CH9-D'amour et d'eau fraîche
Et un nouveau chapitre, UN ! :D
Contente que le précédent chapitre vous ait plu, j'espère que celui-ci aura le même effet :p
Un grand merci à Kouan qui toujours à la relecture m'a bien aidé à bichonner ce chapitre. ;)
Allez je vous laisse sans plus attendre avec notre Clexa adoré.
Bonne lecture !
Au cœur de la nuit, un frisson parcourut le corps de la médecin, puis un autre suivit, la réveillant lentement. Elle cligna des yeux, s'accoutumant à l'obscurité et reprenant lentement pied dans la réalité. Un nouveau frisson la traversa alors que l'air frais caressait son corps nu. Clarke voulut s'emmitoufler dans les couvertures mais sa main n'attrapa que du vide. Elle se redressa légèrement et réalisa complètement leur absence. Machinalement, elle tendit le bras à côté d'elle, tâtonnant pour trouver les draps sur le matelas puis refermant victorieusement les doigts sur eux, elle les ramena sur elle. Elle sentit une résistance et entendit une complainte. Clarke se réveilla alors pleinement, les souvenirs sulfureux de la veille se rappelant à elle. Elle se redressa complètement et se tourna vers l'autre côté du lit, où elle trouva une Lexa allongée sur le ventre, ayant roulée avec les couvertures qu'elle venait de brutalement lui retirer.
Clarke se mordit la lèvre d'embarras mais soulagée de ne pas l'avoir réveillée, même si la brune l'aurait méritée après lui avoir subtilisé sa part de couvertures durant la nuit. Cependant, elle ne put lui en tenir rigueur bien longtemps, rapidement attendrie par la belle brune endormie. Le cœur léger, le regard pétillant de joie et des flashs de leur nuit lui réchauffant le corps, elle se sermonna d'avoir attendu si longtemps. Ses yeux quittèrent le visage de son amante, glissant sur son corps qu'elle imaginait parfaitement malgré les couvertures. Cette fois, elle se mordit la lèvre d'envie tout en glissant à nouveau sous la couette pour se rapprocher de la belle endormie.
Elle s'approcha suffisamment pour sentir la chaleur de son corps et son souffle caresser sa peau. Délicatement, elle amena ses doigts à son visage et dégagea ses mèches brunes jusqu'à dégager son épaule, qu'elle embrassa tendrement avant de remonter à son oreille pour lui murmurer d'une voix suave :
- Si voler la couette est une stratégie de rapprochement c'est réussi.
Elle se recula et vit apparaitre un fin sourire sur le visage de la belle endormie qui ouvrait les yeux pour rencontrer les siens.
- Je peux t'apporter une bouillote si tu as froid, souffla-t-elle malicieusement avant d'esquisser un mouvement pour sortir du lit.
- Reste-là… L'arrêta-t-elle, la ramenant sur elle dans le mouvement.
Son corps vibra au léger rire de la brune, un rire qu'elle étouffa en écrasant ses lèvres contre les siennes avant de les faire basculer, se retrouvant sur son amante, dont elle quitta les lèvres.
- … J'en ai déjà une, souffla-t-elle pleine de promesses indécentes avant de fondre sur sa bouche et ses mains descendant sur les courbes exquises de sa belle brune.
Lorsque Lexa se réveilla, elle se sentit comblée et épuisée par les tortueuses et exquises attentions de la blonde. Elle étira son corps tout en se retournant vers son amante mais elle ne trouva personne à ses côtés. Elle se redressa, sourcils froncés, puis elle balaya la chambre éclairée par les quelques rayons de soleil traversant les volets mais Clarke brillait par son absence. C'est alors qu'une légère panique s'empara d'elle mais ce ne fut rien en comparaison de celle de son loup dont la possessivité et l'instinct protecteur la submergèrent. Elle sentit sa peur bouillir dans ses veines et son cœur s'accélérer alors qu'il menaçait de se montrer.
- Calme-toi, elle est sûrement en bas… grogna-t-elle pour elle-même et son loup, tout en fermant les yeux pour se ressaisir.
Lorsqu'elle les rouvrit, son loup s'était quelque peu calmé. Lexa se leva, les couvertures délaissant son corps nu pour le laisser sans défense contre le froid du matin. Elle s'empressa de ramasser son pantalon qu'elle enfila rapidement puis elle chercha vainement son sous-pull et sa chemise avant de se rappeler que Clarke les lui avait retirés et jetés à l'extérieur de la chambre. Décidant de ne pas chercher à moitié nu ses vêtements dans le couloir, elle se tourna vers le seul placard de la chambre. Elle l'ouvrit pour tomber nez à nez avec une ribambelle de chemise suspendue mais elle les ignora pour prendre un pull bien chaud qu'elle enfila tout en quittant la chambre.
Une fois dans le couloir, seul le silence l'accueillit, ce qui affola à nouveau son loup. Lexa serra les dents en se concentrant pour l'ignorer, se focalisant sur ses propres sentiments et non ses instincts. Seulement, elle n'était pas non plus apaisée alors que l'idée que Clarke ait pu fuir en réalisant que la nuit passée était une erreur faisait son chemin dans son esprit. Inspirant profondément pour se calmer, elle descendit les escaliers mais la belle blonde brillait toujours par son absence. Elle entra dans la cuisine et nota immédiatement la cafetière en route, où le café chaud l'attendait.
Lexa sourit en relevant l'attention de la blonde tout comme son loup qui commença à se calmer, jusqu'à totalement s'apaiser lorsqu'elle trouva un mot sur le plan de travail.
« Tu dormais si bien que je n'ai pas eu le cœur de te réveiller.
Le devoir m'appelle mais j'ai hâte de te retrouver ce soir ».
Clarke.
Son sourire s'accentua tandis que son cœur s'allégeait, heureuse comme jamais. Ce fut sur un petit nuage qu'elle se servit une tasse de café.
Dans l'appartement situé au-dessus de la pharmacie, Raven ouvrait lentement les yeux alors que le contrecoup de sa soirée bien trop arrosée se faisait sournoisement sentir. Plus elle sortait du sommeil, plus la douleur martelait son crâne. Elle finit tout de même par les ouvrir, non sans une grimace malgré l'obscurité de la pièce. Elle passa une main sur son visage encore endormie puis un souvenir de la veille lui revint soudainement en mémoire. Elle se figea complètement, ses yeux s'arrondissant d'effroi alors que le plafond au-dessus d'elle n'était pas le sien mais lui semblait affreusement familier.
Dans un coin de la pièce, assise dans un fauteuil, à l'abri de la pénombre alors que le soleil levant perçait tout juste les volets, Luna observait le corps étendu dans son lit. Un fin sourire prédateur s'étira sur ses lèvres lorsqu'elle vit les draps se mouvoir, signe que son amante se réveillait. Son sourire se teinta d'amusement lorsqu'elle vit son corps se tendre au souvenir de la nuit passée.
Raven se leva brusquement, les draps glissant de son corps nu, mais s'arrêta sur le bord du lit lorsqu'elle ressentit une vive douleur à l'épaule. Elle tourna la tête et découvrit non sans grimacer, une profonde marque de griffures. Elle n'avait aucun souvenir précis de la veille, seulement des flashs mais bien que Luna n'avait jamais fait preuve de douceur, prenant simplement ce qu'elle désirait, ce genre de marque était nouveau.
- Il se pourrait que j'aie perdu le contrôle, s'éleva la voix de Luna qui fit sursauter Raven.
