Bonjour tout le monde !

Je suis vraiment désolée pour ce long délai! Y a-t-il encore des lecteurs qui suivent les aventures de Severus et Hermione ahah? J'ai hâte de lire vos avis et hypothèses !

37.

La jeune femme se concentra sur son âme et celle de l'homme qui se tenait en face d'elle et quand elle s'imagina son cœur et qu'elle essaya de le toucher mentalement, un film de leur aventure commune passa à toute vitesse. Elle revit l'accident de ses parents, la télépathie qu'elle avait pu exercer sur son professeur, les premiers baisers, les disputes, leur première fois... C'était le moment ou jamais de détruire ce lien, mais il semblait invincible, indestructible. Le fil de leur histoire semblait passer à toute vitesse, sans s'arrêter ni ralentir. Plus le temps passait dans cet état, plus Hermione sentait sa magie faiblir, elle sentait qu'elle n'avait plus rien pour elle et que l'enfant qu'elle portait puisait aussi dans la sienne. Elle ressentait son niveau d'énergie magique faiblir. La jeune femme cherchait un moyen de détruire ce puissant lien mais rien ne semblait y faire. Severus semblait vouloir remonter leur lien jusqu'au présent, voir ce qu'il s'était passé et quelle était la vraie raison de leur rupture. La jeune femme luttait contre lui pour qu'il ne découvre pas la vérité.

« STOP » hurla Hermione sentant toute son énergie et sa puissance magique la quitter.

Mais le maître des potions n'écoutait pas, il était résolu à trouver l'élément qui avait déclenché leur rupture.

« Severus… je t'en prie… » supplia-t-elle, puis elle tomba inconsciente.

Le rêve fut interrompu par l'inconscience d'Hermione. Severus se releva d'un bond, voulant passer son énervement sur l'obstruction qu'elle avait faite à trouver la raison de leur lien et surtout son origine.

« Nous y étions ! Pourquoi as-tu … ! » il stoppa sa phrase dans son élan en voyant qu'Hermione ne s'était pas réveillée et que du sang coulait de son nez et que son teint était plus pâle que jamais.

« Hermione ! »

Il ne prit même pas le temps de lui jeter un sort de guérison, il l'emmena directement à l'infirmerie. Il la tenait fermement dans ses bras, s'inquiétant du plus profond de son âme, voulant savoir ce qui arrivait à la jeune femme. Il ne l'avait jamais entendu parler avec une voix aussi suppliante. Maintenant que ses barrières mentales étaient tombées, il sentait un profond épuisement, mais aussi une source de force inconnue. Il aurait aimé examiner plus profondément ces sensations mais il fallait faire vite. Il se concentra sur sa course et pénétra l'infirmerie sans même s'annoncer. Il la déposa sur un lit vide et hurla le prénom de l'infirmière sans quitter du regard le corps de son ex petite-amie.

« Severus, que se passe-t-il enfin ?! Par la barbe de Merlin, Miss Granger ! Qu'est-il arrivé !? »

« Je n'en sais rien Pompom, on cherchait quelque chose… et je crois que toute sa puissance magique a été utilisée… » essaya d'expliquer calmement le Maître des Potions, pourtant sa voix trahissait une profonde inquiétude.

L'infirmière de Poudlard ausculta Hermione manuellement, sans aucune aide de sa baguette magique. Severus parut surpris du procédé de sa collègue, après tout Hermione était une sorcière, pourtant il ne dit rien. Il se fichait comme de sa première chaussette la manière dont l'infirmière auscultait son élève, tant qu'elle trouvait ce qu'elle avait. Pomfresh savait l'état de grossesse de la jeune femme et savait aussi pertinemment qu'Hermione ne voulait pas que quiconque soit au courant, surtout pas celui que Pompom supposait être le père. Aussi, elle demanda à Severus un peu d'intimité et ferma le rideau autour du lit de la patiente. Severus ne tenta même pas de protester. Elle n'était redevenue qu'une élève à ses yeux après tout. Une élève qui est son âme-sœur. Après avoir ausculté de façon moldue tout ce qui pouvait être en rapport avec la grossesse de la jeune femme, l'infirmière jeta de nombreux sorts de guérison mais aucun ne faisait effet et surtout, ils semblaient tous l'affaiblir de plus en plus. Chaque sort lancé provoquait un soupir d'épuisement et de douleurs. Severus entendit les réactions corporelles de la Gryffondore et ouvrit le rideau, constatant que les efforts de l'infirmière étaient vains.

