais fait pour moi. Je sais… J'ai cru comprendre qu'Harry t'avait mis la pression… tu n'avais pas à le faire, tu n'aurais pas dû sauver ma vie au péril de la tienne... Même si je te remercie réellement de l'avoir fait. »
« Drago, tu sors avec mon meilleur ami, tu es le filleul de mon... de Severus, et tu es mon ami. Peu importe ce qu'on m'aurait dit, je l'aurais fait dans tous les cas, et je le ferais encore si c'était à refaire. » expliqua Hermione en souriant.
Elle avait rapidement compris que malgré ses grands airs, Drago Malefoy manquait d'assurance. Il ne pensait pas que sa vie valle quoique ce soit, et encore moins celle de quelqu'un d'autre.
« C'est bon à savoir. Bon, je dois retourner en cours… on se voit plus tard. »
« A ce soir ! » salua la jeune femme avant de retourner à son livre qui attendait patiemment sur le canapé.
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Hermione décida de regarder les notes qu'avait pris Drago durant le cours de sortilèges et de s'entraîner durant l'après-midi. Severus lui avait formellement interdit d'exercer de la magie, mais elle se sentait pleine d'énergie et ne rien faire ne lui plaisait pas du tout, ce n'était pas elle tout simplement. Le sort n'était en théorie pas complexe du tout, mais la pratique s'avérait plus délicate. Sa nouvelle magie lui permettait pourtant d'exceller dans chacun de ses essais. Depuis son sommeil prolongé, Hermione n'avait pas eu de crise puisqu'il avait fallu que sa magie revienne progressivement et lentement en elle. Le repos forcé que lui avait imposé Severus lui avait permis de redevenir maîtresse de toutes ses capacités. La Gryffondore continuait de porter l'artefact qui avait pour l'instant plus une utilité esthétique que réellement magique. Drago était rentrée tôt, préférant réviser et se reposer dans sa chambre. Son parrain lui avait demandé de laisser Hermione se reposer et de ne pas céder à ses demandes d'entraînements magiques. Et même si le Blond devait sa vie à la rouge et or, il craignait un tantinet plus son parrain et professeur. Severus avait fini ses cours et allait rentrer à tout instant, mais Hermione, préoccupée par la qualité de ses sorts, ne prêta pas attention à l'heure. C'est donc debout, en train de réduire et de transformer une chaise que Severus trouva Hermione.
« Je t'avais dis de te reposer ! » commença à s'énerver le professeur de potion qui venait juste de poser sa cape sur le porte manteau de l'entrée.
« J'ai dormi toute la matinée, et la semaine passée, je pense que je peux bouger maintenant. Je vais bien Severus et j'en ai marre d'être traitée comme si j'allais mourir à tout moment. » expliqua la jeune femme en replaçant la chaise à sa place.
« Tu es complétement inconsciente ! Tu agis comme si rien ne c'était passé mais ce n'est pas le cas ! »
« Ce n'est pas… » commença à contester Hermione, fronçant les sourcils d'incompréhension face au comportement de Severus qui lui semblait excessif.
« C'est exactement ce que tu fais. Tu agis comme si tu n'avais pas failli mourir ! »
« Mais je ne suis pas morte, Severus ! Je n'étais même pas blessée, j'étais tout simplement épuisée, mon corps a agi primitivement et a décidé de m'endormir pour me reposer ! Jamais ma vie n'a vraiment été en jeu » essaya de justifier Hermione en s'approchant du maître des potions.
La Gryffondor ne savait pas vraiment si ce qu'elle disait pouvait s'avérer vrai, mais elle voulait rassurer l'homme qu'elle aimait, et aussi se rassurer elle-même. Elle ne s'était jamais sentie réellement en danger, et le fait de voir ses parents l'avait apaisée et rassurée. Certes, sa magie avait disparue pendant un certain temps, mais elle était réapparue et elle ne remercierait jamais assez Severus pour lui avoir offert l'artefact magique qui lui avait sauvé la vie. Le directeur de Serpentard s'écarta et se pinça l'arête du nez avant de s'appuyer contre la cheminée et de commencer d'une voix basse.
