La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).
Cependant, l'histoire m'appartient.
Le soleil se levait et éclairait par la fenêtre la petite chambre de Tsuna. Aveuglée, elle se cacha un premier temps sous les couvertures avec un petit grognement, avant de s'habituer à la faible lumière qui pouvait encore passer par les draps. Enfin, elle les enleva, car elle commençait à s'étouffer de chaleur. Elle s'étira tranquillement avant de se lever et se préparer : elle enfila ses habits d'hier, puis tenta de se brosser les cheveux ; en vain. Finalement, elle poussa un soupir et laissa ses mèches rebelles allaient où elles le voulaient. L'ange rassembla ses affaires et descendit au rez-de-chaussée.
En bas, il y avait uniquement les deux mêmes hommes de la veille : le gérant et Reborn. Alors que le barman s'éclipsa derrière la porte, de l'autre côté du comptoir, pour chercher quelque-chose, le Dragonnier buvait son café doucement, jetant un rapide coup d'œil à la demoiselle une fois son verre finie. Il lui adressa un petit sourire narquois.
- Alors, on fait la grasse matinée ? demanda-t-il d'un ton innocent. On risque pas d'aller très loin, comme ça.
Elle rougit jusqu'aux oreilles avant de tenter de lui faire une réponse valable.
- Euh... j'ai l'habitude de me lever à cette heure...
Elle l'aurait pu en rester là, mais le sourire de l'homme au fédora s'accentua à la réponse et gêna l'ange d'autant plus.
- Enfin ! S'il... s'il faut qu'on se lève plutôt, je peux...
- Je me lève à cinq heures et demi, et encore, aujourd'hui, c'est plus tard que d'habitude. Tu penses pouvoir te lever à la même heure ?
- Il... il est quelle heure, maintenant ?
- Dix heures quarante-cinq.
Tsuna aurait bien voulu retourner se coucher pour oublier cette nouvelle, mais cela ne ferait qu'augmenter son temps de sommeil déjà trop long.
Le gérant débarqua de la petite porte. Il avait retrouvé toute la bonne humeur de la veille. Finalement, la nuit lui avait porté conseil.
- Vous voulez que je vous serve quelque-chose, mademoiselle ? questionna le barman.
- Euh... du lait, s'il vous plaît...
- Une vraie fane du lait, dis donc..., commenta le Dragonnier avec un plus grand sourire.
- Mais ! Je...
Ce qui amusait le plus Reborn, ce n'était pas forcément les propos en eux-mêmes, mais la réaction de la jeune fille : elle se balançait d'un pied sur l'autre, tout en tripotant ses mais sans jamais regarder son interlocuteur. Son regard se portait sur ses pieds, et sa frange tentait tant bien que mal de cacher les rougeurs sur ses joues. La compagnie lui avait finalement manqué.
- Ça va, Re-kun ? Pas en train de rêvasser ?
Le Dragonnier mit plus de temps qu'à son habitude pour comprendre que Irugorn venait de communiquer. Le dragon lui envoya une image de là où il avait dormi : une clairière où se trouvaient une multitude d'arbres - des pommiers principalement - avec d'immenses herbes hautes. Très important ce dernier détail, car cela signifiait qu'en plus que ça cachait mieux l'animal mythique dans les fougères que dans une plaine sans rien, cela disait aussi que personne n'était pas passée par là depuis un moment pour couper l'herbe.
- Tiens, c'est le même endroit qu'hier, pensa Reborn.
- Normal, j'ai pas trouvé mieux. Après tout, les seuls arbres qu'ils y avaient ici, on les a cramés...
L'homme au fédora réprima un soupir, puisque que les autres n'auraient pas compris pourquoi et se seraient inquiétés pour rien : la destruction qu'il avait causé - enfin, pas lui directement - lui rappelait la veille.
Tous ces anges en un seul lieu...
Qu'il avait une fois de plus failli y manquer sa peau...
Et puis, Tsuna.
