Surprise!

Voici un chapitre supplémentaire en guise de cadeau de Noël!lol! Il est assez court, mais absolument central dans la trame de l'histoire.

En revanche, je suis un peu déçue... Seulement deux suggestions pour le chapitre 15...Snif!! Au vue du nombre de lecteurs, ça fait pas lourd... J'espère que ce chapitre vous incitera à être un peu plus bavard!

Sur ce, bonne lecture et bonnes fêtes!


Chapitre XIV: Lourds secrets

Quelques jours après cet incident, il fut annoncé un club de duel, destiné à entraîner les élèves à réagir à une attaque. Kécile doutait franchement de l'utilité d'une telle opération: on ne se bat pas en duel avec un monstre, et celui qui avait ouvert la chambre des Secrets, quel qu'il soit, n'était probablement pas un débutant en magie noire.

Elle ne prit même pas la peine de se rendre à la première séance. Elle savait se battre en duel, merci bien! Inutile de se faire remarquer une fois de plus.

Cependant, lorsqu'elle entendit le soir même comment les choses avaient tournées, elle regretta presque de ne pas y avoir assister: apparemment, Potter avait révélé sa capacité à parler le fourchelangue, et Rogue avait ridiculisé Lockhart.

Tous les élèves étaient en émoi. Potter était considéré dorénavant par l'opinion générale comme l'Héritier de Serpentard. Ça la faisait doucement rigoler! Les gens pouvaient être d'une naïveté! Le côté positif de la chose, c'était que le véritable Héritier, c'est-à-dire, elle, n'était pas inquiété. En revanche, le responsable de ces attaques courait toujours, et Kécile avait passé en revue tous les élèves sans parvenir à soupçonner l'un d'eux. Le mystère restait complet. Et la menace bien présente.

Peu de temps avant les vacances, une double agression eut lieu. Justin Finch-Fletchley, de Poufsouffle et le fantôme Nick Quasi-Sans-Tête furent retrouvés pétrifiés. Potter, aperçu sur les lieux en même temps que les deux corps, fut immédiatement accusé. Mais Kécile doutait que Dumbledore partageât la même opinion. Elle en eut confirmation le lendemain même quand elle fut convoquée dans le bureau du directeur.

Quand elle entra dans la pièce, elle trouva Dumbledore penché sur le perchoir, entrain de parler à un oisillon. Même ratatiné et fripé, cet oiseau exerçait une véritable fascination sur Kécile. Dumbledore l'incita du regard à le rejoindre.

" Il s'est enflammé hier. Il lui faudra un bon mois avant de retrouver sa forme adulte.

- Durant cette période, qu'advient-il de ses pouvoirs?

- C'est le moment où il est le plus vulnérable. Ses larmes seront toujours efficaces, mais il ne pourra pas s'enflammer pour renaître de ses flammes s'il lui arrive quelque chose.

- Il mourrait?

- Oui.

- Je croyais le phénix immortel.

- L'immortalité n'existe pas, car on est toujours vulnérable. Les plus grandes choses ont leurs faiblesses, et les phénix n'échappent pas à la règle.

Dumbledore alla s'asseoir derrière son bureau et fit signe à Kécile de s'installer en face de lui.

- Je voudrais parler avec toi de ces attaques mystérieuses et de plus en plus inquiétantes. Tu sais sans doute que Harry est considéré comme l'Héritier de Serpentard. Qu'en penses-tu?

- C'est stupide. Je sais bien que Harry parle fourchelangue, mais il est à Gryffondor, pas à Serpentard. De plus, il est ami avec une née-moldu, il n'y a donc pas de raison qu'il s'attaque aux sang-de-bourbe. Et je suis arrivée avant lui sur le lieu de l'agression de Miss Teigne, comme je vous l'ai dit.

Kécile pinça les lèvres et regardant droit dans les yeux Dumbledore, décida de se jeter à l'eau.

- Je ne suis pas idiote. Je sais que vous me soupçonnée, déclara-t-elle d'un ton dur.

- Non, Kécile, je ne te soupçonne pas.

- Alors pourquoi m'avez-vous convoqué?

- Je ne crois pas que tu sois responsable des attaques, mais en revanche, je suis persuadé que tu en sais plus que tu ne le dis.

Kécile continua à le fixer comme pour évaluer sa sincérité. Mais ne voyant que de la franchise dans le regard de Dumbledore, elle finit par baisser les yeux et reconnut à voix lasse:

- Oui, c'est vrai.

- Je voudrais que tu me le dises, Kécile. Cela pourrait nous aider.

