CH3-Promenons-nous dans les bois…
Et voilà un peu de lecture sous cette canicule !
Je remercie une nouvelle fois Kouan pour la relecture ;)
Et je vous laisse tranquillement lire, on se retrouve en bas !
BAM ! BAM ! BAM !
Lexa se réveilla en sursaut du canapé où elle s'était endormie la veille. Elle n'avait pas eu la force de gravir les escaliers menant à sa chambre alors elle s'était tout simplement laissée tomber sur le canapé du salon, laissant les crépitements du feu de cheminée la bercer. Un coucher bien doux en comparaison de ce réveil. Elle grogna tout en se levant, furieuse et certaine de trouver son enquiquineuse de meilleure amie en train de tambouriner à sa porte d'aussi bon matin.
- Bon sang Raven ! Ragea-t-elle sur son amie en lui ouvrant. Tu veux réveiller toute la forêt ou quoi ?!
- Il t'a fallu dix minutes pour m'entendre ! Contra Raven en entrant, son épaule choquant celle de Lexa.
- Je t'en prie fait comme chez toi, grommela la brune en refermant la porte.
Lexa rejoignit Raven qui était déjà dans le salon, son amie lui tournait le dos mais elle pouvait sentir sa colère filtrer de tout son corps car même si elle avait passé la soirée à faire la fête, elle n'en était pas moins restée inquiète et totalement furieuse par rapport à la situation.
- Qu'est-ce qui t'amènes si tôt ? demanda calmement Lexa.
- J'aimerais comprendre ! Se retourna vivement Raven, la faisant presque sursauter. Comment tu peux laisser cette saloperie d'Ontari t'écraser comme ça ?
- La violence ne résout rien, répondit-elle calmement.
- Mais putain Lexa ! Arrête de jouer les hippies ! On sait toutes les deux que ce n'est pas toi !
- Ah oui ? Éclaire-moi donc sur qui je suis, la défia-t-elle.
Seulement, elle ne s'attendait pas à ce que Raven lui réponde. C'est d'un pas déterminé que son amie se rapprocha et lui cracha la vérité :
- La Lexa que je connais aurait déjà remis Ontari et ses pétasses à leur place, à moins de protéger quelqu'un tu ne te serais jamais écrasée comme ça.
- Qui te dit que ce n'est pas ce que je fais ? grogna Lexa en serrant les poings.
Raven fit un pas de plus, braquant son regard dans le sien, la jugeant sans détour.
- Ah oui, qui ? T'en as plus rien n'à foutre de personne... Tu te laisses taper dessus, tu les crains… tu ne protèges personne, t'es devenue leur putain de souffre douleur, leur victime ! lui reprocha-t-elle avec virulence.
- Tu ne sais rien de rien ! Tu ne peux pas comprendre alors ne vient pas me faire la moral ! S'emporta-t-elle brusquement.
- Peut-être que je pourrais comprendre, si tu daignais m'expliquer au lieu de toujours tout garder pour toi !
Lexa ne répondit rien et soupira fortement d'agacement avant de prendre la direction de la sortie. Elle attrapa son manteau au passage puis quitta la maison tout en l'enfilant. Derrière elle, Raven qui n'avait nullement l'intention de la laisser s'en sortir comme ça, la suivie avec davantage de hargne. Elles atteignaient les voitures garées devant la maison lorsque sa meilleure amie reprit :
- Depuis Costia, ta jambe, tu t'es complètement fermée aux autres. Le pire dans tout ça, c'est qu'Ontari a raison, t'es devenue faible, inutile et infirme…
Lexa vit rouge. La prenant par surprise, elle l'attrapa par le col de sa veste et la plaqua violemment contre la carrosserie de l'une des voitures avant de lever le poing. Raven ferma les yeux d'anticipation mais le coup vint s'écraser sur la carrosserie, à quelques centimètres de son visage. Choquée par son geste, Lexa recula immédiatement et Raven en profita pour se redresser.
- Eh ben voila ! Là je te reconnais ! S'exclama-t-elle avec enthousiasme et soulagement.
- Que… Quoi ? Bafouilla-t-elle avant de comprendre que son amie venait de se jouer d'elle en l'insultant. Putain t'es trop conne Reyes !
- Oh non, non, non… lui répondit-elle paniquée… c'est pas vrai, je vais me faire tuer ! Lança la mécano en fixant la marque qu'avait laissé le poing sur la carrosserie de la voiture.
- C'est que de la tôle, voulut-elle la rassurer.
- Mais c'est la tôle du Doc' ! T'as abimé la voiture de ma cliente ! lui reprocha-t-elle.
- C'est toi qui m'as cherché, se défendit-elle, et puis de toute façon qu'est-ce que tu fais avec la voiture de Clarke ?
- Je lui faisais faire un tour d'essai mais maintenant je ne peux pas lui rendre comme ça… grogna-t-elle.
Dans un silence, elles observèrent la tôle légèrement bosselée mais bien visible. Lexa n'y était pas allée de main morte et ses phalanges le lui criaient douloureusement mais ce n'était rien en comparaison de la douleur de sa jambe.
