La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).
Cependant, l'histoire m'appartient.
Ils arrivèrent plus tard que ce qu'ils avaient prévu. Ils seront contraints de réveiller les personnes de la demeure pour les interpeller. Enfin, une personne, d'après Lal. Car l'agente du CEDEF a expliqué la situation : c'était une vielle connaissance à elle, et elle savait qu'il vivait maintenant seul, reculé du monde. Et si sa mémoire était bonne, il y avait de très grande chance pour qu'il est fait halte ici pour dormir.
Maintenant qu'il avait situé le lieu, il fallait s'occuper de l'infiltration : comment s'introduire dedans tout en restant dans le pacifique ? Car si le propriétaire n'osait pas avouer qu'il l'abritait, ils allaient devoir lui faire cracher le morceau, avec ou sans violence !
À quelques mètres de la maison de Fon, Lal donna les directives à chacun des anges.
...
Tsuna ne trouva pas le sommeil.
Et pourtant, qu'est-ce qu'elle était fatiguée ! Et puis, le lit était confortable et la température ambiante était ni trop froide pour se geler ni trop chaude pour brûler. Et pourtant, l'ange n'arrivait pas à s'endormir. Elle songea que c'était dû au stress qu'elle avait eu tout au long des journées - car ce n'était pas de tout repos, d'être accompagnée d'un Dragonnier ! -. Mais surtout, elle sentait que c'était son intuition qui la gardait en état de veille. Elle n'aurait pas su dire pourquoi - comme d'habitude, en fait -, mais là, c'était une question de vie ou de mort et qu'il fallait qu'elle soit sur ses gardes.
Reborn non plus ne s'endormit pas.
Et Gokudera non plus.
Pour le Dragonnier, il ressentait déjà les émotions et pensées du dragon qui était angoissé de quelque-chose, mais il ne savait pas lui-même de quoi. Et puis, retourner ici lui faisait une sensation des plus bizarres. Certes, la situation n'était pas la même que la dernière fois, mais il existait encore cette tension dans l'air que Reborn n'oublierait jamais. Il fixait alors le plafond sombre en se vidant les esprits, tout en tentant de trouver naturellement le sommeil. Mais ce ne fut pas une chose aisée.
Dans le silence, Hayato interpella l'homme au fédora :
- Vous n'arrivez pas à dormir non plus, Reborn-san ?
- … Pas spécialement, répondit-il enfin. Pourtant, il faut dormir : il faut qu'on se lève tôt, demain.
- Reborn-san, pourquoi voulez-vous aller à HeavenGard ? Vous allez attirer les foudres des anges en allant là-bas alors que vous voulez arrêter la guerre, non ?
- Oh, je m'en doute pas. Sinon, je préfère garder cette information confidentielle.
Le chat-garou fixa avec méfiance l'humain qui se remit le chapeau. Celui-ci sentit le regard insistant de l'Élu et se retourna vers lui.
- Vous voulez vraiment empêcher la Grande Guerre ? osa demander le jeune homme. Vous ne voulez vraiment la provoquer une bonne fois pour toute ?
- Bien évidemment ! S'emballa étrangement Reborn. Ça fait trop longtemps qu'il y a des morts pour un conflit qui ne devrait même pas exister ! Elle change beaucoup trop la vie des gens qui ne devraient même pas être concerné ! À commencer part moi...
Il chuchota la dernière phrase pour lui ; Hayato ne l'entendit pas, d'ailleurs.
Soudain, dans le silence installé, on toqua à la porte d'entrée. Le Dragonnier a eu le réflexe de se redresser pour aller voir qui s'était, mais il se rappela que Fon était en bas à faire de la calligraphie. L'homme au fédora se concentra au maximum pour écouter du mieux qu'il peut ce qu'il se passait en bas. Pourtant, il n'arriva pas à entendre. Il décida de se lever silencieusement et quitta la chambre pour se placer près des escaliers. Là-bas, il se retrouva nez à nez avec l'ange qui se penchait vers les marches pour mieux entendre. Elle avait sa paire de moufles contre sa poitrine. Le Dragonnier reconnut les gants : il savait qu'ils n'annonçaient jamais de bonne nouvelle.
