Bonjour!
Alors avant de commencer ce chapitre, je dois d'abord rassurer ceux qui trouvent que Harry n'a pas assez d'importance dans l'histoire. ça va venir. Mais tout d'abord, la fille de Voldemort ne peut pas devenir amie d'un claquement de doigt avec le Survivant, et ensuite, comme je veux rester la plus proche possible des livres de Rowling, mon histoire ne peut pas être centrée sur Harry sans être une copie de l'auteur... De plus j'ai mis comme personnages principaux Dumbledore et Severus. Après vient Harry. Mais rassurez-vous! Ils finiront ensemble!
Ensuite j'ai désespérément besoin de votre aide!lol! J'ai dû laisser un blanc dans la rédaction du chapitre 15 et j'ai besoin de votre imagination pour le combler. Voici le problème: Je cherche dans les murs de Poudlard une pièce telle que la chambre des Secrets ou la Salle sur demande qui aurait été crée par Godric Gryffondor. Elle doit avoir une spécificité magique en relation avec son créateur, et être accessible uniquement à quelques privilégiés. Je sèche lamentablement, et je me torture les méninges depuis 3 semaines. Il y a toujours plus d'idées dans deux têtes que dans une, alors j'attends vos suggestions! Et tant que je n'aurais pas de solution, il n'y aura pas de chapitre 15....
Enfin, je voudrais avoir votre opinion sur l'avenir de Ginny: puisqu'elle ne finit pas avec Harry, avec qui aimeriez-vous la voir?
Concernant le chapitre du jour, il reprend pas mal de passages du deuxième tome de Rowling, mais du point de vue de Kécile, évidemment... Bonne lecture!
Chapitre 13: L'héritier de Serpentard
La semaine qui suivit fut à la fois l'une des moins fatigantes et des plus pénibles pour Kécile. Ses cauchemars survenaient plus tard dans la nuit, lui laissant généralement cinq ou six heures d'un sommeil agité. Avec les trois nuits où elle prenait la potion de sommeil sans rêve, elle ne se sentait plus continuellement épuisée. Mais dans la journée, elle devait lutter perpétuellement contre une petite voix qui lui soufflait de revenir sur sa décision. Cette agaçante présence l'importunait dès qu'elle n'avait pas l'esprit suffisamment occupé.
Et Dumbledore et Severus la voyaient, impuissants, se refermer sur elle-même, de plus en plus agressive avec les rares élèves qui osaient encore lui adresser la parole. Et l'expression de son visage ne leur laissait aucun doute: elle se dégoûtait.
Halloween était arrivé, et tous les élèves étaient excités à l'approche du banquet. Kécile ne partageait pas la joie ambiante, et en était même malade. Les gamins surexcités lui donnaient mal à la tête et elle avait décidé de ne pas participer à ce banquet. Cette année, il n'y avait pas de couloir à aller explorer, ni de cerbère à affronter. Aussi passa-t-elle une bonne partie de la soirée dans le parc, à se promener autour du lac.
La plupart des élèves étaient encore dans la Grande Salle et devait finir le banquet lorsqu'elle remonta en direction de la tour. Elle venait de grimper le grand escaler de marbre quand elle entendit à nouveau parler fourchelangue près d'elle... des menaces peu rassurantes.
"Mais qu'est-ce que c'est?! ça se déplace... mais comment? Un fantôme?... hum... les fantômes ne parlent pas fourchelangue... on dirait une créature assoiffée de sang."
Elle se décida à suivre la voix qui montait dans les étages. Elle la suivit en courrant: quelque soit la manière de se déplacer de la chose, c'était plus rapide que les escaliers. Elle finit par arriver un peu essoufflée devant des toilettes désaffectées du deuxième étages. Elles étaient complètement inondées. Pataugeant dans l'eau, Kécile resta un moment incertaine: la voix avait disparu brutalement. Elle se décida à rebrousser chemin après avoir scruté la pénombre des yeux. Hormis les conduits d'évacuation des eaux, elle ne voyait pas vraiment quelle sortie il y avait par cette pièce...