- Bon, histoire que cette voiture ne souffre pas pour rien… dis-moi pourquoi tu ne retournes pas cette colère sur Ontari ? demanda calmement la mécano.
- Je peux pas, c'est tout… soupira Lexa… alors accepte-le.
- Je ne partirais pas sans une véritable réponse, clarifia Raven.
Lexa soupira d'exaspération et prit la direction de la forêt car si Raven ne voulait pas partir, elle, elle le pouvait.
- Lexa attends !
Raven la rattrapa par le bras et la retourna vers elle mais dans le mouvement Lexa perdit son équilibre et se récupéra sur sa jambe blessée qui flancha, l'obligeant à mettre un genou à terre.
- Est-ce que ça va ? S'inquiéta immédiatement Raven en s'agenouillant à son niveau.
- Ca va, c'est rien, ça va passer, répondit-elle en serrant les dents.
- Il faut que tu montres ta jambe au Doc'.
- Je te dis que ça va aller.
- Lexa soit raisonnable, contra Raven. Ontari t'as vraiment mis un sale coup, la dernière fois que je t'ai vu avoir aussi mal, tu te remettais à peine de l'attaque.
- Raven si tu veux m'aider, fiche-moi la paix, gronda froidement Lexa avant de se relever.
Raven resta au sol, secouée par la froideur de son amie mais plus que tout par son regard glaçant et presque dangereux à son égard. Elle se contenta de la regarder rentrer chez elle et refermer la porte derrière elle. Le claquement la sortant de sa stupeur, elle hoqueta un rire.
- Tu vas voir si je vais te foutre la paix, grommela-t-elle. Foi de Reyes, tu vas sortir de ta tanière Woods.
Déterminée, elle retourna à son 4X4, bien décidée à aider son amie, qu'elle le veuille ou non…
Clarke sortit de son bureau, prenant la direction de la salle d'attente tout en étouffant un bâillement. Elle n'avait pas très bien dormi la nuit dernière, elle aurait aimé pouvoir dire que c'était le résultat d'une nuit de fête au bar mais elle n'avait tout simplement pas pu se sortir les évènements de la tête, revoyant sans cesse Lexa au sol à la merci de cette Ontari. Et elle ne comprenait pas pourquoi la brune n'avait pas riposté, elle semblait pourtant si forte et sûre d'elle. Quoi qu'il en soit, ses questions restaient sans réponses et elle n'avait pas trouvé le sommeil, l'esprit bien trop agité par tout cela. Arrivant à la salle d'attente, Clarke plaqua un sourire sur son visage et entra pour accueillir sa première patiente de la journée.
- Bonjour Mme. Smith, gratifia-t-elle d'un sourire rassurant pour la vieille dame. Je vous invite à me suivre.
Clarke s'écarta de la porte, laissant passer la petite dame chevrotante. Elles avançaient calmement dans le petit couloir menant à la salle d'auscultation lorsqu'une tornade entra soudainement.
- Doc' ! J'ai besoin d'aide ! L'apostropha Raven.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? S'inquiéta immédiatement Clarke.
- C'est au sujet de Lexa.
- Mme. Smith, pouvez-vous m'attendre dans mon bureau je vous rejoins tout de suite ?
- Bien sûr, répondit la vieille dame tout en disparaissant dans la pièce.
- Raven, en quoi puis-je t'aider avec Lexa ? S'adressa-t-elle familièrement à elle suite à leur soirée.
- C'est sa jambe, répondit-elle gravement, elle lui fait mal mais elle refuse de venir te voir.
- Mal à quel point ? S'inquiéta Clarke, bien consciente qu'Ontari l'avait durement frappée.
- Au point de s'effondrer, il faut l'examiner, la pressa Raven.
- Je vois… s'inquiéta-t-elle davantage. Mais on ne peut pas l'obliger à venir ici et encore moins l'examiner de force.
- Mais tu peux aller la voir, peut-être que t'arriveras à la convaincre, elle va vraiment mal Doc', la supplia-t-elle presque.
Clarke aurait menti si elle avait dit ne pas vouloir y aller tout de suite mais elle ne pouvait décemment pas abandonner ses patients qui contrairement à Lexa voulaient se faire soigner. Lexa devrait attendre…
- Je ne peux pas partir comme ça, déplora Clarke, mais j'irais la voir en fin de journée.
- Je comprends… merci Doc'.
Clarke partit ensuite retrouver Mme. Carson qui l'attendait tandis que Raven soupirait de soulagement, heureuse que la médecin accepte de rendre visite à Lexa. Peut-être que la blonde ferait entendre raison à cette tête de mule qui lui servait de meilleure amie. En attendant, Raven avait également un commerce à faire tourner alors c'est à contrecœur qu'elle repoussa son inquiétude pour Lexa afin de rejoindre son garage.