« Pourquoi les sorts de guérison ne marchent-ils pas ? » demanda Severus mort d'inquiétude et énervé face à sa propre impuissance.

« Severus… La magie ne peut plus fonctionner sur Miss Granger… » affirma Madame Pomfresh à voix basse.

« Comment ça ?! C'est une sorcière ! Évidemment que la magie fonctionne sur elle !» s'emporta-t-il sans pouvoir se contenir.

« Une chose en elle ne veut pas de cette magie… » essaya calmement d'expliquer la médicomage sans pour autant révéler la véritable situation de son élève.

« Mais de quoi parlez-vous bordel ?! »

Madame Pomfresh voulut confirmer son hypothèse et lança un sortilège inoffensif sur sa patiente, le résultat confirma ses doutes. Le sort rebondit sur le ventre légèrement arrondi. Le bébé refusait la magie. L'infirmière savait bien qu'Hermione voulait que sa grossesse reste un secret, mais il s'agissait d'une situation dangereuse, sa santé et sa vie étaient menacées et Severus Snape était un Maître des potions en plus d'être un directeur de maison. De plus, la réaction du fœtus était incompréhensible et inattendue. Severus devait être tenu au courant, peu importe leur ancienne histoire commune. Madame Pomfresh savait que l'annonce qu'elle s'apprêtait à faire allait avoir l'effet d'une bombe dont les résultats sur l'homme étaient inconnus.

« Severus… Miss Granger est enceinte… » essaya d'annoncer du mieux qu'elle le pouvait l'infirmière.

Pompom prononça cette phrase si basse que le professeur de potions ne fut pas sûr d'avoir bien entendu. Pourtant, la réalité le frappa d'un coup.

Elle était enceinte.

La forte inquiétude que Severus avait ressentie se changea en une profonde déception puis en colère. Il n'était plus ensemble depuis moins de trois mois et elle était enceinte. Enceinte d'un autre. Un autre l'avait touchée. Severus, percuté par cette douleur recula comme si Hermione était une pestiférée. Comment avait-il pu ne pas constater qu'elle était enceinte ? Ne pas le sentir par leur lien ? Ne pas voir son ventre légèrement arrondi ? Il avait connu ce corps aussi bien que le sien, pourquoi n'avait-il pas vu les changements ? Bien que son visage restât impassible, il sentait en lui un profond dégoût. Il avait envie de vomir. Harry et Ron décidèrent d'entrer à ce moment-là, courant vers Hermione et bousculant légèrement leur professeur au passage.

« Hermione ! Que s'est-il passé ?! » demanda Harry en courant au chevet de sa meilleure amie.

La jeune sorcière avait prévenu ses amis qu'elle irait voir Snape pour régler le problème une fois pour toute. Ils n'avaient pas bien compris de quoi elle voulait parler, mais visiblement une visite avec le maître des potions s'imposait. Quand, au bout d'une heure, elle n'était pas revenue et que ni le bureau ni les quartiers de Snape étaient occupés, ils avaient su que quelque chose n'allait pas.

Severus ne semblait pas capable de répondre quoique ce soit, il ne désirait que partir loin de la vue de la femme qu'il avait aimé et qu'il continuait d'aimer désespérément, mais maintenant elle appartenait à quelqu'un d'autre. Il voulait partir mais une partie de lui l'immobilisait. Il était pétrifié tout simplement.

« Vous n'avez pas arrêté quand elle vous l'a demandé, n'est-ce pas ? » demanda Harry tenant la main d'Hermione en se retournant vers son professeur.

L'absence de réponse permit à Harry d'en tirer la conclusion des évènements.