Du haut des escaliers, on pouvait discerner des paroles échangeaient entre Fon et un homme adulte. Tsuna frissonna ; le ton de la voix lui disait fortement quelque-chose. Elle descendit l'escalier suivis de Reborn et de Gokudera, complètement perdu par la situation.
Ils arrivèrent en bas des escaliers. Ils entendirent beaucoup mieux de là. Reborn et Tsuna tiltèrent en même temps quand ils écoutèrent de nouveau l'étrange invité.
- C'était l'ange qui nous a attaqués au bar, l'autre jour ! chuchota le Dragonnier.
- Oui, c'était même celui qu'on a interrogé ! murmura l'ange.
- De qui vous parlez ? demanda Gokudera.
- D'anges qui nous pourchassent et qui ont tenté de nous tuer ! répondit Reborn.
Soudain, une pensée violente déchira l'esprit de l'homme au fédora.
- Aiuto ! Aiuto ! appela Irugorn. Il y a des anges autour de moi !
Le Dragonnier reçut une image de la situation du dragon : celui-ci était entouré par une dizaine d'anges avec de drôles de lances. Des étincelles électriques tournoyaient autour de la pointe des armes. Iru ne pouvait pas se déplacer, ni voler : les anges le forcèrent à rester au sol. Reborn réfléchit rapidement pour savoir quelle était la meilleure solution dans cette situation, puis se décida : il grimpa les escaliers, à la surprise des deux autres.
- Restez en bas : je vais faire vite ! ordonna doucement celui-ci.
Il se dépêcha de rejoindre le dragon avant qu'il soit blessé, parce que sinon... il allait en compatir, lui aussi.
Les deux Élus restèrent silencieux. La discussion entre Fon et l'autre ange semblait s'être terminée, et maintenant, ils ne savaient plus quoi faire.
Mais une explosion se produisit à l'arrière de la maison, par là où Reborn était parti. Tsuna fut tentée de partir de suite le rejoindre pour l'épauler, mais la voix de l'ange qui parlait avec Fon s'éleva et hurla :
- Je ne vais pas aller dans la dentelle : nous savons qu'ils sont là ! Alors soit, vous nous livrez au moins Tsunayūki Sawada, soit, nous serons obligés de la récupérer par la force !
Tsuna attendit la réponse de Fon, tremblante. S'il l'a dénoncée, comment agira-t-elle ? Et s'il ne le faisait pas, qu'allait-t-elle faire ?!
Gokudera, lui, observa l'ange avec des yeux de merlan frit.
- Vous... vous appelez... bégaya-t-il.
- On n'a pas le temps pour ça ! s'exclama-t-elle.
Et une attaque explosa au rez-de-chaussée. Tsuna prit une expression terrifiée : Fon venait de se faire sauter... !
Elle décida finalement de descendre au rez-de-chaussée pour tenter de voir si l'homme était encore envie, et elle exigea :
- Gokudera ! Va rejoindre Reborn en haut : il a besoin d'aide !
- Quoi ?! Mais... Tsunayūki ! appela le chat-garou désespérément.
Il resta paralysé pendant quelques instants, puis alla voir comment le Dragonnier allait.
Par la fenêtre de la chambre, Gokudera se retrouvait face à un duel inéquitable entre Reborn qui tentait désespérément de faire sortir Irugorn du piège et les anges qui les entouraient et empêchaient de faire le moindre mouvement.
En gros, il allait falloir que Hayato les sorte de ce pétrin ! Il avait de la chance ; malgré le fait que ce ne soit plus la véritable pleine lune, le satellite restait encore grosse pour pouvoir donner au chat-garou le pouvoir dont il devait avoir besoin.
Pour cela, le plan de Gokudera était de faire une distraction qui permettrait à l'homme au fédora et au dragon de pouvoir les attaquer par surprise. Une distraction comme... un chat.
