La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).
Cependant, l'histoire m'appartient.
Allongée dans la mousse moelleuse de la forêt, Tsunayūki regardait le ciel, observant en même temps les feuilles des arbres qui lui faisaient de l'ombre. Elle venait de se réveiller après une nuit réparateur. Elle s'était finalement habituée à dormir dehors, contre toute attente. Les premiers jours elle ne pensait même pas à se reposer hors d'un lit, mais Reborn lui avait affirmé le contraire.
- Tu verras, avait-t-il rajouté, un peu d'air libre sans rien faire nous fera du bien.
Elle ne l'avait pas pris au sérieux sur le coup. Pourtant les nuits s'étaient enchaînées et depuis, elle avait l'impression d'avoir toujours dormi près d'un arbre.
De la nuit jusqu'au petit matin était le moment le plus calme des journées de l'ange - elle l'avait rapidement compris - et elle voulait en profiter un maximum. Cependant, son temps de calme allait être encore raccourci car une voix grave retentit près d'elle :
- TOUT LE MONDE ! C'EST L'HEURE DE SE LEVER À L'EXTRÊME LIMITE !
Tsuna reconnut de suite que c'était Ryohei, leur nouvel « extrême » compagnon qui les avait rejoint la veille. Le cyborg était très expressif et disait tout ce qu'il lui passait par la tête, ce qui pouvait attirer les foudres de Gokudera, qui avait l'air de difficilement le supporter.
D'ailleurs, ils allaient encore faire des siennes, ce matin-là.
- Ferme-là, crâne de gazon ! hurla le chat-garou qui montrait ses griffes.
- Tu veux te battre, tête de poulpe ?! cria Sasagawa. Je suis prêt à te découdre !
Le cyborg se mit en position de garde de boxeur ; il semblait s'être toujours battu comme ça. Il avait beau gueuler tout et n'importe quoi et avoir une cervelle de poisson rouge, il possédait un code d'honneur qu'il tenait à respecter - comme se battre dans le Noble Art -. C'était peut-être ça qui avait tapé dans l'œil du Dragonnier hier ; un type qui restait fidèle à ses convictions...
Du côté de Hayato, il fit apparaître de ses poches des dynamites allumées, toutes destinées au cyborg. Une quantité effroyable de fumée échappait des bombes lorsque celles-ci explosèrent, mais elle disparut tout aussi rapidement. Au loin, Reborn vint vers l'ange et s'assit à côté d'elle. Il observait la scène de bagarre avec un regard amusé et un sourire malicieux. Tsuna soupira d'exaspération.
- Tu es aussi incorrigible que les autres, monsieur le psychopathe, remarqua-t-elle.
Reborn tourna sa tête vers elle, conservant toujours son sourire démoniaque.
- Mais non, je ne suis pas un psychopathe, se défendit-il. Sinon je me serai occupé de leur cas moi-même depuis longtemps... et du tien aussi. Non, je dirai plus sadique.
Sawada trembla quand elle vit le sourire s'accentuer davantage.
Ils s'arrêtèrent de parler pendant un instant ; on entendait plus que les cris des deux autres qui résonnaient dans la forêt. Tsunayūki replia ses genoux contre elle et posa sa tête dessus. Elle commençait à avoir froid et elle n'avait pas de meilleur vêtement qui la protégeait du vent frais que sa fine cape. L'homme au fédora ne paraissait pas indifférent face à la température.
- Irugorn ne te manque pas trop ? finit-elle par demander.
- Oh, ça va, répondit le Dragonnier en haussant des épaules. C'est pas la première fois, non plus.
- Il va se cacher où, en attendant qu'on revienne le chercher ?
- Il va rester là où il était : aucune raison pour lui de bouger puisque personne ne va au laboratoire. Et s'il y a des personnes égarées, il n'a qu'à voler un peu haut.
- T'as pas l'air d'être plus inquiet que ça..., fit-elle remarquer avec une note étrangement déçue.
- Encore une fois, c'est pas la première fois qu'on se retrouve séparé, se répéta-t-il. On sait très bien ce que ça fait d'être écarté l'un de l'autre à grande distance. Mais on a pas le choix. De toute façon, s'il lui arrivait quelque-chose de son côté, je serai plus ou moins au courant.
Nouveau silence. L'ange regardait devant elle et ne voyait plus Gokudera et Sasagawa. Elle ne s'en inquiéta pas trop car elle savait qu'ils étaient dans les alentours.