Elle hésita un instant avant d'expliquer:

- A chaque fois qu'il y a eu des attaques, j'ai entendu une voix fourchelangue.

- Tu parles le fourchelangue? demanda Dumbledore

- Non, mentit Kécile. Mais il n'y en a pas besoin pour le reconnaître. Je l'ai entendu parler plusieurs fois, cela suffit. Ce qui m'intrigue le plus, c'est que cette voix semble se déplacer dans les murs. Je suppose que c'est le monstre de Serpentard que j'ai entendu, une quelconque espèce de serpent. Quoi que ce soit, ça se déplace vraiment vite. La première fois que je l'ai entendue, lorsque je l'ai suivie, je me suis retrouvée dans les toilettes pour filles hors services du deuxième étage, avant que la voix ne disparaisse.

- Juste à côté de l'endroit où a été retrouvée Miss Teigne.

- Oui.

Dumbledore resta un moment songeur avant de conclure:

- Très bien, Miss Gaunt, je vous remercie de m'avoir confié cela. Je vous demande de venir m'avertir si vous apprenez quoique ce soit. Même si cela ne vous semble pas très important.

- Bien, monsieur.

Kécile se leva et s'apprêta à quitter le bureau, lorsque la main sur la porte, elle se retourna et demanda d'une voix clairement perplexe:

- Professeur... Pourquoi... Pourquoi ne me croyez-vous pas coupable?

Le directeur eut un sourire et répondit d'une voix douce qui lui fit chaud au coeur:

- Pour la même raison qu'Harry. Tu es à Gryffondor, Kécile. Je te fais confiance.

A la suite de cet entretien, Kécile resta sur une curieuse impression jusqu'à la fin du trimestre: l'impression de ne pas mériter la confiance du directeur, et la sensation que cette confiance accordée l'apaisait.

Sa conscience qui avait fini par se taire, recommença à venir l'envahir aux moments les plus inopportuns. Et pourtant, Kécile n'avait vraiment pas besoin de cela à cette période de l'année. Comme l'an passé, elle devait retourner au manoir du Seigneur des Ténèbres pour les vacances de Noël.

Kécile n'avait pas autant d'appréhension qu'à la même époque l'année précédente. Sa seule crainte était que son Père ne l'envoie à nouveau au combat.

Son anxiété fut cependant de courte durée. Lucius, qui vint la chercher avec son fils à la gare de Pré-au-lard lui annonça qu'elle passerait la plupart des vacances au manoir Malfoy, son Maître étant occupé à l'étranger. Kécile n'obtient aucune information quant à l'activité du Seigneur des Ténèbres à l'étranger. Il semblait que cette affaire soit très secrète...

Il n'y aurait pas de raids organisés durant ces vacances. Kécile se sentit soulagée, ces vacances s'annonçaient calmes et reposantes.

Elle n'aurait pas dû.

Cette période allait la marquer à jamais. Elle ignorait que sa vie allait complètement basculer.

Tous commença pourtant dans le plus grand calme, comme elle l'avait supposé. Son séjour chez les Malfoy se passa sans heurts: elle ignora totalement Malfoy qui le lui rendait bien. Narcissa était très occupée en cette période à organiser l'éternel bal du premier de l'an. Quant à Lucius, il passait son temps en réceptions ou au ministère. Kécile avait donc élu domicile dans la bibliothèque. Elle profita aussi de cette période pour rattraper son retard en sommeil.

Le soir de Noël, les Malfoy recevait de la famille. Kécile refusa de participer au dîner familial, et déclara se contenter d'un tranquille repas dans sa chambre et avoua ne pas vouloir veiller. Le lendemain matin, elle ne parut pas. Elle ne voulait pas assister à l'ouverture des cadeaux. Cette scène avait toujours été teintée d'une certaine amertume dans ses souvenirs d'enfance, et elle savait que Narcissa serait mal-à-l'aise. Elle ne descendit que le moment du déjeuner venu.

Le 31 décembre, c'est-à-dire trois jours avant le retour à Poudlard, le Seigneur des Ténèbres la rappela en son manoir.

Comme à son habitude, il l'attendait dans la salle du trône, assis sur l'estrade.

Kécile s'approcha le regard baissé avec respect et crainte, et vint baiser le bas de la robe de son Maître, comme tout mangemort le ferait après une longue absence.

" Alors, Kécile, que se passe-t-il à Poudlard.

- La chambre des Secrets a été rouverte.

- En effet. Et sais-tu comment?