Elle retourna dans le couloir. Mais son attention fut retenue par un sinistre spectacle: Miss Teigne, la chatte pouilleuse du concierge était suspendue par la queue à une torchère, morte. Avec un frisson, Kécile recula en éclaboussant le bas de ses robes, une petite voix intérieure lui disant de ne pas rester là. Mais elle entendait déjà une course précipitée derrière elle.
" Harry! Qu'est-ce que ça veut dire? criait la voix de Ron Je n'ai rien entendu... Kécile? s'exclama-t-il en la voyant arrêté devant le mur, qu'est-ce que tu...
- Regardez! l'interrompit Hermione. Kécile se retourna vers le mur et aperçut alors un message inscrit sur le mur en lettre rouge sang:
LA CHAMBRE DES SECRETS A ETE OUVERTE
ENNEMIS DE L'HERITIER, PRENEZ GARDE.
Kécile ne fit pas vraiment attention à ce qui se passa autour d'elle par la suite. Elle ne comprenait pas. La chambre des secrets était la propriété de Serpentard, et seul son héritier pouvait y accéder. ça expliquait la voix fourchelangue: un serpent. Mais c'était elle l'héritière de Serpentard! Ou bien c'était une mauvaise plaisanterie, ou bien... il y avait un autre héritier de Serpentard...? Qu'est ce que c'était encore que cette histoire?!
- Qu'est-ce qui se passe, ici?
Kécile vit arriver Rusard qui dès qu'il vit sa bien-aimée chatte, recula, horrifié, et hurla: " Ma chatte! Ma chatte! Qu'est- ce qui est arrivé à ma chatte?
Ses yeux exorbités se posèrent sur Harry, et Kécile prit conscience qu'elle et le trio était entourés de tous les autres élèves, et dans une mauvaise posture:
-... C'est moi qui vais vous vous tuer!
- Argus!
Dumbledore venait d'arriver dans le couloir, suivi de plusieurs professeur. Un instant plus tard, il avait détaché Miss Teigne de la torchère.
-Venez avec moi, Argus, dit-il à Rusard. Vous aussi, Mr Potter, Mr Weasley, Miss Granger et Miss Gaunt.
"Oh!non! C'est très mauvais pour moi ça! Je vois gros comme un dragon que ça va me retomber dessus, cette affaire!"
Le cortège se rendit dans le bureau de Lockhart (Bon sang, fallait en plus que ce bouffon soit là!) et Dumbledore y examina attentivement la chatte. Severus était resté près de la porte, et Kécile pouvait sentir son regard peser sur elle.
- C'est un sortilège qui l'a tuée, aucun doute à cela, sûrement un Supplice de Métamorphose. J'ai souvent eu l'occasion d'en voir, c'est vraiment pas de chance que je ne me sois pas trouvé là au bon moment. Je connais la parade qui permet d'annuler les effets...
" Mais bien sûr! Comme si on croisait tous les quatre matins des victimes de ce sort! Et en plus, on dit qu'elles ne sont généralement plus reconnaissables, pauvre imbécile!"
- Je me souviens d'avoir vu quelque chose de semblable en Ougadougou, poursuivait-il intarissable, une série d'attaques, on peut lire toute l'histoire dans mon autobiographie. J'ai distribué aux habitants diverses amulettes qui ont aussitôt résolu le problème...
"Merlin! Mais faîtes le taire! C'est déjà suffisant de devoir le subir en cours!"
Dumbledore se redressa enfin du corps de l'animal.
- Elle n'est pas morte, Argus, dit-il d'une voix douce.
Kécile vit avec un plaisir non dissimulé Lockhart ouvrir la bouche comme un poisson hors de l'eau.
- Pas morte? Mais comment se fait-il qu'elle soit toute raide?
- Elle a été pétrifiée, répondit Dumbledore.
- C'est bien ce que je pensais, commenta Lockhart.
- Mais de quelle manière, voilà ce que j'ignore.
- C'est à lui qu'il faut le demander! hurla Rusard en se tournant vers Harry.
Kécile se demandait bien pourquoi... Harry avait beau avoir eu plusieurs démêlés avec le concierge, cela ne justifiait pas une telle accusation!
