Résumé:

Kécile Voldemort est envoyée à Poudlard la même année que le Survivant. Mais tout ne se passe pas comme prévu... Entre la décision saugrenue du choixpeau et l'étrange relation de Kécile et Dumbledore, les plans de Voldemort vont être sérieusement compromis...Et Severus va parfois avoir du mal à suivre les changements qui surviennent à la fillette.

Mais quand on est la fille de Voldemort, peut-on trouver son équilibre?

Commence juste avant la première rentrée de Harry.

C'est ma première fanfic... j'espère parvenir à la mener jusqu'au bout et surtout qu'elle vous plaira... alors, j'attends vos commentaires!

Chapitre I: Princesse

L'air étouffait dans le cachot empli de fumées âcres, bien que juillet commençait à peine. Seul le frémissement doux des potions dans les chaudrons au-dessus des feux troublait le silence quasi-religieux qui régnait dans le manoir. On frappa quelques coups discrets à la porte.

Qui est ce?

- Gulher.

Un grognement lui répondit."Entre"

L'homme pénétra dans la pièce d'un pas hésitant.

" Il m'en faut encore...

- J'avais bien compris. Tu as de la chance, je viens d'en faire un chaudron.

- Tu es prévoyant...

- Non, habitué. Tiens, prends ça, ça devrait aller mieux après, et je vais t'en donner une autre dose que tu prendras ce soir. Tâche d'être discret.

- Merci." Quelques minutes plus tard, Guhler se relevait du fauteuil où il s'était effondré et s'excusait en marmonnant un vague "du travail à faire "et"merci" qui resta sans réponse.

Mais la porte était à peine refermée derrière lui qu'une explosion assourdissante retentit à l'étage au-dessus du laboratoire. Un silence lourd de menaces lui succéda, bientôt interrompu par un hurlement de douleur qui se prolongeait, se prolongeait, et semblait ne jamais devoir s'arrêter. Puis, il se tut brusquement, et plus rien ne sembla bouger dans le manoir. Un moment après, des pas chancelants résonnèrent dans l'escalier de pierre et quelques coups timides furent frappés à nouveau.

" Entrez". L'enfant pénétra dans le cachot, secouée de tremblements convulsifs.

- Excusez-moi, Severus. Je dois préparer une potion de régénération sanguine, dit-elle.

Rogue fronça les sourcils. Elle avait raté le dernier essai, ce qui n'avait rien d'étonnant vu son état, et il doutait qu'elle soit mieux aujourd'hui.

- Très bien, Princesse. Je vais vous aider, je dois en préparer pour Dolohov.

- Non, c'est justement ce que je dois faire. J'en ai l'ordre;

- Très bien."

Il l'aida à sortir les ingrédients puis retourna à ses propres potions qu'il ne pouvait pas se permettre de manquer. Mais il ne pouvait s'empêcher de jeter en permanence des regards teintés de pitié à la petite fille. Il ne lui fallut que quelques minutes pour céder à sa conscience. Il alla au même chaudron que quelques instants auparavant pour Gulher, remplit un nouveau gobelet et y ajouta quelques gouttes d'une fiole qu'il tira de sa poche.

" Princesse, prenez ceci, vous vous sentirez mieux, dit-il en tendant la potion.

- Mais je n'en ai pas le droit! répondit l'enfant avec effroi.

- Il n'en saura rien. Prenez. Insista Rogue en la lui mettant dans les mains.

Elle restait là, hésitante et tremblante, tentée par la potion qui la soulagerait de la douleur qu'elle ressentait dans chaque muscle de son corps, mais terrifiée à l'idée que cela se découvre.

- Allez-y. "

Elle finit par avaler le contenu du gobelet, et poussa un soupir de soulagement lorsque ses effets commencèrent à se diffuser. Au moment où elle rendait le gobelet, quelqu'un approchait à grands pas dans le couloir et ouvrait la porte, leur laissant tout juste le temps de se remettre devant leurs chaudrons respectifs, avant qu'il n'entre dans le cachot. C'était Malfoy.

" Severus, est-ce que le soporiferum est prêt?

- Je viens de le terminer à l'instant.

- Tu devrais monter au salon. Il veut te voir.

- C'est inutile, Lucius, c'est moi qui suis descendu, répliqua une voix glaciale qui fit frissonner Malfoy. Celui-ci s'inclina et dégagea le passage pour son maître qui entra dans le cachot.

" Severus, la potion que je t'ai demandée est prête?

- Oui, maître.