Elle reprit une nouvelle fois la discussion, avec un peu plus d'appréhension.
- Ça fait combien de temps que tu es... lié avec lui ?
- Je crois... depuis que j'ai six ans.
- He-hein ?! Mais ça fait hyper tôt !
- C'est vrai que normalement, on attend qu'on ait minimum dix ans pour pouvoir se lier avec un dragon. Mais bon, sans entrer en détail de ma vie, je...
- Reborn-san ! débarqua Gokudera. C'est qui de nous deux qui avons fait la meilleure pêche ?!
Tsuna bouda intérieurement de la furtive interruption. Hayato et Ryohei s'étaient rapprochés d'eux avec une poignée de poissons dans chaque main, qui gigotaient encore. Ils étaient torse nu et se retrouvaient trempés de la tête au pied. La jeune fille se sentit gênée de l'exhibitionnisme des garçons et détourna du regard, contrairement aux mecs à qui ça ne semblaient pas les déranger.
Suite à la question, l'homme au fédora haussa des épaules.
- Vous avez tous les deux fait une bonne pêche, commença-t-il, mais vous avez pris un temps fou. Il faut qu'on parte illico presto à Lawn.
Personne n'avait apparemment repéré, mais Ryohei tilta légèrement sous le nom.
- Lawn ? répéta l'ange. C'est quoi, ça ?
- Le prochain village. On devrait y être dans le courant de la matinée si on y va de suite.
- Mais on n'a pas pris nos petit-déjeuners ! se plaignit-elle.
- On pourra manger en chemin, Jūdaime ! rassura le chat-garou.
- Arrête de m'appeler comme ça, toi !
- Elle est pas foutu de marcher cinquante mètres avant de se ramasser tête première sur le sol, soupira Reborn. Comment veux-tu donc qu'elle soit capable de marcher et de manger en même temps ?
- Quoi ?! Mais il y a plein de racines d'arbres, dans cette forêt ! se défendit-elle maladroitement.
- C'est normal qu'il y ait beaucoup de racines d'arbres puisqu'il y a des arbres dans n'importe quelle forêt, Dame-Tsuna.
- Mais... ! Arrête de m'appeler comme ça, toi aussi !
Pendant que les deux garçons se rhabillaient, Tsuna remarqua alors que le cyborg n'avait plus son habituelle vis dans sa tête - ça le rendait étonnement davantage humain -.
- Mais... t'as plus ta vis ? lui demanda-t-elle. C'est pas vital, pour toi ?
- Oh, pas du tout ! Quand je vais dans l'eau, il ne faut pas que que ça se mouille : sinon, je me prends un vilain coup de jus !
- Mais... si c'est pas vital, à quoi ça te sert, alors ?
- C'est parce que c'est classe à l'extrême limite !
- Tu trouves ça classe, une vis dans la tronche ? répéta Gokudera. Si tu veux, je peux t'acheter un marteau pour t'assommer et t'empêcher de dire dix absurdités à la seconde !
- Quoi ?! Répètes un peu ?!
Les deux se disputèrent rapidement avant que le feu du camp soit levé. Sur le chemin, Reborn ouvrait la marche, suivi de près par Gokudera qui lui demandait des techniques pour pêcher plus vite. En troisième position se trouvait Tsuna, puis enfin Ryohei qui traînait bizarrement des pieds. La jeune femme remarqua qu'il n'était plus dans son assiette et elle s'inquiéta. C'était la première journée où il faisait parti du groupe et pourtant, Tsunayūki savait déjà que quelque-chose n'allait pas chez lui, quand bien même elle ne le connaissait pas bien - son intuition l'aiguillait aussi, d'ailleurs -.
Elle ralentit son pas et rejoignit discrètement le cyborg. Celui-ci shootait dans les cailloux qui étaient sur la route.
- Il y a quelque-chose qui ne va pas ? demanda-t-elle. Tu veux en parler ?
Elle se demandait à ce moment-là si, malgré que ce soit une sorte de robot, s'il était lui aussi capable de ressentir des émotions comme tout être humain.
Ryohei leva les yeux vers l'ange. Il soupira avant de déclarer :
- Oh, il y a pas à s'inquiéter, Sawada, rassura-t-il d'une voix rauque. C'est juste que je n'ai pas l'énergie, aujourd'hui.
- C'est à cause de ce qu'a dit Reborn ?
Sasagawa ne dit rien et hocha de la tête.