- Perdu le contrôle ? S'offusqua-t-elle. Ce n'est pas une égratignure que tu m'as fait, tu m'as carrément tailladé, continua-t-elle en constatant le léger saignement des griffures.
Luna ne répondit rien, se contentant de l'observer alors qu'elle s'était levée pour ramasser et enfiler ses vêtements avec l'énergie de l'agacement. Ses yeux se délectaient de ses courbes en songeant que ce corps lui avait appartenu, lui appartenait encore alors que son regard se fixait sur la marque qu'elle avait laissée dans sa chair.
A moi ! Rugit sa voie intérieure dans un instinct possessif et féroce tandis que son regard luisait d'une dangereuse lueur.
Luna se leva, et d'un pas fluide elle prit par surprise Raven qui après avoir enfilé ses sous-vêtements et son jean, était sur le point de remettre son haut. La plaquant violemment contre le mur, elle lui arracha un féroce baiser.
- Tu étais loin de t'en plaindre cette nuit, susurra-t-elle tout en venant mordiller la naissance des griffures sur son épaule.
- C'est que je devais être bien bourrée, la repoussa fortement Raven, cette nuit était clairement une erreur, ça ne se reproduira plus.
Luna libéra un rire inquiétant alors qu'elle la fixait telle une proie prête à être dévorée.
- Tu dis ça à chaque fois, lui fit-elle remarquer.
Raven enfila avec énervement son pull. Elle ne pouvait nier ce fait car bien qu'elle sache que cette « relation » avec Luna n'était pas saine, elle semblait ne pas pouvoir s'en éloigner bien longtemps. Malgré ses efforts, elle finissait toujours par revenir dans son lit. Elle pourrait mettre cette nuit sur le compte de l'alcool mais le fait est qu'au bar, elle avait eu encore l'esprit parfaitement clair lorsqu'elle l'avait rejointe. Également énervée contre elle-même, Raven ramassa vivement sa veste puis se dirigea vers la porte avant d'être interceptée par Luna qui l'attrapa fortement par les hanches pour la coller à elle.
- Tu m'appartiens, quand vas-tu le comprendre ? Souffla-t-elle avant de l'emporter dans un baiser possessif.
Son cerveau lui hurla de la repousser mais son corps se colla d'avantage à Luna, répondant avidement à son fiévreux baiser. Elles finirent par se séparer à bout de souffle et Raven réagit enfin, s'écartant sans quitter les yeux prédateurs de son amante.
- Je n'appartiens à personne, lui dit-elle fermement.
Mais elle fut loin d'être prise au sérieux par Luna qui sourit, un sourire malsain qui fit frissonner Raven. Une réaction qui exalta sa part sombre, une part sombre qu'elle épousait pleinement et qui lui susurrait de prendre à nouveau possession de ce corps, de sa propriété. N'écoutant que ses instincts primaires elle faillit rattraper Raven qui se dirigeait vers la sortie pour la jeter sur le lit mais l'arrêt soudain de la mécanicienne alors qu'elle ouvrait la porte la stoppa.
- Tu as changé…, lui dit-elle en se tournant légèrement vers elle et il n'y eut pas besoin de plus de précision tandis qu'un voile sombre passait dans le regard de la pharmacienne,…il fut un temps, où j'aurais pu t'appartenir comme tu aimes le dire mais… pas à celle que tu es devenue aujourd'hui.
Une part profonde et oubliée de Luna accepta ses paroles tandis que l'autre les étouffa immédiatement.
- Je te raccompagne…
Raven acquiesça avant de s'engouffrer dans le couloir, suivit par Luna dont le regard luisant se délectait à nouveau des courbes de la grande brune. Elles descendirent silencieusement les escaliers jusque dans la pharmacie et lorsque la mécanicienne arriva à la porte, elle se décala légèrement pour laisser Luna l'ouvrir. Cette dernière passa prêt d'elle, la frôlant dangereusement tout en mettant lentement la clé dans la serrure avant de planter son regard dans celui de Raven. Leur proximité rendit nerveuse la mécanicienne qui se retenait de plonger sur ses lèvres tandis que Luna souriait satisfaite de son petit jeu.
- Ce n'est pas l'ancienne Luna qui te fait craquer… énonça-t-elle l'évidence.
Ne pouvant nier ce désir incontrôlable qu'elle avait pour elle, c'est au prix d'un immense effort qu'elle repoussa son envie de se jeter sur ses lèvres. Raven écarta doucement Luna et termina de tourner la clé dans la serrure avant de s'enfuir dans la rue.
- Raven !
- Laisse-moi.
- Il est inutile de fuir, tu sais que tu en as envie, s'amusait Luna qui la suivait.
- Tu te fais des films.
Cette fois Luna ne répondit rien, se contentant de l'attraper par le bras, la forçant à lui faire face avant de la saisir par le col de sa veste et de férocement l'embrasser. Raven perdit instantanément tout sens de la raison, répondant à son baiser et laissant son désir la perdre.
Lorsqu'Octavia se réveilla, un sourire léger s'étira sur ses lèvres alors que la nuit passée était parfaitement claire dans son esprit. Une nuit qui avait été plus qu'agréable et qu'elle ne regrettait pas. Allongée sur le côté, elle se tourna légèrement pour observer Lincoln qui allongé sur le dos, dormait paisiblement. Son regard passa ensuite de son amant à la porte, et vice-versa, avec une légère hésitation alors que les rayons du soleil perçaient de plus en plus dans la chambre. C'est dans un sourire désolé, qu'elle finit par sortir du lit. Elle ramassa silencieusement ses sous-vêtements au pied du lit puis les enfila avant de faire de même avec son pantalon tout en cherchant du regard, où se trouvait le reste de sa tenue à travers la pièce.
- Et moi qui espérais t'offrir le petit-déjeuner, la fit sursauter la voix de Lincoln.
- Tu m'as fais peur, lui reprocha-t-elle une main sur le cœur.
- Et toi tu t'enfuyais, lui retourna-t-il tout en se redressant dans le lit.
- Écoute, ne le prends pas mal, c'était sympa cette nuit mais je ne suis que de passage à Ton DC alors…
- J'en suis conscient et c'est pas une demande en mariage que je te fais, la coupa-t-il en sortant du lit et enfilant un boxer propre reposant sur une chaise.
Octavia hoqueta une fausse indignation alors qu'il se rapprochait.
- C'était un coup d'un soir, OK, mais rien ne nous empêche de partager un petit-déjeuner, ajouta-t-il.
La journaliste tourna les yeux sur Lincoln et songea qu'après tout ils s'entendaient bien. De plus ils semblaient sur la même longueur d'onde donc pourquoi tout gâcher ?
- C'est d'accord, accepta-t-elle dans un fin sourire, sourire qu'il lui rendit.
Octavia quitta son regard pour se remettre à chercher le reste de ses vêtements.
- Ils sont dans le couloir… lui rappela avec amusement Lincoln dont les propres vêtements s'y trouvaient également en grande partie.
La petite brune se contenta de rougir silencieusement au souvenir de leur nuit partagée et quitta la chambre à la recherche de ses vêtements…
Entourée de ses corbeaux, la vieille Ilda observait depuis le parc l'étrange spectacle qui se déroulait sous ses yeux. La ville d'ordinaire si triste sous son ciel gris avait laissé place à un magnifique ciel bleu et à ses rayons de soleil chatoyant. Aussi lumineux que le sourire accroché au visage de la médecin qui en retard pour ouvrir son cabinet, courait sur le trottoir d'en face tandis que ses patients attendaient déjà devant la porte. Alors que son regard suivait la blonde, quatre corbeaux revinrent se percher sur les arbres du parc, leur prédiction lui étirant un petit sourire alors qu'elle était certaine qu'une certaine brune arborait le même sourire que la blonde en cette belle matinée.