- Bien. Toujours aussi diligent, mon fidèle serviteur." Severus s'inclina "Ou peut-être tout simplement plus intelligent que ceux-là" poursuivit-il en désignant négligemment Lucius qui ne put retenir un frissonnement au ton de son maître. Severus aussi avait saisi la colère qui perçait à travers la voix glaciale. Aussi attendit-il la suite sans un mot, jetant un coup d'oeil discret à l'enfant toujours penchée sur sa table de travail et qui ne s'était pas retournée. Mais il la sentait tendue et la vit se raidir encore davantage lorsque le Seigneur des Ténèbres s'avança vers elle. Lorsqu'il recommença à parler, elle cessa de couper ses racines, soit parce qu'il parlait d'elle, soit parce que sa main tremblait trop.

" J'avais confié à certains de mes mangemorts les plus doués, entre autres Malfoy et Gulher, la tâche ô combien importante de continuer l'éducation de Kécile durant mon absence. Je leur avais indiqués des objectifs bien précis qui n'ont de toute évidence pas été atteints, loin s'en faut. Tu en es consciente, Kécile?

- Oui, père, murmura celle-ci.

- Un manque de travail certain qui je le souhaite pour toi, ne se reproduira plus.

- Oui, père.

- Cependant, je n'en porte pas entièrement la faute sur toi. Lucius et Fulbert ont aussi leurs parts de responsabilité et n'ont pas été assez exigeants avec toi. Ils devraient pourtant savoir, depuis le temps, que chercher à obtenir tes faveurs en me désobéissant n'est pas conseiller à tout mangemort qui se respecte... N'est ce pas, Lucius?

- Oui, maître... Je vous promets qu'à l'avenir, nous...

- Peu importe. Il n'y aura pas d'avenir pour vous en ce qui concerne Kécile. Face aux piètres résultats que vous avez obtenu, j'ai décidé de confier dorénavant l'entraînement de ma fille à Severus et Bellatrix, supervisé, bien sûr, par mon contrôle régulier."

Severus grimaça intérieurement un travail d'équipe avec Bellatrix: Ô joie." Mais il s'inclina devant le Seigneur des Ténèbres en le remerciant de lui accorder cet honneur.

" Lorsque Bellatrix sera revenue, tu viendras me voir, Severus, afin que je vous donne des directives précises quant au contenu de cet entraînement. En attendant, dit-il en se rapprochant encore de Kécile, prépares consciencieusement cette potion pour Dolohov. Notre blessé ne serait pas le seul à en payer les conséquences si elle n'était pas efficace... poursuivit-il d'une voix doucereuse où perçait la menace. La main qui tenait sa baguette s'éleva alors pour venir déposer une caresse sur les cheveux de l'enfant qui trembla et ferma les yeux, comme pour ne pas voir une gifle partir. Mais le Seigneur des Ténèbres ne levait jamais la main sur sa fille. Non. Ce qu'il faisait était bien pire et avait appris à Kécile à craindre cette baguette et la main qui la tenait. Elle ne rouvrit les yeux et parvint à cesser de trembler comme une feuille que lorsqu'elle sentit le contact disparaître et son père s'éloigner d'elle. Lorsqu'il sortit et que la porte se referma derrière lui, elle poussa un soupir de soulagement, que se reteint d'imiter Rogue. Kécile était la seule à pouvoir montrer sa peur. C'était pour le seigneur des ténèbres l'assurance de sa soumission et la certitude qu'elle ne tenterais jamais un jour de le detrôner. Elle resta un moment à reprendre ses esprits, puis se retourna vers sa table de travail.

Rogue prit un troisième gobelet de la potion qui décidément allait vraiment servir... A se rythme là, il ne resterait plus rien de son chaudron dans une semaine, et le tendit à Lucius.

- Tiens, je suppose que cela ne te fera pas de mal...

- Non, en effet. Merci.

- Guhler semblait plus mal en point que toi.

- Il a eu droit à un supplément à cause de sa dernière mission qui a lamentablement échoué.

- Le ministère? demanda Severus.

Lucius acquiesça.

- Yaxley a pris la relève?

- Il la prendra à son retour. Il est parti en mission depuis deux semaines. Avec Bellatrix.

- Le pauvre!

- Toi aussi, tu vas devoir travailler avec elle.

Severus haussa les yeux comme pour dire "Ne m'en parle pas! " mais ne critiqua pas la jeune femme fanatique devant Kécile.

- Enfin! reprit Lucius, le côté positif de la chose, c'est que je suis renvoyé chez moi! Un bon père de famille doit passer du temps avec son fils qui va partir toute l'année.

-Mais c'est vrai! Drago rentre à Poudlard cette année! Je l'avais oublié...