- Aucun élève de deuxième année n'aurait réussi à faire ça, assura Dumbledore. Il faut être un expert en magie noire pour y arriver... Et le regard qu'il coula discrètement vers elle ne lui échappa pas.
- C'est lui! C'est lui! insista Rusard, le visage violacé. Vous avez bien vu ce qu'il a écrit sur le mur! Il a trouvé... dans mon bureau... Il sait que je suis ... que je suis... Il sait que je suis un Cracmol! acheva-t-il enfin
" Tiens donc! Voilà une information intéressante!"
- Je n'ai jamais touché à Miss Teigne, protesta Harry d'une voix forte. Et je ne sais même pas ce qu'est un Cracmol!
- Mensonges! Il a vu ma lettre de Vitmagic
- Si je peux me permettre, Monsieur le Directeur, intervint Severus.
Kécile le regarda avec intérêt, mais ne manqua pas le regard alarmé de Harry.
- Je crois que Potter et ses amis se sont simplement trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Mais il est vrai qu'il y a de quoi nourrir des soupçons. Que faisaient-ils dans ce couloir à cette heure-là? Pourquoi n'assistaient-ils pas au festin d'Halloween avec leurs camarades?
Ils expliquèrent qu'ils avaient été invités à une fête d'anniversaire de Nick-Quasi Sans Tête.
- Mais pourquoi n'avez-vous pas rejoint la Grande Salle lorsque vous êtes remontés des cachots? Pourquoi étiez-vous dans ce couloir?
Kécile, comme les professeurs, vit Hermione et Ron se tourner vers Harry.
- Parce que... parce que... Parce que nous étions fatigués et que nous voulions aller nous coucher, répondit enfin ce dernier
- Sans avoir rien mangé? demanda Rogue, narquois. Je ne savais pas que les fantômes offraient de quoi satisfaire l'appétit des vivants au cours de leurs fêtes.
- Nous n'avions pas faim, intervint Ron.
Severus eut l'air sceptique, mais se tourna vers Kécile.
- Et vous, Miss Gaunt? demanda-t-il sans se départir de ce ton mauvais qu'il prenait dès qu'il s'adressait à un Gryffondor. Étiez- vous aussi à l'anniversaire d'un fantôme?
- Non, professeur. Kécile eut une grimace de dégoût. En fait, je... Je venais de découvrir Miss Teigne quand ils sont arrivés, avoua-elle en désignant le trio. (Merveilleux, Kécile! Tu es entrain de t'embourber pour les innocenter! Brillant, vraiment!) J'avais entendu du bruit, et je suis venue voir ce que c'était.
- Du bruit? demanda McGonagall, avec suspicion. La description était trop vague pour elle.
Quelle sorte de bruit?
- Une voix... bizarre qui proférait des menaces.
Elle préféra passer sous silence le fourchelangue... inutile qu'ils sachent qu'elle le parlait!
- Je vois...
Kécile n'aimait pas le regard de Dumbledore... pas du tout! Il lui rappelait le jour de sa répartition: il la jaugeait.
- Innocents tant qu'on a pas prouvé leur culpabilité, Severus, dit Dumbledore d'un ton ferme.
Severus avait l'air furieux, elle ne savait pourquoi. Rusard aussi d'ailleurs...
- Ma chatte a été pétrifiée! hurla-t-il, les yeux exorbités. J'exige un châtiment!
- Nous parviendrons à la guérir, Argus, assura Dumbledore d'un ton patient. Mrs Chourave a réussi à se procurer des plants de mandragore. Dès qu'ils auront atteint leur maturité, je m'en servirai pour fabriquer une potion qui ramènera Miss Teigne à la vie.
- Je m'en chargerai, intervint Lockhart, je l'ai fait des centaines de fois... Je suis capable de préparer un philtre régénérateur à la mandragore dans mon sommeil...
- Je vous demande pardon, coupa Severus, mais il me semble que le maître de potions, ici, c'est moi.
Kécile eut un sourire ravi. Elle n'était donc pas la seule à tenter désespérément de remettre ce prétentieux incompétent à sa place... quoique laisser Lockhart préparer cette potion permettrait de se débarrasser de manière définitive de Miss Teigne... un service non négligeable rendu à la communauté des élèves de Poudlard.