Un peu plus tard, seule dans son garage, Raven s'attelait à faire disparaitre la bosse laissée par le poing de Lexa sur la Mini du Doc'. Concentrée sur sa tâche, déterminée à atteindre la perfection, son esprit n'était pourtant pas à son travail, ses mains de mécanicienne agissaient par automatisme tandis qu'elle songeait à son amie, espérant que Clarke arriverait à lui faire entendre raison. Peu attentive à son environnement, Raven se laissa surprendre par l'entrée impromptue et bruyante de deux corbeaux qui se nichèrent sur le toit de la voiture d'en face avant de lui coasser dessus. Main sur le cœur, elle les insulta avant de sortir dans la cour en reprenant un rythme cardiaque normal.
- Grand-mère, pourrais-tu garder tes horribles moineaux dehors ? lança-t-elle à la vieille Ilda qui attendait dehors entourée de sa horde d'oiseaux.
- Ne les insultes pas, ils sont de la famille, la réprimanda-t-elle tout en caressant le corbeau perché sur son épaule.
- D'accord pas d'insultes, leva-t-elle les bras en guise d'excuse, mais ils ne rentrent pas dans mon garage, déjà que je dois les supporter à la maison, se plaignit-elle.
La vieille femme s'esclaffa d'un rire chevrotant.
- Encore faut-il que tu rentres à la maison au lieu de dormir ici.
- Je ne dors pas ici, ronchonna-t-elle.
Sa grand-mère leva deux sourcils sceptiques.
- Et comment tu le sais ? Tu passes tes nuits à tourner en ville avec tes volatiles ! Ronchonna-t-elle de plus belle en croisant les bras, vexée.
- Ils me disent tout… répondit-elle presque énigmatique et caressant à nouveau son corbeau.
Raven roula des yeux.
- … comme ils te diront tout une fois que je serais parti.
- Grand-mère ne commence pas et puis tu ne vas pas mourir, tu es en pleine forme, refusait-elle ne serait-ce que d'envisager la chose.
Sa Grand-mère farfelue était sa seule famille à Ton DC. Sa mère était décédée quelques années plus tôt des ravages de l'alcool tandis que son père passait des mois à travailler sur l'océan, loin de la terre et de tout ce qui lui rappelait celle qu'il avait aimé et perdu.
- Les signes sont là, Raven, le changement approche.
- Ce ne sont que des sornettes… se braqua-t-elle.
- Et pourtant tu t'accroches aux loups et leurs légendes, pointa-t-elle d'une voix tremblotante.
- Que veux-tu ils sont plus mignons que ces oiseaux de malheur, dit-elle au même moment où les deux corbeaux sortirent du garage en passant un peu trop près de sa tête.
Raven se baissa par réflexe puis elle les regarda s'éloigner dans le ciel au soleil couchant, tout comme sa Grand-mère qui les observait d'un œil connaisseur.
- Les signes, Raven… sois attentive…
- J'ai du boulot, à plus tard, Grand-mère, disparut-elle rapidement à l'intérieur.
La vieille Ilda s'éloigna sans prêter ombrage de sa fuite. Suivie par ses corbeaux, elle reprit le chemin du centre-ville tout en murmurant :
- Un corbeau, un changement… deux corbeaux, une confession…
Clarke marchait depuis vingt minutes sous le soleil couchant et après avoir traversé les rues de Ton DC et longé une partie de la route nationale, elle s'engageait enfin sur le chemin cahoteux menant à la propriété de Lexa. Bien que marcher ne soit pas la fin du monde, sa voiture lui manquait terriblement, d'autant que la fraicheur automnale commençait à se faire sentir alors que la chaleur disparaissait avec le soleil. Armée de sa sacoche de médecin, Clarke arriva enfin devant la maison appartenant à la brune et elle fut subjuguée par la beauté de l'habitation. Les chalets étaient monnaie courante dans la région mais celui-ci était immense : une harmonie d'imposants rondins mais ce qui le sublimait, était les vestiges du temps marquant le bois. On sentait qu'il avait traversé les années, portant son histoire à nue. Clarke s'en approcha presque solennellement, comme si elle traversait une terre sacrée puis elle gravit les marches du perron, relâchant la respiration qu'elle avait retenue avant de frapper. Elle entendit du mouvement, plutôt agité et soudainement :
- Raven, je t'ai dit de me laisser tranquille ! lança une Lexa contrariée en ouvrant la porte avant de se calmer instantanément… Oh… Dr. Griffin… pardon je pensais que c'était Raven… s'excusa-t-elle mal à l'aise.
- C'est ce que j'ai cru comprendre, retourna Clarke qui retint difficilement un sourire amusé.
- Vraiment désolée, je n'ai pas l'habitude qu'elle m'écoute alors après une journée de silence, je pensais qu'elle revenait à la charge… continua-t-elle à se justifier, en oubliant presque la présence du médecin.
- Lexa ? L'arrêta finalement Clarke qui souriait légèrement amusée de la voir soudainement si peu sûre d'elle.
- Oui ?
- Ce n'est pas grave, pas la peine de vous justifier, la rassura-t-elle. Et puis j'ai eu un aperçu de la ténacité de Raven alors…
- Attendez, la coupa Lexa alors qu'elle comprit soudainement, c'est elle qui vous envoie, n'est-ce pas ?