« Putain mais vous n'êtes même pas foutu d'écouter ce qu'elle dit, même pas pour une fois ! »

Severus ne répondit même pas au ton insolent avec lequel le jeune élève lui avait parlé. Il sortit de sa léthargie en comprenant que l'état énervé du jeune homme et de celui de la jeune femme n'étaient pas une coïncidence. Potter s'inquiétait pour elle. Ils avaient toujours été très proche, et même si Severus savait que Drago et Potter avaient été ensemble à un moment, cela n'empêchait pas que le survivant puisse être avec une nouvelle personne. Snape admit alors l'évidence qui s'imposait à lui.

« Il semblerait que des félicitations soient de mise. » dit-il de sa voix la plus froide et la plus neutre.

Harry comprit alors que Snape ne savait pas de qui était cet enfant, et donc qu'il soupçonnait que c'était le sien. Le survivant rentra dans la combine. Hermione ne voulait pas que Snape soit au courant, il garderait son secret.

« Vous avez mis sa santé en danger ainsi que celle du bébé ! »

« Elle savait l'énergie magique que cela engageait ! C'est elle qui est venue à moi !» se défendit Snape du mieux qu'il put.

Harry aurait voulu lui lancer un sort ou le secouer comme un prunier, au choix, mais il ne fit rien. Hermione se réveilla à ce moment-là. Ses yeux papillonnèrent quelques instants et son regard chercha aussitôt Severus, presque d'une façon naturelle.

« Severus… que s'est-il passé … ? »

La jeune femme oublia un bref instant la promesse qu'elle s'était faite de se tenir éloignée de lui et tendit sa main vers celle de son professeur. Celui-ci dédaigna le mouvement et contracta sa mâchoire. Le cœur d'Hermione se brisa un peu plus et la ramena à la dure réalité.

« Il semblerait que ta nouvelle condition de femme enceinte t'ait trop fatiguée. » répondit-il simplement tout en laissant paraître le dégoût profond que cela lui faisait ressentir.

Hermione réalisa qu'il était au courant de sa grossesse, et elle crut un instant qu'il savait que c'était son bébé. Elle devait lui expliquer la situation, lui faire comprendre qu'elle n'avait pas eu le choix de lui cacher la vérité.

« Je peux t'expliquer … » commença-t-elle.

« Il n'y a rien à expliquer. Je te félicite pour le bébé mais aussi pour l'hypocrisie dont tu as su faire preuve. Les choses sont beaucoup plus claires maintenant. Je comprends mieux. »

Il partit sans rien ajouter, il ne vit pas Hermione essayer de se lever pour le suivre. Il continua sa route sans entendre le cri d'agoni que jeta Hermione en entendant ces paroles horribles.

SS-HG-SS-HG-SS-HG

Durant la nuit, un élève profita de l'absence de Madame Pomfresh et de l'inconscience d'Harry Potter au chevet d'Hermione Granger pour échanger deux fioles de potion présente dans une corbeille entre elles. Tôt ou tard elle allait la boire.

La sang-de-bourbe allait payer, elle et son bâtard.

Quand Hermione se réveilla le lendemain matin, elle réussit à obtenir la permission de Madame Pomfresh de manger dans la Grande Salle avec Harry et Drago. La médicomage l'autorisa même à se reposer dans ses quartiers sous promesse qu'elle n'utiliserait pas une quelconque forme de magie. La Gryffondor emmena donc ses potions prescrites par l'infirmière et ses affaires dans ses quartiers pour prendre du repos. Elle voulait être loin de tout le monde, juste elle et son bébé. La jeune femme tenait à tout prix à expliquer au Maître des potions que ce n'était pas ce qu'il croyait. Mais au fond, la situation n'était-elle pas mieux ainsi ? Inconsciemment, elle avait trouvé la meilleure des raisons pour qu'il reste éloigné d'elle, d'eux. Lui faire croire qu'elle avait donné son cœur et son corps à un autre homme. Même si cela lui brisait le cœur, encore une fois. C'était pour son bien, pour leur bien à tous.