« Tu ne sais pas ce que ça fait d'observer la personne que tu aimes entre la vie et la mort, sans savoir si elle va un jour se réveiller ! Tu ne sais pas ce que ça fait d'observer la seule personne que tu as laissée entrer dans ta vie, inconsciente ! Tu ne sais pas ce que ça fait de détester son filleul car à cause de lui la personne est presque morte ! Tu n'avais plus de magie en toi ! Je ne te sentais plus dans notre lien ! Je t'ai regardé inconsciente dans notre lit pendant des heures, espérant à chaque instant que tu allais ouvrir tes yeux. J'ai senti mon âme commençait à se déchirer… »
La gryffondor avait les larmes aux yeux devant le discours de Severus, c'était la première fois qu'il avouait ses sentiments devant la jeune femme. Elle l'avait vaguement entendu durant son coma magique, mais il s'était déclaré sans penser qu'elle l'entendrait. Jamais elle n'avait pu imaginer que Severus ait pu s'inquiéter à ce point-là. Evidemment, elle se doutait qu'il avait dû être inquiet, mais pas à ce stade-là. Chaque mot prononcé par le sorcier reflétait la vérité et laissait voir la détresse dans laquelle il s'était trouvé pendant un long moment. Hermione passa ses mains dans le dos de Severus qui soupira sous le toucher, comme si c'était une preuve qu'elle était bel et bien là avec lui.
« Je ne suis pas morte Severus… Tu ne dois pas en vouloir à Drago, ni à personne d'autre… Je sais que tu l'aurais fait à ma place… Et tu sais que c'est ce qu'il fallait faire… Maintenant je suis avec toi, juste là, et je vais bien crois-moi… Regarde-moi. »
Hermione tourna doucement le visage de Severus vers elle et plongea son regard dans le sien, tout en se rapprochant doucement de lui. Elle prit sa longue main et la plaça sur sa poitrine, à l'endroit exact où sous plusieurs couches battait son cœur.
« Je suis là, Severus. Tu sens ces battements, je vais bien, et je ne te quitterai plus Severus… »
La jeune femme se mit sur la pointe des pieds et embrassa les lèvres fines de son amant. Elle appuya un peu plus son baiser tout en faisant passer sa langue comme pour demander l'accès complet à l'homme. Severus sembla réagir puisqu'il plaça une main sur la joue d'Hermione pour mieux la tenir, et une main sur le bas de son dos pour mieux la serrer contre lui. Hermione commença à déboutonner la chemise de Severus et à passer sa main sur le corps chaud. Le sorcier frissonna et posa son front contre celui de la jeune femme.
« Il est trop tôt… » murmura Severus avec un contrôle qu'Hermione admira et regretta en même temps.
« Je vais bien Severus… » dit-elle en reprenant le baiser pour qu'il ne la lâche plus.
Voyant le désir dans les yeux qui avaient abordé un mélange entre le noisette et le bleu, Severus raffermit sa prise sur Hermione. Il embrassa la joue puis descendit jusqu'à la gorge d'Hermione à l'exact-même endroit où il l'avait marqué la première fois. La jeune femme gémit un instant avant de serrer les cheveux ébènes de son amant. Comment pouvait-elle être à ce point électrisée par les baisers de Severus ? Celui-ci souleva Hermione et l'emmena dans sa chambre qui allait très vite devenir la leur. Il prit le temps de déboutonner la chemise que portait Hermione, ainsi que d'enlever son jean pour qu'elle puisse se retrouver en sous-vêtements devant lui. Cela faisait près de deux semaines qu'il n'avait pas touché la jeune femme et chacun de ses gestes le rendaient fou. Fou de désir, d'excitation, de joie, d'amour… Hermione semblait ressentir l'exacte même impatience qu'éprouvait Severus. Ses doigts délicats se battaient avec la chemise de son amant, cherchant cette source de chaleur qui lui avait tant manquée. D'un sort informulé, Severus se déshabilla et savoura l'instant pendant lequel il enleva les deux parties de vêtements qu'il restait sur le corps de la jeune femme.
« Tu m'as tellement manqué… » murmura Hermione, pendant que Severus grignotait la chair sensible près de son épaule.
Les mains de la jeune femme se baladaient entre le dos et les cheveux du sorcier, cherchant à réduire la moindre distance qui s'immisçait entre les deux corps nus. La seule réponse que rendit Severus fut d'embrasser Hermione encore plus sensuellement qu'auparavant. Son désir, le manque et tout ce qu'il ressentait se reflétaient dans ce balai de sensations que faisaient leurs deux langues réunies. Mais le désir de Severus avait besoin d'être assouvie. Il passa une main sur un téton excité et le roula entre son pouce et son index de façon professionnelle, faisant gémir la jeune femme dans sa bouche. Puis Severus décida de rendre hommage au second téton et le prit en bouche, le titillant, le suçant, le mordant avec tantôt de la tendresse, tantôt de la passion. Hermione gémissait et ne savait plus où donner de la tête tellement les sensations étaient exquises. Puis la bouche de Severus descendit lentement, laissant une trainée humide sur le ventre de la jeune femme, jusqu'à atteindre le mont vénus. Severus lécha le clitoris engorgé avant d'insérer un doigt dans l'antre humide, puis deux et enfin trois. Il faisait des allers-retours avec ses doigts, menant la jeune femme progressivement vers un précipice dans lequel elle s'apprêtait à tomber à tout instant. Hermione avait ses mains crispées sur les draps, essayant de résister en vain au plaisir que Severus lui donnait avec sa bouche et ses doigts.