- Elle s'inquiète pour vous…
- Je vais la tuer, grogna Lexa.
- … et moi aussi, ajouta Clarke qui par conscience professionnelle ne pouvait ignorer l'état de la brune mais qui devait également admettre sincèrement s'inquiéter pour elle car bien que distante, Lexa faisait partie du peu de connaissance qu'elle s'était faite.
A cette information, Lexa releva brusquement le regard sur elle et fut surprise de trouver une réelle inquiétude dans les Saphirs qui la fixaient et cela l'ébranla plus qu'elle ne voudrait l'admettre.
- Je vais bien, voulut-elle la rassurer.
- J'ai vu le coup que cette femme vous a donné, c'est impossible qu'il n'y ait pas de séquelle, asséna la médecin.
Lexa détourna le regard, la détermination brûlant dans le regard océan brisant peu à peu ses défenses mais elle ne pouvait pas la laisser entrer.
- Ecoutez…
- ET, la coupa-t-elle, vous vous appuyez presque totalement sur votre jambe valide depuis le début de notre conversation, alors essayez de me redire que vous allez bien pour voir ?! La défia-t-elle.
Lexa sourit légèrement, bien évidemment que la médecin remarquerait qu'elle ménageait sa jambe mais ce n'était pas pour autant qu'elle allait changer d'avis.
- Même si je vais mal, vous ne pouvez pas m'obliger à me faire examiner, retourna-t-elle défiante.
Clarke soupira d'agacement car elle avait raison, elle ne pouvait pas l'y obliger mais aussi têtue qu'elle soit, elle l'était encore plus.
- Ecoutez, je viens de marcher vingt minutes dans le froid et maintenant la nuit est tombée, désignant le paysage derrière elle, alors je détesterais être venue pour rien. Sérieusement, qu'est-ce que ça vous coûte de me laisser jeter un œil à votre jambe ?
Clarke lui fit son plus beau regard de chien battu et Lexa se sentit hésiter, sa résolution faiblissant à vu d'œil alors qu'elle était touchée par l'attention du médecin qui s'était déplacée jusqu'ici pour s'assurer de sa santé.
- Très bien, capitula-t-elle en s'écartant de la porte pour la laisser entrer.
Clarke se retint de sautiller victorieusement et entra sans un mot mais la brune releva néanmoins le fin sourire qui s'étira au coin de ses lèvres. Lexa referma la porte sans prêter attention aux deux corbeaux survolant la cour alors qu'une petite voix lui murmurait qu'elle venait de faire une erreur.
- Où voulez-vous qu'on se mette ? lui demanda Clarke.
- Le salon, désigna-t-elle de la main.
- Qu'est-il arrivé à votre main ? demanda la médecin qui releva les rougeurs sur ses phalanges.
- J'ai… frappé quelque chose, grimaça-t-elle alors qu'elle n'osa lui avouer avoir frappé sa voiture.
- De toute évidence, retourna-t-elle avec ironie face à son esquive et sa soudaine gêne qu'elle n'expliquait pas.
- Finissons-en voulez-vous, coupa court Lexa en passant devant pour la guider jusqu'au salon.
Clarke laissa vagabonder son regard sur la pièce. Avec son feu de cheminée, ses meubles en bois, ses couleurs chaudes et ses différents tapis en peau de bête, le premier mot lui venant à l'esprit était : chaleureux.
- Faisons vite, s'il-vous-plait, la ramena Lexa qui se dirigea vers le canapé et boitant plus que d'ordinaire.
La brune s'assit puis posa sa jambe blessée sur les coussins avant de relever son pantalon. Ce dernier était plus ample que l'autre jour, elle n'était pas obligée de le retirer pour dévoiler sa blessure et honnêtement, elle n'avait aucune envie de se dévêtir à nouveau devant la médecin et encore moins chez elle.
- Et vous allez bien, grommela avec ironie Clarke en découvrant le bleu qui marquait sa blessure.
Lexa baissa les yeux, prise en faute telle une enfant, et ne répondit rien tandis que la médecin se penchait sur sa jambe. Un frisson la traversant lorsque ses doigts effleurèrent sa peau.
- A première vue ce n'est qu'un bleu, pas de dommage important, bien que sûrement douloureux, ajouta-t-elle en lui faisant les gros yeux.
Cette fois, Lexa ne détourna pas le regard et laissa échapper un sourire face à la remontrance tandis que Clarke sortait une crème de sa sacoche.
- Je vais appliquer cette crème dessus, ça devrait soulager la douleur en attendant que le bleu disparaisse, lui expliqua-t-elle.
Lexa acquiesça, comprenant et lui donnant son accord, puis Clarke appliqua la crème sur ses mains avant de les apposer sur sa jambe. Elle se contracta à son touché, la médecin lui fit un sourire timide, cherchant à la rassurer, à obtenir sa confiance… chose qu'elle avait déjà pleinement mais c'est en elle que Lexa n'avait pas confiance alors qu'elle sentait son corps frissonner tandis que les douces mains de Clarke massaient délicatement sa jambe. De son côté, la médecin ne se portait pas mieux, feignant d'être concentrée sur sa tâche, masque de professionnelle alors que son corps réagissait au contact de la brune. Dans le silence du crépitement du feu de cheminée, elles tentaient toutes deux de ne rien montrer de leur trouble et au bout de longues minutes, Clarke rompit le silence assourdissant, cherchant à focaliser son esprit sur autre chose que la douceur que caressaient ses doigts.
