Merci pour votre soutien ;; Finalement j'ai pas la foi d'attendre vendredi, donc je publierai tous les jours parce que why not, et parce que garder un chapitre terminé sur mon ordi sans le lâcher dans la vie sauvage me fruuustre à fond. :'D. Merci pour votre lecture !


— Hum, maman...

Celle-ci, occupée à enfourner ses valises dans la voiture, se tourna vers son fils en essuyant la sueur qui coulait le long de son front. Alors que sa bouche s'ouvrait tout rond, ses yeux se mirent à étinceler d'une lueur fascinée.

— Je te présente Bokuto Kōtarō, annonça Akaashi en attrapant celui-ci par le bras pour le mettre en avant.

— Oh. Ooooooh !

Bokuto s'inclina, un large sourire aux lèvres.

— C'est un plaisir de faire votre connaissance, Mme Akaashi ! Votre fils m'a beaucoup parlé de vous.

Akaashi ignorait où Bokuto était allé pêcher une phrase telle que « c'est un plaisir de faire votre connaissance », plutôt éloignée de son registre habituel, mais il ne réagit pas. Pour l'instant, il se concentrait de son mieux pour ne pas avoir l'air tendu, ce qui, en les circonstances, représentait un exploit.

— Il t'a parlé de moi ? gloussa sa mère, ravie. Allons bon. En bien, j'espère ?

Bokuto acquiesça avec un peu trop d'assurance pour ne pas soulever de suspicions. La mère d'Akaashi éclata d'un rire réjoui.

— Qu'est-ce que tu es grand ! s'extasia-t-elle en lui tapotant la joue, le bras tendu et sur la pointe des pieds. Keiji, tu aurais pu me prévenir !

Il se racla la gorge sans rien répondre. Elle exultait, ça se voyait à des kilomètres à la ronde. Il la soupçonnait de bien s'amuser.

— Combien mesures-tu, Kōtarō-kun ? Au moins 1m90, non ?

Il se passa une main dans la nuque, gêné.

— 1m85.3, corrigea-t-il.

— Oh là là, il n'est pas beaucoup plus grand que toi ! Ça doit être les épaules. Et quels beaux biceps ! Keiji n'en aurait pas de pareils même s'il passait sa journée en salle de musculation !

Merci, maman, se retint-il de dire, mais Bokuto lui tapa dans le dos.

— Akaashi est super tel qu'il est ! s'exclama-t-il.

Quatre yeux se posèrent sur lui. Akaashi déglutit.

— Ah, euh... merci, Bokuto-san.

Bokuto-san ? Vous vous êtes rencontrés quand, hier ?

— C'est que...

Il s'interrompit en voyant son père sortir de la maison, une lourde valise à la main. Bokuto se mit aussitôt au garde-à-vous, déclenchant chez Mme Akaashi un gloussement incontrôlé.

— Ah, tiens, bonjour ! les salua l'homme d'une petite voix fluette, presque chantante.

Il rangea son bagage dans le coffre, frotta ses paumes contre son pantalon, et tendit la main vers Bokuto qui mit quelques secondes à savoir quoi en faire.

— Tu dois être l'invité surprise ! dit M. Akaashi.

C'était un homme de taille respectable, maigre comme un clou, ses cheveux noirs en bataille si désordonnés qu'on l'aurait cru tout juste sorti du lit. Il replaça ses lunettes sur son nez, un grand sourire révélant une dent cassée aux lèvres, les traits aussi illuminés que si on lui avait annoncé la promotion de sa vie. Bokuto opina du chef.

— Ça alors, tu ne ressembles pas du tout à ce que j'avais imaginé ! rit-il. Tu es si...

Il échangea un regard avec son épouse qui termina à sa place :

— Imposant !

Imposant ? Akaashi manqua de s'étouffer. Bizarrement, Bokuto le prit comme un compliment : il se plaqua les mains sur les hanches et rit à pleine voix.

— Je m'attendais à un garçon tout maigre et un peu intello, confia Mme Akaashi, un doigt sur le menton.

— Et voilà qu'on se retrouve avec un grand type viril ! continua M. Akaashi. Quelle surprise !

Akaashi fut pris d'un désir irrépressible de creuser un trou dans le bitume pour y disparaître à jamais. Si ses propres parents réagissaient comme ça, il n'avait certainement pas envie de découvrir ce qui les attendait dans la demeure de son oncle.