Dumbledore leur donna congé et Kécile suivit le trio, pensant qu'ils retournaient à la tour. Apparemment, ce n'était pas dans leurs intentions immédiates: ils trouvèrent une salle vide, et Harry fit signe à Kécile d'y pénétrer avec eux. Elle accepta, songeant qu'elle pourrait toujours en tirer des informations intéressantes.
- Tu as parlé d'une voix, Kécile... vous croyez que j'aurais dû leur en parler, moi aussi?
- Non, répondit Ron sans la moindre hésitation. Entendre des voix, ce n'est pas bon signe, même chez les sorciers.
- Mais toi, tu me crois, au moins?
- Bien sûr, assura Ron précipitamment, en plus Kécile aussi l'a entendue. Mais il faut reconnaître que c'est bizarre...
- Je sais bien que c'est bizarre, dit Harry. Et d'abord qu'est-ce que ça voulait dire , ce graffiti? La Chambre des Secrets a été ouverte... Qu'est ce que ça signifie?
- Ça me rappelle vaguement quelque chose, répondit lentement Ron. Un jour, quelqu'un m'a raconté une histoire à propos d'une chambre secrète, à Poudlard. C'était peut-être Bill...
Harry tourna un regard interrogateur vers Kécile.
- Tu en penses quoi, Kécile?
- Contrairement à ce que certains disent, la Chambre des Secrets n'est pas un mythe. Mais à ma connaissance, personne actuellement ne devrait pouvoir l'ouvrir.
- Pourquoi?
- Seul l'Héritier de Serpentard peut l'ouvrir... Normalement. En fait... cette fois-ci, je ne crois pas que ce soit l'héritier qui l'ait ouverte.
- Cette fois-ci?
Kécile se maudit intérieurement, mais fut bien obligée de répondre.
- Elle a déjà été ouverte, il y a une trentaine d'année.
- Par qui?
- Je ne sais pas.
- Reconnais plutôt que tu ne veux pas en dire plus, intervint pour la première fois Hermione.
- C'est possible. Mais dans ce cas, vous savez qu'il est inutile d'insister.
Et Kécile sortit de la pièce sans leur laisser le temps de répliquer.
***
Kécile avait beau retourner le problème dans tous les sens, elle ne comprenait pas. C'était elle, l'Héritière de Serpentard et personne d'autre ne devrait pouvoir ouvrir cette Chambre. Il fallait déjà savoir où elle se trouvait. Kécile avait bien compris que c'était son père qui l'avait ouverte par le passé, même s'il ne le lui avait pas révélé directement.
L'élément intéressant de la chose, c'était que si Potter avait lui aussi entendu la voix, il parlait fourchelangue: il y avait donc la possibilité qu'il puisse ouvrir la chambre. Il allait falloir trouver la troisième personne de Poudlard qui en était capable. Les doutes se portaient surtout sur les Serpentard, bien sûr.
Kécile était très tentée de mener sa petite enquête. Mais elle devait être prudente: on ne pouvait pas dire comment cet évènement allait évoluer et rien ne lui assurait qu'elle ne serait pas impliquée. Après tout, elle avait été prise sur "les lieux du crime"! Elle devait donc rester en dehors de cette affaire. C'était trop risqué.
Kécile découvrit bien vite que ce n'était pas le cas de tout le monde. Potter, Weasley et Granger, comme l'ensemble de l'école, ressassaient l'affaire et elle surprit un soir une conversation intéressante et... qui la confirma dans sa résolution de se faire la plus discrète possible.
- Je me demande qui veut renvoyer de Poudlard les Cracmols et les enfants de Moldus, disait Hermione.
- Oui, ça, on se le demande, répondit Ron sarcastique. Qui donc pense que les enfants de Moldus sont des moins que rien?
- Si tu parles de Malfoy...
- Bien sûr que je parle de lui! Bientôt , ce sera le tour des Sang-de-Bourbe! C'est ce qu'il a dit, non? Il suffit de voir sa face de rat pour comprendre que c'est lui...
- Malfoy, l'héritier de Serpentard? commenta Hermione, d'un ton sceptique.
Kécile fit une grimace de dégoût. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre!