Continuant d'observer la rue, elle s'arrêta sur le shérif Adjoint marchant aux côtés d'une petite brune. Discutant tranquillement, ils semblaient apprécier la présence de l'autre, sourire aux lèvres, rires et regards complices. Une atmosphère particulière planait sur la ville, un sentiment de paix inhabituel. Songeuse, Ilda jeta une poignée de graine dans l'herbe verte qui se teinta immédiatement d'une nuée de corbeaux affamés mais ils s'envolèrent tout aussi rapidement, retournant à l'abri des arbres lorsque deux silhouettes apparurent à l'entrée du parc.
Ilda fronça les sourcils lorsqu'elle reconnut sa petite fille aux côtés de Luna. Echangeant quelques paroles agitées mais bien trop proches au goût de la vielle femme. Son visage s'assombrit lorsque Luna attrapa Raven par le col de sa veste pour l'embrasser sans retenue. Son cœur se gonflant d'un sentiment de protection envers sa petite-fille lorsque cette dernière ne repoussa aucunement la pharmacienne. Raven se jetait inconsciemment dans les griffes de cette femme et il était hors de question qu'elle la laisse faire. Cependant, elle savait que sa petite-fille ne l'écouterait pas, elles en avaient déjà parlé et cela c'était terminé en dispute.
Raven s'éloigna et la pharmacienne se détourna pour disparaitre dans sa boutique. Ilda ne la quitta pas des yeux, inquiète pour sa petite-fille et ce sentiment s'accentua davantage lorsque plusieurs corbeaux s'envolèrent. Ils la frôlèrent dans leur décollage puis ils se mirent à tourner dans le ciel bleu.
- Cinq corbeaux… une trahison… souffla-t-elle soucieuse.
Lexa sortit de l'épicerie avec un carton rempli de courses, sourire aux lèvres en songeant à la soirée qui l'attendait en compagnie de sa belle médecin. Elle marcha jusqu'à son pick-up dont elle ouvrit la portière passagère pour déposer le carton sur le siège. Lorsqu'elle referma la porte, elle sursauta en découvrant la grand-mère de Raven se tenant devant elle.
- Vous m'avez fait peur, lui dit-elle dans un léger rire.
- Je t'ai appelé mais il semblerait que tu étais ailleurs, ma petite Lexa, sourit-elle amusée.
La grand-mère de Raven avait une affection particulière pour elle car étant la meilleure amie de sa petite-fille, inséparables durant leur enfance, Lexa était devenue comme une seconde petite-fille à ses yeux. De son côté, Lexa qui n'avait pas connu ses grands-parents, appréciait particulièrement la tendresse de la vieille femme à son égard.
- Oui pardon… j'étais dans mes pensées… s'excusa-t-elle toujours souriante.
- De bien belles pensées au vu de ton sourire, constata avec joie la vielle femme.
Cependant, Lexa perdit quelque peu son sourire, son regard vaquant autour d'elle, espérant ne pas avoir été un livre ouvert pour toute la ville et dévoiler sa relation avec Clarke aux mauvaises personnes.
- Que puis-je pour vous ? lui demanda Lexa en tentant d'ignorer son inquiétude.
- Je voudrais te parler de Raven, répondit Ilda d'un air grave.
- Il y a un problème ? S'enquit-elle immédiatement.
- Je l'ai vu avec Luna ce matin, elles semblaient très proches, grinça la vieille femme.
Les épaules de Lexa s'affaissèrent car elle savait ce qu'Ilda allait lui demander et elle avait bien peur de la décevoir.
- J'ai déjà parlé à Raven et elle ne m'a pas écouté. Et pourquoi le ferait-elle ? Je ne suis personne, pointa-t-elle désolée.
Lexa contourna la vieille femme puis fit le tour de sa voiture. Elle ouvrit sa portière mais un corbeau surgit de nulle part et la fit reculer avant de s'éloigner à nouveau. Elle jeta un regard curieux à la vieille femme qui l'avait rejointe, presque certaine qu'elle communiquait avec ces maudits oiseaux mais elle n'essaya pas de remonter dans sa voiture alors qu'Ilda s'arrêtait à ses côtés.
- Tu es bien plus que ça, ma petite Lexa.
La brune se figea, incapable de cerner ses paroles alors qu'elle avait une étrange expression dans le regard, comme si elle savait ce qu'elle était réellement mais elle chassa rapidement cette idée car c'était impossible.
- Raven t'estime plus que tu ne crois, pointa-t-elle bienveillante, tu es comme une sœur pour elle alors même si elle s'entête, je sais qu'au fond, elle t'écoute et te fait confiance. En tout cas bien plus qu'à une vieille carne comme moi, termina-t-elle avec humour.
- Ne dites pas ça, contra Lexa souriant néanmoins à sa remarque, Raven vous aime plus que tout et vous écoute bien plus que vous ne le pensez. Sinon comment pourrait-elle nous raconter toutes ces légendes qu'elle affectionne tant ? lança-t-elle amusée.
Il y eut ensuite un court silence durant lequel Lexa se détourna, le regard songeur, avant de lâcher un soupir et revenir sur la vieille femme.
- Je lui parlerais, lui dit-elle finalement.
- Merci ma petite Lexa, sourit-elle sincèrement, je suis heureuse de savoir que ma petite-fille peut compter sur toi car un jour je ne serais plus là…
- Ce jour est encore loin, la coupa Lexa qui voulut la rassurer.
- Mais il arrivera et elle n'aura plus que toi, persista la vieille femme.
- Je veillerais sur elle, je vous le promets, la rassura totalement Lexa, bien qu'elle ne comprenne pas d'où lui venait ce soudain pessimisme.
- Merci ma petite Lexa, sourit-elle sincèrement. Maintenant file donc profiter de ton bonheur. Tu l'as mérité.
Elles échangèrent un dernier sourire et Ilda s'éloigna. Lexa monta dans son pick-up et une fois derrière son volant, elle aperçut Clarke au loin fermant son cabinet pour la pause déjeuner. Un sourire réapparut sur son visage mais il diminua quelque peu alors qu'elle aurait souhaité la rejoindre mais c'était impossible car pour la protéger, leur relation devait rester secrète. Lexa démarra pour rentrer chez elle, oubliant bien vite sa conversation avec Ilda alors qu'elle ne songeait plus qu'à sa soirée avec Clarke, souhaitant qu'elle arrive au plus vite.
Dans la rue, Ilda se retourna, regardant tristement s'éloigner le pick-up puis ses yeux se posèrent sur la médecin qui traversait la rue, cette dernière bien inconsciente de ce qu'il se passait dans cette ville. Parfois Ilda, souhaitait retrouver cette innocence perdue il y a bien longtemps, que les légendes ne restent que des légendes, et pouvoir profiter du bonheur présent sans ce soucier des malheurs se dessinant à l'horizon. La vieille femme reprit sa marche sous le coassement des cinq corbeaux planant sur la rue…
La journée avait été interminable pour Clarke. Les heures s'étaient étendues indéfiniment alors qu'elle n'avait eu qu'une chose en tête, retrouver Lexa. Elle gravit le perron avec l'excitation d'être enfin arrivée. Elle allait frapper à la porte lorsque sa main se figea à quelques centimètres du bois, décidant soudainement de surprendre la brune. Elle entra donc sans frapper. A l'intérieur, elle retira son manteau qu'elle accrocha dans l'entréepuis elle entendit des bruits provenant de la cuisine, qu'elle s'empressa de rejoindre.