- Pourquoi cette Ontari vous en veut autant ? Se risqua-t-elle à demander.
- C'est une vieille histoire sans importance… éluda Lexa dont le regard émeraude était rivé sur le vide.
- Plutôt violent pour une histoire sans importance et pourquoi ne pas vous défendre ? Insista-t-elle.
Lexa se réajusta par réflexe, cherchant à fuir la question, et se faisant Clarke appuya malencontreusement sur une zone sensible de sa jambe, lui arrachant une douloureuse grimace.
- Je suis désolée ! Retira-t-elle immédiatement ses mains.
- C'est rien, c'est moi qui ai bougé… et hormis cet incident, je dois admettre que ça faisait du bien, la rassura et avoua-t-elle.
Clarke comprit le message et reprit son délicat massage, échangeant un sourire avec la brune qui cette fois se détendit un peu.
- Je peux vous poser une question ? demanda quelques secondes plus tard le médecin.
- Dois-je m'inquiéter si vous me demandez la permission ? Retourna avec amusement Lexa.
- Non… enfin peut-être… entra-t-elle dans son jeu, large sourire aux lèvres qui se répercuta sur celles de la brune.
- Allez-y, posez votre question.
- Après ce qu'ils vous ont fait, pourquoi continuez-vous de protéger les loups ?
Le sourire de Lexa devint triste alors que la médecin n'avait aucune idée de la portée de ce qu'elle avait perdu. Elle avait perdu bien plus qu'une jambe cette nuit-là et pourtant, elle continuait effectivement de les protéger et la réponse à cette simple question était bien compliquée… Lexa retira sa jambe des mains du médecin, la ramenant contre elle pour rabattre son pantalon.
- Pardon si je suis allée trop loin… s'excusa Clarke et légèrement paniquée.
Lexa se leva sans un mot puis se tourna vers la blonde.
- Venez, l'invita-t-elle.
Clarke la regarda s'éloigner avec curiosité puis elle se leva, la rejoignant dans l'entrée au moment où elle ouvrit la porte.
- Qu'est-ce que…
- On va faire une balade, lui dit Lexa.
- Une balade ? S'étonna-t-elle tout en la rejoignant.
- Je veux vous montrer quelque chose… vous me faites confiance ?
- Pas vraiment… répondit-elle honnêtement.
Lexa sourit doucement à cette réponse qui en aurait désarçonné plus d'un mais elle appréciait sa franchise.
- …. Mais je n'ai rien de mieux à faire et je suis de nature curieuse, ajouta Clarke.
Lexa hoqueta un léger rire puis elle sortit dans la nuit éclairée par la douceur de la lune. Elle entendit Clarke fermer la porte derrière elle et la rejoindre en petite foulée alors qu'elle marchait d'un bon pas vers la forêt.
- Vous ne devriez pas marcher, la sermonna la médecin maintenant à ses côtés.
- Docteur, s'il-vous-plait, grogna Lexa.
- Si vous m'emmenez en balade, la moindre des choses serait de m'appeler Clarke, s'exaspéra-t-elle.
- Très bien Clarke…
La blonde déglutit difficilement, regrettant immédiatement la manière dont Lexa avait prononcé son nom. Roulant et claquant parfaitement ce dernier entre ses lèvres, faisant trembler tout son corps.
- … voudriez-vous oublier d'être médecin, profiter du paysage et juste vous taire ? demanda-t-elle sourire mutin aux lèvres avant de légèrement accélérer le pas.
Clarke s'arrêta net, visage offusqué face à son sourire avant de la rattraper d'un pas rapide, ne cachant rien de sa contrariété en arrivant à sa hauteur mais restant silencieuse. Lexa secoua la tête d'amusement face à sa moue boudeuse, son sourire s'agrandissant. Sourire qui fut communicatif car la blonde sourit à son tour, décroisant les bras dans un léger rire et appréciant cette nouvelle facette de la jeune femme, puis le silence de la nuit les enveloppa de sa sérénité, accompagnant leur marche à travers la forêt…
Elles marchaient depuis plusieurs minutes à travers les bois, le sentier qu'elles suivaient était devenu plus escarpé et pentu. Dans l'obscurité des arbres, Clarke glissa sur quelques cailloux qui se dérobèrent sous ses pieds. Elle se vit tomber à la renverse mais dans un réflexe presque instinctif, Lexa la rattrapa par la main, la retenant puis l'aidant à se stabiliser.
- Merci… souffla la blonde.
La brune hocha la tête et lâcha sa main pour reprendre leur marche. Le contact sécurisant manqua immédiatement à Clarke qui allongea inconsciemment le pas pour se retrouver épaule contre épaule avec Lexa.