Les jours passèrent, le professeur Snape n'était présent qu'en cours et il ne prêtait pas attention à Hermione. Il cherchait toujours à savoir ce qu'il avait manqué, pour ne pas constater qu'elle était enceinte et qui avait pu l'engrosser. Mais la rage qui l'habitait l'empêcher de faire quoique ce soit. Il avait été utilisé et manipulé.

Comment était-ce possible ? Ils étaient âme-sœurs, il aurait dû sentir qu'elle appartenait aussi à quelqu'un d'autre. Qu'une autre personne l'avait touchée, l'avait aimée. Était-ce pour cela qu'elle avait rompu ? Parce qu'elle avait rencontré quelqu'un d'autre ? Parce qu'elle était enceinte d'un autre ?

Hermione entamait son cinquième mois de grossesse. Un peu plus d'un mois était passé depuis l'accident qui l'avait mené à l'infirmerie. Un matin, tout comme les autres matins, elle avala une potion. Elle avait cours avec Severus dès la première heure et elle voulait paraître aussi forte que possible. Dès que la jeune femme sentit le liquide passer dans sa trachée, elle sentit que quelque chose n'allait pas. Une douleur insoutenable prit possession de son corps. C'était comme si son bébé lui était arraché de l'intérieur. Quelque chose n'allait définitivement pas. Elle hurla de douleur, tenant son ventre, criant à l'agonie. Et dans un dernier cri, elle s'écroula au sol ayant seulement le coin de son bureau pour amortir la chute.

Severus allait commencer à faire son cours quand il se rendit compte qu'Hermione manquait à l'appel. Peu importe ce qu'il faisait pour éviter de penser à elle, il semblait qu'elle ressurgissait toujours à la surface. Un réveil incessant lui torturant le cœur.

« Potter, l'état de votre amie Granger ne justifie pas son absence à mon cours ce matin. Où est-elle ? » demanda-t-il sévèrement.

Depuis quand Snape s'inquiétait de l'absence de ses élèves ? Ne se contentait-il pas de les mettre en retenue pour un mois durant ? Bien sûr il s'agissait d'Hermione, tout était différent.

« Professeur, elle devrait être là… Je vais aller la chercher. » proposa Harry en commençant à se lever.

« Non vous restez là. Commencez la potion, les instructions sont affichées au tableau. »

Severus voulait la voir, la rabaisser plus bas que terre, la faire se sentir misérable comme il se sentait. Peu lui important qu'elle soit enceinte, elle méritait de recevoir sa rage et sa colère. Elle était la source de tous ses tourments. Il n'écoutait pas la petite voix dans sa tête qui lui disait que quelque chose n'allait pas et qui l'avait poussé à aller lui-même chercher son élève. Comment osait-elle rater un de ses cours ? Elle n'était redevenue rien d'autre qu'une stupide élève pour lui et il allait la traiter comme telle.

« Granger ! Ouvrez la porte immédiatement et présentez-vous en cours ! »

Severus n'entendit aucun bruit, pas un murmure en réponse, pas un mouvement. Il prononça le mot de passe de ses quartiers -qui n'avait pas changé depuis leur rupture- et pénétra les appartements. Il ne vit personne dans le lit encore défait, mais seulement une touffe brune près du bureau. Il reconnut le corps d'Hermione et se précipita vers elle. Sa tempe était ouverte sûrement au moment de l'impact avec le coin du bureau. Il voulut lancer un sort pour la réveiller mais il avait peur que cela soit néfaste pour son bébé. Il n'avait que faire du bébé, pourtant il se retint de lancer un quelconque sortilège. C'était celui d'Hermione, peu importe que le père soit Potter ou Weasley ou un inconnu. Il la prit entre ces bras, la trouvant plus lourde étant donné sa grossesse. Il envoya à l'aide d'un sort informulé un patronus à l'infirmière pour l'informer de son arrivée.

Quand Severus franchit les portes de l'infirmerie avec son fardeau, madame Pomfresh l'attendait déjà.