— Combien mesures-tu ? demanda son père avec curiosité, et sa femme lui répondit aussitôt :

— 1m85.3, mon chéri. Il fait plus, hein ?

— Virgule trois ? Sportif, hein ? Cette obsession pour les décimales dans les clubs lycéens m'a toujours paru d'une étrangeté extraordinaire.

Mais leur propre obsession pour la taille de leur invité était, par contre, toute naturelle, remarqua Akaashi. Pas étrange du tout.

— On joue dans la même équipe, Akaashi et moi, répondit Bokuto d'un air joyeux.

— Oh, du volley ? s'étonna Mme Akaashi. Tu ne vas pas avoir de problèmes à manquer une semaine d'entraînement ?

Elle ne s'était pas posé la question pour lui. Akaashi grommela quelques mots incompréhensibles. Par chance, personne ne les entendit.

— Je ne manque pas d'entraînement, si je suis avec Akaashi ! Et puis, je n'aurais jamais supporté une semaine entière sans lui, ça fait bien trop longtemps qu'on traîne ensemble.

Akaashi manqua de se plaquer une main contre le front, mais se retint de justesse. Ses parents, par contre, riaient doucement.

— Tu fais partie de l'équipe titulaire ? demanda M. Akaashi.

Bokuto releva fièrement la tête.

— J'en suis l'ace et le capitaine, à vrai dire.

— Le capitaine...

Akaashi faillit s'étrangler. Il attrapa le sac de Bokuto pour le ranger dans la voiture.

— Ah, comprit soudain Mme Akaashi, le capitaine ! Tout s'explique, maintenant. Keiji nous a...

Ledit Keiji les interrompit avant d'avoir à assister au pur et simple assassinat de sa fierté.

— On ne devrait pas y aller ?

Ses parents échangèrent un regard entendu.

— Tu as raison, mon bichon. (Elle insista bien sur ces deux derniers mots, et Akaashi sentit l'embarras lui monter aux joues. Sa mère était un vrai monstre, quand elle décidait de s'y mettre.) Ne traînons pas plus longtemps, ou je vais encore entendre Yukiko pour la soirée entière.

Sa tante Yukiko avait les retards en horreur et ne se privait pas de le souligner à chaque réunion de famille. Akaashi s'autorisa un soupir de soulagement. Il l'avait échappé belle. Un nouveau carnage d'évité.

— Ta famille est super chouette, Akaashi, lui glissa Bokuto alors qu'ils s'installaient à l'arrière du véhicule. Qu'est-ce qui te faisait peur ?

Qu'il se passe exactement ce qui venait de se produire, pensa Akaashi, mais il garda bouche close. Sa mère se mit au volant tandis que son père, le nez penché sur des mots croisés, cherchait un poisson de mer en neuf lettres.

Le début du trajet, pour le plus grand bonheur du passeur, se déroula en silence. Bokuto fredonnait bien l'air des chansons que diffusait la radio, et M. Akaashi marmonnait quelque peu dans sa barbe, mais rien de bien méchant ni insupportable. Le temps d'une minute, Akaashi se prit à penser que ces vacances ne seraient peut-être pas aussi terribles qu'il les avait imaginées.

Une minute seulement. La suivante, sa mère baissait le volume de la radio pour les observer à travers le rétroviseur de ses yeux perçants.

— Alors, Kōtarō, commença-t-elle, comme ça, tu es gay ?

Akaashi se mit à tousser bruyamment, une main sur la poitrine. Heureusement qu'elle n'était pas réputée pour sa subtilité. Bokuto, lui, réfléchit très sérieusement.

— Ah, non, pas vraiment, avoua-t-il. C'est seulement pour Akaashi. Et un peu pour mon meilleur pote, mais seulement un peu, ajouta-t-il à voix basse.

Akaashi sourcilla. Il jugea préférable de regarder le paysage défiler par la fenêtre.

— Il est joli garçon, hein ? lâcha fièrement sa mère, comme si elle l'avait elle-même façonné d'eau et de glaise. Pour être franche, je ne sais pas d'où ça lui vient. Peut-être de son arrière-grand-père. Il ne nous ressemble pas beaucoup, hein, Shinya ?