- Lui non, crois-moi!

- Un futur serpentard, je suppose?

- Le contraire m'étonnerait, je compte sur toi pour garder un oeil sur lui...

- Bien sûr.

- je te laisse. Je crois que tu as du travail...

- En effet. Tu salueras Narcissa de ma part.

Lucius hocha la tête puis se tourna vers Kécile.

- Princesse, je vous demande humblement pardon.

- C'est bon Lucius, répondit Kécile en se retournant d'un air las. Je suis au moins autant responsable que vous de ce qui s'est passé, et la punition que j'ai reçu était bien méritée. N'en parlons plus.

- Je vous remercie Princesse. Au revoir, princesse."

Et après un dernier salut, Malfoy quitta le cachot confiné.

Kécile retourna à son chaudron et s'apprêtait à y ajouter ses racines coupées lorsque Rogue l'arrêta:

-Attention, Princesse! Avez-vous tournez la potion cinq fois dans le sens contraire des aiguilles d'une montre?

- Ah! Non! Merci, Severus. Elle rectifia son erreur. Sans vous... la potion était une nouvelle fois ratée... C'est Malfoy qui m'a distraite...

" Mouais... pour moi, c'est plutôt votre père... des leçons avec Bellatrix! Il y a de quoi distraire un centaure en méditation!"

Deux heures plus tard, la potion de régénération sanguine était terminée, et Kécile se rendit dans ce qui servait d'infirmerie au manoir pour l'administrer à Dolohov. Celui-ci était revenu dans un sale état du ministère où il avait bien manqué recevoir un aller simple pour Azkaban. Il n'y avait échappé selon toute évidence que par l'absence d'aurors expérimentés tels que Scrimgeour ou Maugrey. Face à son état, le Seigneur des Ténèbres avait renoncé, du moins temporairement à le punir, et Guhler avait du payer pour lui.

A peine sortie de l'infirmerie, un elfe vint avertir Kécile que son père lui ordonnait de le rejoindre à la bibliothèque. Installé dans un confortable fauteuil devant une fenêtre, il lui ordonna d'approcher et de s'asseoir. Un elfe apporta du thé et le servit rapidement avant de disparaître. Kécile s'installa et prit sa tasse dans ses mains, sirotant son thé et appréciant les dernières lueurs du jour à travers la fenêtre qui lui faisait fasse, attendant patiemment que son père, dont elle ne distinguait pas l'expression à contre-jour, commence à l'interroger. Elle avait l'habitude de ces fréquentes discussions qui, sous l'apparence de simples vérifications de connaissance, forgeait une idéologie bien précise.

" As-tu fini les livres que je t'avais indiqué, Kécile?

- Pas tout à fait Père, mais je pense néanmoins avoir appris l'essentiel.

- Très bien, alors que peux-tu me dire sur Grindelwald?

- Grindelwald est né en 1908 dans l'ancienne Prusse. Il est l'héritier d'une grande famille prussienne et compte parmi ses ancêtres le baron Von Durmstrang, fondateur de l'école Durmstrang en 1352. Sa famille, persécutée par les modus de l'église luthérienne a perdu ses terres et a émigré dans les régions plus sauvages du sud de l'Allemagne après la première guerre moldue. Il a suivi ses études à Durmstrang, bien sûr, puis a disparu de la circulation pour faire, suppose-t-on, ses propres expériences. Lorsque quelques années plus tard il revient au grand jour, il avait défini un projet visant à mettre l'ensemble de l'Allemagne sous la tutelle sorcière, avant d'étendre le principe à toute l'Europe. Cependant, les conflits qui occupaient les moldus à la même époque, après avoir servi sa cause, ont fini par se retourner contre lui, et en mai 1945, il est battu en duel singulier par Albus Dumbledore et envoyé en prison à la forteresse de Nurmengard, où il vit toujours

- Bien. Maintenant parle-moi de son projet.

- Il est basé sur le principe que les sorciers étant de toute évidence plus puissants que les moldus, il semble logique qu'ils soient les dirigeants d'une société unie. Ayant déjà connu dans son enfance la persécution des sorciers par les moldus, il a démontré qu'il est parfaitement inacceptable que des êtres non doués de pouvoirs magiques et donc subalternes puissent contraindre une société supérieure comme l'est celle du monde magique à vivre dans la clandestinité. Son idée consistait donc a commencé par révéler l'existence de la magie aux moldus, avec preuve à l'appui s'il le fallait, et à prendre le pouvoir avant de réformer entièrement la société allemande pour placer des sorciers à la tête des fonctions clés.