Grâce à elle, il allait enfin pouvoir remplir son devoir et arrêter ce cauchemar qui avait duré si longtemps dans les deux pays. Cela faisait une belle lurette qu'il tentait de trouver un - ou une - ange qui pensait comme lui, qui avait la solution pour enfin agir face à la guerre. Grâce à elle, plusieurs portes s'ouvraient enfin, comme la paix de manière pacifique...
- Reborn, tu rêvasses trop..., maugréa Iru.
- … et toi, t'en penses quoi, Reborn ? demanda Tsuna avec sa fameuse moustache de lait. Reborn ?
Celui-ci revint dans la réalité. Tsuna et le gérant le dévisagèrent. Il en avait pris l'habitude, d'être dans son coin et pas forcément compris. Cependant, le regard de Tsuna lui faisait comprendre qu'elle avait deviné la raison de ce petit moment de blanc.
Le Dragonnier toussa un peu avant de reprendre la parole.
- Excusez-moi, vous disiez ?
- Eh ben... Jérôme...
L'ange montra de la main le barman.
- ... nous demandait que quand la guerre se terminera, s'il pouvait voir d'autres Élus.
- Vous en avez sûrement déjà du en voir, commença Reborn. Au-delà des dragons qui ne passent pas inaperçus, les Élus vivent comme des humains... avec des humains. Je crois qu'il y a trois races d'Élus qui vivent pas avec les humains : les dragons, les anges et les elfes. Bref, tout ça pour dire que peut-être en avez-vous déjà servis avant nous ?
- Oh, ah bon... et comment on fait pour le savoir ? demanda Jérôme.
- En tout cas, je vous déconseille de demander à chaque clientèle si elle est susceptible d'en être un. En plus de vous prendre pour un fou pour les trois quarts du temps, le reste serait bien capable de vous balancer une malédiction en plein poire !
Peut-être était-ce parce qu'il était tendu, mais le barman se mit à rire. L'ange rit sous cape alors que le Dragonnier se contenta uniquement de sourire, mais c'était déjà pas mal pour un type comme lui. Il entendit le dragon ricaner dans sa tête.
Peut-être pour la première fois depuis ses dix-sept ans, Reborn voyait réellement un avenir sans guerre.
Le soleil venait à peine de se lever. Des hibirds, des petits canaris tout rond dont leur grande spécialité était de chanter, se posèrent à la fenêtre la plus proche de leur nids, puis se mirent à babiller. Leur chant était mélodieux, certes, mais la cacophonie ne faisait pas plaisir lorsqu'on se réveillait à cause des piafs. Au lit, l'homme grogna et frappa violemment la vitre pour faire fuir les oiseaux, maintenant apeurés - mais qui reviendront qu'en même le lendemain par habitude -. L'homme se rallongea, profitant de ces dernières secondes sur le matelas avant de recommencer une longue et lassante journée au bureau.
Après s'être levé, il répéta mécaniquement ses habitudes pour se préparer : passer un petit coup de toilette, se laver, s'habiller, mettre ses affaires dans sa valise de travail, manger au moins un peu pour tenir la journée, puis donner des nouvelles à sa femme.
En ce moment, il vivait plus proche de son lieu de travail mais plus loin de sa seule famille. Sa femme, de nature à s'inquiéter pour un rien - comme sa fille, d'ailleurs - lui avait fait promettre de la téléphoner chaque soir pour s'assurer que tout allait bien. Et un coup sur deux, l'homme devait l'appeler le matin par oubli de la veille.
Il composa alors son numéro puis attendit. Les « bip »au téléphone signifiait qu'il y avait du réseau, mais la femme ne décrocha pas, de son côté. Peut-être parce que c'était encore trop tôt pour se lever.
Il soupira et raccrocha quand il entendit le répondeur. Il allait vraiment devoir partir au travail. Alors, il déploya ses ailes et s'envola une fois le pied dehors. Il regarda en dessous de lui. Les ruelles se trouvaient vides à cette heure-ci, mais il y avait quand même une légère agitation. Certains sortaient de chez eux pour ouvrir leur magasin, d'autres partaient pour le marché afin d'être le premier. C'était vrai que les fruits se vendaient plutôt cher en ce moment ; la saison des pluies apparaissait toujours aussi rarement, à HeavenGard. Résultat, peu d'eau pouvait régénérer les plantes assoiffées.