- Sérieusement, comment faites-vous ? demanda-t-elle à bout de souffle alors que sa compagne de marche ne semblait aucunement gênée par sa jambe.
- La force de l'habitude, répondit sobrement Lexa.
Clarke hocha la tête, comprenant bien qu'elle n'avait pas eu d'autre choix que de faire avec sa blessure, parcourant chaque jour cette forêt et ses pénibles sentiers. Elle n'en était que plus admirative.
- Et je ne suis pas une citadine fraichement débarquée dans la nature, taquina-t-elle ensuite.
Clarke la tapa malicieusement à l'épaule, provoquant un rire chez la brune, un rire mélodieux qui fut communicatif.
- Venez, nous sommes presque arrivées, l'encouragea-t-elle.
Elles marchèrent silencieusement pendant quelques minutes puis l'impatience de Clarke reprit le dessus.
- Où allons-nous ? Et pourquoi ? l'interrogea-t-elle.
- On est arrivé, répondit-elle, éludant les questions de la blonde.
Clarke regarda alors devant elle et s'aperçut que les arbres les entourant auparavant s'étaient effacés pour laisser place à l'horizon. Elles firent encore quelques mètres et elles débouchèrent au sommet d'une colline, où l'herbe de la forêt s'effaçait sous les pierres et la terre. A leur gauche la forêt, à leur droite la falaise, vide tombant sur une petite plage de sable faisant face à l'océan.
- C'est magnifique, s'émerveilla Clarke, ses yeux se perdant sur les reflets de la lune à la surface de l'immensité bleue.
- Oui… sourit doucement Lexa… et c'est le parfait endroit pour se ressourcer au calme.
- Vous venez souvent ?
Un sourire triste lui répondit car la brune y venait presque tous les jours pour fuir la réalité, pour trouver une certaine paix dans ce refuge qu'elle seule connaissait.
- Pourquoi m'avoir amené ici ? demanda Clarke face à l'absence de réponse.
- Pour vous les loups ne sont que des bêtes sauvages, des bêtes sanguinaires assoiffées de sang, n'est-ce pas ? Déclara alors Lexa plus qu'elle ne demanda.
- Encore ce matin, j'ai entendu dire qu'il y a eu d'autres attaques cette nuit, se défendit-elle.
Lexa se tourna vers elle avec surprise, visiblement ignorante des nouvelles attaques de la veille, mais cela passa très vite pour laisser place à un fin sourire connaisseur. Elle s'éloigna du sentier et alla s'assoir sur un tronc d'arbre tombé au sol près du vide. Clarke s'assit à ses côtés, perdant son regard sur la plage en contrebas. Le clair de lune éclairait le paysage de sa douce lumière, chassant l'obscurité. C'est ainsi que Clarke put les discerner si clairement. Elle se redressa intriguée par l'ombre sortant des bois en contrebas, rejoignant prudemment la plage. Un loup au pelage sombre se dressa sur le qui-vive, observant les alentours, puis après quelques instants plusieurs petites ombres sortirent à leur tour des fourrés. Le cœur de Clarke fondit devant les jeunes louveteaux rejoignant leur mère, se chamaillant entre eux, bien inconscient des possibles dangers.
- Ont-ils toujours l'air de monstre selon vous ? demanda-t-elle cette fois.
Le silence de Clarke suffit à lui répondre, tout comme le regard attendri qu'elle posait sur les jeunes loups.
- S'ils attaquent c'est par nécessité, nourrir leur famille, les protéger, ils ne sont pas si différent de nous, reprit doucement Lexa.
- Je doute que vous ayez été une menace pour eux lorsqu'ils vous ont attaqué, contra Clarke.
Lexa détourna le regard, touchée qu'elle cherche à prendre sa défense.
- Et même si tout n'est pas blanc ou noir, ils vous ont blessé, ils tuent le bétail, ils sont dangereux.
- Les loups n'ont pas attaqué le bétail, révéla-t-elle.
- Comment ça ?
- J'ai trouvé un loup mourant dans les bois, attaqué par la même bête, répondit-elle dans un léger trémolo en se remémorant les derniers instants de l'animal.
Clarke vint poser sa main sur la sienne afin de lui apporter un peu de réconfort, un geste instinctif qui la surpris et qui réchauffa Lexa.
- Vous voulez dire qu'il y a quelque chose de plus dangereux que les loups ? interrogea-t-elle, curieuse d'en savoir plus.
La brune sourit devant l'ignorance attendrissante de la blonde.
- L'obscurité de la forêt cache bien des choses, répondit-elle énigmatique avant de tourner son regard vers la plage, observant avec affection la famille de loups.
Clarke trouva son regard troublant. Comment pouvait-elle les regarder ainsi alors que d'un simple coup de crocs ils avaient changé sa vie ? Lexa n'avait aucune animosité envers eux, aucune crainte, elle était au contraire sereine, aimante… C'est alors qu'elle comprit, les pièces du puzzle s'assemblant dans un flash de compréhension.
