Ah ! vous vous y attendiez pas hein ! voilà la suite :'D J'ai jamais été aussi rapide. Un grand merci pour tous vos petits message d'encouragements, bonne lecture,
De l'autre coté du Miroir
Harry savait cinq choses sans importance à propos de Malfoy.
Premièrement, il s'appelait en fait Draco Armand Abraxas Septimus Malfoy. Son nom complet était rarement utilisé par sa famille mais Harry avait pu le lire inscrit sur le registre du MagenMagot lors de son procès. Ça sonnait comme un mauvais sort qu'on aurait essayé de proféré à l'encontre d'un pauvre innocent qui se serait trouvé sur son chemin.
Deuxièmement, il possédait un super pouvoir qui lui permettait de transpercer ses adversaires du regard. Si ses pupilles glaciales avaient la capacité de lancer des éclairs, toute personne ou objet situé dans un rayon de moins de 5 mètres serait immédiatement foudroyé et réduit en cendre. Harry avait pu en faire les frais dés les première seconde de leur rencontre, debout sur son tabouret dans la boutique de robes de sorcier. Harry s'était sentit à poil, comme passé au crible par deux yeux calculateurs.
Troisièmement, il avait une manière particulière de faire glisser sa plume entre ses doigts quand il était absorbé dans la lecture d'un grimoire compliqué. Il la faisait machinalement tournoyer et léviter dans les airs par un sortilège instinctif. Et c'était carrément hilarant de la voir parfois retomber au sol parce qu'il avait cette manière de plisser son nez et de pincée les lèvres, comme si la pauvre plume avait commit le pire des affronts.
Quatrièmement, il souriait comme un gosse quand il pliait ses origami sous la table dans le but de faire un mauvaise blague ou tout simplement d'envoyer un message secret à ses amis. Ses doigts s'agitaient frénétiquement alors qu'il faisait mine de rien en fixant le tableau d'un air faussement attentif. C'était tellement énervant de le voir souffler sur les ailes de son dragon en papier dans le dos des professeurs ou de lâcher une quinzaine de grenouilles bondissantes dans la salle de cours pour perturber l'oral d'un pauvre étudiant stressé. Harry avait toujours eu envie de lui balancer un sortilège pour décrocher la mine satisfaite de son visage. Récemment il n'y avait plus beaucoup d'origami pour égayer les cours d'histoire de la magie, Malfoy avait tout simplement baissé les bras.
Cinquièmement, Draco Armand Abraxas Septimus Malfoy adorait le gratin de citrouille. Pas n'importe quel gratin de citrouille, celui de Poudlard, préparé avec la recette secrète des elfes de maison. Le mélange d'épices explosives et du thym acariâtre directement prélevé des serres de Chourave rendaient le gratin agressif, si bien que la plupart des étudiants y réfléchissait à deux fois avant de plonger leurs fourchettes dans la purée orange au risque de se prendre une giclure dans l'oeil. Mais pas Malfoy. Il vouait un véritable culte à cette mixture malodorante. Quand les plats en terre cuite apparaissaient sur la table son visage s'illuminait et irradiait d'onde de bonheur. Il mordait sa lèvre inférieur en poussant un gémissement de plaisir. C'était assez fascinant à regarder. Comme si tout les malheurs du monde avaient subitement disparu, balayé par la saveur audacieuse du potimarron.
Mais voilà. Pas aujourd'hui.
Aujourd'hui il fixait son assiette vide en ignorant totalement le gratin, tragiquement abandonné au milieu de la table. PAR QUELLE DIABLERIE ?
- Tu veux une paire de multiplettes ? Railla Ron
- Ouais je veux bien ! Répondit-il distraitement.
Ron fit une grimace.
- Pitié ne me parle pas de Malfoy et du gratin de citrouille. J'en ai assez vu pour le restant de mes jours quand on s'est entrainé à l'Occlumencie hier soir.
- Si justement, s'insurgea Harry, pourquoi il n'en mange pas ? Pourquoi, Ron ? Ça n'a aucun sens.
- Calmos, mon pote ! C'est juste un gratin, peut être que tes regards instants de stalker lui on coupé la faim ? Tu sais que tu es absolument terrifiant ?
Harry décida d'ignorer sa remarque et continuer à le fixer.
- Il est trop bizarre en ce moment, j'aurais du m'en rendre compte plut tôt.
