La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).

Cependant, l'histoire m'appartient.


Grâce à l'aide du robot, ils empruntèrent des raccourcis pour pouvoir sortir plus facilement. Une fois à l'air libre, tout semblait plus calme qu'auparavant ; la forêt était plus lumineuse, le vent soufflait plus doucement et les nuages qui étaient, à l'entrée agités et dangereux, avaient disparu pour laisse place au ciel bleu et à un soleil qui brillait de mille feux. Tsunayūki prit une grande bouffée d'air et profita de la nature.

Reborn se retourna vers le nouveau qui s'amusait à embêter Gokudera qui le menaçait en retour de le griffer.

- Dis-moi, qu'est-ce que tu es ? demanda-t-il.

- Je suis Ryohei ! répondit celui-ci.

- Non, je voulais dire si tu es un Élu ou pas : ça serait étonnant qu'un simple humain sache tous ces histoires d'Élus, non ?

Le boxeur fit mine de réfléchir avant de s'exclamer :

- Je suis un cyborg normal à l'extrême limite !

- Cyborg et normal ne vont pas ensemble... désespéra Tsuna.

- Oh ? Il y a un nouveau dans le groupe ? demanda une nouvelle voix.

Tout le monde entendit la pensée, même le cyborg qui, étant pas habitué, paniqua et se mit à crier :

- Qui est-ce à l'extrême limite ?!

- Tu peux pas la fermer pour une fois, crâne de gazon ?! hurla Gokudera. Tu nous casses les oreilles, là !

- Et pas toi, peut-être ? songea la voix.

- Oh, Irugorn-san ! s'exclama la jeune fille.

- C'est Iru, présenta l'homme au fédora à Sasagawa. C'est le dragon avec qui je suis lié.

- Le dragon... avec qui t'es lié ? répéta Ryohei. T'es dragonnier ?

Reborn acquiesça de la tête. Le cyborg avait des étoiles plein les yeux.

- Il y a un dragon pas loin ?! Je veux le voir à l'extrême limite !

- Mais boucle-là au moins une fois, crâne de gazon ! ordonna Hayato.

- T'as quelque-chose à dire tête de poulpe ?! T'en a peut-être déjà vu un, de dragon ?!

- Déjà, oui. Et puis, Irugorn-san ne pourra plus venir avec nous.

- Et pourquoi ?

- Car il ne peut pas rejoindre à cause de ton stupide laboratoire !

- En fait, c'est plus compliqué que ça... coupa Iru. Mais Reborn ne vous en a pas déjà parlé ?

Tous les regards se convergèrent vers l'homme de la situation. Il ne semblait pas perturbé que tout le monde le fixait comme ça.

- Ben je vous avais pas dit qu'on allait le récupérer plus tard ? demanda-t-il.

- Absolument pas, résonnèrent en chœur les voix de l'ange et du chat-garou.

- Alors vous voilà prévenu : nous le récupérerons plus tard.

- Mais comment il pourra venir ? voulut savoir Gokudera. Vous nous avez pas dit qu'il ne pouvait pas traverser le laboratoire ?

- Oui, et j'avais rajouté que c'était à cause de sa taille : donc le tout, c'est qu'il rétrécisse, c'est tout.

- Cela signifie qu'on va avoir un Irugorn Chibi ? demanda Sawada avec des étoiles dans les yeux.

- Non. Bon, je vais tout vous expliquer comment ça devrait se dérouler : une fois arrivé chez une certaine personne, je reviens ici et lui donne une potion qui pourra le transformer en humain.

- Irugorn en humain ?!

- Oui. Par contre, il est insupportable comme ce n'est pas possible, prévint le Dragonnier.

- C'est ça... c'est toi l'insupportable, Chibi, pensa ouvertement le dragon.

Reborn passa outre ce commentaire.

- Bref, vous voilà prévenu, reprit-il : en route, maintenant.

- OUAIS ! À L'EXTRÊME LIMITE ! hurla Ryohei.

L'homme au fédora acquiesça de la tête et ils partirent tous les deux en tête du groupe, suivi d'Hayato puis de l'ange.

Tsunayūki devait faire de l'ordre dans sa tête car il y avait beaucoup d'informations d'un coup : Irugorn qui ne pouvait plus venir pour le moment à cause de sa corpulence pourra en fait les rejoindre plus tard quand Reborn lui aura amené une potion pour le transformer en humain ; et aussi le nouveau membre dans le groupe : Ryohei Sasagawa, un cyborg qui semblait toujours être en mode dernière volonté.

Bref, Tsuna eut bizarrement envie de dormir.

...