- Regarde sa famille, intervint Harry. Ils sont tous passés par Serpentard. Malfoy s'en vante tout le temps. Ils pourraient très bien être des descendants de Salazar Serpentard. Son père est assez malfaisant pour ça.
- C'est peut-être eux qui possèdent le clé de la Chambre des Secrets depuis des siècles! s'exclama Ron. Ils doivent se la passer de père en fils.
"Quel idiot! Comme si la Chambre des Secrets pouvait s'ouvrir avec une clé! Ce serait vraiment manquer d'imagination!"
- C'est possible...
- Mais comment le prouver, demanda Harry d'une voix grave.
- Il y a peut-être un moyen, suggéra Hermione. Bien sûr, ce serait difficile. Et dangereux, très dangereux. Il faudrait violer une bonne cinquantaine d'articles du règlements de l'école.
- Dans un mois ou deux, tu pourras peut-être nous expliquer ce que tu as en tête, dit Ron avec mauvaise humeur.
- Très bien. Alors, écoutez-moi.
Kécile dut tendre l'oreille pour entendre la suite.
- Ce qu'il faudrait, c'est que nous puissions pénétrer dans la salle commune des Serpentard pour poser quelques questions à Malfoy sans qu'il s'aperçoive que c'est nous.
- C'est complètement impossible!
- Non, justement. Il nous faudrait simplement un peu de Polynectar.
Kécile resta un instant interloquée. Granger avait sacrément de la suite dans les idées, et n'avait pas froid aux yeux...
- Qu'est-ce que c'est que ça?
- Rogue en a parlé en classe, il y a quelques semaines...
- Tu crois qu'on n'a rien de mieux à faire en cours de potions que d'écouter Rogue? grommela Ron.
- Le Polynectar permet de prendre l'apparence de quelqu'un d'autre. Réfléchissez un peu! On pourrait se transformer en trois élèves de Serpentard sans que personne sache que c'est nous. Malfoy nous dirait sûrement tout ce qu'on veut savoir. Il doit passer son temps à se vanter dans la salle commune des Serpentard.
" Le défaut de ton plan, Granger, c'est que vous devriez donc dans ce cas déjà tout savoir... Malfoy n'est pas complètement idiot!"
- Ça me paraît un peu louche, ton histoire de Polynectar... Et si on gardait à tout jamais l'apparence de trois élèves de Serpentard?
- L'effet disparaît au bout d'un moment, assura Hermione. Mais ce sera difficile d'obtenir la recette de la potion. Rogue a dit qu'elle figurait dans un livre intitulé Les Potions de grands pouvoirs qui doit sûrement se trouver dans la Réserve de la bibliothèque.
- Difficile de faire croire qu'on a besoin de ce livre si ce n'est pas pour fabriquer une potion...
- Si on fait semblant de s'intéresser uniquement à la théorie, on aura peut-être une chance.
- Aucun prof ne croira jamais ça. Il faudrait vraiment qu'il soit idiot!
- Dans ce cas là, c'est tout trouvé! s'exclama Ron.
- Qui? interrogea Harry.
- Lockhart.
- Ron!
- Il a raison, Hermione. C'est le seul avec qui on a une chance que ça marche.
Hermione sembla ne rien trouver à répondre car il y eut un moment de silence puis Harry demanda:
- Vous croyez vraiment que Kécile en sait plus qu'elle n'en dit?
- Kécile en dit toujours beaucoup moins qu'elle n'en sait. Elle passe son temps à se cacher, commenta Hermione.
- Je me demande vraiment pourquoi Kécile et moi avons entendu cette voix, alors que vous non. En fait, la question que je me pose, c'est est-ce qu'on doit aussi enquêter discrètement sur elle?
- Pourquoi? demanda Hermione.
- Tu te souviens, intervint Ron, de son comportement l'an dernier? Comme elle t'a métamorphosé, comme elle t'a plusieurs fois insulté? En fait, je me demande d'ailleurs si elle ne te considère pas comme une "sang-de-Bourbe". Après tout, elle a l'air de bien connaître Malfoy...
Harry fronça les sourcils.
- C'est vrai qu'entre son comportement et la mise en garde McGonagall...