- Si tu veux mon avis il n'y a pas que lui qui est bizarre.
Hermione lâcha une énorme pile de grimoire sur la table en les faisant sursauter.
- Hermione, tu sais que tu n'as pas le droit d'amener ça pendant le repas, lui fit remarquer Harry.
- J'ai résolu ton affaire. Annonça-t-elle sobrement en s'installant avec eux.
Harry et Ron échangèrent un regard perplexe. La jeune fille écarta leurs assiettes sous les vives protestation de son petit ami. Elle s'empara d'un grimoire en piteux état, maladroitement recousu avec un fil de cuir. Elle leur fit la lecture d'un extrait.
- « Sa tête, son torse, ses bras sont ceux d'une belle femme. Pour le reste, c'est un énorme et affreux serpent, recouvert d'écailles aux couleurs changeantes. Selon certaines légendes, elle fut tuée par Argos le berger aux cent yeux qui la trouva un jour endormie, et débarrassa ainsi l'Arcadie de ce fléau à l'aide d'une dague légendaire. On la connait au fil des siècle sous divers nom, Echidna, Nâga, Lamia, Sybaris ou encore Mélusine. On la qualifie de nymphe immortelle protectrice de la fontaine de la soif et du désir. De nombreux sanctuaires et statue ont été édifiée en son honneur pour calmer sa faim et ainsi protégé les jeunes hommes de son emprise, on en retrouve encore quelques témoignages en Europe et notamment en écosse. »
Quand elle eu terminé elle frappa la table du point en les faisant sursauter à nouveau.
- Je pense qu'un sanctuaires à été édifié ici.
- Ici à Poudlard ? J'ai pas l'impression que les quatre fondateurs soient très versé dans les croyances antiques, fit remarquer Ron.
Hermione secoua vivement la tête.
- Je pense qu'il se trouve dans le lac noir. Réfléchissez, Malfoy t'as dis que le peuple de l'eau voulait récupérer la dague parce qu'elle appartient à une de leur divinité. Je ne serais pas étonné que cette divinité en question ressemble à une immense femme à queue de poisson. Ils ont surement découvert des ruines d'un temple des siècles plus tard et cru que c'était la représentation de l'une de leurs déesses.
Harry fronça les sourcils.
- C'est bien joli mais je ne vois toujours pas le rapport avec Draco et son tatouage de Mangemort.
- Harry... Mélusine est une créature qui exauce les voeux à condition d'en payer le prix. Elle piège les jeunes hommes en leur promettant monts et merveilles et elle les entraine dans l'eau pour les dévorer. Peut-être que Malfoy a trouvé cette Dague dans la bibliothèque de son père et qu'il était tellement désespéré qu'il s'est dit que ça valait le coup d'essayer. Peut-être même que tu l'as aidé.
Harry était abasourdit. Sa théorie cochait beaucoup de cases. Il ressentit un poids dans son estomac. Au lieu de l'aider ou d'essayer de comprendre sa souffrance Harry avait de nouveau choisit de l'affronter comme un adversaire. Il faisait exactement la même connerie qu'en cinquième année. La même.
- Pourtant je suis toujours vivant... et lui aussi. Finit-il par dire.
- On ne connait pas encore la nature du pacte qu'il a fait avec elle , mais on peut quand même supposé que ça s'est mal passé. Tu as perdu la mémoire et Malfoy à l'air malade, voir même traumatisé maintenant que j'y pense. Il a même fait comme si il ne s'était rien passé entre vous.- -
- Ça c'est surement parce que Harry embrasse très mal ! Se moqua Ron.
Ginny choisit ce moment là pour s'installer avec eux. Sa veste était couverte de boue et elle portait encore ses protections de Quidditch aux genoux.
- Je trouve que ça va, il embrasse plutôt bien, dit elle avec un petit sourire nostalgique.
Ron fit une moue dégouté.
- Beurk ! Je ne veux plus jamais parlé de ça.
Harry lui adressa un large sourire et frappa la main qu'elle lui présenta avec complicité. Faire criser Ron était devenu le nouveau sport national ! Ses yeux se déportèrent vers la table de Serpentard. Draco s'était volatilisé. Son sourire retomba un peu. Il soupira.
- Une petite plongée dans le lac Noir, ça vous tente ?
- Mec, je t'ai dis que j'irais au bout du monde pour toi, que j'affronterais Voldemort et toute son armée de fanatiques à main nue si il fallait... Mais là ça va un peu trop loin.