Mais là n'était pas le principal problème de l'homme - il pouvait très bien s'en passer, des fruits et des légumes -. Ce qui l'embêtait de plus en plus, c'était de ne pas pouvoir arriver à ces fins, malgré toutes les technologies qu'il possédait, en plus de l'entreprise.
L'entreprise était une des plus renommée de la société. L'organisation prenait en charge des cambriolages, des meurtres ou des menaces terroristes. On pourrait la comparer avec la « police » pour les anges, là où se trouvaient les plus grands scientifiques et enquêteurs expérimentés, jusqu'aux plus puissants des combattants qui voudraient se battre pour la bonne cause : la justice.
Il atterrit au sol, pied joints. Il s'avança près de l'entrée principale pour personnel ; des portes coulissantes en vitres blindées tenues par deux agents de sécurité en costard, avec deux pistolets chacun, cachés par le port d'armes qui faisait office de ceinture. La porte d'entrée pour clients se trouvaient à l'autre établissement, mais elle était tout aussi bien protégée - et même davantage -. Car oui, il y avait bien deux établissements : un pour écouter les demandes des anges, et l'autre pour le personnel, les armes pour se défendre et tout un tas de gadgets impossible à penser.
Arrivé devant les gardes, l'homme dégaina son badge, sa pièce d'identité et une petite carte. Immobiles, les anges laissèrent passer l'homme.
La petite carte bleue, avec des traits dorés en reliefs sur le bout, était en fait une clé de la porte : l'homme la rentra dans une des trois trous dans le mur pour faire actionner tout une machine complexe pour enfin ouvrir la porte. Si la carte était rentrée dans une des deux autres trous, cela aurait fait actionner une alarme anti-intrusion.
La plus grande minutie a été une des principales forces du patron.
L'homme put enfin rentrer dans son établissement. À l'intérieur, le hall était spacieux, lumineux, grandiose : des couloirs s'offraient sur sa droite et sa gauche, et tout au bout du hall, il y avait une rangée de bureau où les personnes rangeaient la grande pile de paperasse dans des tiroirs. L'homme vérifia que tout était en ordre, puis s'en alla vers la droite. Un ascenseur incrustait dans le mur servait à atteindre le premier et unique étage, là où se trouvait le bureau du patron. Celui-ci monta dans la machine, puis accéda à l'étage.
Il se faisait plus sombre, car il y avait moins de public qui accédait au niveau et que le patron pensait que cela ne servirait à rien d'ajouter des lampes. L'homme rentra dans son bureau.
La pièce était grande, avec les murs sombres, sans personnalité. Les rideaux empêchaient la lumière de traverser. Exceptionnellement, le bureau était dans un désordre total, car en rentrant tard, il n'avait pas eu le temps de ranger. Là-dessus se trouvait des pots de crayons, tout un tas de paperasse à lire et signer, et surtout, un cadre où il y avait sa famille au grand complet.
Sur l'image, la mère se trouvait à gauche avec sa robe blanche légère, mais elle n'avait pas changé depuis toutes ces années, ces mêmes cheveux courts clairs avec la franche droite, ce même sourire qui apparaissait sur son visage. Elle était toujours aussi jeune et rayonnante. Sur la photo, elle s'assoyait sur un banc en bois, et derrière elle se trouvait leur fille. Celle-ci avait fait exprès qu'on ne puisse pas trop la voir, car elle n'avait jamais été trop photogénique. Cependant, on arrivait encore à voir ces cheveux marrons ébouriffés avec un petit ruban rouge sur le côté. Elle portait un tablier rose pâle avec des fleurs brodés dessus. On distinguait qu'un seul œil, à moitié caché par sa frange. À droite de la photo, il y avait le père, souriant.
Maintenant, quelques rides s'étaient rajoutés sur son visage. Pourtant, il avait encore les cheveux courts blonds, avec le regard dur comme de l'acier aux moments où il devait se montrer autoritaire. Sinon, c'étaient des yeux marrons chocolats comme le reste de la famille.