M. Akaashi acquiesça sans lever les yeux, en marmonnant un : « tout à fait, tout à fait » entre ses dents, le crayon hésitant sur une vinaigrette relevée en sept lettres.

— Je le lui ai toujours dit, poursuivit Mme Akaashi. Il pourrait mettre le monde à ses pieds d'un seul sourire, mais il ne sourit jamais. À force de garder les sourcils froncés, le pauvre enfant va se retrouver avec le front plissé avant d'avoir vingt ans.

— Oh, il sourit, parfois, dit Bokuto.

Le « parfois » était de trop. Akaashi grimaça, illustrant sans le vouloir les propos de sa génitrice.

— Je veux dire, souvent, se reprit Bokuto comme s'il avait lu dans ses pensées.

— Tu dois le voir sous un angle différent du mien, dans ce cas, plaisanta la conductrice. Enfin, je suppose que tu dois avoir tes propres astuces, et probablement bien plus d'angles à découvrir que moi, même si j'en ai vu beaucoup.

Elle avait dit ça avec un clin d'œil si peu subtil qu'Akaashi vit Bokuto s'agiter légèrement. Il appuya le front contre la vitre, priant tous les dieux du ciel pour arriver sur place avant que la conversation ne glisse vers des chemins sur lesquels il n'avait aucune envie de s'aventurer.

— Je suppose que tu dois être un peu nerveux à l'idée de rencontrer toute la famille, fit-elle au bout d'un moment, et Akaashi se sentit parcouru d'une vague de soulagement. Nous sommes plutôt nombreux, j'espère que tu ne t'y perdras pas trop.

— Ça va, répondit Bokuto, j'ai l'habitude. Et puis, j'ai étudié qui était qui avant de venir !

Il les avait étudiés ? Akaashi lui avait bien laissé une liste pour le préparer à l'épreuve à laquelle ils seraient tous deux confrontés, mais il ne s'était pas attendu à ce qu'il y jette un œil, encore moins à ce qu'il la mémorise. Sa mère elle-même paraissait impressionnée.

— Vraiment ? Dans ce cas, tu sais me citer le nom de mes frères et sœurs ?

Ils fusèrent sans un instant d'hésitation.

— Erina, Mashiro, Junji et Yae, mais les trois premiers n'ont pas le même père que vous et Yae.

Akaashi resta bouche bée.

— Oh oh, je vois qu'on a bûché son sujet ! Je vais te trouver plus compliqué. Mmh... qui est Sakurako ?

Akaashi lui-même n'en était pas certain ; il ne devait avoir entendu son nom que deux ou trois fois au cours de son existence. Bokuto répondit :

— C'est la fille du cousin... non, la petite-fille du frère du mari de votre sœur Yae.

— Joli !

— Je ne savais pas que Shun avait un frère, commenta M. Akaashi. Impressionnant.

Il avait fallu à M. Akaashi plus de trois ans complets avant de pouvoir réciter les noms des multiples frères, sœurs, cousins, oncles et tantes de son épouse. Les retenir en un seul week-end avait tout d'un tour de force ; il fallait vendre au diable plus qu'une âme pour y parvenir aussi facilement.

— Tu as une bonne mémoire, Kōtarō !

Bokuto la remercia. Akaashi, de son côté, savait qu'il n'en était rien. Il allait faire un commentaire quand il se retrouva soudain assailli d'une nausée aussi fulgurante que désagréable ; il plaqua une main sur sa bouche, l'estomac retourné, et pria pour que sa mère ait la bonne idée de s'arrêter sans qu'il ait à lui parler — il n'était pas bien sûr de ce qui pourrait s'échapper de ses lèvres s'il avait le malheur de les entrouvrir maintenant.

— Oulah, Akaashi ! Madame, je crois bien qu'il est...

Mme Akaashi jeta un coup d'œil par-dessus son épaule puis s'écria :

— Keiji, tu n'as pas pris tes médicaments ?

Il secoua la tête. Par chance, ils n'avaient pas encore atteint l'autoroute ; elle se rangea dès qu'elle trouva un endroit propice, laissant Akaashi se précipiter hors de la voiture pour inspirer une bouffée d'air frais et, il l'espérait, calmer son système digestif avant qu'il ne décide de le trahir de manière officielle en repeignant ce triste morceau de route de la couleur de son repas du matin.