Ron se tenait en caleçon au bord du lac Noir, les pieds dans l'eau. Il était tellement frigorifié qu'on entendait sa mâchoire claquer dans le silence de la nuit. Hermione dé-zippa la fermeture de sa jupe et retira sa chemise.
- Hermione ?
Ron se précipita pour cacher son corps dévêtu à l'aide de sa veste. Elle se dégagea avec mauvaise humeur.
- Ne fait pas l'idiot ! Je pense que Harry ne s'intéresse pas vraiment à la couleur de ma culotte. Surtout quand essaye de sauver son petit ami qui est, au cas ou tu ne l'aurais pas remarqué, UN HOMME.
Ron fit une moue. Elle sortit d'un sachet trois algues gluantes.
- Vous vous rappelez de la branchiflore ?
Ils hochèrent la tête. Harry la fourra dans sa bouche et s'avança rapidement dans l'eau pour s'immerger totalement. Il n'avait pas vraiment envie de poursuivre cette conversation. La sensation était excessivement désagréable. Des sillons se creusaient dans sa peau et sa trachée pour filtrer l'oxygène. Il agita ses pieds et ses mains palmées, et fut étonné d'avancer avec fluidité. Ses amis le rejoignirent après quelques minutes, ils avaient apparemment continué à se disputer. Ils ressemblaient déjà à ces vieux couples indestructibles, Harry les imaginait dans 20 ans avec trois gosses, une voiture volante et un chien à trois têtes. Tout paraissait tellement simple et évident entre eux.
Harry les enviait un peu. Un tout petit peu.
Ron fit une vrille et se propulsa dans les airs, il ne pouvait pas s'empêcher de frimer avec sa nouvelle apparence. Son torse était luisant comme celui d'un poisson et des petites écailles étaient visible ses cotes et ses épaules. Hermione nagea dans leur direction, le visage éclairé par sa baguette. Ses cheveux avait pris une teinte verdâtre et ses yeux brun étaient jaunes comme ceux d'un Loup-garou.
- C'est assez détestable, commenta-t-elle, sa voix était étonnement clair sous l'eau et provoquait un nuage de bulles.
Comme le temps de la transformation était très limité, ils se mirent en route. Ils s'enfoncèrent dans les profondeurs du lac. Harry scrutait les alentours, les sens en alerte. Avec leurs branchies et les membres palmés, l'environnement aquatique était moins dangereux, à condition de ne pas tomber sur un escadron du peuple de l'eau, armé de leurs tridents. Ils rasèrent les algues et les plantes aquatiques qui tapissaient le font à la recherche d'une faille. Un fois arrivé à l'extrémité de ce qui ressemblait à une falaise vertigineuse, Harry se sentit mal à l'aise. Comme assaillit pas un étrange pressentiment. Le lac noir était bien plus profond qu'il l'avait imaginé. Finalement, l'existence d'un Kraken ou d'un monstre marin était beaucoup plus crédible maintenant qu'il se tenait au-dessus des abysses.
- Harry regarde là bas, je crois que nous avons trouvé.
Il ouvrit brusquement les yeux. Son esprit était encore parti à la dérive, parce qu'il ne se rappelait pas avoir effectué le trajet. Ron et Hermione se tenait à l'entrée de ce qui ressemblait à une grotte encadrée par des colonnades antiques portant un fronton massif recouvert de bas relief. Ils s'avancèrent entres les monolithes. Une étrange surface blanche, comme de la brume bloquait l'entrée de l'arche principale. Harry tendit sa main palmée à travers la brume, derrière il sentit la brise sur sa peau.
- Je crois qu'on peut traverser.
Ils s'échouèrent contre le marbre, de nouveau soumis à la gravité terrestre. Ils venaient de pénétrer dans un couloir orné de fresques en mosaïques abimées par les ages et des statues de femmes vêtues de drapées. L'atmosphère du lieu était terrifiante. Chaque statue avait été cruellement décapité et si on observait les fresques avec attention on remarquait les personnages dévorés par un immense serpent.
- Sympathique, commenta Ron.
Ils débouchèrent sur une salle si vaste qu'on aurait eu la place d'y bâtir une cathédrale. Le plafond était recouvert des cristaux bleutés qui scintillaient comme des ampoules.