Il arrêta de contempler la photo et se retourna pour enlever les tissus aux fenêtres.
Quand enfin il les écarta, un garçon ouvrit la porte brusquement, la faisant claquée. Le jeune homme possédait des cheveux mi-long blonds sales, et quelques mèches cachaient son œil droit. Ses yeux étaient bleu azur. Il aurait pu se faire passer pour un simple garçon « humain », s'il n'avait pas des oreilles drôlement pointues...
En entendant le bruit, le patron se retourna. Il vit la porte contre le mur et un de ses plus fidèles élèves, haletant.
- Maître ! s'exclama le garçon. Nous avons plusieurs informations à vous donner !
- Calme-toi, Basil. Je t'écoute.
Le garçon obéit ; il reprit sa respiration avant de donner tranquillement une clé USB au patron.
- Grâce à nos nouveaux badges dotés de caméra, commença Basil, nous avons pu avoir des vidéos qui pourraient... vous aider. Cependant, il n'y a pas que de bonnes nouvelles.
L'homme ne rajouta rien. Il savait très bien de quoi il parlait.
Il connecta la clé USB à l'ordinateur dont celui-ci était rangé dans un des tiroirs du bureau. Après avoir mis plusieurs fois le mot de passe pour débloquer les protections, il accéda aux fichiers. Basil lui montra alors la vidéo en question : une d'hier parmi les cinq mille.
Le badge appartenait à un certain Trior. Le patron se rappelait qu'il avait trouvé ce type quelques peu excessif envers la rancune sur les Dragonniers. Mais l'homme ne lui en voulut pas : après tout, s'en était de même pour lui...
Basil fit quelques modifications pour arriver au moment voulu. Le passage se déroulait à seize trente-deux à HeavenGard, mais à dix-neuf heures quarante-cinq sur Terre...
Dans la vidéo, la caméra sortit violemment de la poche - censée être secrète -. À l'air libre, il filma une jeune fille avec des ailes blanches. En arrière-plan se trouvait un homme aux yeux vairons avec un chapeau à feutre noir, où son avant-bras était recouverte d'écailles pourpres. La jeune fille sembla s'énerver subitement et balança le badge loin d'elle. De ce moment-là jusqu'à maintenant, il ne filmait plus que le ciel bleu.
Le passage ne durait que quelques secondes, pourtant, le patron en resta bouche bée : cette jeune fille, avec un dragonnier - car oui, il ne fallait pas être sorcier pour reconnaître avec son bras et son œil « dragon » -. Le patron en déduisit aussi que, si Trior n'avait pas récupéré son badge depuis tout ce temps, c'était parce qu'il ne l'avait pas pu et qu'il était donc en hors d'état.
Il aurait pu avoir toutes les occasions pour s'énerver : une troupe d'anges en hors d'état, un dragonnier dans les parages...
Mais avant tout, il sourit : il l'avait enfin retrouvée.
Basil ne s'attendit sûrement pas à cette réaction de son patron car quand il remarqua le rictus, il le regarda curieusement.
- Maître... vous allez bien ?
Le patron reprit son air sérieux, tout en gardant sa pointe de bonne humeur - flippant à voir si on était pas habitué à l'observer -.
- Oui, confirma-t-il. Je veux que tu envoies un groupe d'anges qui se rendront à cet endroit-là. Je veux que vous les retrouviez.
Le patron se retourna pour voir les initiales de son entreprise, construites sur la façade de l'architecture : C.E.D.E.F pour « Centre d'Enquête, de Délit, d'Effraction et de Forfait ».
Iemitsu Sawada soupira. Ce coup-là, il ne laissera pas sa propre fille filer entre ses doigts.
Reborn et Tsuna restèrent dans le mini-hôtel jusqu'à l'après-midi pour bien se reposer, car à partir de leur départ, ils allaient faire quasiment que de la marche. Et ça risquait d'être long. Très long.
