Chapitre XXXV: Les contes de Beeble le Barbe

Le mois d'Août arriva paisiblement dans le château déserté. Hormis le professeur MacGonagall, seuls Mme Pomfresh, Mrs Chourave et Hagrid restaient à Poudlard durant tout l'été.

Enfin... C'est ce que Kécile croyait. Elle découvrit bientôt qu'un autre professeur habitait toujours le château, mais elle ignorait jusque là ne serait-ce que son existence. C'est pour cette raison qu'elle ouvrit des yeux ronds en voyant arriver, un soir, alors que tous étaient à table, une femme maigrichonne aux cheveux grisonnants, des lunettes énormes posées sur son nez osseux, venir s'asseoir avec eux. Dumbledore ne sembla pas surpris et accueillit l'étrange personne avec un sourire jovial. En revanche, les autres professeurs regardaient la nouvelle venue d'un oeil circonspect.

- Professeur Trelawney! Quel plaisir de vous voir descendre nous rendre visite.

- Vénus va croiser Saturne cette nuit, murmura le dit professeur d'une voix fantomatique. Il faut profiter de cet évènements qui n'arrive qu'une fois par siècle pour consolider les liens qui nous rattachent à notre entourage...

Kécile haussa un sourcil perplexe et tourna son regard interrogateur vers le directeur pour chercher une explication.

Dumbledore se retint de pouffer. Kécile ne pouvait imaginer à quel point elle empruntait les expressions de Severus: cette moue perplexe et un peu méprisante, et cet unique sourcil haussé avec supériorité, c'en était déconcertant.

- Kécile, fit-il pour répondre à son interrogation muette, je te présente le professeur Trelawney, professeur de divination.

- Voilà qui explique pas mal de choses, marmonna -t-elle.

- Professeur, voici Kécile Gaunt. Elle est orpheline, et suite à une longue maladie, (c'était la version officielle) la famille qui l'accueillait jusqu'à présent n'a plus souhaité se charger d'elle. Elle reste donc au château durant les vacances.

- Mon troisième Oeil m'a averti. Ce doit être le bon jour pour faire connaissance, ma chère enfant.

Kécile se pencha vers Dumbledore et lui demanda dans un murmure visiblement perplexe:

- Elle est folle ou elle fait seulement semblant?

- Kécile! la tança Dumbledore. Pas de ce genre de commentaires ici.

Kécile haussa les épaules et n'insista pas. Le professeur Chourave lui demanda alors:

- Quelles options avez-vous prises, pour votre troisième année, miss Gaunt?

- Arithmancie, étude des runes et études des moldus.

Dumbledore perçut une légère grimace lorsqu'elle annonça cette dernière option qu'il l'avait obligée à prendre. Il espérait que cela l'aiderait à revoir son jugement sur les modus et les sorciers issus de leurs familles. Il se demandait parfois si cette option ne devrait pas être rendue obligatoire pour tous les enfants qui n'avaient pas de parents moldus. Il savait cependant qu'une telle réforme ne serait jamais acceptée par le conseil d'administration, même si Lucius Malfoy n'en faisait plus partie.

- Cela me fait penser, Pomona, intervint Minerva, que vous m'aviez dit que vous souhaitiez changer de livre pour les cinquième années. Je vais bientôt envoyer les listes aux familles, j'aurais besoin des nouvelles références.

- Je vous les donne demain.

- Hagrid, poursuivit la directrice de Gryffondor, j'ai joint par cheminette le responsable de Fleury et Bott. Il n'a pas paru aimer l'idée d'acquérir le livre que vous avez demandé, remarqua-t-elle d'un ton suspicieux.

- Il... il est un peu spécial, reconnut Hagrid d'un ton mal assuré.

- Spécial, à quel point de vue? insista Minerva en plissant les yeux.

- Il est un peu turbulent.

Dumbledore cacha un début de rire dans sa serviette tandis que Minerva écarquillait les yeux et s'exclamait:

- Il n'est pas dangereux, au moins!

- Bien sûr que non, professeur! Comment un livre pourrait-il être dangereux?