La pièce était occupée par un statue monumentale en marbre représentant une femme à queue de serpent. Son visage blanc et impassible était penché sur le coté et ses doits étaient glissés dans sa chevelure. Sa queue s'enroulait dans une position si naturelle qu'on avait l'impression qu'elle allait bouger d'un moment à l'autre. Le temps et l'érosion avaient fait leurs offices et son bras gauche gisait au sol en plusieurs morceaux. Ron posa la main sur son orteil en pierre.
- Et bin putain ! J'espère que c'est pas sa taille réelle.
Un cailloux roula prêt de sa chaussure et il poussa un petit cri de surprise. Harry fouilla dans la poche sans font de son short et exhiba la Dague de Mélusine. Malheureusement il n'avait aucune idée de la marche à suivre.
Ils firent le tour de la salle pour examiner la statue dans son ensemble. Le bout de sa queue s'enroulait autour d'un escalier qui donnait accès à un autel en marbre. Ron l'aida à atteindre les marches intactes, il se hissa difficilement jusqu'à l'Autel.
- Qu'est ce tu vois là haut ? Le pressa Hermione.
- Il y 'a une encoche dans la table, on dirait que je peux glisser la dague à l'intérieur.
De cet angle Harry pouvait voir que le visage de Mélusine était tourné vers lui, observant le moindre de ses fais et geste. L'immense visage de la créature paraissait menaçant.
- Ne fais pas trop de bêtises, tu sais ce qu'il se passe dans Indiana Jones quand on s'amuse à déclencher des pièges ! Lui cria Hermione depuis le sol.
- Merci Hermione, c'est parfaitement le bon moment pour me faire flipper, râla Harry en insérant la Dague avec précautions.
- C'est qui celle là, Indiana Jones ? Voulu savoir Ron.
- Je t'expliquerai, s'esclaffa Hermione.
L'objet se glissa parfaitement dans l'interstice. Harry attendit quelques minutes.
- Il ne se passe rien. conclu-t-il au bout d'un moment.
- Tu ne devrais pas essayer de formuler un voeu ? suggéra Ron.
- C'est un peu dangereux, elle pourrait s'en prendre à Harry, lui fit remarquer Hermione avec inquiétude.
- Pour le peu que j'en sache, ça reste une simple statue vue d'ici, répondit-il en haussant les épaules.
- Tu n'as qu'a faire un tout petit voeu de rien du tout, le contrepartie sera surement minime, proposa le rouquin.
Harry considéra un instant la créature de vingt mètres de hauts qui le surplombait et qui pouvait probablement leur coller une racler d'une simple pichenette.
- Bon j'essaye... Mélusine, si tu m'entends j'aimerai que tu me fasses apparaître une Bièraubeurre.
Ils attendirent encore, mais aucune manifestation surnaturelle ne vint troubler le silence de la pièce. Il essaya autre chose.
- Tant que je respire, j'espère.
Silence. Absolument rien ne se produisit.
- Dommage, j'aurais pas dis non à une Bièraubeurre, ironisa Ron.
Harry retira la lame de l'autel avec déception et redescendit. La présence du sanctuaire confirmait la théorie d'Hermione, mais Mélusine restait un mythe sans aucune connexion avec le tatouage de Draco. Avant de sauter les deux derniers mètres il jeta un coup d'oeil en arrière. C'est à ce moment là qu'il les vit. Les lettres dispersées. La main brisée de la créature tenait ce qui ressemblait au reste d'un miroir fracturé. Depuis le sol c'était impossible d'apercevoir les gravures sur son pourtour.
« Riséd elrue ocno... »
le reste était illisible, mais Harry n'avait pas besoin de les voir pour deviner le reste de la phrase.
« Riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej »
Cette inscription il l'avait lu des milliers de fois. Elle était gravé dans sa mémoire avec les sourires pleins de tendresse de ses parents. « Je ne montre pas ton visage mais de ton cœur le désir ».
La lumière se fit brusquement dans son esprit. Quelqu'un venait d'allumer un ampoule au milieu de l'obscurité opaque de l'énigme Mélusine. Ce n'était pas exactement une lumière réconfortante. Plutôt un projecteur en pleine face, froid et aveuglant. Les bras ballants, il en vint à la terrible conclusion, celle qu'il ne voulait pas croire, celle qu'il ne voulait pas envisager.