L'homme au fédora regarda une dernière fois sa chambre louée pour vérifier s'il n'avait rien oublié ; il ne remarqua rien. Alors il descendit au rez-de-chaussée pour rejoindre les autres, mais il ne vit personne. Il alla dehors et le Dragonnier surprit l'ange fouillait quelque-chose dans son sac. Jérôme l'observait à ses côtés. Après une minute de silence et de recherche, Tsuna brandit fièrement l'objet qu'elle convoitait : une simple flûte de Pan.
Reborn les rejoignit, perplexe.
- Elle compte faire quoi avec... ça ? demanda-t-il.
- Eh ben..., commença le barman maintenant lui aussi sceptique, elle a dit qu'elle pourrait me rendre un dernier service. Mais là, j'avoue ne pas voir lequel...
- Il faut juste que je me souvienne de la mélodie, murmura Tsuna en ignorant les commentaires des hommes. Ah oui ! Je m'en rappelle !
Sur ce, elle se leva et alla près des arbres morts, où la présence des cendres se sentait encore. Reborn comprit à cet instant qu'elle avait dans ses mains une flûte magique.
L'ange porta l'instrument à ses lèvres et commença à souffler dedans. La flûte prit une teinte orangée, et une mélodie douce à l'oreille retentit dans le village. Le son semblait atteindre les entrailles de la terre, et comme par magie - même si s'en était réellement -, de nouvelles pousses sortirent du sol. Même, plus la musique s'intensifiait et plus les plantes continuaient de grandir à grande vitesse. Enfin, quand la musique s'arrêta, les fleurs s'épanouirent sur les branches. Les arbres retrouvèrent leur beauté d'antan et même, ils étaient devenus plus majestueux que les précédents.
Jérôme en resta paralysé de stupeur. Reborn siffla d'admiration, tout en entendant le dragon s'exclamer dans sa tête. Tsuna, elle, se posa à terre et reprit son souffle, car jouer de cette flûte utilisait en réalité l'énergie de l'utilisatrice. Très haut dans le ciel, un point lumineux, comme un oiseau gigantesque recouvert d'écailles dorés, tourna autour de l'établissement.
- Bien joué, Tsuna-chan, pensa Irugorn à l'ange.
- Ouais, c'est pas mal, admit Reborn en se rapprochant de la fille.
La jeune fille lui adressa un sourire, quoiqu'un peu fatigué.
- Merci, dit-elle.
- Non, contredit le gérant, c'est à moi de vous remercier. Je... je ne sais pas comment vous remercier...
- Ce n'est rien, vraiment, affirma-t-elle.
Cependant, elle semblait essoufflée, tellement qu'elle serait bien restée assise si le Dragonnier ne l'avait pas aider à se relever.
Jérôme les rejoignit après.
- Mais enfin... comment as-tu fait pour faire pousser ces plantes ? demanda le gérant.
- C'est... comment on dit déjà ? Ah oui : une flûte sylvestre.
- Une flûte sylvestre ? répéta l'homme au fédora. Ça ne se vend pas, ça. Sans indiscrétion, mais comment t'as fait pour en avoir ? On dit que seuls les satyres en possèdent un.
- C'est vrai, admit-elle. Mais j'ai un ami satyre qui me l'a offerte pour mon anniversaire.
- Vous êtes tous les deux exceptionnels, lâcha Jérôme. Je suis content de vous avoir au moins connus.
Le compliment fit rougir jusqu'aux oreilles Tsuna et fit sourire Reborn.
C'était maintenant l'heure de partir. Tsuna avait remit sa cape violette, qui fit disparaître ses ailes. Jérôme les regardait s'éloigner, tout en les saluant de la main. Tsuna se retourna toutes les secondes en lui promettant de revenir après la guerre.
Reborn n'en fit pas de même. Il ne se sentait pas de mentir, de blesser une nouvelle fois quelqu'un par une promesse.
- Mais après tout, elle, elle en serait bien capable, pensa-t-il pour lui-même : elle a une paire de moufles qui se transforment en gants absorbeurs de flammes de dernière volonté, et une flûte magique qui fait renaître des plantes. Ça m'étonnerait pas qu'elle s'en sorte en un seul morceau au cours du périple...