- Non, Maître, je l'ignore totalement. Mais je cherche à comprendre. Pour l'instant, tout le monde, sauf Dumbledore, soupçonne Harry Potter.

Le Seigneur des Ténèbres eut un sourire satisfait.

- Parfait! Et l'amoureux des moldus, qu'en pense-t-il?

- Je ne sais pas, Maître.

- Te soupçonne-t-il?

- Non, Maître, je ne crois pas. Aucun signe ne le montre, assura Kécile.

- Bien. Je ne te demande pas de t'occuper de cette affaire, qui pour l'instant se déroule toute seule sans problème. Je vais te confier une mission de la plus haute importance à laquelle tu devras consacrer toute ton énergie. Si tu réussis, tu effaceras ta trahison au sang de Salazar Serpentard.

Curieusement, Kécile ne s'en sentait pas tellement soulagée...

- Depuis que je m'efforce de rassembler des partisans de la Grande Cause, j'ai toujours eu un adversaire farouche. Contrairement à ce que beaucoup pensent, mon plus grand obstacle jusque-là n'a pas été Harry Potter mais Albus Dumbledore.

Kécile frémit intérieurement.

- Je suis décidé à me débarrasser de cet obstacle. Et c'est à toi qu'incombera cette tâche.

Elle se figea d'horreur.

- D'ici à la fin de l'année, je veux que le monde sorcier annonce la mort d'Albus Dumbledore. Dès que tu l'auras fait, tu pourras quitter Poudlard et rejoindre définitivement les mangemorts. Tu auras l'insigne honneur de recevoir la marque.... Que ce passe-t-il, Kécile, interrogea le Seigneur des Ténèbres d'une voix dangereusement douce. Tu ne sembles pas heureuse de cette mission...

- Maître, je... il s'agit de Dumbledore, tenta Kécile avec désespoir, je... je ne crois pas être capable de le vaincre.

- Il ne s'agit pas de le vaincre, pauvre idiote! claqua le Seigneur des Ténèbres. Il s'agit de le surprendre. Tu maîtrises les impardonnables, tu possèdes suffisamment de connaissances en potions et tu auras le soutien de Severus! Tu ne pourras pas échouer! ... Et je vais m'en assurer personnellement, déclara-t-il en se levant brusquement.

Kécile se ratatina sur elle-même, tremblant de tous ses membres. Son Maître s'approcha d'elle et releva sa tête d'une main glacée.

- Tu vas m'en faire le Serment Inviolable.

Une lueur de panique passa dans le regard levé vers lui. Un regard suppliant et terrorisé.

- Je ne devrais pas être obligé de prendre une telle mesure, Kécile. Mais tu m'y obliges. Ton envoi à Gryffondor et ta réticence lors des combats de cet été me font douter de ton engagement à la Grande Cause. Je dois te remettre dans le droit chemin. Lorsque tu auras accompli ta mission, tout cela sera pardonné et oublié. Je te fais un cadeau rare, Kécile. D'habitude je ne pardonne pas et je n'oublie jamais. Reconnais cette chance à sa juste valeur.

Kécile bloqua toute pensée. Elle ne pouvait pas échapper à son destin. Si elle voulait sortir vivante de cette salle, elle allait devoir prêter le Serment Inviolable de tuer Albus Dumbledore, contrainte et forcée. Elle ne pouvait pas réfléchir plus loin.

D'un geste brusque, son Maître la redressa. Il attrapa une de ses mains tremblantes et posa sa baguette sur leurs deux mains serrées.

" Kécile , déclara-t-il d'une voix glaciale, jure que tu tueras de ta main Albus Dumbledore avant le mois de juillet."

Kécile tenta de répondre, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge. Ses genoux flageolants cédèrent sous elle, et elle tomba au sol, sa conscience lui hurlant de ne pas le faire.

Le Seigneur des Ténèbres émit un sifflement de colère, et lui jeta un bref mais violent doloris. Puis il la redressa à nouveau.

" Nous allons recommencer. Et je te conseille de répondre..." menaça-t-il dans un murmure.

Kécile déglutit avec difficulté. Elle répondit à sa conscience que si elle ne le faisait pas, elle mourrait dans les instants qui suivaient.

"- Doit-on risquer sa vie, pour suivre sa conscience?

- En théorie, oui. Mais peu de gens ont suffisamment de courage pour suivre leur conscience même si cela doit leur coûter la vie. Et peut-on reprocher le manque de courage? Peut-on reprocher d'avoir peur de la mort?"

Elle n'était pas prête à mourir.

- Kécile, jures-tu de tuer de ta main Albus Dumbledore avant le mois de juillet?