— Je ne savais pas que tu avais le mal des transports, commenta Bokuto en passant sa tête par la fenêtre. Tu veux de l'aide ?

— Ça ira, réussit-il à articuler, tout en pensant qu'il ne tiendrait pas une seconde de plus à l'intérieur de cette voiture au milieu d'une caniculaire journée d'été comme celle-ci.

Son père descendit de la place passager pour lui tendre une bouteille d'eau et un paquet de pilules qu'il avait sorti de la boîte à gants.

— Trop impatient à l'idée de partir ? commenta-t-il tandis que son fils enfournait un des médicaments dans sa bouche avec reconnaissance.

Il acquiesça vaguement. À vrai dire, il avait simplement voulu conserver l'esprit clair le temps du trajet — le traitement l'endormait si vite et si bien qu'il n'aurait eu aucune chance de garder un œil sur les échanges de sa mère et de Bokuto s'il les avait absorbés au moment où il était supposé le faire.

Il retourna dans la voiture dix minutes plus tard, céda au sommeil sans prendre la peine de lutter et, lorsqu'il se réveilla enfin, le véhicule était à l'arrêt, garé sous un grand arbre d'un vert saisissant, presque trop éclatant pour être vrai. Des bribes de conversations lui parvenaient du dehors. Des éclats de rire.

Oh non, pensa-t-il. Ça y est. C'est parti.

Il s'appuya sur la portière de la voiture et manqua de tomber à la renverse quand on l'ouvrit de l'extérieur. Le visage de Bokuto se pencha jusqu'à lui.

— T'es réveillé ? demanda-t-il.

— À ton avis ?

— Je dirais que ouais, mais Norie jure que ça compte pas si t'as pas pris ton café du matin.

Norie ? Depuis quand appelait-il sa mère par son prénom ?

Il se passa une main sur le visage, encore un peu barbouillé, et accepta l'aide de Bokuto à contrecœur. Il détestait se réveiller après un sommeil artificiel comme celui-là ; il en gardait la bouche pâteuse et des morceaux de pensées disparates qui refusaient de se lier les unes aux autres pour former des phrases rationnelles.

La pire épreuve, toutefois, était encore à venir. Elle se présenta sous la forme de deux bras puissants enroulés autour de ses épaules à l'en étouffer.

— KEIJI ! hurla une voix qu'il identifia immédiatement comme étant celle de son oncle Mashiro, un homme immense à qui personne n'avait jamais appris la notion d'espace personnel et de respect des libertés d'autrui. Quel plaisir de te voir !

Il finit par le laisser s'échapper pour foncer sur M. Akaashi qui lui souriait, manifestement mal à l'aise, prêt à se briser comme une brindille sur laquelle on aurait marché un peu trop violemment.

Puis l'oncle Mashiro revint à son neveu pour lui donner un coup de poing sur l'épaule, ce qui était sa façon à lui de dispenser son affection.

— Alors, gamin, comment va la vie ? L'école ? Le sport ? Toujours obsédé par le volleyballe ? (Il prononçait ça comme on aurait prononcé « procès-verbal », et personne ne se fatigua à le corriger — de toute façon, il n'en aurait rien retenu.) Et qui est ce jeune homme ? Un ami à toi ? Norie m'a dit qu'elle avait emmené un invité surprise, j'ai bien cru qu'elle avait eu un nouvel enfant sans me le dire ! Tu imagines ? Encore un peu, et je l'annonçais à toute la famille, mais Yukiko m'a obligé à attendre votre arrivée pour être sûr. Elle jure que ta mère est trop vieille — ridicule, n'est-ce pas ?

Sa mère avait cinquante ans tout ronds.

— Je ne sais pas, peut-être...

Puis, vu le regard insistant de Mashiro pour Bokuto, il s'éclaircit la gorge :

— Bokuto Kōtarō. Mon, euh...

Il sentit son palais s'assécher.

— Son petit ami, se présenta Bokuto d'un ton joyeux.

Sa capacité à conserver le sourire en toutes circonstances — enfin, relativement parlant — avait un petit quelque chose d'intimidant. Les yeux de Mashiro s'élargirent comme des soucoupes. Puis il posa les mains sur les épaules d'Akaashi pour le secouer d'avant en arrière, sans faire grand cas de sa brutalité naturelle.

