Yoooo :D Merci pour votre lecture et vos reviews, ça me fait grave plaisir, je vous aime d'amour.
Ecrire cette fic me rappelle pourquoi je n'écris jamais une seule fic d'un coup, lol. J'ai tellement envie d'avancer dans mes autres trucs c'est la tortuuuure. ;; Bref, c'est parti.
UP : sorry, bug, j'ai dû réuploader. Mais oui c'est toujours le même chapitre. Haha :D
Ils étaient installés au fond d'une pièce sombre et exiguë, à l'abri des regards, dans la plus parfaite immobilité. Bokuto, pour une fois, fut le premier à bouger ; Shirofoku, néanmoins, l'empêcha d'un geste de prendre la parole.
— Je ne sais même pas par où commencer, dit-elle.
Ses yeux passaient de l'un à l'autre. Akaashi se plaqua les mains sur le visage, certain de décéder dans l'instant. C'était trop pour son cœur — il avait toujours eu du mal à traiter avec la honte, et celle-ci s'agitait devant lui avec un clin d'œil provoquant.
— Akaashi et Kōtarō, ajouta-t-elle. Tous les deux dans cette sympathique demeure de montagne pour une semaine de vacances bien méritées. Seuls. Loin de regards. Loin de tout.
— Shirofoku-san, commença Akaashi, mais elle le fit taire d'un sourire carnassier.
— Vous m'aviez caché ça ?
— On t'a rien caché du tout, protesta Bokuto. Comment on aurait pu savoir qu'on te trouverait ici ? C'est dingue, d'ailleurs.
— Le hasard, je suppose. Le monde est petit. Ça fait un moment qu'Hayashi-san est une bonne cliente de ma famille. Je savais qu'elle voulait me présenter quelqu'un, mais si j'avais imaginé qu'elle tenterait de me maquer avec Akaashi...
— Hayashi-san ? s'informa Bokuto.
— C'est son nom de femme mariée, expliqua Akaashi à voix basse.
— Enfin, trancha la jeune fille, ça ne règle pas la question.
— Quelle question ?
Shirofoku se pencha légèrement en avant.
— Ça dure depuis longtemps ?
— Quoi ? fit Bokuto.
— Eh bien, vous êtes ensemble, non ?
La réaction ne se fit pas attendre. D'une même voix, le capitaine et son passeur répondirent :
— Oui.
— Non !
Ils échangèrent un regard. Shirofoku haussa les sourcils.
— Ce serait peut-être une bonne idée de vous mettre d'accord sur la question. (Puis, comme aucun des deux n'ouvrait la bouche, elle ajouta :) Je sens que l'équipe va être ravie de l'apprendre. Konoha adore les potins.
— On n'est pas ensemble, affirma précipitamment Akaashi. C'est pas ce que tu crois.
Elle étendit les jambes.
— Je vous écoute, mes poussins. Mettez-moi dans la confidence.
Akaashi soupira. Elle ne lui laissait pas beaucoup de choix. Il pinça les lèvres.
— D'accord. Très bien.
Elle bâilla ouvertement.
— J'attends.
— Mes parents et toute ma famille refusent de croire que je... ne suis pas intéressé par les filles.
Elle sourcilla.
— Tu peux dire gay, tu sais. C'est pas un gros mot, que je sache. Continue.
Il renifla avec irritation.
— Quoi qu'il en soit, ils sont persuadés que j'ai raconté ça pour qu'ils me laissent tranquille, ce qui est faux, et ont donc décidé de m'organiser cette super semaine de vacances pour me trouver une fille à marier.
— Et la fille en question n'est pas à tes convenances ?
Il lui lança un regard noir.
— Je suis gay, nom d'un chien. Pourquoi personne ne me croit ?
— Moi, je te crois, dit Bokuto en croisant les bras derrière la tête.
— Il vaudrait mieux, releva Shirofoku. Et du coup, c'est quoi, le plan ? Vous bécoter de temps en temps en public pour qu'ils arrêtent de te coller au train ?
— C'est l'idée... vaguement...
Même s'il espérait pouvoir faire l'impasse sur la partie « se bécoter », que ce soit en public ou non. Il ne fallait pas exagérer.
Il évita soigneusement le regard de Bokuto.
— Woah, vous êtes vraiment... (Elle se tut un instant, puis décida de changer de tactique.) Pourquoi Bokuto ?