Minerva semblait se poser la même question, mais n'était pourtant pas entièrement rassurée. Aucun doute qu'elle tâcherait de voir un exemplaire de ce livre avant d'en envoyer la référence aux parents.

Mrs Chourave embaucha Kécile pour venir le lendemain l'aider à rempoter les mandragores qui avaient bien poussé, et à tailler les tentacula vénéneuses qui commençaient à envahir la serre n°3. Kécile craignait de subir un nouvel interrogatoire, comme avec MacGonagall, mais le jovial professeur se contenta de déplorer l'insensibilité des Malfoy qui l'abandonnaient sans scrupule, et Kécile lui assura qu'elle ne regrettait rien. Le sujet s'arrêta là, car il fallut s'appliquer un puissant sortilège de surdité en plus des cache-oreilles pour résister au cri mortel des mandragores matures.

Le jour suivant, les deux sorcières eurent besoin de toutes leur concentration pour ne pas se laisser agripper par les tentacula vénéneuses dont les multiples branches venaient sournoisement les attraper par derrière. Cependant, si Mrs Chourave n'avait pas entendu parler des aptitudes hors du commun de la jeune élève, si elle ignorait encore que Kécile n'était pas une élève de deuxième année comme les autres, elle dût certainement commencer à le soupçonner ce jour-là.

Armée d'un sécateur, Kécile tentait de couper les ridules de la plante qui esquivait habilement les ciseaux. Elle ne fit pas attention que la plante avait sournoisement glissé une de ses longues tentacules le long du sol et l'avait entortillée autour de sa cheville. Elle se retrouva brusquement la tête en bas à 50 cm du sol. Elle poussa un cri de stupeur, mais avant même que Mrs Chourave qui se trouvait de l'autre côté de la serre n'ait compris ce qu'il se passait, Kécile avait déjà tiré sa baguette.

- Lashlabask!

La branche se secoua mais refusa de lâcher. Le sang commençant à lui monter à la tête, Kécile oublia toute prudence:

- Incendio!

Le branche prit brusquement feu, et Kécile tenta d'amortir sa chute au sol et de se redresser. Mrs Chourave accourait à grand cri, furieuse du sort que son élève avait fait subir à sa plante. Les deux sorcières éteignirent le feu en quelques secondes, mais la plante était atrophiée.

- Par Morgane! A quoi pensiez vous donc, Miss Gaunt! Etes-vous folle?! Une réaction aussi épidermique était totalement déplacée! Vous n'étiez pas en danger de mort, que je sache! Il fallait me laisser intervenir. Voyez ce que vous avez fait!

D'un coup sûr de sécateur, elle tailla les tentacules atrophiées qui se tortillaient de douleur.

- Je suis désolée, professeur, répondit Kécile, qu'à moitié sincère.

- Vous pouvez l'être! Allez donc vous occuper de la tentacula qui est là-bas à droite. Elle est encore jeune et n'est pas aussi sournoise. Et tâchez de faire attention, cette fois! Je m'occupe de réparer vos dégâts.

Quelques heures plus tard, lorsque Kécile remonta dans les appartements de Dumbledore, le vieil homme lui demanda si tout c'était bien passé. Kécile haussa les épaules.

- Le professeur a moyennement apprécié que j'estropie une de ses plantes avec un incendio... Je peux faire perdre des points à Gryffondors pendant les vacances?

- Non.

- Heureusement. Je n'avais jamais vu le professeur Chourave se mettre en colère.

- Pauvre Pomona! Elle ne se fâche pourtant pas facilement! Puis-je au moins savoir la raison pour laquelle tu t'es attaquée à ses plantes à coups d'incendio?

- Je ne les ai pas attaqués, protesta Kécile, je me suis défendue!

Elle lui raconta la scène. Dumbledore garda son sérieux malgré son envie de rire. Il devait faire comprendre certaines choses à la petite fille.

- Le professeur Chourave a eu parfaitement raison de te reprocher une réaction épidermique, Kécile. Comparée au risque encouru, elle était disproportionnée. As-tu réellement cru que Mrs Chourave allait te laisser blesser?

- Je ne me suis pas posé la question... Non, j'imagine, reconnut Kécile. J'ai agi par irritation en voyant que cette fichue plante refusait de me lâcher.