- Ce ne sont pas les loups qui vous ont attaqué mais cette bête dont vous parlez, déclara-t-elle avec assurance.
Lexa se crispa instantanément mais ne s'en voulut pas d'avoir trop parlé, elle fut même étrangement soulagée que Clarke comprenne.
- Que s'est-il réellement passé ce jour-là ? lui demanda-t-elle franchement la vérité.
Elle savait qu'elle en avait déjà trop dit mais en la présence de Clarke, elle n'avait plus aucune crainte, aucune retenue, elle se sentait en confiance alors les mots sortirent bien malgré elle.
- Je faisais ma tournée habituelle mais je n'étais pas concentrée…
« Une proie facile » songea-t-elle amèrement.
- … j'aurais dû faire plus attention, j'aurais dû rentrer alors que la nuit tombait au-lieu de venir ici, mais ma petite-amie, Costia, venait de me quitter…
« L'amour est une faiblesse » serra-t-elle inconsciemment les poings.
- … j'avais vraiment besoin de me vider l'esprit…
Clarke l'écoutait attentivement alors que Lexa, le regard dans le vague, revivait cette terrible journée.
- … j'étais à mi-chemin lorsque sortit de nulle part, on m'a attaqué, je n'ai pas eu le temps de comprendre… raconta-t-elle sa voix se brisant de peine et d'amertume… mais ce n'est pas un loup qui m'a mordu…
Lexa ramena inconsciemment sa jambe blessée à elle, démontrant une certaine vulnérabilité.
- Je suis désolée, je n'aurais pas dû insister, regretta Clarke.
- Non… ne le soyez pas, c'est juste que… que je n'en avais jamais parlé, pas même à Raven, confessa-t-elle.
Clarke fut touchée qu'elle lui accorde suffisamment de confiance pour se confier, à elle, une étrangère plutôt qu'à sa meilleure amie. Le silence serein de la nuit les enveloppa et elles regardèrent la petite famille jusqu'à ce qu'elle s'éloigne à nouveau dans les bois.
- Si ce n'est pas un loup, qu'est-ce qui vous a attaqué ? Questionna Clarke.
- Je n'en sais rien, tout est allé si vite.
La médecin n'insista pas mais il était évident que la brune ne lui racontait pas toute la vérité. Cependant, elle ne pouvait lui en vouloir. Elle imaginait parfaitement qu'annoncer qu'il y avait quelque chose de pire que les loups dans les bois, ne passerait pas auprès des habitants et les conséquences seraient radicales.
- Vous savez que vous pouvez me faire confiance, n'est-ce pas ? Voulut-elle clarifier.
- En tant que mon médecin vous êtes tenue au secret médical, énonça-t-elle platement.
- Oui, confirma Clarke qui craignait de l'avoir froissé d'une quelconque manière.
- J'ignorais que j'étais encore en consultation… sourit malicieusement Lexa et ce qui rassura la blonde… mais en tant que « bizarro du village », je suis surement longue à la détente, reprit-elle les termes de Raven.
- Si la confiance reste à déterminer… je peux vous assurer que vous n'êtes pas bizarre, en faite vous êtes plutôt normale et sympathique quand vous oubliez d'être distante, retourna-t-elle dans un regard sincère.
- Et bien si vous pouviez en toucher un mot au reste du village, ce serait gentil, plaisanta-t-elle pour cacher sa gêne aux paroles du médecin.
Partageant un sourire scellant cette confiance mutuelle, elles se laissèrent bercer par la sérénité du silence. La brune laissa son regard se perdre sur l'horizon, paisible, tandis que la blonde fermait les yeux, captant simplement le bruit des vagues se brisant sur la plage. Mais l'enchantement du moment fut brisé lorsque Clarke rouvrit les yeux et se tourna vers la brune, son corps se paralysant de peur :
- Lexa ne bougez pas, lui ordonna-t-elle, paniquée. Il y a un énorme loup juste derrière nous, clarifia-t-elle.
Lexa se retourna légèrement et découvrit effectivement un grand loup aux reflets argentés qui les observait en silence de ses yeux dorés depuis la lisière des bois. Elle échangea un long regard avec l'animal, heureuse de le voir.
- Aucune raison d'avoir peur, Heda est un ami, la rassura-t-elle immédiatement.
- Heda ?
- C'est l'Alpha de la meute, il ne fait que vérifier que nous ne sommes pas une menace, expliqua-t-elle tout en ignorant la question silencieuse.
Et comme pour valider ses dires, le loup s'éloigna sereinement dans l'obscurité de la forêt, les laissant à nouveau seules.
- Allez rentrons, il se fait tard, se leva Lexa et n'attendant pas que Clarke se lève pour commencer à marcher vers les bois.
Elles retournèrent silencieusement au chalet, chacune perdue dans leurs pensées respectives. Une fois arrivée, Lexa proposa de raccompagner Clarke à l'auberge, ce qu'elle accepta et le trajet en voiture fut tout aussi silencieux.
- Nous y voilà, énonça Lexa en s'arrêtant devant l'auberge.
- C'était une agréable balade, merci.