— Qui d'autre ? rétorqua celui-ci. Akaashi n'allait quand même pas m'abandonner là-bas tout seul ! Et puis, je suis le candidat idéal. Le gendre idéal. Ses parents m'adorent déjà, conclut-il fièrement.
— Toi ?
Son ton était plus que sceptique. Bokuto croisa les bras.
— Pourquoi pas ? Je suis idéal, pas vrai, Akaashi ? Beau gosse et tout et tout.
Akaashi et Shirofoku s'entre-regardèrent.
— Hé, c'était quoi, ça ! Vous êtes pas d'accord ? Akaashi !
— Bien sûr, Bokuto-san.
Bokuto prit une mine profondément choquée.
— Pourquoi t'es méchant avec moi, d'un coup ? Alors que je t'aide gracieusement à garder ta dignité !
— T'es sûr que tu l'aides pas à la perdre ? ironisa Shirofoku.
Bokuto faillit répondre, puis il regarda ailleurs, soudain passionné par une vieille toile d'araignée qui pendait tristement au mur. Akaashi se tourna vers la manager.
— Je ne voyais pas bien à qui demander d'autre, dévoila-t-il. C'était la meilleure solution. Et puis, on ne peut pas se permettre de perdre une semaine d'entraînement.
— Je suppose que le coach était content de le laisser partir.
— C'était ça ou l'apocalypse. On ne peut pas dire qu'on lui ait laissé le choix.
— Vous avez votre matériel ?
— Évidemment. Et le gymnase de la ville d'à côté est ouvert tous les jours, j'ai vérifié. Tu nous accompagneras ?
— Je ne vais certainement pas rester avec tes multiples cousins toute la journée, en tout cas. Hayashi-san m'a dit que t'en avais un qui jouait, c'est vrai ?
— Akihiko ? Laisse tomber, il ne vaut pas grand-chose.
— S'il peut nous aider, note... enfin, on verra bien demain, je suppose. J'ai compris que la plupart des membres de ta famille n'arrivaient qu'à ce moment-là.
— J'imagine. Au fait, ma mère m'a dit que la fille que je devais rencontrer avait joué au volley au collège...
Shirofoku rejeta une mèche de cheveux derrière son épaule.
— Elle est bien renseignée.
— Je n'étais même pas au courant. Quel poste ?
— Libéro !
— Ça alors.
— T'as vu ? Enfin, j'ai abandonné après ma troisième. Problème de genou. De toute façon, ça ne m'amusait plus trop. C'est bien plus drôle de vous espionner toute la journée.
Ils se mirent à rire. Les jambes repliées vers lui, Bokuto grommela.
Akaashi se morigéna. L'esprit encombré, il avait oublié ce genre d'inconvénient inhérent à la personnalité capricieuse du capitaine. Il interrogea Shirofoku du regard ; elle haussa les épaules.
— Un problème, Bokuto-san ? demanda-t-il d'une voix calme.
Celui-ci l'ignora superbement. Akaashi prit sur lui de ne pas lever les yeux au ciel — Bokuto ne le lui aurait jamais pardonné, et il n'était pas prêt à passer trois jours à tenter de le ragaillardir de cent façons différentes avant d'enfin tomber sur celle qui conviendrait. Il posa une main sur son épaule.
— Merci d'être venu m'aider, déclara-t-il, incapable de trouver mieux. Ça représente beaucoup pour moi. Je te revaudrai ça.
Pas de réaction. Ça ne fonctionnait pas des masses. Il réfléchit. Shirofoku mima le geste de passer ; Akaashi s'assit en tailleur, les jambes un peu douloureuses, et tenta le coup.
— Et puis, j'aurais jamais pu m'entraîner sans toi, poursuivit-il. Je veux dire, aucun attaquant à ma connaissance ne pourrait t'arriver à la cheville, alors m'entraîner avec un inconnu, tu sais...
— C'est vrai ? dit soudain Bokuto en relevant la tête.
— Quoi ?
— Qu'aucun attaquant ne m'arrive à la cheville.
— Ben, oui. Tu n'es pas dans le top cinq (il insista lourdement sur le terme) du pays pour rien, après tout.
— C'est pas si facile de trouver de bons spikers, tu sais, le soutint Shirofoku. Surtout par les temps qui courent.
Aucun d'entre eux ne savait ce que « les temps qui courent » venaient faire là-dedans, mais personne n'eut la bonne idée de poser la question.
— C'est clair, opina Akaashi. Je ne pourrais rien faire du tout, sans ton aide. Je serais juste coincé ici, à m'ennuyer à mourir au milieu des bois.