À quelques kilomètres d'une certaine forêt au sud se trouvait un petit village du nom de Lawn. D'une centaine de personnes, elle se montrait accueillante, sans le moindre défaut - à croire les commentaires des nombreux voyageurs qui avaient séjourné à cet endroit -. Elle était, certes, petite, mais chaleureuse avec des produits locaux de bonne qualité et pas cher, qui ont fait le succès de ce village. Là-bas ne semblait exister le mauvais temps et la neige car elle vivait principalement sous les rayons de soleil, agrémenté parfois d'une pluie courte mais suffisante pour les récoltes.

Aussi étonnant soit-il, il y avait à Lawn le lycée qui regroupait tous les adolescents de la région. La vérité était que le village n'aurait jamais pu s'offrir le luxe d'un établissement scolaire rien qu'avec l'argent de la mairie ; il était aidé financièrement par Chārwan, la capitale d'Ancester. Il se passait entre les deux bourgs des échanges commerciaux pour subvenir aux besoins de Lawn.

C'était dans ce petit lycée que travaillait Kyoko Sasagawa. Elle était connue de tous les élèves et professeurs du bâtiment et avait beaucoup de succès. D'abord, on la trouvait mignonne et jolie : elle était un peu plus petite que la moyenne, et possédait des cheveux courts bruns dorés et des yeux de la même couleur que de l'ambre. Et ensuite, c'était une excellente élève qui était gentille et attentionnée, qui ne refusait jamais rien à personne ; en raison de tout cela, plusieurs garçons ont voulu sortir avec elle. Cependant, en plus qu'elle ne voulait pas être avec quelqu'un, sa meilleure amie éloignait tous les garçons en chaleur qui s'approchaient de trop près de Kyoko : elle s'appelait Hana Kurokawa. Elle était beaucoup moins populaire dans le lycée par son caractère franche et très terre à terre - c'était une des seules filles à avoir remarqué que tous les garçons de sa classe étaient tous des singes -. Pourtant, elle était arrivée à se lier d'amitié avec Sasagawa, cette jeune fille aux airs insouciantes et rêveuse, des caractères diamétralement opposés au siens, et même à devenir une de ses proches les plus précieuses.

Aujourd'hui était un jour banal pour Kyoko : tous les professeurs étaient présents, les devoirs à rendre étaient rendus, les cours s'étaient passés lentement et inlassablement. À la dernière sonnerie de la journée, les élèves se précipitèrent dehors, laissant trois adolescents dans la classe en moins de trois minutes : Kyoko, Hana et un garçon quelconque. Sasagawa soupira de fatigue et cala son classeur dans son sac avec lassitude. À côté d'elle, Kurokawa avait déjà fini de ranger ces affaires. Chose étrange, elle n'était habituellement pas pressée et c'était même généralement Kyoko qui la faisait bouger.

Celle-ci observa curieusement sa meilleure amie en train de sortir de classe sans l'attendre. Bizarre, ça aussi. Hana dut ressentir le regard de sa meilleure amie car elle se retourna vers elle et lui dit précipitamment :

- Tu te rappelles que j'ai un rendez-vous avec le dentiste, au moins ? mentionna-t-elle. Et que je suis juste, au niveau du temps.

- Oh, ah oui ! Je m'en souviens... mentit Kyoko.

Son côté rêveur lui jouait parfois des tours.

- Bon, je te laisse, alors, reprit Kurokawa. À demain.

- À demain, Hana-chan ! salua sa meilleure amie.

Kyoko fit signe de la main, puis lorsque personne ne pouvait la voir, arrêta de sourire faussement. Elle ne pouvait s'empêcher de toujours montrer aux gens la « Kyoko-chan » que tout le monde s'attendait à voir, toujours heureuse et souriante ; après tout, on l'avait toujours connue comme ça. Les lycéens ne se douteraient pas de ce qu'elle avait dans le cœur, et qui lui pesait si terriblement depuis des années...

Le garçon dans la classe commença à remuer de sa chaise et se leva. Kyoko se retourna vivement et reconnut Mochida Kensuke. C'était lui aussi un garçon populaire, avec son air de rebelle à cause de ses cheveux sombres en bataille et de son regard dur et déterminé. Il faisait parti du club de kendo et en était même le chef. Il avança d'un pas sûr vers la jeune fille qui dut se forcer à re-sourire.

- Salut, Mochida-kun ! s'exclama Sasagawa. Comment tu vas ?

- Très bien. Et toi, Kyoko ?

Il avait un sourire narquois. Il prenait appuie contre le mur, entre la porte et Kyoko : la jeune fille était prise au piège. Elle comprit trop tard que le garçon avait attendu le départ d'Hana pour pouvoir venir lui parler. Elle devait alors patienter pour connaître la raison de l'interruption de l'adolescent.