- Kécile a de trop bonnes barrières, coupa Hermione. On ne trouvera rien en cherchant directement de son côté. Et puis... je ne crois pas qu'elle soit impliquée là-dedans.... oui, c'est vrai, l'an passé, elle m'a traitée à mots couverts de sang-de-bourbe, mais elle a changé.
- Je ne trouve pas que son attitude avec les autres Gryffondors ait changé, Hermione! Tu as vu comment elle est sèche? demanda Ron. Elle fait concurrence à Rogue.
- Avec nous trois, elle est un peu différente. Et puis, j'ai eu la preuve il y a quelques temps qu'elle ne va pas bien du tout. Je crois qu'il lui est arrivé quelque chose de grave cet été. Non, décidément, pour une fois, je prends sa défense... Maintenant, on pourra toujours interroger Malfoy quand le Polynectar sera prêt. Il en sait probablement plus que nous."
Dans le même temps, une autre conversation se tenait dans les bureau de Dumbledore.
Le message inscrit sur le mur du second étage avait déclanché un émoi au sein des professeurs et Dumbledore avait été assailli de questions auxquelles il avait dit ne pas pouvoir répondre.
Maintenant, assis en face de son professeur de potion, il abordait enfin la question qui l'occupait.
" Severus, j'aimerais avoir votre opinion sur ce que nous a dit Kécile.
- Je remarque que vous ne m'interrogez pas au sujet de Potter, constata Rogue d'un ton acerbe.
- Nous pouvons en effet nous questionner sur la présence de Harry et de ses amis sur le même lieu que Kécile, mais je suis persuadé que cela ne mènerait à rien. Kécile nous a elle-même dit être arrivée sur les lieux avant eux.
- Vous ne croyez donc pas à leur histoire de ne pas avoir eu faim? demanda Severus narquois.
- Non, répondit fermement Dumbledore. Mais ils ne me semblent pas être pour autant suspects. Honnêtement, Severus, je doute que Harry ait ne serait-ce qu'entendu parler de la Chambre des Secrets jusqu'à avant-hier. En revanche, Kécile...
- Connaît certainement l'histoire, acheva Severus avec réticence.
Dumbledore hocha la tête.
- Je pense même qu'elle en sait plus que nous.
- Pourquoi?
- Savez-vous que cette Chambre des Secrets a déjà été ouverte par le passé?
- Non.
- C'était en 1965. A cette époque, j'étais professeur de Métamorphose, et le directeur était Armando Dippet. Il y eut une série d'attaques semblables à celle qu'a subi Miss Teigne. Seulement, une jeune fille est morte, nous n'avons jamais su comment.
- Vous suspectiez quelqu'un?
- Hagrid a été renvoyé.
- Hagrid?
- Oui.
- Mais c'est...
- Impossible, je le sais bien.
- Malgré son amour inconsidéré des créatures monstrueuses, il ne peut pas être l'Héritier de Serpentard!
- Vous connaissez le ministère, Severus. C'était exactement la même chose à l'époque. Il a voulu donner l'impression d'agir.
- Et les attaques ont cessé?
- Oui.
- Mais vous, qui soupçonniez-vous?
Dumbledore sourit devant la question.
- Je n'ai aucune preuve, mais j'ai suspecté le préfet qui avait dénoncé Hagrid, Tom Jedusor.
- Pourquoi?
- Pour beaucoup de raisons: son comportement, le fait qu'il m'avait révélé le premier jour où nous nous sommes rencontrés qu'il savait parler aux serpents. Mais c'est surtout ce qu'il est aujourd'hui qui me fait penser que j'avais raison.
- C'est-à-dire, insista Rogue, agacé. Qu'est-il aujourd'hui?
- Voldemort.
Severus resta un instant silencieux, trop stupéfait. Mais son esprit avait déjà envisagé toutes les conséquences de cette révélation.
- Le Seigneur des Ténèbres serait l'Héritier de Serpentard?...
- Il y a de fortes chances. Je n'ai jamais pris la peine de vérifier. Mais je crois qu'il est temps de le faire. Car cela voudrait dire que...
- Kécile est l'Héritière de Serpentard et serait responsable de cette attaque.