- Utiliser la magie par irritation n'est jamais une bonne chose, Kécile. Cela peut nous dépasser. Qu'est-ce qu'il se serait passé si tu avais mis le feu à la serre?

- Ça ne serait jamais arrivé! s'exclama la fillette offusquée.

- Cela aurait pu.

- Bien sûr que non! Je sais me contrôler.

- La preuve en est que non. Tu ne serais pas la première ni la dernière à te laisser surprendre par ta puissance, répondit Dumbledore avec fermeté. La prochaine fois, attends qu'un professeur intervienne.

Kécile eut une petite moue méprisante qui n'échappa pas au vieil homme.

- Il va falloir que tu apprennes à tenir compte du fait que tu n'as que treize ans et que tu dois de ce fait laisser les adultes gérer les situations de crise.

- On m'a plutôt appris à me passer de l'aide des adultes... marmonna Kécile.

- Je le sais bien, répondit Dumbledore d'un ton légèrement radouci. Mais tu dois accepter de faire confiance à ton entourage et particulièrement aux adultes qui sont responsables de toi. Tu dois pouvoir compter sur eux dans les moments difficiles et ne pas affronter le danger, le doute ou la souffrance, seule.

- Etre un enfant, c'est ça? demanda Kécile avec mauvaise humeur.

Dumbledore acquiesça.

Il savait que c'était un discours que Kécile avait du mal à attendre mais qui lui semblait essentiel pour qu'elle ne continue pas à s'écarter de la société.

Kécile quant à elle considérait avoir perdu son innocence depuis le jour où elle avait tué cette petite fille et refusait de se considérer comme une enfant. Un enfant n'a pas de sang sur les mains.

Elle prit un livre avec un geste d'impatience, craignant visiblement que Dumbledore ne relance le débat et alla s'installer dans le salon.

Mais le vieil homme se contenta de la suivre en silence. Tandis que sa protégée s'enfonçait avec une mine renfrognée dans les coussins du canapé, il se tint debout devant les étagères et inspecta les rayonnages jusqu'à tirer un livre à la couverture abîmée qu'il tendit à Kécile.

Celle-ci leva les yeux le regard interrogateur avant de prendre une moue dédaigneuse lorsqu'elle lut le titre: "Les Contes de Beeble le Barbe"

- C'est pour que je sois une enfant que vous me donner ça?

Dumbledore sourit avec indulgence.

- Ces histoires font parties de ces traditions ou légendes que tous les sorciers connaissent. Il serait bien que tu les lises. C'est court et distrayant.

Kécile ouvrit le livre avec un certain scepticisme avant d'écarquiller les yeux:

- "Le sorcier et la marmite sauteuse"? Un coeur velu?...

Puis elle lut lentement: " Babbitty Lapina et la souche qui gloussait"?! Et c'est censé faire mon éducation? reprit-elle sarcastique.

- Je ne doute pas que ces contes te paraissent bien légers à côté de "La pure histoire de Salazar Serpentard ", mais ils sont à connaître.

- Le Seigneur des Ténèbres les connaît?

- J'ose croire que s'il les avait lu dans sa jeunesse et pris au sérieux, il eut agi plus sagement...

- C'est donc là le but de la manoeuvre! s'exclama Kécile d'un air accusateur.

- C'est beaucoup dire, répondit Dumbledore. Chacun de ces contes véhicule une idée propre à l'équilibre de notre société. Mais ils n'en restent pas moins des contes pour enfants.

Kécile soupira avec fatalisme en tournant la page pour commencer à lire Le sorcier et la marmite sauteuse.

- Si mon père me voyait...

Le soir venu, Dumbledore trouva le livre bien en évidence sur son bureau et Kécile plongée dans un bouquin à l'apparence austère.

- Puis-je interrompre ta lecture sérieuse, Kécile?

Kécile condescendit à fermer le vieux grimoire et à accorder son attention au directeur.

- J'ai vu que tu as terminé les contes de Beeble...

- Pas bien difficile...

- Et lequel d'entre eux as-tu préféré?

- J'ai le droit de répondre aucun?