-... Oui.

Sa voix était tremblante, mais elle avait répondu. Un mince filet de flammes s'échappa de la baguette du Seigneur des Ténèbres et s'enroula autour de leurs poignets avant de disparaître.

Elle était liée au Serment Inviolable. Elle allait devoir tuer Dumbledore.

Kécile aurait été incapable de dire ce qui se passa dans les 48 heures qui suivirent cette terrible scène. Son cerveau engourdi semblait refuser de penser à quoi que ce soit. Elle était terrifiée. Elle pensait avoir touché le fond de l'horreur.

Elle découvrit rapidement que non.

Le soir qui précédait son retour à Poudlard, elle fut à nouveau convoquée par le Seigneur des Ténèbres. Lorsqu'elle entra dans la salle du trône, Severus était là.

Elle vint s'agenouiller à côté de lui sans lui jeter un regard.

" Bien, Severus, commença le Seigneur des Ténèbres, je vais te confier une mission de confiance. Sois en conscient. J'ai ordonné à Kécile de tuer Albus Dumbledore d'ici à la fin de l'année. Tu devras la seconder. La seconder, pas effecteur la tâche à sa place, est-ce bien clair?

- Oui, Maître, répondit Severus d'une voix parfaitement neutre.

- Cependant, continua-t-il avec une lueur sadique dans le regard, j'aimerais que tu révèles à notre chère Princesse une information importante concernant sa nouvelle cible...

Severus sembla interloqué, puis pâlit brusquement. Kécile fut parcourue d'un frisson de terreur pure. Jamais, elle n'avait vu le froid Severus Rogue perdre ses moyens.

Elle comprit bien vite. Et là, elle sut avec certitude que rien ne pourrait être pire. Rien.

*********

Trois coups discrets furent frappés à sa porte. Agacé d'être dérangé sitôt arrivé dans ses appartements de Poudlard, Severus alla ouvrir la porte, une expression féroce sur le visage. Il se figea en voyant Kécile devant elle. Perdue. Anéantie.

Il lui fit signe d'entrer.

Elle ne s'assit pas. Elle resta immobile au milieu de la pièce, le regard dans le vague et lui ne savait pas quoi dire. Severus Rogue ne savait pas quoi dire. C'était probablement une première. Mais il se serait bien passé de cette expérience, aux vues des circonstances.

Enfin, après un long silence, elle demanda d'une voix sourde:

- Le sait-il?

- Non. Je n'ai jamais eu le courage de le lui dire.

- Vous ne lui direz pas.

- Un jour, je serai peut-être amené à le lui révéler.

- Non! La voix de Kécile était brusquement paniquée. Vous ne pouvez pas lui dire! Personne ne doit savoir! Vous rendez-vous compte de ce qui se passerait si on l'apprenait?!

- Il finira par le savoir un jour...

- Comment?! Vous et moi sommes les seuls à le savoir, n'est-ce pas?

- Si on exclut le Seigneur des Ténèbres, oui.

- Alors ce secret doit mourir avec nous.

Severus soupira.

- Si vous y tenez tant que ça...

- Oui, j'y tiens énormément.

- Très bien. Je ne dirais rien.

- En feriez-vous le Serment Inviolable?

Severus sembla surpris par la question, mais n'hésita pas longtemps.

- Oui.

- Alors faisons-le.

- Vous connaissez la procédure?... demanda Severus intrigué.

- Je la connais, répondit Kécile sombrement.

Et sans un mot de plus, elle lui tendit sa main droite, sa baguette fermement serrée dans l'autre. Il la prit et attendit qu'elle pose la question qui allait sceller son silence.

- Severus, jurez-vous de toujours taire à toute autre personne que moi le secret que vous m'avez révélé?

-Oui, je le jure."

Et à nouveau, Kécile vit courir les flammes qui les liaient à ce serment. Mais cette fois-ci, elles apaisèrent un peu sa terreur.

" Au moins, il ne saura jamais."


Je préviens tout de suite, inutile de s'impatienter, vous ne saurez ce qu'il s'est dit que durant la quatrième partie...

Allez! Si vous m'encouragez, ça devrait pas trop tarder!!lol! (ou comment faire du chatage sans en avoir l'air!lol!)

Sérieusement, j'attends vos idées pour la pièce de Gryffondor, ainsi que votre opinion sur l'avenir sentimental de Ginny qui, la pauvre, va se faire piquer son Harry...

Prochain chapitre: ... ben quand j'aurais enfin réussi à compléter le chapitre 15... A vous que ça soit samedi...