- C'est justement là où le bat blesse. Kécile n'avait pas l'attitude de quelqu'un prit sur le fait.
- Elle était mal à l'aise. Je la connais suffisamment pour l'avoir senti.
- Bien sûr qu'elle était mal à l'aise! Elle doit connaître cette histoire et doit craindre d'être soupçonnée. Je veux que vous l'interrogiez.
- Je ne suis pas censé savoir tout ce que vous venez de me dire...
- Mais vous êtes supposé penser qu'elle partage les opinions de l'Héritier.
- Parce que ce n'est plus le cas? demanda Rogue avec une moue dubitative.
Dumbledore soupira.
- J'aimerais pouvoir vous le l'assurer, Severus."
***
La semaine suivante eut lieu le premier match de Quidditch de la saison. Kécile avait décidé d'y assister pour voir comment se débrouillait Malfoy contre Potter.
Elle se demanda durant le jeu, si l'attrapeur des Gryffondors avait déjà eu l'occasion d'effectuer un match dans des conditions normales: la seule fois où elle l'avait vu l'an passé, son balai tentait désespérément de le désarçonner, et il semblait qu'aujourd'hui, c'était un cognard qui avait décidé de le faire tomber de son balai!
Kécile ne put que constater la supériorité de Potter par rapport à Malfoy. Celui-ci se débrouillait bien ;mais Potter arrivait à enchaîner des figures assez incroyables pour tenter de semer le cognard. L'inévitable arriva néanmoins, Potter fut blessé mais attrapa le vif d'or.
En rentrant au château, Kécile se demanda qui pouvait bien cette année en avoir contre Potter... La réponse lui vint assez rapidement à l'esprit, bien qu'elle ne comprenait pas pourquoi: l'Héritier de Serpentard. Kécile eut un sourire intérieur: redoutait-il le trio de détectives? Dans ce cas, il aurait plutôt été utile de s'en prendre à Granger, le cerveau du groupe. Potter semblait au contraire s'attirer les ennuis... cela devrait plutôt rendre service à L'Héritier.
Ce soir-là, Kécile n'y tint plus. Elle décida d'aller fureter elle aussi pour récolter des informations.
Se jetant un sort d'invisibilité, elle s'aventura dans les couloirs de l'école lorsque onze heures eurent sonnées. Elle se rendit d'abord aux toilettes du second étage.
Depuis le début de sa scolarité, Kécile n'avait jamais prêté attention à ces toilettes hors services, mais elle était persuadée que c'était par ici que la voix fourchelangue avait disparue la dernière fois qu'elle l'avait suivie. Allumant sa baguette, elle s'avança au milieu des cabines, essayant d'imaginer, où le monstre, quel qu'il soit avait pu s'enfoncer dans les profondeurs. Il n'y avait pas vraiment beaucoup de possibilités... Les murs de Poudlard n'étaient pas suffisamment épais pour cacher plus qu'un placard à balai. Or, de ce qu'elle savait de Serpentard, elle imaginait plutôt une salle grandiose à l'image du personnage qu'un vulgaire placard. La seule solution était donc les sous-sols du château... Mais la voix qu'elle avait entendue montait! Et elle n'aurait pas pu traverser les couloirs depuis les cachots jusqu'au deuxième étage pour attaquer miss Teigne sans que personne ne le remarque. Ou alors, l'Héritier était avec la créature et la cachait par un quelconque sortilège... hum. Kécile n'y croyait pas trop. D'habitude quand on pense à un monstre, on pense à quelque chose de gros. Difficile de se balader avec dans une école. Il serait cependant intéressant de se rendre dans les sous-sols pour voir.
" Qu'est-ce que tu veux, toi, maintenant, demanda une voix aigue et agressive;
Kécile sursauta et se retourna pour voir le fantôme d'une jeune fille flotter au-dessus d'une cabine, visiblement dérangée par la lumière.
- Euh... je... je venais juste jeter un coup d'oeil.
- J'en ai assez de ces gens qui viennent dans mes toilettes comme dans un musée, ou qui s'en servent de laboratoire, et qui en plus, ne s'intéressent même pas à moi! glapit le fantôme."