- Pourquoi ce projet a-t-il échoué?

- Pour deux raisons. D'abord parce qu'une partie de la société sorcière se refusait à abolir le Code du secret magique et empêchait Grindelwald d'officialiser sa position afin d'obtenir plus de moyens, et ensuite parce que lorsqu'il est allé voir le dirigeant allemand moldu de l'époque, celui-ci a commencé par envisager une collaboration, avant de se désister lorsqu'il a cru que sa propre position au sein de l'Europe commençait à être assuré. En voyant cela, Grindelwald a cessé de lui accorder son soutien pour se consacrer à ses rivaux sorciers, et a préféré attendre que les moldus règlent leurs propres problèmes avant de s'en mêler à nouveau. Et entre temps, Dumbledore l'a capturé.

- C'est exact. Que penses-tu de son projet?

Kécile réfléchit un instant avant de déclarer d'un ton assuré:

" Je pense que l'idée de départ était bonne. Il est en effet évident que la société sorcière doit être dirigeante. Maintenant, je pense qu'après des siècles de persécutions, il est utopique de croire que la société moldue pourrait accepter cette domination. Il faut la leur imposer, et ne pas leur demander leur avis. Leur faire comprendre par la force qu'ils ne peuvent rien contre nous. En définitive, je crois que l'erreur de Grindelwald a été de chercher la collaboration des moldus. Il a perdu du temps et probablement des partisans.

- Et que disent les opposants à Grindelwald?

- Que nous ne sommes pas supérieurs aux moldus.

- Que penses-tu de cette idée?

- Qu'elle est stupide! La loi naturelle est ainsi faite que les plus puissants sont les dominants.

- Et comment crois-tu qu'il est possible de faire changer d'avis ces sorciers?

- Je l'ignore.

- Je vais te donner une piste. Ils disent aussi qu'il est inutile de dominer les moldus parce que ceux-ci sont inoffensifs.

- C'est faux! S'ils étaient inoffensifs, ils ne nous auraient pas persécutés, et nous ne serions pas obligés de vivre dans la clandestinité.

- En effet. Alors, vois-tu où je veux en venir?

Kécile réfléchit un moment en silence, les sourcils froncés, avant de dire, hésitante:

Il faut leur prouver qu'ils ne sont pas inoffensifs... Que la persécution est toujours là...

- En effet. Il faut attiser la haine des uns et des autres. Le conflit et la situation la plus propice au changement. Tant que tout va bien, personne ne veut changer, ou ouvrir les yeux. Et le ministère étouffe soigneusement tous les cas de persécutions de sorciers par des moldus, nous en faisant parfois porter la responsabilité. Lorsque nous aurons combattu cela et réussi à inverser la tendance, nous aurons beaucoup avancé, vers le grand projet. Bien, ce sera tout pour ce soir. La prochaine fois, nous parlerons de la pureté du sang et principalement de l'initiateur de cette exigence, Salazar Serpentard. Je vois que ton esprit critique commence à se forger. C'est bien. Tu feras une excellente mangemorte, plus tard...

Kécile ne put retenir un léger sourire. Les compliments de la part du Seigneur des Ténèbres étaient tellement rares.

- ... à condition que tu t'entraînes sérieusement en sortilèges et maléfices. Avoir des idées, c'est une chose, mais il faut posséder les moyens de les appliquer, ces idées. Et le seul que nous ayons, c'est la puissance de nos baguettes. Ne l'oublie pas.

- Non, mon père. Répondit Kécile en baissant humblement la tête. Je tâcherai de ne plus vous décevoir à l'avenir.

- Cela vaut mieux pour toi, ma fille, murmura le Seigneur des Ténèbres d'une voix doucereuse. Et il accompagna cette menace d'une caresse sur les cheveux de l'enfant qui tressaillit et serra les dents, le regard fixé à ses pieds. Un rire sadique la dissuada de relever la tête jusqu'à avoir entendu la porte de la bibliothèque se refermer derrière son père.

Kécile Voldemort est envoyée à Poudlard la même année que le Survivant. Mais tout ne se passe pas comme prévu... Entre la décision saugrenue du choixpeau et l'étrange relation de Kécile et Dumbledore, les plans de Voldemort vont être sérieusement compromis...Et Severus va parfois avoir du mal à suivre les changements qui surviennent à la fillette.

Mais quand on est la fille de Voldemort, peut-on trouver son équilibre?

Commence juste avant la première rentrée de Harry.

Ma première fanfic... j'espère que je parviendrais à aller jusqu'au bout et surtout qu'elle vous plaira...