Puis dans un sourire gêné, elle descendit du véhicule mais avant de fermer la portière, elle eut le sentiment de manquer quelque chose, en son fort intérieur elle sut que si elle partait sans rien dire, elle n'aurait pas d'autre chance. Elle fit brusquement volte-face vers Lexa qui ne l'avait pas quitté des yeux.
- Un petit-déjeuner, lança-t-elle maladroitement et se demandant à elle-même pourquoi un petit-déjeuner et pas un diner.
- Un petit-déjeuner ? répéta Lexa en levant un sourcil interrogateur.
- Oui… est-ce que tu accepterais de prendre un petit-déjeuner avec moi ? Clarifia-t-elle plus calmement.
Si le soudain tutoiement la surpris, il fut vite balayé par le choc de sa question. Réellement secouée par la tournure des évènements, Lexa n'en montra pourtant rien.
- Est-ce que ce déjeuner sera sous le secret médical ? Retourna-t-elle pointant délicatement le fait qu'elle était son docteur et elle sa patiente.
- Non… ! Si… ! Non… ! Voulut-elle clarifier qu'il n'y avait rien de professionnelle là-dedans, tout en lui assurant que tout resterait entre elles.
Lexa l'observa silencieusement s'empêtrer dans sa confusion, un sourire naissant au coin des lèvres, tout en pesant le pour et le contre de cette proposition. Elle avait toutes les raisons de refuser, c'était même le plus judicieux, pourtant :
- D'accord, mit-elle fin à son calvaire.
Clarke s'arrêta, soulagée alors que cela n'avait duré que quelques secondes mais une éternité pour elle.
- Demain matin ? S'empressa-t-elle d'ajouter maladroitement et ne pouvant cacher son sourire.
- Ce sera avec plaisir, Clarke, que je déjeunerai avec vous demain matin, répondit Lexa dans un sourire rieur face à la gêne certaine de la blonde.
- Ok, parfait, alors à demain, conclut-elle heureuse de ne pas avoir été rejetée mais tiquant intérieurement sur le vouvoiement qu'elle maintenait.
Un silence s'étira ensuite, plongée dans le regard l'une de l'autre, Clarke arborant un mince sourire et Lexa la contemplant d'amusement.
- Bonne nuit, Clarke, la sortit-elle de ses pensées.
- Bonne nuit, Lexa, lui retourna-t-elle avant fermer la portière et s'éloigner vers l'auberge, non sans un dernier regard pour la brune qui ne la quitta pas des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse à l'intérieur.
« Dans quoi tu t'es fourrée, Woods » se sermonna-t-elle avec néanmoins le cœur en fête.
Après un rapide passage par le petit restaurant de l'auberge, Clarke retourna à sa chambre. Elle déposa sa trousse de médecin dans un coin puis son manteau sur le crochet de la porte. Songeuse, elle se repassait une énième fois les événements de la soirée. En se rendant chez Lexa, elle ne se doutait pas de la tournure que cela allait prendre. Indra avait eu raison de la réprimander, elle l'avait jugé bien trop vite car une fois passée son apparente froideur, la brune était tout à fait sympathique. Clarke avait passé un agréable moment en sa compagnie, elle ne pourrait dire le contraire. Petit sourire aux lèvres en songeant à la brune, elle ouvrit son placard afin de se changer pour la nuit mais son regard tomba sur la pile de linge dissimulant la petite boîte. Elle perdit son sourire à son rappel silencieux car bien que la compagnie de Lexa ait été agréable, elle ne pouvait oublier le sentiment qu'elle cachait quelque chose, la brune en savait plus qu'elle ne le disait sur cette bête rodant dans les bois. Dans un soupir, Clarke prit de quoi se changer et referma les portes. Elle se prépara rapidement pour la nuit puis alla s'allonger sous les draps. Seulement, elle ne trouva pas le sommeil, l'esprit préoccupé par une seule pensée, convaincue de ce qu'elle devait faire… se rapprocher de Lexa Woods.
Non loin de la fenêtre du médecin, deux corbeaux s'envolèrent dans la nuit de Ton DC. Au bout de quelques battements d'ailes, un camarade les rejoignit, volant côte à côte dans le ciel. Survolant la ville endormie, dissimulés parmi les ombres mais n'échappant pas au regard d'une vieille dame encapuchonnée et marchant dans les rues silencieuses. La vieille Ilda observa les trois oiseaux passer au-dessus d'elle puis disparaitre à l'orée des bois.
- Un corbeau, un changement… chantonna-t-elle dans un murmure… deux corbeaux, une confession… trois corbeaux, un malheur…
A suivre…
Alors que pensez-vous de tout ça ? Des réponses ou encore plus de questions :p
Notre Clexa se rapproche un peu mais pas forcément pour les bonnes raisons, vilaine Clarke :p Et Lexa qui devait rester loin d'elle est plutôt mal barrée XD
Encore merci pour vos reviews, fav et follow :D J'ai hâte de lire vos théories alors n'hésitez pas !
Prochain chapitre : Un rendez-vous... une mise en garde... une rencontre nocturne...