Il attendit que la lune soit totalement dévoilée avant de se transformer en chaton : il avait le pelage beige avec des yeux rouges attendrissants. Bizarrement, des flammes rouges sortaient de ses oreilles, mais il faudra que cela passe inaperçu car il ne pouvait pas restreindre les flammes. Maintenant, c'était à son tour d'entrer en jeu...
...
Tsuna se hâta de rejoindre Fon au rez-de-chaussée, mais à cause de la fumée, elle ne le retrouva pas et tomba au contraire sur les agents du CEDEF. Ils portaient chacun la tenue réglementaire de l'entreprise de son fichu père : une tenue noire moulante avec des bandes blanches fluorescentes dans le noir, avec une ceinture qui comportait de divers armes de feu. Tsuna savait que, malgré les apparences, la matière de leur tenue était insensible aux flammes de dernière volonté, et que cela corsait davantage la chose.
La fumée se dissipa et l'ange discerna six agents : elle en reconnut cinq d'entre eux, qui n'étaient autre que les mercenaires de l'autre jour. En fait, la jeune fille eut presque de la peine pour eux car Iemitsu avait sûrement du les menacer à mort de tenter de les récupérer, Reborn et elle, et que si ce n'était pas le cas, ils auraient pire que la mort.
D'un seul coup, quelque-chose fit halte dans son esprit. Comment savaient-ils qu'ils étaient là ? Ils ne les avaient pas suivis pendant tout ce temps, quand même ! Elle les aurait sentis sinon, non ? Ou alors, ils ont réussi à abuser d'un autre stratagème pour arriver à leur fin...
Tsuna remarqua alors la sixième silhouette. C'était une femme élégante avec des cheveux bleus foncés et des yeux rouges meurtriers. Une vilaine cicatrice qui barrait sa joue droite n'arrangeait pas les choses. Étonnement, elle n'avait pas des ailes d'anges comme les autres mais une drôle de machine qui en faisait office. Elle était toute noir et semblait peser une tonne. D'ailleurs, la femme déposa lourdement l'engin.
L'ange sentit bien sa dernière heure sonner : à six contre un, même pas la peine de tenter quoique ce soit ! Pourtant, l'agente du CEDEF regardait vers l'escalier, ignorant superbement la présence de Tsuna. L'ange vit alors que Fon était debout, tranquille, en train de se dépoussiérer les manches de quelques débris. Il releva la tête vers les personnes et regarda la jeune fille. Il soupira antérieurement.
- Tu n'aurais pas du descendre, dit-t-il sans hausser la voix. Ça peut être dangereux.
- Mais vous avec failli être en danger ! Par ma faute ! contesta Tsuna.
- Mais bon, ça ne va plus être le cas maintenant, hein ? fit remarquer le chef des anges. Maintenant, tu vas nous suivre bien gentiment et-
- Toi, tu la fermes, Trior ! tonna la femme aux yeux rouges.
Elle avança de quelques pas, frôlant l'épaule de l'ange sans même tilter. Elle fixa sévèrement l'asiatique sans qu'aucun des deux ne cille.
- Fon, où se trouve Reborn ? demanda-t-elle.
- Sûrement en train de s'occuper de tes hommes, Lal, répondit-il.
- Tss, ce mec a toujours manqué de logique : il devrait se laisser faire, ça me permettra de dormir plus tôt !
- Tu ne devrais pas le sous-estimer ; j'espère que t'es devenue assez forte pour porter plusieurs hommes en même temps, car je sens d'ici qu'il y en a certains qui vont plus pouvoir marcher. Et d'ailleurs, je ne compte pas moi non plus me faire avoir.
Il se plaça à pas silencieux devant Tsuna pour la protéger.
- Je ne peux pas vous la laisser l'emmener, déclara-t-il : je suis garant de sa sécurité, et je ne veux pas qu'il lui arrive un quelconque malheur de votre vote.