S'approchant silencieusement, elle eut tout le loisir d'observer Lexa qui préparait visiblement le diner. Clarke comprit immédiatement l'intention mais bien que touchée, elle s'arrêta davantage sur le corps de la belle brune, la caressant du regard. Lexa avait laissé ses cheveux détachés, sa chevelure tombant en cascade sur ses épaules la rendait plus que sexy. Clarke se mordait la lèvre d'envie lorsque Lexa la repéra.
- Oh, tu es là… réalisa-t-elle sa présence dans un sourire avant de légèrement rougir… je nous préparais à diner.
Clarke avança dans la cuisine et Lexa esquissa un bref regard gêné vers le salon. Suivant son regard, la blonde remarqua les bougies posées de-ci, de-là dans la pièce voisine. Revenant sur la cuisine, Clarke repéra le plat prêt à être mis au four ainsi que la vaisselle sortit et le petit vase contenant une magnifique rose. La blonde avança davantage, souriant doucement à l'embarra de la brune.
- C'est gentil… et mignon… lui dit-elle, ajoutant un peu plus de rouge à ses joues.
Cependant, Lexa oublia bien vite son embarras lorsque ses émeraudes tombèrent sur l'échancrure de la chemise de la blonde qui l'invitait à savourer la délicieuse poitrine de son amante. C'est alors un tout autre rouge qui teinta son visage. Ce qui fit sourire de satisfaction Clarke, ses saphirs se teintant d'une envie dévorante. Sous son regard, Lexa eut la sensation d'être une proie, un sentiment à la fois inhabituelle et grisant. Lexa fut étonnée de ne pas sentir son loup protester mais il semblait qu'ils aient trouvé une certaine harmonie concernant son amante. Tout deux désirant la même chose alors que la belle blonde avançait sur elle tel un félin en chasse.
- … mais j'ai faim d'une tout autre chose, souffla-t-elle en collant son corps au sien avant de capturer ses lèvres et doucement la pousser contre l'évier.
Les mains de Clarke descendirent caresser les cuisses de la brune avant de les remonter sous son pull, les posant sur ses hanches tandis que ses doigts vinrent taquiner sa culotte, faisant frémir la belle brune mais tressautant lorsque la froideur de ses mains brûla sa peau.
- Désolée, il fait froid dehors, s'excusa la blonde entre deux baisers.
- Laisse-moi te réchauffer, répondit Lexa tout en saisissant ses hanches et la repoussant contre le plan de travail, étouffant sa complainte contre ses lèvres.
En réponse, Clarke glissa l'une de ses mains contre l'intimité de la brune qui sursauta et qui retint tout juste un soupir mais elle n'eut la satisfaction d'aller plus loin car Lexa l'attrapa par le poignet et retira sa main.
- C'est moi qui dirige, lui dit-elle d'une autorité qui la fit frissonner avant que ses lèvres ne soient à nouveau prisonnières des siennes.
Clarke n'était pas particulièrement dominante, contrairement à la brune qui semblait apprécier avoir le dessus, donc elle aurait pu la laisser faire mais en vérité, elle adorait ce petit jeu qui s'instaurait entre elles. Alors lorsque Lexa s'attaqua au bouton de son pantalon, elle prit un malin plaisir à la repousser avant de fondre à nouveau sur ses lèvres, ses mains parcourant son corps tout en la guidant dans le salon.
- C'est ma chemise ? demanda Lexa entre deux baisers.
Clarke hocha simplement la tête contre ses lèvres alors qu'au petit matin, elle avait enfilé la chemise de la brune pour s'enivrer de son parfum, gardant une part d'elle auprès d'elle.
- Tant mieux… sourit-elle contre sa bouche, son cœur s'emballant au geste de la blonde.
L'instant d'après, elle ouvrait brutalement sa chemise, les boutons sautant et se répandant sur le sol. Le geste surprit totalement Clarke qui laissa échapper un profond soupir lorsque les mains de la brune se saisirent de sa poitrine, tout en la poussant à reculer. Les reins de la blonde percutèrent la commode jouxtant la cuisine et un objet tomba à terre, se brisant.
- Qu'est-ce que…
- C'est rien… l'appela à se concentrer Lexa.
Une concentration qui fut immédiate lorsque la brune libéra sa poitrine et embrassa son sein, suçant et mordillant sa pointe érigée, lui arrachant un agréable gémissement de plaisir. Galvanisée, Lexa déboutonna enfin le pantalon de la blonde et afficha un sourire satisfait en découvrant l'absence de sous-vêtement. Sous-vêtement que Clarke n'avait pas retrouvé dans son départ hâtif du matin. Elle termina de lui retirer son pantalon puis d'un geste assuré, elle fit grimper son amante sur la commode avant que la blonde ne la ramène à elle pour un brûlant baiser, refermant ses jambes autour de la brune. Leurs langues entamèrent un ardent ballet tandis que les mains de Lexa torturaient agréablement la poitrine de son amante, provoquant des soupirs qu'elle accueillait entre ses lèvres, son corps frissonnant de plaisir.
Clarke entreprit de lui retirer son pull mais la brune repoussa ses mains avant de descendre ses lèvres le long de sa gorge, puis sur ses seins, les taquinant au passage avant de descendre plus bas. Les émeraudes ne quittaient pas les saphirs teintés d'excitation tandis que sa respiration s'accélérait. S'agenouillant, elle embrassa l'intérieur de sa cuisse et sentit le corps de son amante frémir de délice. Elle écarta délicatement ses cuisses puis ses lèvres remontèrent doucement en la parsemant de baisers jusqu'à venir embrasser son bourgeon de plaisir. Le corps de la médecin lui répondit immédiatement, se cambrant puis se laissant aller contre le mur en gémissant. Lexa ne lui laissa pas une seconde de répit, la fouillant délicieusement de sa langue experte.
Très vite, le bassin de la blonde se mit à bouger en rythme avec les caresses circulaires de la brune sur son bourgeon de plus en plus sensible. Clarke en voulait plus, avait besoin de plus, ainsi elle glissa une main dans sa chevelure brune et invita Lexa à aller plus profondément en elle. Cette dernière, ne la fit pas attendre, glissant deux doigts aimants en elle.
- Hum Lex'… gémit-elle à la délicieuse intrusion.
Le cœur de la brune rata un battement en l'entendant soupirer son nom et son corps s'embrasa de plus belle. Elle commença un lent va et vient tandis que sa langue effectuait quelques caresses langoureuses avant de remonter déposer un baiser sur son nombril puis ses seins sur lesquels elle s'attarda pour de tendre morsures.
- Hum… plus vite… soupira la blonde qu'elle prenait un malin plaisir à faire languir.
Mais Lexa lui accorda son souhait, accélérant la cadence tortueuse de ses doigts. Clarke se cambra contre elle, balançant sa tête en arrière dans un râle de plaisir. Lui offrant sa gorge, la brune la parsema de baisers pour remonter jusqu'à ses lèvres qu'elle captura dans un féroce baiser. Accélérant du même coup ses va et vient, Clarke rompit le baiser pour expulser son plaisir, sa respiration saccadée et difficile, elle sentait la vague de plaisir approcher, fermant les yeux pour s'y perdre.
- Regarde-moi, lui ordonna Lexa alors qu'elle sentait ses murs intérieurs se resserrer sur ses doigts.