« Oh mon dieu Severus… c'est… tellement… bon… » gémissait Hermione d'une voix rauque.
Les yeux de la jeune femme étaient bleu azur, elle perdait complétement pied quand Severus lui faisait sentir tellement de sensations différentes. Quand Severus entendit Hermione le supplier de la prendre, il se releva et prit de nouveau la bouche tentatrice en assaut, profitant du détournement d'attention pour la pénétrer d'un coup jusqu'à la garde, provoquant l'arrêt spontané des suppliques d'Hermione, surprise par cette entrée soudaine qui la soulageait profondément. Severus avait voulu faire languir Hermione en la pénétrant à une longue fréquence mais son propre besoin se faisait ressentir et il accéléra les coups de butoir jusqu'à la mener à l'orgasme avant de se répandre en elle. Il reprit son souffle au-dessus de la jeune femme puis se retira d'elle et s'allongea sur le dos. Hermione, tout naturellement vint nicher sa tête dans le creux de son épaule. Severus huma les cheveux de la jeune femme, savourant l'idée de l'avoir à ses côtés, saine et sauve.
Hermione caressa le torse qui brillait à cause de la fine pellicule de sueur et voulu parler à Severus, lui dire qu'elle avait vu ses parents lors de son sommeil prolongé. Elle voulait lui dire qu'elle savait comment ils étaient devenus âme-sœurs, puis aussi qu'elle s'excusait de son comportement puéril d'avant noël, elle aurait aimé tout lui dévoiler, tout lui dire sans même avoir à lui parler. Elle voulait aussi lui dire qu'elle l'avait entendu quand il lui avait parlé durant son sommeil, cette fois c'était à son tour.
« Je suis désolée d'avoir réagis si puérilement quand j'ai appris que nous étions… âmes-sœurs… Je me sentais trahie à ce moment-là, j'avais l'impression que me tenir à l'écart était le seul moyen que tu avais trouvé pour que nous ne soyons pas ensemble… je t'avais donné tellement de moi, sans avoir l'impression d'avoir quelque chose en retour… j'étais mise à l'écart, j'avais vécu pendant tout ce temps sans avoir la certitude d'un avenir pour toi et moi… je pense que mon égo était blessé. Puis j'ai réfléchi, et j'ai vu la façon dont tu as soigné ma brûlure, puis le collier et le grimoire que tu m'as offerts… j'ai compris et j'ai voulu te voir te parler, m'excuser…j'ai entendu ce que tu as dit dans mon sommeil, ce que je ressens pour toi est tellement fort, tellement puissant que j'ai peur qu'un jour ça ne me fasse exploser de l'intérieur… »
Hermione avait débité son discours d'une traite, prenant le temps de montrer chaque émotion qu'elle ressentait. Severus ne l'interrompit pas et écouta attentivement chacune des paroles de la jeune femme. Après avoir attendu quelques secondes, Hermione releva la tête pour affronter le regard sombre de son amant, attendant une remarque, une réponse, n'importe quoi qui puisse la rassurer. Elle savait que ce n'était pas le genre d'homme à parler de ses sentiments ou de ce qu'il ressentait mais elle attendait quand même une réponse, aussi simple et brève soit-elle.
« Te voir inconsciente, perdue entre la vie et la mort m'a fait comprendre que je ne devais plus laisser passer la moindre chance d'être heureux dans ma vie. J'ai décidé d'arrêter de me cacher derrière mes peurs et mes démons. Hermione, tant que tu le voudras, je serais à tes côtés. »
Severus caressa les cheveux d'Hermione qui ferma les yeux sous la caresse, comme un chat.