- Certainement pas! rétorqua Dumbledore avec un sourire indulgent mais non dénué de fermeté.

Kécile réfléchit un instant avant de dire:

- La Fontaine de la bonne fortune. J'ai bien aimé cette phrase où il est dit que l'eau n'avait aucune propriété magique. Je suppose qu'il faut en conclure que c'est en combattant ça mauvaise fortune qu'on devient heureux et pas en attendant que quelque chose ou quelqu'un nous en débarrasse. En revanche, j'ai trouvé le coup de la marmite et du coeur velu passablement douteux.

- Est-ce l'image utilisée ou la moralité qui te semble douteuse.

- Pff! C'est surtout que ça manque complètement de réalisme!

Dumbledore se retint de lever les yeux au ciel. Il n'y avait vraiment que Kécile pour faire des remarques pareilles...

- Ce sont des contes, Kécile.

Et il eut un certain mal à lui faire admettre que le but même des contes était de frapper l'esprit des enfants par l'imaginaire.

- Et quel est ton jugement sur les derniers contes, finit-il par demander.

- Babitty Lapina et la souche qui gloussait, malgré son titre loufoque, n'était pas le pire... Il n'est ni dégoulinent de bons sentiments, ni complètement impossible et tiré par les cheveux... Sauf le coup de la souche... j'ai bien compris que le lapin était caché dessous et que c'était Babitty, mais franchement, un lapin qui parle, ça n'est pas plus crédible qu'une souche!

- En effet, c'est invraisemblable, mais je pense qu'on peut excuser Beeble du fait qu'à son époque, le phénomène des animagus n'était pas bien connu.

- Des animagus?demanda Kécile sans comprendre.

- Tu ne sais pas ce que c'est? s'étonna Dumbledore. Pourtant, je suis certain que Minerva vous en a déjà parlé.

- Peut-être n'ai-je pas écouté à ce moment-là, répondit Kécile d'un ton dégagé.

- Les animagus, expliqua Dumbledore, préférant ignorer la provocation, sont des hommes ayant la faculté de se changer en un animal tout en gardant leurs facultés mentales. Cela exclut cependant la faculté de parler.

- Pouvoir se changer à volonté en animal... Ce doit être formidable! s'exclama Kécile les yeux brillants.

- Je t'arrête tout de suite, seuls quelques sorciers ont réussi cette prouesse magique, et c'est une activité strictement contrôlée par le ministère.

Kécile eut une moue déçue.

- Ce serait pourtant rudement pratique pour échapper au Seigneur des Ténèbres, fit Kécile à regret.

- J'en doute.

Comme Kécile avait soudain l'air abattue, Dumbledore poursuivit:

- Ta meilleure défense contre lui est Poudlard.

- Tant que j'y fais mes études. Mais après?

- Tu n'as pas à t'en inquiéter pour l'heure. L'avenir est trop incertain. Nous verrons alors où nous en serrons.

- Où vous en serez?

- Où en sera la lutte contre Voldemort.

Kécile eut une grimage méprisante.

- Cela fait vingt ans que vous luttez et la situation n'a pas changé. Le jour où je devrai quitter Poudlard, j'aurais le choix entre fuir, le rejoindre ou mourir... Ce n'est pas très brillant!

- Non, Kécile, répondit fermement Dumbledore. Tu auras le choix de te battre. Aujourd'hui, il y a un espoir, espoir que j'attendais et que je cherchais depuis vingt ans. Il est mince, certes, et sur une voix dangereuse et incertaine, mais je n'ai pas l'intention de l'abandonner, quoi qu'il en coûte, car c'est le seul.

Kécile le regarda d'un oeil perplexe:

- Et c'est quoi, cet espoir? demanda-t-elle dubitative.

- Il est bien trop tôt pour te le dire.

- Vous pensez cependant pouvoir tuer le Seigneur des Ténèbres? insista-t-elle.

- Un jour, oui, répondit évasivement Dumbledore.

- pourtant n'est-il pas immortel? Il n'est pas mort après l'avada qu'il a reçu...

- Personne n'est immortel, Kécile. Il est vain de chercher à échapper à la mort.

- c'est la moralité du conte des trois frères, n'est-ce-pas?