Là, il positionna la paume de sa main vers les ennemis. Tsuna remarqua que l'étrange réflexe de l'agente était de se boucher le nez avec le bras.
- Gyoza-Ken ! s'exclama Fon.
Une espèce de boule d'énergie fila vers les CEDEF. La boule n'eut pas l'air de leur effet sur le coup, mais soudain, tout le monde sauf la femme furent pris de contraction involontaire de leur mouvement. Ils n'avaient plus l'air de contrôler leurs membres. Fon en profita pour assommer un ange. Tsuna se mit en mode dernière volonté et déplia ses ailes pour aller plus vite pour en faire de même avec trois autres. Pas question de ne rien faire car elle était la « protégée » !
- Lorsqu'elle s'approcha de Trior, celui-ci sentit le coup et esquiva facilement l'attaque. Il se plaça de suite près de sa coéquipière, qu'elle le frappa violemment sur la tête.
- Espèce d'idiot ! T'es vraiment un nul pour ne pas voir une attaque arriver ! s'énerva-t-elle.
- C'était quoi, d'ailleurs ? demanda Tsuna, mais elle ne reçut pas la réponse de Fon, mais de l'agente.
- C'est le Gyoza-Kempo : en gros, il envoie une vague odeur d'ail par le nez, et ça engourdit le cerveau qui fait donc n'importe quoi avec le corps. Donc toi ! s'emballa-t-elle en frappant de nouveau l'ange. Quand tu le vois en position, tu te bouches le nez, compris ?!
- Compriiiiis ! se plaignit Trior, totalement apeurée face à l'altitude de sa coéquipière.
Fon soupira doucement. Il commença à chuchoter à Tsuna.
- Dommage, ça ne sera plus efficace. Je te remercie de ton aide, Tsuna, mais je vais devoir m'occuper de ces lascars seul.
- Non, je vais vous aider, refusa l'ange avec assurance. Je sais parfaitement me battre, et je me suis déjà combattu contre Trior. Occupez-vous de... Lal, moi, je vais me battre contre lui.
Pour approuver ses paroles, elle alluma davantage ses flammes de dernière volonté sur ses gants. Fon soupira de nouveau, mais là, il sourit.
- Bien. Bonne chance.
- À vous aussi.
Ils se jetèrent alors sur leurs ennemis.
...
Il fallait l'avouer ; Reborn n'était pas en position de force.
Bon, déjà, il s'était engagé dans un combat difficile à gagner de base : trente contre un. Il se considérait comme seul car Irugorn était dans l'impossibilité de bouger, à part pour se faire empiler sur place. Donc déjà, pas facile facile, tout ça. Ensuite, ils ne s'attendaient pas à ce que les anges aient autant la niaque à les tuer - contrairement à lui - : ils avaient des airs de psychopathe, avec leurs sourires exagérés. Et finalement, le pire, c'étaient ces foutus lances ! Au départ, le Dragonnier croyait que ces étincelles n'étaient rien d'autre qu'un peu d'électricité statique. Ah, quelle erreur il avait fait ! C'était de véritables décharges que ça balançait dans tout le corps si t'avais le malheur de le frôler ! En même temps, Irugorn aurait pu se dégager plus facilement si ça ne faisait que picoter. Le fonctionnement de cet engin était simple, en réfléchissant : il fallait juste une énorme pile à l'intérieur de la lance, de l'or pour la pointe - car l'or est le métal le plus conducteur qu'il existe - et une manche en caoutchouc pour les mains et le tour et jouer ! Et puis, les anges arrivaient avec une maîtrise parfaite à l'attaquer tout en réussissant à se défendre de suite après. Et s'il arrivait par miracle à les toucher, sa main-dragon rebondissait sous leur costume bizarroïde et sa flamme s'était comme aspirée.
En gros, s'il n'y avait pas de retournement de situation, il pouvait faire dans sa tête son testament - ça risquait de ne pas être très long, mais ça ne le réjouissait pas tout autant -. Ce qu'il lui faudrait, c'était un moment d'inattention d'au moins un seul ange ; il pourrait ainsi s'emparer de sa stupide lance et il pourrait se battre un peu plus équitablement contre eux.