Le regard de Bokuto s'éclaira d'une lueur nouvelle.
— Vraiment ?
— Vraiment. J'aurais pu inviter personne d'autre, pour être honnête.
Ce n'était pas exactement honnête, mais ça s'en rapprochait, au moins. Bokuto lui tapa dans le dos.
— C'est rien, Akaashi ! Je serai là pour te prêter main-forte en toute circonstance ! Et puis, t'as raison. Je m'entraînerai deux fois plus. Quand on reviendra, on se sera tellement améliorés que le coach demandera à nous envoyer en stage pour le reste des vacances !
Shirofoku sourit ; Akaashi acquiesça.
— Bien, approuva-t-elle. C'était effectivement le meilleur choix à faire. Cela dit, je suis curieuse de savoir comment vous allez vous en sortir.
Brusque retour à la réalité. Akaashi joua nerveusement avec les doigts de sa main droite.
Au cours de cette semaine, une bonne vingtaine de paires d'yeux serait en permanence fixée sur eux, guettant le moindre signe de faiblesse, le moindre faux pas. Ils n'avaient pas droit à l'erreur. Certainement pas avec une famille comme la sienne. Il se sentait comme une chèvre tremblante obligée de faire la morte au milieu de la cage aux lions. Bien que... les lions n'étaient-ils pas aussi charognards, quand l'occasion s'y prêtait ? Il frissonna.
— Bah, ça ira ! lâcha Bokuto. On s'en sortira, hein, Akaashi ?
— Oui...
Probablement. Si le ciel était avec eux. Si chacun des membres de sa chère famille était pris d'une crise de cécité et que Bokuto ne laissait rien échapper et qu'Akaashi ne regardait pas sa mère dans les yeux et que Shirofoku ne vendait pas la mèche en échange d'un bon repas gratuit. Aucune raison que tout n'aille pas exactement comme prévu. Absolument aucune chance pour qu'une poussière vienne enrouer le mécanisme.
Aucune.
Il se redressa, une main dans la nuque. Il verrait bien plus tard comment le vent tourne. Au pire, ils aviseraient. Il devait exister des façons de dompter des lions, aussi terrifiants et affamés soient-ils.
— Bon, on devrait y retourner avant qu'ils commencent à conjecturer sur notre compte, dit-il. Parce que, croyez-moi, ils le feront.
Bokuto sauta immédiatement sur ses pieds ; Shirofoku, elle, ne bougea pas d'un pouce. Akaashi haussa les sourcils.
— Nous n'avons pas parlé de ma compensation, signala-t-elle.
— Ta compensation ? De quoi ? demanda Bokuto.
Le regard de la jeune fille s'assombrit ; son visage se fendit d'un sourire maléfique.
— Vous ne croyiez tout de même pas vous en tirer aussi facilement ?
— Quoi ?
— Petit un : mon silence ne s'achète pas avec une simple conversation. Petit deux : on m'avait promis la compagnie d'un charmant jeune homme avec qui passer une semaine à flirter en toute impunité, et voilà que je me retrouve avec vous deux ; sans vouloir vous vexer, ça change un peu mes plans, et je ne suis pas sûre que ça me plaise. Petit trois : Bokuto me doit encore 3200 yens dont je crains de ne plus jamais voir la couleur : c'est l'occasion rêvée de les lui demander. Alors, je pose la question : où est ma compensation, dans tout ça ?
— Je te dois pas 3200 yens ! s'insurgea Bokuto. Maximum 2500.
— Les intérêts grimpent en flèche.
— De 700 yens ? Tu te fiches de moi !
— Les cours de la bourse fluctuent en permanence, mon bichon. On ne t'a pas appris ça au cours d'économie ?
Naturellement, Bokuto n'assistait à aucun cours d'économie, mais Akaashi le vit tout de même tenter de se remémorer cette séance en particulier.
— Qu'est-ce que tu entends par « ton silence » ? demanda le passeur, parfaitement conscient du fait qu'il n'aimerait sûrement pas la réponse à cette question.
— J'ai un smartphone, le Wi-Fi, et une terrible envie de me distraire. Vous savez ce que ça signifie ?
— Que tu vas passer ton temps à regarder des vidéos de chat sur YouTube ? tenta le capitaine avec une note d'espoir un brin touchante.
Elle sourit plus grand.
— Je pensais plutôt à offrir à l'équipe un roman-photo illustrant votre superbe aventure.
— Hein ? Mais...