Les saphirs s'ancrèrent aux émeraudes tandis que la blonde s'accrochait à la brune, passant ses bras autour de son cou, juste avant que la vague ne la frappe de plein fouet. Un tsunami qui laissa son corps tremblant de plaisir, se laissant aller sur la brune qui referma ses bras autour d'elle. Caressant lentement son dos, la laissant se remettre de son plaisir.
Mienne… entendit-elle paisiblement murmurer son loup alors qu'elle-même se laissait bercer par le bonheur.
Quelques minutes passèrent, chacune profitant de l'instant, profitant d'une paix intérieure et d'un bonheur qu'elles ne pensaient pas retrouver. Seules dans cet instant, rien ne pouvait les atteindre. Clarke se sentait agréablement bien dans les bras de son amante et remise de son plaisir, elle embrassa tendrement l'épaule de la brune, remontant doucement le long de sa clavicule puis son cou, marquant la ligne de sa mâchoire jusqu'à ses appétissantes lèvres. Lexa répondit tout aussi tendrement, contrastant avec la force dont elle pouvait faire preuve lorsque la passion l'emportait. Force qui enflammait son corps mais tendresse qui réchauffait son cœur.
Désireuse de lui rendre la faveur du plaisir procuré, Clarke la repoussa doucement afin de descendre de la commode. Lexa se laissa faire, appréciant sa langue dansant avec la sienne et ses mains remontant de ses hanches à sa poitrine avant de redescendre pour attraper son pull et le lui enlever. La brune l'aida à s'en débarrasser, le jetant parterre alors que la blonde s'empressait de détacher son soutien-gorge pour s'emparer de ses seins, lui extirpant un premier soupir de plaisir. Elle la tortura lui arrachant d'autres gémissement de plaisir, suçant et mordillant leurs pointes sensibles et érigées puis elle les délaissa pour descendre ses mains jusqu'à son pantalon. Ce dernier se retrouva vite au sol, Lexa manquant de trébucher dans leur hâte puis sa culotte suivit, la laissant complètement nue et à la merci de la blonde. Clarke l'emporta dans un fiévreux baiser tout en la guidant jusqu'au canapé, sur lequel Lexa tomba lourdement avant que la blonde ne s'installe à califourchon sur elle, le regard plein de brulantes promesses…
Dans le silence paisible de la maison, bercées par la lueur des bougies éparpillées dans le salon, blotties l'une contre l'autre sous la maigre chaleur d'un plaide, Clarke et Lexa profitaient de ce moment de bonheur qui leur était offert. Allongée sur le côté, la blonde caressait tendrement le bras de la brune qui lui tournait le dos. Les yeux fermés, Lexa se laissait bercer par ses douces caresses, souriant dans un demi-sommeil.
Cependant, sa paisible bulle éclata au son d'un gargouillement affamé. La brune se retourna pour regarder son amante d'un sourcil levé et amusé. Clarke se pinça les lèvres, légèrement embarrassée que son estomac est ainsi gâché leur moment. Bien qu'après leurs étreintes enflammées, il soit normal qu'elle ait aussi faim.
- Désolée, souffla-t-elle néanmoins honteuse.
Lexa vint tendrement cueillir ses lèvres pour la rassurer.
- Je vais nous préparer à manger, dit-elle esquissant un mouvement pour s'écarter.
Mais Clarke l'en empêcha en glissant sur elle et l'embrassant avec passion avant de rompre le baiser en laissant la brune haletante.
- Ne bouge pas, je m'en occupe, lui dit-elle avant de se lever.
Dans son mouvement, l'air frais s'engouffra sous le plaid qui recouvrait partiellement Lexa, accentuant le manque immédiat que lui procura l'absence du corps de son amante contre le sien. La brune laissa trainer ses émeraudes sur le corps de la blonde qui ramassa sa chemise qui avait fini au pied du canapé avant de la mettre. Clarke se dirigea ensuite vers la commode, où elle ramassa son pantalon et l'enfila rapidement pour se protéger de la fraicheur de la pièce.
- Je vais allumer la cheminée, décida Lexa qui décrocha à regret son regard de la blonde.
Se levant, elle ramassa son pull qu'elle enfila avant de s'approcher de la cheminée et se mettre à l'œuvre pour l'allumer, l'ouvrant et jetant des buches à l'intérieur. De son côté, le regard de Clarke était tombé sur le cadre brisé sur le sol. Elle le ramassa prudemment dans l'idée de nettoyer les dégâts de leur passion mais elle se figea en découvrant la photo. Un homme et une femme s'enlaçaient tendrement, rayonnant de bonheur, et cette dernière avec ses yeux verts et sa chevelure brune ressemblait énormément à Lexa. Elle ne mit pas longtemps à comprendre qu'il s'agissait des parents de la brune.
Clarke tenait entre ses mains, l'opportunité qu'elle attendait pour poser ses questions sur les parents de Lexa. Son visage rayonnant s'assombrit tandis que son cœur léger s'alourdit d'une sombre culpabilité. Cette simple photo lui rappelait que sa relation avec Lexa avait commencé par son besoin de se rapprocher d'elle afin d'obtenir la vérité sur la mort de son père. Cependant, était-ce toujours le cas ? Etait-elle réellement en train de se servir d'elle ? La douleur qu'elle ressentait en son cœur lui prouvait le contraire. Lexa n'était plus un pion dans son enquête, elle tenait à elle et elle refusait de se servir d'elle ainsi. Elle trouverait ses réponses ailleurs. Clarke allait déposer le cadre sur la commode, prête à l'ignorer et rejoindre la cuisine lorsque la voix de Lexa l'arrêta :
- Ce sont mes parents, souffla la brune qui s'était approchée d'elle sans qu'elle ne s'en rende compte.
- J'avais deviné, tu ressembles beaucoup à ta mère, sourit doucement la blonde.
- Ils t'auraient adoré, lui dit Lexa tout en lui prenant doucement le cadre des mains et souriant tristement.
- Comment est-ce qu'ils…
Clarke se stoppa en réalisant ce qu'elle s'apprêtait à lui demander, une simple question pour mieux connaitre son amante, sincère et sans conséquence dans d'autres circonstances mais qui lui donnait le sentiment de trahir sa confiance alors que quelques secondes plus tôt, elle y avait renoncé. Cependant, le mal était fait et Lexa lui répondit :
- Un accident de randonnée, ils se sont fait surprendre par le mauvais temps, ils ont chuté d'une falaise du Mont Weather.
Clarke se figea alors que cette histoire lui semblait familière, une randonnée, le Mont Weather, des points communs qu'elle ne pouvait nier.
- Je suis désolée… souffla-t-elle, se concentrant sur la tristesse de la brune malgré l'envie irrésistible d'en savoir plus.
Hypnotisée par le visage de ses parents, la tristesse et la nostalgie l'assaillant, Lexa sentit sa gorge se serrer de peine. Ce que remarqua immédiatement Clarke.
- J'ai entendu beaucoup de bien sur eux, c'étaient des gens merveilleux, tout comme leur fille…
Le cœur de la brune se serra car à ses yeux, elle était bien loin de ressembler à ses parents, étant même certaine de les décevoir mais elle n'en montra rien et se ressaisit.
- Ils l'étaient… souffla-t-elle dans un demi-sourire avant de déposer le cadre sur la commode… mais ne laissons pas le passé entacher le présent.
Sur ces mots, elle se colla à la blonde et l'embrassa tendrement avant de s'éloigner à regret lorsque le baiser s'intensifia.
- Je vais nous faire à manger, souffla-t-elle avant de s'éloigner dans la cuisine.