— Ça alors, Keiji ! Et tu n'en avais rien dit à ton précieux tonton !

Il ne lui laissa même pas le temps de parler ; déjà, il avait attrapé Bokuto par la nuque en s'exclamant :

— Bokuto Kōtarō, hein ? Bienvenue chez moi ! J'espère que t'es prêt à passer la meilleure semaine de ta vie !

Bokuto lui répondit quelque chose qu'Akaashi n'entendit pas. Son attention s'était focalisée ailleurs : au loin, sa grand-tante Mariko, une vieille femme aux longs cheveux gris et au regard de faucon s'avançait vers lui en levant les bras au ciel.

— Kei-kun ! Je viens d'apprendre de ma nièce qu'elle avait osé ramener son futur gendre sans nous en adresser un seul mot !

Le futur gendre en question s'empourpra ; par effet de miroir, Akaashi rougit à son tour, un juron au bord des lèvres. Mashiro éclata d'un rire tonitruant.

— Tiens, Mariko ! Voilà qui rend la situation on ne peut plus cocasse ! Comment tu vas le lui expliquer, hein ?

La grand-tante Mariko se planta face à Akaashi. S'il la dominait d'une bonne tête, elle ne l'en impressionnait pas moins. Ses sourcils étroitement froncés laissaient présager un avenir déplaisant.

— Tu aurais pu nous dire que tu ne venais pas seul ! le réprimanda-t-elle.

— Je croyais que maman l'avait fait, s'expliqua-t-il d'une voix désespérément faible.

— Norie ! Évidemment, je suis sûre qu'elle trouve ce genre de situation très amusante. Toujours la première à faire des plaisanteries. Je jurerais que la moitié des bêtises dont j'ai été témoin dans ma vie étaient son œuvre.

— Les autres étaient de moi, souffla Mashiro à Bokuto, mais tout le monde l'avait très bien entendu et les yeux de Mariko lancèrent des éclairs.

— Ce n'est pas drôle, Mashiro. Que va-t-elle penser, maintenant, si elle voit notre Keiji arriver avec... comment tu t'appelles, toi ?

— Kōtarō, répondit Mashiro à sa place.

— Avec ce garçon, poursuivit Mariko comme si elle n'avait rien entendu. Et moi qui lui avais promis des vacances formidables...

Akaashi aurait tiré la même tête si on l'avait brusquement aspergé d'un seau d'eau sale. Mariko ne pouvait tout de même pas parler de...

Soudain, il était saisi par le bras, et Mashiro attrapa Bokuto à son tour pour l'emmener à l'intérieur de la propriété.

Incapable de trouver une façon polie de protester, Akaashi se laissa guider à travers les couloirs et les pièces qui défilaient les unes après les autres pour être finalement relâché dans ce qui ressemblait à un petit salon traditionnel, quelques coussins posés au sol autour d'une table basse de bois verni, devant laquelle était installée une jeune fille aux cheveux châtains qui se retourna en les entendant arriver.

Le sang d'Akaashi se glaça dans ses veines. À côté de lui, il sentit plus qu'il ne vit Bokuto s'immobiliser d'instinct. Une seconde resta suspendue dans le vide, un moment de silence que nul ne se permit de briser.

La jeune fille se releva, un sourire penché aux lèvres, et s'inclina légèrement devant eux pour les saluer, sans jamais les quitter des yeux.

— Keiji, et... enfin, quel que soit ton nom, déclara Mariko, je vous présente Shirofoku Yukie.

Le regard de celle-ci se mit à briller d'une lueur retorse. Elle n'avait pas cessé de sourire lorsqu'elle ouvrit la bouche :

— Je crois, dit-elle, que nous n'avons pas besoin de nous présenter.

Ainsi, l'enfer gagna un second pavé.


Pour si jamais, Shirofoku est aussi connue sous le nom de "la manager qui mange 4 onigiris d'un coup tkl" au camp de Tokyo. lol. La famille d'Akaashi est wild af. Et grande. GRANDE. Get ready.

Merci d'avoir lu ! Vos reviews sont ma source de motivation, alors n'hésitez pas à en laisser une en passant :). Surtout que comme ça j'peux vous pleurer dessus par MP mdr de lol. À demain. Hihi. Si j'ai la foi.

(Je suis au chapitre 4, plus que 8. :D)