— Je l'intitulerai : « Scandale à la montagne avec la crème de Fukurodani ». Vous en pensez quoi ?
Le visage d'Akaashi se décomposa. Bokuto, lui, croisa les bras, les sourcils froncés.
— Pourquoi tu ferais ça ? C'est pas très cool !
— Konoha voulait que je lui fasse parvenir les pires détails de ma semaine de vacances, en échange de quoi il me tenait au courant des derniers ragots de l'équipe. J'ai promis.
— Tu ne vas pas faire ça ! s'exclama-t-il. Yukie !
— Je tiendrai peut-être ma langue si je récupère ce qui m'est dû.
— Mais j'ai pas un rond, moi. Pitié ?
— Mmmh... non. Akaashi ? Quelque chose à proposer ?
Son esprit tournait à toute allure. Il se mordilla le bout des ongles, évaluant les possibilités qui s'offraient à lui.
— J'ai pas mal de cousins, essaya-t-il vaguement. Pour le côté rendez-vous. Quoique, en dehors d'Akihiko, la plupart sont déjà mariés...
— Ça ne m'intéresse plus, de toute façon. Autre chose ?
— T'auras de la bouffe gratuite tous les jours. Et à volonté.
— Intéressant... mais pas suffisant. Et puis, c'était prévu.
— Ma tante Erina est pâtissière de profession. Elle ne fait pas grand-chose aux repas de famille, mais je peux la convaincre...
— C'est tout ?
— J'ai une PSP. Pour les jours où tu t'ennuies.
— Hun hun. Et ?
Il s'agita. Shirofoku était bien plus dure en affaires qu'il ne l'avait imaginé.
— Je connais certaines choses...
Elle se redressa un peu.
— Quel genre de choses ?
— Si Konoha te vend les secrets de l'équipe, je suppose qu'il ne te laisse pas effleurer les siens.
— Tu en connais ?
— Eh bien...
— J'en connais tout plein, moi, intervint Bokuto. On est partis en voyage scolaire, l'année dernière, tu te souviens ?
Elle hocha lentement la tête.
— Je croyais qu'il ne s'était rien passé de spécial.
— Un peu, qu'il s'est passé des trucs ! Des tas de trucs, même !
Elle mordait à l'hameçon ; si Bokuto parvenait à la ferrer, ils auraient une chance de s'en sortir indemnes.
— Je peux te citer ses pires hobbys, poursuivit le capitaine en passant un bras autour de son épaule. Je peux même te décrire son pyjama. T'as déjà été dans sa chambre ? Parce que, moi, oui. Et, crois-moi, il y a pas mal de choses à raconter.
Elle se caressa lentement le menton.
— Mh... très bien, tu m'as convaincue. Mais ne crois pas que je renonce au remboursement. 3200 yens, Kōtarō.
— D'accord, ça marche.
— Vendu, dans ce cas !
Elle inspira une grande bouffée d'air, un sourire aux lèvres.
— Je savais que j'adorerais faire affaire avec vous !
Les garçons ne prirent pas la peine de faire le moindre commentaire. Ils sortirent de la pièce en silence.
— Au fait, Kōtarō, l'interpella Shirofoku, un avant goût de ce que je peux espérer gagner ? Sur Konoha, je veux dire.
Il réfléchit.
— Il collectionne les goodies de Magical Girls.
— Vraiment ?
— Et pas qu'un peu. Je parle posters, tasses, sets de table, figurines, pommeau de douche. Littéralement tout ce que tu peux imaginer. Ça doit valoir une petite fortune.
Elle ricana.
— Je savais que partir serait une bonne idée. Il va vous détester.
— Et la protection des témoins ? souleva Akaashi.
— Je dirai que je tiens tout d'une petite fée malicieuse, ne vous en faites pas. Vos noms ne seront jamais mentionnés dans la conversation.
Lorsqu'ils rejoignirent le salon, Shirofoku semblait d'excellente humeur. Soulagée, la grand-tante Mariko ouvrit les bras.
— Alors, tout est réglé ? demanda-t-elle en lorgnant Bokuto qui, trop occupé à détailler la décoration, ne la remarqua pas.
— C'était juste un petit malentendu, répondit Shirofoku en s'installant face à elle, bientôt imitée par les deux adolescents.
— Alors, tu abandonnes ? s'étonna Mashiro. Quelle tristesse !
— Moi qui espérais pouvoir assister à une rude compétition, soupira Norie. Je croyais que la main de mon fils était plus compliquée à gagner.