- En effet, le plus sage et le plus censé de tous les contes de Beeble.

- Ah bon?! Je ne trouve pas! La mort qui apparaît et qui donne trois objets, vous y croyez?

- Bien évidement, la mort n'est qu'un allégorie. Cependant...

Dumbledore pinça les lèvres, hésitant...

- Oui? le poussa Kécile, curieuse.

- Cependant, il existe des objets, reprit lentement Dumbledore, qui ressemblent beaucoup à ceux décrits par Beeble.

- Vous voulez dire qu'il existe réellement une baguette invincible et une pierre qui ramène les morts?!

- Kécile! s'exclama Dumbledore avec une soudaine irritation, tu n'as donc pas compris? La baguette du premier frère pour être plus puissante que beaucoup n'en est pas moins vulnérable. La preuve en est que tous les sorciers qui l'ont possédés ont eu droit à une mort précoce et violente. L'histoire de la baguette de sureau, comme on l'appelle, a laissé une trace sanglante sur son passage. Chercher à la posséder n'a jamais que mené à sa perte.

Quant à la pierre de résurrection, comme le dit le conte, la pâle imitation qu'elle fait surgir n'a rien à voir avec ramener les morts à la vie.

- Ainsi, vous ne croyez pas à la nécromancie?

- C'est un art voué à l'échec.

- Pourtant, Père s'en préoccupait beaucoup.

- Voldemort a malheureusement toujours craint la mort au point d'y échapper par n'importe quel moyen.

- Le Seigneur des Ténèbres a beaucoup étudié la nécromancie.

- Je te rectifie, Kécile, je suis bien informé: c'est surtout un de ses partisans qui a étudié le sujet.

- Les recherches de Gwendoline Grunt étaient parfaitement connu et suivi du Seigneur des Ténèbres. Et elles n'ont pas été vaines: il s'en est servi après l'attaque de Harry potter.

- Tu connais Gwendoline Grunt?demanda Dumbledore avec curiosité.

- Non, J'étais trop jeune pour m'en souvenir, quand elle est morte je devais avoir dans les 3 ans. Mais c'était une cousine de Narcissa, et père m'en a plusieurs fois parlé.

- T'as-t-il déjà entretenu de ses sujets d'études? insista Dumbledore, vivement intéressé.

- Oh non! Même après la mort de Grunt, c'est resté un sujet strictement secret. Je ne crois pas que le Seigneur des Ténèbres en ait parlé à qui que ce soit. Et il paraît qu'elle avait brûlé la pluart de ses travaux, du moins ceux qu'elle n'avait pas encore remis au Maître. Elle est morte en emportant bien des secrets et des découvertes.

- Ce qui vaut très certainement mieux.

- Pour vous, j'imagine. Mais Lucius m'a dit que lorsqu'il avait découvert ça, Père était entré dans une fureur noire.

Dumbledore sembla alors plongé dans une profonde réflexion et Kécile resta silencieuse plusieurs minutes avant de le tirer de ses pensées:

- Professeur, que se passet-il?

- Je songe que Gwendoline Grunt possédait certainement la réponse à bien des questions que je me pose et qui sont pour l'heure autant de barrière sur le chemin qui permettra d'abattre Voldemort. Si seulement il y avait un moyen de mettre la main sur les travaux encore existants...

- C'est inutile d'espérer, répondit Kécile d'un ton catégorique. Si ces recherches sont la clé de son immortalité, le Seigneur des Ténèbres n'aura pas gardé ces documents. Il est bien trop prudent. Non, croyez-moi, fit-elle en se levant avec l'intention d'aller se coucher, vous n'êtes pas plus prêt de vaincre le Seigneur des Ténèbres que Severus d'être aimable!


Voilà enfin le chapitre 35!

Ici, j'ai surtout cherché à developper le comportement de Kécile. J'attends toutes vos remarques!

La prochaine fois, la troisième partie démarrera réellement avec l'arrivée de la grande nouvelle: l'évasion de sirius Black.

Je rappelle à tous ceux qui ont aimé les passages en musique que j'ai terminé une courte fanfiction sur Severus. J'aimerais avoir vos impressions.