Son vœu fut presque exaucé sur l'immédiat. Un petit bruit curieux et mignon se fit entendre de tous. Ils retournèrent leur tête d'un seul mouvement et vit alors un joli petit matou qui miaulait. Il semblait normal, mais en s'attardant sur quelques détails, Reborn remarqua vite que le chat n'en était pas spécialement un...
- Ce chat est vraiment bizarre, pensa celui-ci au dragon.
- C'est normal : c'est Hayato, rassura Iru. Il crée un moment de dispersion. Profites-en !
Soudain, un des hommes qui retenait l'homme au fédora tomba sous le charme de la petite bête. Il alla pour caresser le petit chat, mais sous le regard horrifié de ses compagnons, Reborn profita pour se saisir de la lance et abattu l'ange avec une bonne décharge en prime. Les agents du CEDEF restèrent pétrifiés de stupéfaction avant de se reprendre et de contre-attaquer. Mais au même moment, le petit chaton qui s'était discrètement rapproché d'un des anges se transforma en chat-garou et vola à son tour une arme. Ainsi, Gokudera rejoint en vitesse Reborn pour allier leurs puissances. En éliminant petit à petit leurs ennemis, ils ont pu assez écarter les anges du dragon qui put enfin battre des ailes pour s'envoler. Certains des anges le remarquèrent et s'envolèrent à leur tour pour arrêter Irugorn, mais c'était déjà trop tard : le dragon cracha de puissantes flammes vers les adversaires qui partirent de suite en retrait.
À un moment, Reborn eut une idée d'une nouvelle utilisation de la lance. Il se retourna vers Irugorn et brandit l'arme :
- Iru ! Essaye de brûler le bout de la lance !
- Ça va pas marcher... pensa le dragon.
- Mais si ! Et dépêche-toi !
Irugorn regarda le ciel, exaspéré, avant de viser la pointe de la lance. Celle-ci se mit alors à posséder, en plus de l'électricité, des flammes ardentes. Les anges, effrayaient, s'éloignèrent du Dragonnier qui les attaqua. Cependant, à un moment, l'acier fondit et Reborn fut dans l'obligation d'abandonner son arme mortelle. En dernière attaque, il la jeta sur les anges où ils ont dû se mettre à terre pour ne pas toucher la lance. Elle ne provoqua aucun incendie car il n'y avait pas de végétation dans les alentours, mais Gokudera profita que les hommes soient allongés pour se re-transformer entièrement en chat et pouvoir les griffer aux visages et les faire fuir.
Ils venaient d'éliminer la plupart des anges qu'ils les ont attaqués. Ils en restaient encore un peu, mais ce fut moins compliqué à gérer qu'au début.
Hayato pensa que c'était le moment opportun pour parler avec Reborn, maintenant que le nombre d'ennemi a fortement diminué.
- Reborn-san, vous savez comment elle s'appelle vraiment, Tsuna ?
Le Dragonnier réfléchit quelques instants pour se remémorer de l'interrogatoire de l'ange, l'autre jour. Il se rappela de qu'avait dit l'ange, alors :
« Sache que c'est déjà trop tard pour agir, Tsunayūki Sawada. »
- Je... je crois que c'est un truc du genre... Tsunayuki, ou un truc qui ressemble vachement à ça, répondit-il.
- Tsunayūki ?
- Ouais, c'est ça. Tsunayūki Sawada. Pourquoi ? Ça te dit quelque-chose ?
La question fut stupide à la poser car il eut la réponse immédiatement après.
- Tu penses que c'est la "Jūdaime" ?
- Elle s'appelle comme ça, la Jūdaime qui a disparu, déclara Gokudera d'un ton grave. Tsunayūki Sawada. Et je ne crois absolument pas à une coïncidence.
- Cependant, la « Jūdaime » a disparu il y a cinq mois, non ? Alors que Tsuna est partie un mois plus tard. C'est anachronique.