« Que s'est-il passé ? »

« Je n'en ai aucune idée, je l'ai trouvée inconsciente dans sa chambre. »

Madame Pomfresh voulut jeter un sort sur la tempe de la sorcière pour nettoyer et fermer la plaie mais le sort rebondit et provoqua seulement un élargissement de la blessure.

« Par la barbe de Merlin ! »

Harry, Drago et Ron ne voyant pas leur professeur revenir, ni leur amie, se dirigèrent vers l'infirmerie et virent Snape, et Pomfresh autour d'Hermione.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Harry en se précipitant vers Hermione.

« Le corps d'Hermione ne répond plus du tout à la magie... »

« Comment est-ce possible ? » demanda Harry.

L'infirmière préféra ne pas relancer de sort de peur d'aggraver encore plus la situation. Dumbledore et McGonagall rentrèrent à leur tour dans l'infirmerie et cherchèrent aussi à savoir ce qu'il s'était passé. Ils avaient tous deux étaient mis au courant de la situation d'Hermione sans pour autant parvenir à déterminer le père de l'enfant. Chacun avait ses soupçons mais le désir de la mère de garder l'anonymat du père de son enfant devait être respecté.

« Severus, allez regarder dans les appartements de Miss Granger pour déterminer ce qui a pu causer son état. Il ne me semble pas qu'il s'agisse d'une agression ou même d'une simple perte de conscience. Minerva, allait assurer votre classe et celle de Severus je vous prie. Miss Granger est en sécurité ici, nous n'avons plus qu'à attendre qu'elle se réveille. En attendant, aucun sort ne doit être jeté sur elle, peu importe le degré de puissance.»

Le directeur de Poudlard allait ordonner aux trois élèves qui venaient d'arriver en trombe de retourner dans leur classe mais il savait pertinemment que cela ne servirait à rien. Il se contenta alors de leur demander de laisser leur amie se reposer.

SS-HG-SS-HG-SS-HG

Severus chercher un élément qui ne devrait pas être dans la chambre de la jeune femme. Une chose, un objet qui aurait pu faire tâche dans le décor. Malheureusement tout semblait être normale. Il inspecta les flacons de potions et put reconnaître à l'odeur les ingrédients pour une potion anti-vomissement et une contre les migraines. Seulement, quand il sentit le dernier flacon qui se trouvait sous le bureau il ne reconnut pas les mêmes fragrances. La potion elle-même lui était inconnue. Toutefois, il reconnut un ingrédient qui était souvent utilisé pour les potions nocives. Il soupçonna que c'était la raison des problèmes d'Hermione. Il emmena la fiole dans son bureau et l'examina sous toutes les coutures. Après des heures de travail acharnées, il retourna dans l'infirmerie où se trouvait toujours son filleul, Weasley et Potter. Il demanda à Dumbledore et Minerva de les rejoindre.

« Il me semble avoir trouver la raison de son inconscience. » dit-il en montrant la fiole que sentit Dumbledore et Minerva à leur tour.

« Ce n'est pas du poison » fit remarquer la professeure de métamorphoses.

« Non en effet, mais c'est quand même nocif. Je n'ai jamais vu de potions de ce genre. »

Severus regarda Hermione qui était toujours inconsciente. Madame Pomfresh avait dû soigner de manière moldue la plaie à la tempe. Elle avait des points de suture et un pansement. Son teint était pâle comme un bâton de craie et sa respiration lente.

« Donc on ne sait toujours pas ce que c'est ? » demanda Harry

Severus se tourna vers lui et d'une voix froide répondit :

« A moins que vous ne soyez devenu un maître d'analyste de potions de l'époque ancienne qui pourrait éclairer notre lanterne, non, nous ne savons rien Potter. »

Harry s'apprêtait à répliquer mais Drago qui fixait depuis de nombreuses secondes le flacon intervint.

« J'ai déjà vu ce flacon. »

Tous les regards se tournèrent vers le blond qui se leva de sa chaise et se dirigea vers son parrain pour examiner la fiole.

« Je l'ai vu au Manoir, sur une étagère de mon père. C'est une potion antique mortelle. »