« Si mes paroles n'ont pas été assez claires, laisse-moi te les reformuler. Je t'aime Hermione. »
Hermione ouvrit les yeux subitement en entendant les derniers mots qu'avait prononcé son professeur d'une petite voix narquoise. Elle le regarda, incrédule, cherchant à déceler le moindre humour, le moindre signe qui pourrait laisser comprendre qu'il se moquait d'elle. Severus pouvait clairement voir les pensées d'Hermione tourbillonner dans sa tête. La jeune femme comprit au léger sourire sur le visage du maître des serpents qu'il était tout à fait sérieux. Elle se releva et l'embrassa amoureusement.
« Je t'aime aussi Severus Snape. »
Hermione Granger s'endormit cette nuit-là, le cœur léger, respirant l'odeur et la magie de l'homme qu'elle aimait. Chaque fois qu'elle se concentrait sur la main de Severus posée sur son ventre, elle ressentait une vague de magie, une bouffé d'oxygène nouvelle comme si l'air lui avait manqué sans qu'elle ne s'en rende compte. C'était donc ça d'être lié corps et âme ? Si c'était le cas, pour rien au monde elle ne voudrait s'en séparer.
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Au réveil, Hermione sentit une main ferme placée sur son ventre, ainsi que de doux ronronnements juste au-dessus de son oreille. La Gryffondore sourit, amoureuse, et se rendit compte qu'elle s'était levée quelques minutes avant le réveil de Severus. Elle était amoureuse de lui, éperdument et désespérément. Chaque fois qu'elle le voyait, qu'elle le frôlait, il était devenu une drogue qui la rendait plus accro encore chaque jour. Ressentait-il la même chose à son égard ? Avait-il l'impression de respirer de nouveau quand il la voyait ? Toutes ces émotions, ces sensations, étaient-elles vraiment partagées ? S'ils étaient âmes-sœurs, tout ne devait-il pas se partager ?
« Pose ta question, j'entends tes pensées tourbillonner » murmura une voix endormie à son oreille.
Hermione sourit et se tourna vers son amant qui en profita pour replacer une mèche bouclée derrière l'oreille de la jeune femme.
« Comment tu sais que je ne dormais plus ? » demanda-t-elle
« Ta respiration était moins profonde et moins espacée. »
La Rouge et Or sourit de nouveau, il était vraiment attentif et perspicace.
« Donc, j'attends ta question. » reprit-il
« Quand je te vois, je ressens des milliers de choses à la fois et quand je te touche c'est encore plus intense. Comment cela se fait-il que tu ne ressentes pas cela ? Je veux dire, j'ai l'impression que tu peux lire en moi comme dans un livre ouvert, mais que l'inverse n'est pas vrai. Comment ? »
« Occlumancie. » répondit-il simplement comme si c'était une évidence.
Hermione comprit alors que Severus, en partie à cause de son rôle d'espion et de son comportement d'impassibilité absolue ne pouvait pas se permettre de transmettre ce qu'il ressentait ou même de ressentir ce qu'il souhaitait. Il sourit et sans même fermer les yeux, il inspira profondément, et regarda Hermione droit dans les yeux. La jeune femme comprit instantanément qu'il avait baissé sa garde et qu'il s'était connecté à elle, diffusant des vagues électriques. Aussitôt Severus prit le visage d'Hermione et l'embrassa passionnément, l'allongeant en-dessous de lui et laissant sa langue se frayer un chemin entre les lèvres de la belle. Hermione sentait tellement de sensations à la fois que ça en été étourdissant. Elle sentait non seulement les siennes, mais aussi celles de Severus. Elle sentait son désir, ses sentiments, mais aussi ses peurs et ses démons. C'était comme si elle était dans son corps. La jeune femme voulut remercier son amant, elle se positionna au-dessus de lui, et reprit le baiser de façon lente et sensuelle. Le début de journée promettait de bien commencer, avant que Fumseck ne vienne interrompre les âmes-sœurs en toquant contre la vitre de la chambre. Severus rouspéta, maudit ce satané Phoenix et se leva, enfilant un caleçon pour ouvrir la fenêtre. L'oiseau se posa sur le rebord, délivra le message et s'envola dans les airs d'un air majestueux. C'était un mot de Dumbledore. Hermione se leva à son tour et s'entoura des draps pour lire par-dessus l'épaule de son amant.
« Severus, Miss Granger, j'aimerai m'entretenir avec vous à propos de certaines choses, dans mon bureau avant le début des cours, en présence de Minerva. APWBD »
Ils se regardèrent tous les deux, se demandant à quelle sauce ils allaient être mangés.
Alors ? J'attends avec impatience de lire vos commentaires sur ces retrouvailles !