Kécile ne fit pas attention à ce qu'elle dit par la suite, trop intriguée par "s'en servir comme laboratoire." Elle ouvrit toutes les cabines les unes après les autres pour enfin trouver derrière une cuvette, un petit chaudron contenant une potion. Elle le sortit de sa cachette et l'observa un moment. Puis elle eut un sourire amusé: elle venait de trouver où Granger avait prévu de fabriquer sa potion de Polynectar.
N'espérant rien trouver de plus dans ces toilettes, elle décida de se rendre dans les sous-sols. L'oreille aux aguets et les yeux écarquillés pour percer la pénombre, elle s'apprêtait à descendre le grand escalier quand elle entendit crier à un palier du dessus. Intriguée et légèrement anxieuse, elle monta l'escalier, et tendue écouta. Un frisson la parcourut quand elle perçut à nouveau le sifflement du monstre qui filait rapidement à travers les murs. Inquiète sur ce qu'elle allait trouver, elle continua à monter les escaliers, le coeur battant, pour butter contre un corps quelques marches plus haut. Elle se figea. Malgré la pénombre, elle pouvait voir qu'il s'agissait du corps d'un élève, un appareil photo dans les mains. Que faire? Prévenir quelqu'un? Et comment expliquer sa présence dans les couloirs à cette heure de la nuit? Elle serait immédiatement soupçonnée! Déjà qu'elle n'avait pas oublié le regard de Dumbledore quant on avait trouvé le corps de Miss Teigne...
Son indécision fut rapidement interrompue. Quelqu'un arrivait depuis l'escalier du haut. Le coeur battant à tout rompre, elle se cacha dans un recoin du palier inférieur, avec la crainte que la personne ne sente sa présence. A la lueur de la baguette allumée, elle reconnut le professeur McGonagall qui poussa un cri horrifié en apercevant le corps. Elle se précipita vers l'élève et fit rapidement jaillir une étrange forme argentée de sa baguette qui s'enfonça dans la pénombre des couloirs. Quelques minutes plus tard, Dumbledore arrivait, le visage tendu.
- Merlin! Albus!! Je ne comprends pas! C'est terrible! Un élève de première année!
- Emmenons-le à l'infirmerie."
Aidé du professeur McGonagall, il le souleva et tous deux le portèrent jusqu'à l'infirmerie. Kécile les suivit le plus silencieusement possible à plusieurs mètres de distance. Quand elle arriva à son tour aux portes de l'infirmerie, Mme Pomfresh entrait tout juste.
- Que s'est-il passé? demandait-elle en chuchotant
- Une nouvelle agression. Minerva l'a trouvé dans l'escalier.
- Il y avait une grappe de raisins à côté de lui. Je pense qu'il voulait rendre visite à Potter.
- Pétrifié? demanda Pomfresh.
- Oui, répondit Mcgonagall, mais ... je frissonne rien que d'y penser... Si Albus n'était pas descendu à ce moment-là, qui sait ce qui aurait pu...
Il y eut un long silence, puis Kécile vit Dumbledore se pencher au-dessus de l'élève et retirer l'appareil photo de ses mains figés.
- Vous pensez qu'il aurait pu prendre une photo de son agresseur?
Dumbledore ne répondit pas et ouvrit l'appareil. Un sifflement sortit de l'appareil.
- Fondu, constat Pomfresh d'un air songeur. La pellicule a entièrement fondu...
- Qu'est-ce que cela signifie, Albus? demanda le professeur McGonagall, visiblement inquiète.
- Cela signifie, répondit gravement Dumbledore, que la Chambre des Secrets a bel et bien été ouverte une deuxième fois.
- Mais Albus... qui...
- La question n'est pas de savoir qui, coupa-t-il, mais de savoir comment...
Kécile frissonna. Cela sentait mauvais pour elle. Très mauvais.
J'attends toutes vos suggestions sur ma messagerie, ou si vous voulez y joindre un commentaire qui sera reçu avec grande joie, par le biais d'un review! Vous avez 15 jours!lol! Après si le chapitre est en retard, c'est de votre faute!lol! (oui, je sais, c'est du chantage ça....)
A la semaine prochaine!