- T'as pas à t'inquiéter, Chibi, toi aussi, tu survivras.
Reborn ne souleva pas le fait que le dragon venait de lire dans son esprit une fois de plus, mais il espéra du fond du cœur qu'il pourra vivre une vie normale.
Lorsqu'ils s'éloignèrent du mini-hôtel, le Dragonnier entendit un « crac » sous sa chaussure. Il observa ce qu'il se venait d'écraser et vit le badge de l'ange aux ailes noirs qui venait d'être brisé. Il se rendit compte qu'ils allaient partir sans donner de punitions à ces anges !
Il s'arrêta net, suivi de l'ange.
- En fait, Tsuna, débuta le Dragonnier, par rapport aux anges...
- Oh, avec Jérôme, on a décidé de les libérer.
…
Quoi ?
- Comment ça ? voulu savoir Reborn.
- Ben, on a pris leurs armes et on les a laissés partir. Vu comment ils étaient un peu saouls, ils n'ont pas dû aller très loin non plus !
Tsuna était toute joyeuse, avec son sourire qui reflétait son humeur.
S'en n'était pas de même pour le Dragonnier.
On leur a confisqué leurs armes ? Ils pouvaient très bien en trouver d'autres ! Ils étaient en ce moment ivres ? Ils attendraient une heure et « hop ! » c'est parti pour la chasse aux dragonniers ! L'homme au fédora ne se sentait vraiment pas rassuré. Mais maintenant que c'était fait, il ne voyait pas vraiment quoi faire pour arranger les choses immédiatement. Il fallait plus que prier pour qu'ils ne viendront pas leur ennuyer...
Mais le regard du Dragonnier retomba sur le blason des anges. En y faisant attention, des cordes électriques sortaient du badges, et de l'électricité statique visible se baladait de fil en fil. Reborn le ramassa pour l'examiner.
- Une caméra, en déduit-il. Très performant. Dis-moi, Tsuna, tu sais alors qui est leur boss ?
L'ange prit un air triste ou colérique, l'homme n'en aurait su dire.
- C'est mon père, finit-elle par répondre.
Le Dragonnier comprit l'expression : c'était du dégoût.
- Il contrôle le « C.E.D.E.F », poursuivit-elle, une espèce de police des anges. Et il a... beaucoup de haine envers les dragonniers.
- Comme la plupart des anges, fit remarquer le Dragonnier.
- Mais plus que la normale. Ces parents sont morts à cause d'un dragon. Il était seul à la maison alors que ses parents étaient au parc et...
Elle n'eut pas besoin de raconter la fin. Reborn préféra ne pas la forcer pour lui faire raconter quelque-chose de désagréable.
- Je comprends, déclara-t-il simplement. Pourtant, toi, tu es pas en colère après les dragons ? Je veux dire, c'étaient tes grands-parents...
- Ils sont morts quand mon père avait dix ans.
- Tu ne les as donc pas connus.
Tsuna hocha de la tête. Son visage était indescriptible. L'homme au fédora se sentit mal et eut du mal à trouver quelque-chose de réconfortant à tout ça. Ou même, de changer de sujet.
Il remarqua qu'ils ne marchaient plus depuis la découverte du badge. Reborn invita sa coéquipière d'avancer avec lui.
Au bout d'un long moment, il trouva enfin un nouvel sujet de discussion.
- En fait, où ça se trouve, HeavenGard ? questionna le Dragonnier.
- HeavenGard ? répéta l'ange. Oh, concrètement, on n'est pas loin du tout.
- Hein ? Pas loin du tout ?
Tsuna acquiesça de la tête. Jusqu'à tout à l'heure, c'était enfin son premier véritable sourire.
- Eh ben... Il est au-dessus de nos têtes !
Hey ! J'espère que la lecture s'est bien passée ~.
Bon, pour la FAQ, ça ne commencera pas ce chapitre-là - comme vous aurez pu en douter -, mais débutera quand j'aurai des questions de votre part ^^.
Je remercie Nephlim-Diafire5 pour le favori et le commentaire ^^.
Donc je vous dis à la semaine prochaine - normalement - ciao ciao !