Avant de la suivre, Clarke posa un dernier regard sur la photo alors qu'elle réalisait que malgré ses sentiments pour la brune, elle ne pouvait renoncer à sa quête de vérité…
Comme tous les matins depuis près d'une semaine, Clarke se réveilla le cœur léger aux côtés de Lexa. La belle brune dormait encore, une expression sereine sur le visage, et comme à son habitude, la blonde glissa hors du lit sans la réveiller. Elle quitta silencieusement la chambre puis elle rejoignit la salle de bain au bout du couloir afin de prendre une rapide douche. Fin prête, elle descendit pour rejoindre la cuisine, où elle mit la cafetière en route tout en se préparant de quoi grignoter avant de partir au travail. Elle était concentrée sur sa tâche lorsque deux bras vinrent se glisser autour de sa taille, l'enlaçant tendrement par derrière.
- Je t'ai dit de me réveiller quand tu partais, bougonna une Lexa encore endormie et posant son menton sur son épaule.
- Mais tu dors si bien, se défendit la blonde en se retournant complètement dans son étreinte.
- M'en fiche, souffla Lexa avant de venir cueillir ses lèvres.
Le baiser d'abord tendre, s'enflamma rapidement, les mains de la brune passant sous le haut de la blonde. Clarke lui attrapa les poignets, l'arrêtant doucement avant de rompre le baiser, souriant au soupir contrarié que laissa échapper Lexa avant d'afficher une moue boudeuse qui fit fondre le cœur de la blonde.
- Si je te laisse faire, je vais être en retard, justifia-t-elle à regret.
- On a largement le temps, contra la brune qui tenta de capturer ses lèvres mais la blonde se recula.
- Tu sais que je dois repasser à l'auberge pour me changer, lui rappela-t-elle.
Clarke s'éloigna de son amante et retourna près de la cafetière dont le café était presque prêt. Lexa ressentit immédiatement un cruel manque, son loup lui intimant de la ramener contre elle, de la garder près d'elle. Ce sentiment se mêla au sien. La brune en avait assez de se réveiller seule chaque matin dans son lit car la blonde devait retourner à l'auberge avant de travailler, au lieu de profiter du réveil avec elle. La médecin ne vit rien du tumulte des pensées de son amante alors qu'elle sortait deux tasses d'un placard pour les remplir du café enfin prêt.
- Emménage avec moi, résonna abruptement la voix de Lexa à travers le silence de la pièce.
Clarke manqua de faire tomber l'une des tasses, la rattrapant de justesse alors qu'elle fut totalement prise par surprise par les paroles de Lexa. Cette dernière était tout autant surprise, ayant lâché ces mots sans réellement s'en rendre compte bien qu'elle les pensait sincèrement. D'ailleurs ça ne sonnait pas comme une question, c'était une évidence.
- Tu… tu passes déjà toutes tes nuits ici … commença-t-elle à se justifier face à une Clarke qui la fixait sans voix… et tu serais mieux ici qu'à l'auberge alors si… si tu le veux, ça peut devenir ta maison, termina-t-elle incertaine.
Totalement vulnérable sous son regard, Lexa était sur le point de s'enfuir en pensant qu'elle venait de commettre une erreur lorsque la médecin franchit la distance les séparant pour venir écraser ses lèvres contre les siennes, l'emportant dans un baiser qui lui coupa le souffle.
- C'est d'accord… répondit Clarke en quittant ses lèvres et plongeant ses saphirs dans ses émeraudes.
Le cœur de Lexa s'emballa de joie et elle sentit également celle de son loup qu'elle pouvait presque entendre hurler dans son esprit, tout comme elle sentit son envie de prendre la médecin, ici et maintenant, à travers ses veines bouillonnantes. Lexa s'écarta du corps tentateur, sentant que sa propre euphorie ne lui permettrait pas de garder la maitrise de son loup.
- Tu vas être en retard, lui rappela-t-elle à regret.
Ce qui sortit Clarke de sa transe, bondissant sur place avant de prendre sa tasse de café, la buvant rapidement avant de se diriger vers l'entrée de la maison. Elle disparut de la vue de la brune pour soudainement refaire son apparition, revenant vers elle pour lui voler un dernier baiser.
- A ce soir, souffla-t-elle rayonnante de bonheur tout en s'éloignant à reculons.
- A ce soir, lui retourna-t-elle son bonheur puis Clarke disparut avec le claquement de la porte d'entrée.
- Clarke !
La médecin qui marchait en direction de son cabinet se retourna pour découvrir Octavia qui courait vers elle, sa tenue de sport indiquant qu'elle faisait son footing matinal.
- Il faut bientôt être malade pour te voir, souligna sa meilleure amie en s'arrêtant à ses côtés essoufflée.
- Désolée, grimaça-t-elle alors qu'elle avait lâchement abandonné son amie pour passer tout son temps libre avec Lexa.
- Il va falloir bien plus que des excuses pour te faire pardonner, est-ce que tu sais à quel point on peut s'ennuyer ici ?
Clarke regarda rapidement sa montre et constata qu'il lui restait un peu de temps devant elle.
- Un café ? lui proposa-t-elle timidement.
- Vendu ! Accepta la petite brune tout en traversant la rue pour rejoindre le petit café de la ville.
Elles s'installèrent dans un coin et commandèrent deux cafés qui arrivèrent rapidement.
- Alors dis-moi tout, où est-ce que tu passes tout ton temps ? Attaqua directement la journaliste.
- J'ai eu pas mal de travail…
- Clarke, tu ne me feras pas croire que toute la ville est malade, si c'est le cas autant appeler la sécurité sanitaire et mettre la ville en quarantaine.
La médecin soupira, détournant le regard en jurant intérieurement d'avoir une amie aussi perspicace et persistante.
- La dernière fois que je t'ai vu, tu dansais avec une certaine brune, reprit-elle d'un regard entendu.
- Et la dernière fois que je t'ai vu, tu dansais avec le shérif, lui retourna-t-elle.
- Oui… et on a fini par passer la nuit ensemble mais aucun de nous n'a disparu de la surface de la terre, contrairement à Lexa et toi.
- O', grinça-t-elle.
- Enfin surtout Lexa, est-ce que je dois m'inquiéter de te voir dans la case fait divers ?
- Bien sûr que non, Lexa va très bien, rétorqua abruptement Clarke pour le plus grand amusement de son amie.
La blonde secoua la tête face à son amie et bu une gorgée de son café. La journaliste en fit autant en attendant que Clarke reprenne la parole.
- J'ai effectivement passé la nuit avec Lexa, lui confirma-t-elle enfin sa fin de soirée au bar.
Octavia haussa un sourcil, indiquant clairement qu'elle savait qu'elle ne lui disait pas tout.
- Bon très bien, craqua-t-elle sous son regard insistant, il n'y a pas eu qu'une nuit.
La journaliste se contenta de sourire à la nouvelle, sincèrement heureuse pour son amie que son histoire avec Lexa se concrétise enfin.
- Et à vrai dire, elle vient de me demander d'emménager avec elle.
- Wow, ce n'est pas un peu rapide ? S'inquiéta Octavia.
Clarke n'avait pas répondu à la légère à Lexa, elle n'avait pas été emportée par le moment, accepter lui avait paru être une évidence et c'était toujours le cas.
- Je suis heureuse avec elle, quand j'y réfléchis j'ai l'impression de n'avoir jamais été aussi heureuse avec quelqu'un. J'ignore comment l'expliquer…
- Je comprends, lui affirma sincèrement Octavia.