- Il se peut qu'elle est mentie, aussi, intervint Irugorn dans la discussion. Ou alors, elle a disparu de HeavenGard tout en y restant, puis elle est partie pour de bon quatre mois plus tard.
Ça pouvait donner une fichue migraine à Hayato ! Était-elle la Jūdaime ? Ou ne mentait-elle pas jusqu'à maintenant ? Parce que si c'était le cas, il ne se sentait pas de continuer l'aventure - surtout si c'était de se battre régulièrement contre des anges -.
Soudain, Gokudera sentit dans les airs une forte odeur d'une plante qu'on pouvait aussi cuisiner. Il en fit part au Dragonnier.
- Reborn-san, c'est normal si ça sent si fort l'ail, comme ça ?
L'homme au fédora se mit à renifler à son tour : en effet, il apercevait cette odeur si particulière. Il se rappela alors que son ami, Fon, utilisait des techniques usant d'ails. Cela signifiait que la situation se corsait de son côté, aussi !
Le Dragonnier interpella le chat-garou.
- Il faut qu'on aille à l'entrée : Fon a sûrement besoin de nous !
Ils se précipitèrent alors vers le lieu, tout en faisant attention aux anges qui les attaquaient encore par tous les côtés.
...
Tsuna commença à avoir l'avantage, face à Trior. Celui-ci avait de moins en moins de flamme de dernière volonté, contrairement à la jeune fille qui en possédait encore tout un stock. Et puis, l'agent du CEDEF était en constante pression à cause de sa coéquipière qui digérait mal le fait qu'ils perdaient. Heureusement, Fon était vraiment plus puissant que ce qu'aurait cru l'ange : en réalité, il avait annoncé qu'il maîtrisait cent-sept arts martiaux en plus du Gyoza-Ken ! Il se débrouillait alors vraiment bien, au combat main à main. Mais en face, Lal assurait elle aussi au combat, et c'était ça qui maintenait Trior debout - sinon, il se serait couché depuis longtemps -. Elle ne se battait pas aussi bien que Fon pour le close combat, mais dès qu'elle pouvait, elle dégainait un des flingues qu'elle possédait et tirait vers les bras et jambes de l'asiatique. À chaque fois que la cible était atteinte, Tsuna voulut se jeter sur la femme pour l'arrêter, mais l'autre ange l'en empêchait et ils restèrent à faire du un contre un.
À un moment, ce fut une véritable catastrophe pour la jeune femme ; une des balles de l'agente toucha le thorax de Fon. Il s'étouffa puis cracha du sang avant de se mettre à terre pour apaiser la douleur. Tsuna fut au bord des larmes. L'agente, elle, semblait avoir le regard perdu, son visage déteint d'aucune expression. Cela mit Tsuna hors de rage qui, sans même laisser le temps à qui que ce soit, d'envoyer un violent coup de poing à la tempe de la femme. Celle-ci en perdit l'équilibre. Trior allait agir à cet affront, mais l'ange se jeta sur lui et tenta le tout pour le tout de le faire tomber dans les pommes.
Mais elle n'arriva pas. Aveuglée par la colère, elle s'occupa entièrement de l'agent qui allait vraiment perdre.
Cependant, Lal se releva péniblement et tira une balle entre les omoplates et une autre érafla la tête de Tsuna. Une douleur insupportable secoua tout son corps. Elle allait tomber et s'évanouir, mais Trior la tint fièrement par le col et l'empêcha presque de respirer. L'ange tentait de battre des ailes, rien que pour voir si elle pouvait encore les utiliser, mais elle n'arriva plus, et ça lui provoqua même une douleur en plus.
La situation n'avait pas été pire pour Tsuna. Elle comprenait que si elle avait gardé son sang-froid, elle aurait mis d'abord Fon a l'abri et elle l'aurait défendu. À la place, elle s'était emballée et elle allait mourir comme ça. Dans la douleur et le regret.