- Draco n'a pas eu besoin de venir jusqu'ici pour formuler un voeu. Il n'a même rien trouvé dans le bureau de son père, il m'a menti. J'aurais du me rendre compte que son histoire clochait. Il m'a promené partout, dans le manoir, à Londres, dans sa chambre, dans le lac noir... Il cherchait simplement à m'éloigner du deuxième étage.
Sa voix était sombre. Il se surprenait lui même du calme avec lequel il formulait sa découverte.
- Mais qu'est ce que tu racontes, Harry, s'inquiéta Hermione.
- Je suis en train de te dire que les souvenirs que j'ai vu n'existe pas.
Ron semblait perdu
- il va falloir que tu sois plus clair que ça mon vieux... tu nous fais flipper.
- Je vais vous raconter une petite histoire. Ça commence au début de l'année. Malfoy essaye de revenir à Poudlard et de réussir ses examens comme il l'a promis à son père, mais il n'arrive pas à se concentrer. La guerre le ronge et il n'arrête pas de revenir au deuxième étage, là où Crabbe s'est fait tué, en s'apitoyant sur son sort et son sentiment de culpabilité. C'est là qu'il finit par trouver les restes fumant de la salle sur demande. Tout à brulé à l'intérieur. Tout sauf un grand miroir suintant d'une magie puissante que le feudeymon n'a pas émoussé. Le miroir du Rised. Malfoy passe ses nuits et ses journées à contempler des images qui le réconfortent. Il sèche les cours et ne quitte plus le seul endroit où il se sent bien. Oui mais voilà, ce sale fouineur de Harry Potter totalement obsessionnel essaye de trouver sa cachette et de découvrir ce qu'il fabrique. Il le surprend même au deuxième étage un soir. Alors Malfoy utilise toute l'énergie de sa rage pour lui jeter un sortilège d'oubliette un peu trop efficace. Là ça se complique. Une semaine d'amnésie, personne ne laissera jamais passer ça. Il va y avoir une enquête. Non seulement il est un sale Mangemort que tout le monde déteste, mais il vient également d'attaquer le sauveur. Là c'est fini pour lui, cet idiot de Potter l'a protégé pendant l'audience de MagenMagot mais cette fois ci, il n'aura personne de son coté et il risque de finir ses jours a Azkaban.
...Alors une petite idée germe dans sa tête. Il invente un scénario un peu délirant, une aventure. Quelque chose que Harry Potter serait prêt à croire, c'est plutôt facile pour un Gryffondor naïf dans son genre. Surtout qu'il est tout aussi pathétique et désemparé que lui, et qu'il serait prêt à faire n'importe quoi pour arrêter de se morfondre avec des journées monotones. Et ça marche. Harry Potter est tellement stupide qu'il oublie qu'on peut modifier des souvenirs à sa guise et leur faire dire n'importe quoi. Il fait apparaître des traces sur son corps pendant qu'il est inconscient, règles quelques détails pour que ce soit crédible, il obtient même une heure de retenue de la part de Rusard et lui suggère de faire un colle vers la forêt interdite en se faisant passer pour un trouillard. Là ou il est malin, vraiment malin... c'est qu'il invente une romance. Un truc que Harry Potter n'ira jamais raconter à ses amis, un truc qui le mettra dans la confidence tout en l'obligeant à garder le secret. Avec un peu de chance il sera totalement dégouté et il le laissera en paix. Voilà, le piège est tendu. Il n'a plu qu'a lui laisser des fioles et des miettes de pain un peu partout et de lui faire suivre un scénario.
...Mais il y'a trois choses qu'il n'a pas prévu. Trois petites choses qu'il ne pouvait pas anticiper. La première, ce sont les effets secondaires produis par les faux souvenirs qui rendent Harry Potter malade, son esprit lutte contre ces fragments qui essayent de remplacer la réalité, caché quelque part dans son subconscient. La deuxième c'est l'exercice d'Occlumencie, il y a un réel danger que Potter découvre tout mais cet imbécile se concentre sur Mélusine et évidemment il ne trouve rien, parce qu'il n'y a rien. Et la troisième, si ironique, Harry Potter croit tellement fort aux souvenirs fabriqués qu'il en tombe amoureux. Ça le prend aux tripes, comme une révélation. Et là Malfoy sait que c'est terminé. Il le comprend dans la grande salle, il le voit dans les regards qu'Harry Potter lui lance, alors il ne peut plus manger. Il sait que cette foutue mascarade va prendre fin.
La suite au prochain épisode, ne me détestez pas