- Est-ce que je dois comprendre que toi et Lincoln… ? Laissa-t-elle trainer.
- Non, non, l'arrêta-t-elle tout de suite. Il est gentil, on a passé un bon moment ensemble mais ça s'arrête là… et puis je repars dans quelques jours.
- Tu repars ? Fut-elle surprise de l'apprendre.
- Oui, mes congés arrivent à terme et tu n'as plus besoin de moi.
- J'aurais toujours besoin de toi, la corrigea-t-elle.
- Tu sais ce que je veux dire.
Elles se sourirent de complicité et un silence agréable s'installa entre elles jusqu'à ce que Clarke réalise qu'elle allait réellement être en retard. Elle s'excusa auprès de son amie et partit d'un pas rapide. Aucune des deux amies ne vit, Ontari installée à quelques tables d'elles, se lever et quitter le café à la suite de la médecin.
En fin de journée alors que le soleil entamait sa descente, Clarke entendit un bruit régulier résonner dans l'air à l'approche de chez Lexa. Fronçant les sourcils, intriguée par ce son inhabituel, la médecin accéléra le pas, pénétrant dans la cour pour se figer d'une agréable surprise. A quelques mètres d'elle, en bordure de la maison, Lexa vêtue d'un jean et d'un t-shirt était en train de couper du bois. Une vision qui mit son corps en ébullition alors que ses yeux s'ancrèrent sur la brune qui frappait bûche après bûche, son corps suant sous l'effort et ses biceps se contractant... Lexa était terriblement sexy et Clarke se serait jetée sur elle, si la brune n'avait pas été armée d'une hache, l'appelant à la prudence en ne la surprenant pas.
- Hey… fit-elle remarquer sa présence après avoir parcouru la distance les séparant.
Lexa fendit une dernière buche et déposa sa hache contre la souche lui servant de socle pour couper son bois, puis elle se tourna vers la médecin, l'accueillant d'un sourire avant de marcher vers elle pour l'embrasser.
- Tu colles… se recula Clarke en riant au contact du corps en sueur de son amante.
- Désolée… je range ces bûches, je prends une douche et je suis tout à toi.
- Je vais m'en occuper, l'arrêta-t-elle, toi va prendre ta douche.
- Tu en es sûre ?
- Oui, je peux ranger quelques bûches et puis si je dois emménager avec toi, il est hors de question que je te laisse tout faire.
- Tu… tu es toujours pour ? demanda Lexa qui dans la journée avait gambergé sur la rapidité des choses et avait eu peur que Clarke n'ait répondu trop vite.
- Evidemment, sourit la médecin. J'irais chercher mes affaires demain matin.
Un sourire niais s'étira sur les lèvres de la brune, simplement heureuse.
- Allez file prendre ta douche.
Lexa lui vola un baiser, ce qui fit faussement grimacer la blonde puis la brune disparut à l'intérieur de la maison.
Clarke s'attela immédiatement au rangement des bûches, les ramassant une par une pour les porter sur le côté de la maison, les entreposant pour leur usage futur. Les allers-retours lui prirent de longues minutes puis lorsqu'elle eut terminée, son regard tomba sur la hache posée contre la souche. Elle eut soudainement l'envie d'essayer. Elle s'empara d'une bûche et la posa sur la souche avant de prendre la hache. C'est avec assurance qu'elle la tint à deux-mains avant de la lever dans les airs et de l'abattre sur la buche qui ne se brisa pas en deux, la hache se plantant simplement dedans.
- C'est pas vrai, maugréa Clarke alors que la hache refusait de se déloger du bois.
Elle s'aida de son pied, secoua la buche en tout sens mais la hache restait plantée. Dans un éclair de génie ou de désespoir, la blonde souleva la hache avec la buche et les abattit sur la souche dans l'espoir que le choc l'aide à la fendre en deux. Ce qui arriva, mais sous l'impact la buche éclata littéralement, un morceau volant dans les airs jusqu'à la maison, où elle traversa une fenêtre.
- Oh mon dieu ! S'horrifia Clarke.
C'est alors qu'une Lexa alarmée par le bruit sortit en trombe de la maison. Les cheveux trempés et détachés, elle n'avait visiblement pas pris le temps de se sécher avant d'accourir mais prenant néanmoins le temps de se rhabiller, terminant d'enfiler une chemise par-dessus un t-shirt propre.
- Clarke, est-ce que ça va ? S'enquit-elle en rejoignant la blonde. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Elle avait bien vu la buche reposant dans les débris de verre de la fenêtre à l'intérieur mais elle était loin de se douter de l'histoire qu'allait lui servir Clarke.
- Lexa, je suis désolée, paniqua-t-elle.
- Hey, hey, c'est rien c'est qu'une fenêtre, la rassura-t-elle immédiatement bien qu'elle ne comprenne toujours pas.
- J'aurais jamais dû essayer de couper cette foutue bûche, s'énerva-t-elle ensuite contre elle-même.
C'est alors que Lexa comprit, un sourire à la fois amusé et tendre se dessinant sur ses lèvres.
- Tu as coincé la hache dans la buche, n'est-ce pas ? Énonça-t-elle prudemment.
- Oui ! avoua Clarke qui se sentait complètement stupide.
Lexa ne put retenir son rire face à sa réaction exagérée, la blonde était réellement horrifiée d'avoir cassé une fenêtre et déçue d'avoir échoué.
- Ce n'est pas drôle ! Bouda Clarke en croisant les bras.
La brune se pinça les lèvres, ravalant doucement son rire puis elle ramassa une buche qu'elle déposa sur la souche.
- Tous les débutants font cette erreur, la rassura-t-elle ensuite.
- Toi aussi ? S'enquit-elle sceptique.
- Je n'ai pas échappé à la règle, lui confia-t-elle en prenant la hache et la lui tendant.
Clarke décroisa les bras et la prit, bien qu'avec peu d'entrain.
- La force ne fait pas tout, reprit Lexa, tu peux taper aussi fort que tu peux mais le bois ne cédera pas.
- Pourtant ça avait l'air de marcher pour toi, contra la blonde.
- Seulement parce que je me suis servie de ma tête.
- Lexa Woods, serais-tu en train de me traiter de blonde écervelée ? La taquina-t-elle.
- Jamais de la vie, répondit-elle très sérieusement, mais j'ai pris le temps de chercher les fissures présentes dans la buche.
Elle invita la blonde à s'approcher pour observer le bois et chercher les failles.
- Tu as trouvé ?
Clarke acquiesça, retrouvant un peu le sourire.
- Alors maintenant tu n'as plus qu'à la viser, lui indiqua la brune en se reculant de quelques pas.
La médecin lui jeta quelques regards peu assurés mais les émeraudes l'encouragèrent et elle se concentra sur la fissure tout en levant sa hache avant de l'abattre. La buche se fendit en deux et Clarke explosa de joie.
- J'ai réussi ! cria-t-elle tout en se jetant dans les bras de la brune qui faillit basculer en arrière lorsqu'elle s'écrasa contre elle.
- Tu as réussi, confirma fièrement Lexa.
Elle ne put rien ajouter de plus que Clarke l'embrassait dans sa joyeuse euphorie, emballant joyeusement son cœur et lui coupant le souffle. La blonde se décolla subitement pour aller ramasser une autre buche et tenter à nouveau l'expérience. Lexa la couva d'un regard amoureux, souriant en la voyant se pincer les lèvres de concentration avant qu'elle n'abatte sa hache et ne crie de joie à sa nouvelle réussite. Clarke cherchait une troisième buche lorsque le regard de Lexa se perdit un instant sur la forêt.