Alors elle l'avait vraiment fait exprès ; comme quoi, les hyènes avaient apparemment suffisamment évolué pour apprendre la transmutation et prendre une apparence humaine. Ça la faisait beaucoup rire, bien sûr. Ça ne faisait pas rire Akaashi.
— Oh, mais je n'ai pas dit que j'avais renoncé, dit la manager.
Le sourire qu'elle adressa à ses coéquipiers laissait présager le pire. Akaashi secoua brusquement la tête en signe d'avertissement. Bokuto, lui, fronçait les sourcils.
— Tu ne vas quand même pas essayer de..., commença-t-il, mais elle passa un bras autour des épaules du passeur pour enfoncer son index dans sa joue.
— On parle d'Akaashi, déclara-t-elle en se tournant vers le capitaine. Le Akaashi. Tu sais qu'il a été élu plus beau mec de l'académie durant un conseil secret ?
Un conseil secret ? Elle devait plaisanter.
— Je devrais me sentir insulté, marmonna Bokuto.
— Les muscles et les teintures bizarres ne font pas tout, Kōtarō. Certaines préfèrent les garçons un peu plus sophistiqués.
Mashiro siffla, impressionné. Norie et son mari, eux, riaient sous leur cape, tandis que Mariko opinait du chef avec satisfaction.
— Aucun risque que je laisse passer cette chance. Et puis, je le connais. Ce n'est même pas comme s'il pouvait simuler un mauvais caractère.
— Tu rêves, lança Akaashi.
— Adorable. Pas vrai, Kōtarō ?
— Est-ce que t'es en train de me lancer un défi ?
Elle se laissa aller en arrière, les yeux levés vers le plafond, puis revint vers lui, une aura néfaste l'entourant comme une auréole ténébreuse.
— Oh non, Kōtarō. Je suis en train de te déclarer la guerre.
— Tu rigoles !
— Tu crains de ne pouvoir conserver l'attention d'Akaashi ?
— Il ne me laisserait pas tomber, pas vrai ?
Ainsi pris à témoin, Akaashi mit un instant avant de balbutier :
— Ah, euh, n —
— Un cœur est facile à voler. J'ai beaucoup de qualités à faire valoir.
— Il est gay. Ta poitrine ne l'intéresse certainement pas !
— Je ne parle pas de ma poitrine. Je parle de mes multiples qualités intrinsèques. Mais je suis sûre que tu as de quoi te défendre.
— Akaashi est déjà pris, Yukie. Par moi.
Elle lui adressa un clin d'œil complice.
— Oh, je sais. Mais on peut bien s'amuser de temps en temps, non ? Et puis, si tu es tellement sûr de toi, ça ne devrait pas t'inquiéter. N'est-ce pas ?
— Bien sûr que non !
— Alors c'est d'accord. Une semaine pour mériter son beau visage angélique.
Akaashi s'étrangla.
— Quand tu veux, la provoqua Bokuto. On sait tous que tu n'as aucune chance, de toute façon.
— Aucune, vraiment ?
Tous les regards se tournèrent vers Akaashi ; celui-ci ouvrit et referma la bouche dans une parfaite imitation des carpes qui nageaient paresseusement dans le petit étang du jardin.
— Eh bien, dans ce cas, c'est décidé ! statua Mashiro en frappant ses paumes l'une contre l'autre. Deux adversaires, un cœur à conquérir, une tragédie romantique, exactement l'idée que je me fais d'une bonne semaine de vacances en famille ! Que les concurrents se serrent la main et, surtout, que le meilleur gagne !
Bokuto se leva. Shirofoku l'imita et tendit la main vers lui.
— Sans rancunes, Kōtarō. Ne t'en fais pas, on trouvera une façon de réparer ton cœur brisé.
Il la serra.
— T'espères !
Elle lui sourit.
Ainsi scellèrent-ils le destin d'Akaashi.
Vous savez comme c'est dur d'écrire un BokuAka quand votre cerveau murmure « BoKuroo » à votre oreille toutes les 30 secondes ? Arghhhh. Il a tellement envie de fuir ses responsabilités qu'il me fournit aussi des scénar AkaKuro (de KnB), wtf. Genre. KnB. Le truc que j'ai plus vu depuis au moins un an. WHY.
Merci d'avoir lu ! On se revoit demain avec un chapitre ultra long parce que j'ai pas su m'arrêter, haha. :D Plus que deux chapitres à écrire et j'ai atteint mon quota. *pleure*