- … Il y a quelque-chose qui ne va pas, Mochida-kun ?

- Tu peux m'appeler Mochida simplement, rétorqua celui-ci.

Il avait pris un air hautain que Kyoko avait du mal à apprécier.

Le garçon s'approcha de Kyoko et s'arrêta pile devant elle, à peine à quelques centimètres de son corps. Sasagawa aurait voulu prendre la fuite mais elle n'arrivait pas à bouger et elle baissa la tête. D'un geste délicat, Kensuke lui prit son menton et la força à le regarder : elle ne fit rien pour en empêcher. Mochida avait des yeux attendrissants pour faire croire qu'il était innocent, mais Kyoko remarqua qu'il y avait aussi de la sournoiserie derrière son regard.

- Kyoko, je t'aime de tout mon cœur, commença-t-il. Tu es bien la seule fille qui fait battre mon cœur comme ça. Et j'ai pleinement conscience que je ne suis pas le seul qui soit tombé sous ton charme. Cependant, laisse-moi te protéger contre ces sales types qui ne cherchent qu'à profiter de toi. Je t'aime sincèrement.

« Ces sales types » ? Alors il ne se sentait pas concerné ? Pourtant, il allait lui aussi abuser d'elle, en premier lieu par ce baiser volé, sans goût ni saveur pour la jeune fille.

En réalité, Kyoko n'avait plus réellement le choix. Lui dire en face, après ce qu'il venait de dire - ou faire -, qu'elle ne voulait pas de lui était mission impossible. Elle mit tous ses dernières forces pour pouvoir faire un dernier mensonge pour cette journée fatigante :

- Moi aussi je t'aime, Mochida. C'est d'accord, je veux bien sortir avec toi.

Plus tard, Kyoko s'en alla enfin du lycée. Kensuke l'avait retenue encore un peu, pour qu'il puisse l'avoir rien que pour lui. Il lui avait serré dans ses bras et l'avait embrassé à plusieurs reprises - contre son gré -. Heureusement, Mochida vivait à l'opposé de chez elle et il ne l'avait donc pas raccompagné jusqu'à chez elle.

Plus Sasagawa marchait dans les ruelles, plus elle regrettait son choix, sa décision. Elle commençait à avoir marre de son caractère, de ne rien pouvoir refuser aux autres. Pourtant, elle aurait réellement pu contredire et partir sans demander son reste.

Seulement voilà, elle avait peur.

En rentrant chez elle, Kyoko fut, comme d'habitude, accueilli par personne : ses parents travaillaient loin et arrivés rarement assez tôt pour voir leur propre fille durant la journée. Ils ne se faisaient que la bise le matin - si elle était déjà levée -.

À l'entrée, elle déposa ses mocassins et enfila ses chaussons pour l'intérieur. Elle avança dans le couloir en bois poli et alla dans sa chambre. Elle était grande et confortable, les murs clairs et colorés. Un lit se trouvait dans le coin à droite et son bureau pile en face de la porte. C'était là qu'elle rangeait ses affaires de cours. Et c'était là aussi que se trouvait une photo de son grand frère. Ils ne se ressemblaient pas tant que ça, lui et elle. Pourtant, ça avait été la seule personne à qui elle avait pu se confier, demander de l'aide ou un quelconque besoin. Il avait toujours été là pour elle, car il avait été sa seule véritable famille.

Cependant, il avait été tué il y avait cinq ans. Sous les yeux de Kyoko.

Finalement, elle craqua. Tout allait mal depuis qu'il avait disparu. Elle courut vers son bureau et versa tous les larmes de son corps. Elle en avait marre. C'était trop dur.

- Onii-san...

Kyoko savait très bien qu'appeler son frère ne servirait à rien. Qu'il ne pouvait plus lui venir en aide, par sa faute. Que plus jamais il pourra venir la sauver.

Et pourtant...


Et voici un nouveau chapitre - qui va commencer un nouveau "petit" arc ;).

Si tout se passe comme j'ai prévu, je ne pense pas publier de chapitre sur cette histoire la semaine prochaine : j'ai écrit un one-shot que je publierai pour Noël - enfin, normalement ^^' -. Si j'ai le temps et de l'inspiration, j'écrirai peut-être un petit chapitre bonus, mais rien n'est garanti.

Voilà, j'ai dit à peut près tout ce que j'avais à dire. Je remercie Cosmos Asma pour le favori et le follow et Tsuki Banritt pour le commentaire. A plus tard ~ ^^.