- Je vais à l'intérieur pour ranger… je te laisse t'entrainer, lui indiqua-t-elle alors qu'elle coupait fièrement sa troisième buche.
Clarke acquiesça, prise dans sa tâche, et Lexa disparut à l'intérieur, non sans un dernier regard protecteur pour la médecin.
Dans l'ombre des bois, Ontari observa Lexa disparaitre dans la maison avant de braquer son regard dangereusement luisant sur Clarke. Après avoir entendu la conversation du médecin avec son amie, elle l'avait suivie jusque chez Lexa pour s'assurer de la véracité de ce qu'elle avait entendu. Elle avait patiemment observé leur échange jusqu'à ce que la vérité éclate en un baiser. Lexa défiait ouvertement leur Alpha en prenant la blonde pour compagne et c'est un affront qu'Ontari ne pouvait laisser impuni. La rage coulait dans ses veines à l'idée que cette paria infirme ose bafouer leur loi, sa joie visible était également insupportable à ses yeux.
Son regard planté sur la blonde, bien inconsciente du danger, elle sentit l'appétit de son loup se décupler, ce dernier réclamant le sang de l'innocente. Ses yeux brillèrent de plus belle, dévorant le corps de la blonde avec avidité. Ontari ne retint aucunement son loup, lui laissant le champ libre pour sortir et assouvir son envie de déchiqueter la médecin, de se repaitre de sa chair. Ainsi Ontari satisferait la faim de son loup mais également son propre désir de voir souffrir la brune, de la voir s'effondrer à la mort de sa chère et tendre. Ses veines commencèrent à bouillonner, elle sentit ses ongles s'allonger en griffes puis ses crocs apparaitre tandis que ses os se disloquaient progressivement…
Clarke coupa une nouvelle buche, bien inconsciente du danger menaçant à quelques mètres derrière elle. Pourtant lorsqu'elle ramassa une dernière buche, elle eut un étrange sentiment. Son estomac se noua, un sentiment fugace de pure peur la traversa. Elle resserra sa prise sur sa hache, passant un regard inquiet autour d'elle et réalisant soudainement que l'atmosphère semblait plus lourde.
- Lexa ? Appela-t-elle vers la maison.
Elle réitéra plusieurs fois l'appel mais l'absence de réponse l'inquiéta et elle se dirigea vers l'intérieur de la maison.
Ontari, maintenant totalement transformée, vit sa proie se diriger vers l'intérieur de la maison. Le loup-garou ragea et s'élança instantanément pour l'intercepter. En pleine chasse, fondant sur sa proie, il était totalement inconscient de son environnement. Sur le point de sortir des bois, il se laissa surprendre par une fulgurante douleur qui le stoppa dans sa course et l'envoya rouler à terre. Le loup-garou couina de douleur puis son agonie se mua en un gémissement douloureux alors qu'Ontari réapparaissait, son loup fuyant la douleur. La jeune femme maintenant nu au sol, se redressa légèrement avant de porter une main à son visage maintenant partiellement lacéré par trois balafres dégoulinantes de sang et ayant raté de peu son œil gauche. Devant elle se tenait une Lexa à demi-transformée, contenant tout juste son loup qui ne demandait qu'à égorger Ontari pour avoir osé attaquer ce qui lui appartenait.
Lexa avait une main pleine de sang alors qu'elle venait de profondément griffer Ontari. Le souffle erratique, le corps en feu et prête à l'attaque, elle la défiait ouvertement. Elle s'était dangereusement interposée entre le loup-garou et sa proie mais elle n'avait pas hésité une seconde alors que Clarke était en danger. A peine transformée, elle n'était pas au sommet de sa force, la surprise avait jouée en sa faveur et par chance, le loup-garou d'Ontari n'avait jamais été bien téméraire. Il attaquait vite et efficacement ce qui lui épargnait d'être blessé mais lorsque cela arrivait, il se repliait.
- Tu vas le payer, grogna Ontari en se relevant.
- Si tu l'approches, je te tue, grogna à son tour Lexa qui approcha d'un pas dangereux.
Malgré le sang maculant son visage, elle vit bien qu'Ontari n'était nullement impressionnée par sa menace.
Tue-la , lui ordonna son loup.
Mais elle n'en fit rien, le contenant difficilement tandis qu'Ontari s'éloignait dans la forêt jusqu'à disparaitre. Elle savait qu'elle venait de prendre un très gros risque car Ontari allait sans hésitation révéler sa relation avec Clarke, la mettant ainsi en danger, mais Lexa n'était pas une meurtrière, elle n'aurait jamais eu la force d'exécuter ainsi Ontari.
- Lexa ?! entendit-elle Clarke l'appeler, une claire panique dans la voix alors qu'elle ne l'avait pas trouvé dans la maison.
La brune ferma les yeux, cherchant à retrouver son calme et progressivement ses griffes se rétractèrent ainsi que ses crocs, retrouvant complètement son apparence humaine.
- Et comment je fais maintenant ? Grommela-t-elle d'agacement en fixant sa main toujours couverte de sang et les éclaboussures sur ses vêtements.
Par chance, Clarke était retournée dehors alors Lexa en profita pour rentrer par l'arrière de la maison et fonça dans la salle de bain pour faire disparaitre toute trace de sang. Elle en ressortit rapidement et redescendit juste à temps pour tomber nez à nez avec Clarke qui rentrait.
- Lexa ?! Tu étais où ? Ca fait bien un quart d'heure que je te cherche ?
- Je… j'étais dehors.
- Dehors ? Mais tu as dis que tu rentrais ? ne comprit pas la blonde. Et tu t'es changée ? releva-t-elle son changement de chemise et t-shirt.
- Tu me fliques ou quoi ? Retourna un peu sèchement Lexa qui ne savait comment s'extirper de cette situation.
Clarke se figea ne comprenant absolument pas sa réaction alors qu'elle se retrouvait face à une Lexa totalement fermée, bien loin de la Lexa souriante qui l'avait quittée quelques minutes plus tôt. La brune alla ramasser la bûche qui avait brisé la fenêtre puis elle prit un balai pour enlever les bris de verre.
- Quelque chose s'est passé ? demanda Clarke qui se doutait que Lexa n'avait pas changé ainsi sans raison.
« Oui, je t'ai mise en danger… Tu ne peux pas rester auprès de moi… » Répondit silencieusement Lexa.
- Je… j'ai fais quelque chose de mal ? Insista-t-elle d'une voix incertaine.
- Non, tu n'as rien fait, la rassura-t-elle immédiatement.
- Alors quoi ? demanda-t-elle totalement perdue.
Protège… à moi… protège… lui murmurait son loup qui craignait tout autant qu'elle de la perdre.
Lexa allait répondre lorsque quelqu'un frappa à la porte. Elle déposa le balai, dépassa Clarke et alla ouvrir pour complètement se figer.
- Cos...Costia… ?! Lâcha-t-elle abasourdit alors que son ex se tenait sur son pallier.
A suivre…
Mouhahahaha vous ne pensiez quand même pas que j'allais les laisser vivre tranquillement :p
Lexa remet en place Ontari mais attention aux conséquences... et Costia débarque, pour le meilleur ou pour le pire ?
J'espère ce que ce chapitre essentiellement clexa vous a plu ;)
Une nouvelle fois merci pour vos retours, vous êtes super, je suis encore plus motivée pour écrire les chapitres. :D
Comme d'habitude, j'espère et j'attends vos théories ;) A très vite !
Prochain chapitre : Confusion... colère... et trahison.