Elle pensa à sa vie qu'elle avait mené, à la galère qu'elle avait dû affronter à cause de son titre.
Elle pensa à son père, qui sera responsable en parti de sa mort.
Elle pensa à sa maison, à HeavenGard, là où elle avait vécu.
Elle pensa une dernière fois à sa mère, à Fon, à Gokudera, à Irugorn et à Reborn qui ont toujours été là, et qui l'ont considérée en tant que « Tsuna » et pas en temps que Jūdaime.
Elle ferma les yeux et sombra dans l'inconscience le plus total.
...
Soudain, la porte vola en éclat et ce fut un ange essoufflé qui rentra. L'agente et Trior le regardaient, abasourdis. Il était dans un tel état qu'il était difficile de dire comment il arrivait à tenir debout. Il était recouvert d'hématomes, plus ou moins grands, et il n'avait plus son arme. Qu'est-ce que cela signifiait ?!
- Trior-san... Lal-sama... il faut... se battre en retraite, haleta-t-il.
- Que racontes-tu ? Nous avons gagné ! rigola Trior en brandissant plus fièrement le corps inerte de l'ange. Nous arrivons vous aidez-
- Non ! Il faut... partir ! paniqua l'ange. Nous avons pas réussi à retenir le dragon, en plus du Dragonnier et d'un chat-garou !
Quand il finit de parler, il tomba dans les pommes. Gokudera venait de l'achever, les yeux sévères et pleine de rage contenue. Il avança lentement vers l'ange conscient qui commença à trembler de ses membres.
- Oh, Trior, dégage de là ! s'indigna Lal. T'es en plein milieu de mon champs de vision ; je peux pas tirer sur lui !
L'ange fit mieux : il s'évanouit et tomba sur le sol, une grosse entaille sur sa paume d'Adam. Gokudera tint Tsuna dans ses bras, ankylosée par les blessures.
Lal n'aura pas une meilleure occasion pour buter ce maudit chaton. Cependant, une voix retentit dans sa tête :
- Que tous les agents du CEDEF dégage d'ici sans violence ou je crame la maison, ordonna Irugorn. Et je n'hésiterai pas à le faire.
L'agente savait parfaitement que ce dragon serait capable de vraiment le faire. Elle lâcha un juron, puis prit le corps de Trior et le déposa sur son épaule. Elle se rendit compte que ce combat contre Fon l'avait vraiment endommagée. Lui aussi, il s'était amélioré depuis tout ce temps...
Elle se retourna vers le chat-garou, qui allongea le corps inerte de son amie.
- Ne t'attends pas à que ce soit terminé, le matou, déclara-t-elle.
- Assure-toi d'écrire ton testament le plus tôt possible, menaça-t-il : je ne te laissera pas vivante la prochaine fois, teme.
Elle passa l'éponge sur le gros mot et partit sans dire un mot.
...
Reborn arriva enfin à terminer le dernier ennemi. Pendant que Gokudera assurait comment aller Tsuna et Fon - même s'il y avait plus de chance qu'ils allaient bien -, lui, retiendrait les anges à entrer eux aussi. Mais soudainement, un sifflement retentit et les anges survivants s'envolèrent et s'échappèrent des crocs du dragon qui arriva tout de même encore à en chopper trois.
Le Dragonnier soupira : c'était enfin terminé. Ils allaient prendre un petit casse-croûte pour se revigorer, et ils s'endormiraient tranquillement. Il ne s'attendait pas à se retrouver face à ses amis quasiment morts.
Hey ! Ce chapitre est un peu plus long que le précédent : j'étais bien inspirée, ce coup-là :). Vu comment ce chapitre se termine, comment tout cela va-t-il se terminer ? A suivre... - oui, j'aime le cliffhanger XD -.
Ça y est, on a franchi les dix chapitres ! Le prochain cap sera cent chapitres ! - quoique là, ça en ferait un peu trop... visons les vingts chapitres, d'abord ^^'
Je remercie Tsuki Banritt pour le follow et le commentaire et à plus ~