Tsunayūki comprit de travers car elle crut à cet instant que la remarque du Dragonnier sur sa technique de pêche était la raison pour laquelle Ryohei se sentait si mal. Après tout, c'était après la discussion qu'il ne se sentait pas bien. Avant, il était chaud patate ; comme d'habitude, quoi.
L'ange accéléra le rythme de ses pas et atteignit la hauteur de l'homme au fédora. Celui-ci remarqua la soudaine fureur de la jeune femme qui la mitraillait du regard. Il soupira avant de déclarer :
- Qu'est-ce qui t'arrive?
- Il y a qui m'arrive de me mettre en colère parce que tu parles trop directement et que tu blesses les autres par tes paroles, sans même que tu t'en rendes compte, apparemment !
- Quoi ? C'est parce que je t'ai dit tout à l'heure que t'étais pas foutue de marcher correctement ?
- De un : je marche correctement ! C'est juste que les lianes qui m'empêchent de marcher normalement... murmura-t-elle tout bas. De deux ! Ce n'est pas pour moi mais pour Ryohei !
- Tiens, il est susceptible ? questionna-t-il. Je ne le pensais pas comme ça...
- Va te pardonner, au lieu de penser ! Tu vois pas qu'il est tout triste à cause de ta remarque sur la pêche ?
- Ben si c'est vrai, tant pis pour lui, commenta le chat-garou.
- Il est pas forcément mieux, lui, remarqua l'humain en désignant le garçon à côté de lui.
Le Dragonnier regarda Tsuna dans les yeux. Ils s'étaient arrêtés de marcher et le cyborg avait pu les rattraper.
- Bon, j'y vais : prenez de l'avance, j'arrive.
Gokudera et Tsunayūki avançaient d'un pas décidé sur le petit sentier, alors que Reborn parlait avec Sasagawa. L'ange jetait quelques coups d'œil derrière elle pour voir s'il y avait une évolution dans la discussion entre les deux hommes ; elle n'en sut pas grand chose parce qu'elle était trop loin d'eux. Hayato vit qu'elle était inquiète et entreprit la conversation avec un petit sourire.
- Tsuna-hime, vous n'avez pas à vous inquiéter pour crâne de gazon...
- Arrête de m'appeler comme ça, grommela-t-elle à voix basse.
- … s'il prend mal les remarques et les défauts qu'on lui fait, c'est tant pis pour lui. Moi aussi, j'ai eu la même remarque. Pourtant, j'ai voulu savoir comment corriger certains détails, et je ne suis pas parti bouder dans mon coin.
- C'est vrai que c'est dommage si Ryohei soit susceptible, mais ce n'est pas ça qui me préoccupe ; le plus le problème, c'est que Reborn n'a aucun tact et qu'il dit les choses franchement sans avoir l'air de penser au conséquence. Certes, c'est bien de toujours dire ce qu'on pense sincèrement, mais ça pourrait un jour lui jouer de mauvais tours.
- Tiens tiens, je me fais réprimander dans mon dos, maintenant ~ ? chantonna Reborn pile derrière elle.
Tsuna sursauta et se retourna vivement : le Dragonnier avait l'air d'avoir fini de parler avec Sasagawa. Cependant, l'humeur de celui-ci n'avait pas l'air d'avoir évolué. L'ange fixa l'homme au fédora.
- Il n'a pas l'air d'aller mieux, à ce que je vois, gronda-t-elle.
- Non, maman, et je ne peux rien faire.
- Quoi ?! « Maman » ?! Mais arrête un peu tes surnoms débiles !
- Ben quoi ? Il y a qu'une mère qui te gronde comme ça et qui dicte ta conduite. Mais bref, avant que tu me gueules de nouveau dessus, je dois te prévenir de quelque-chose : ce n'est pas à cause de ma remarque sur la pêche. D'ailleurs, quand je lui en ai parlé, il avait l'air d'avoir oublié.
- Hein ? Mais c'est quoi, alors ? Il m'a bien dit que c'était quelque-chose que t'avais dit !
- En effet, mais ce n'était pas sur la remarque. Bon, on peut reprendre la marche, maintenant ?
Sans rien ajouter, Reborn reprit les rênes et indiqua le chemin à prendre. Tsuna, elle, était encore plus inquiète pour Ryohei : alors pourquoi était-il comme ça ? Qu'est-ce que Reborn avait bien pu dire pour le mettre dans un tel état ? L'ange regarda le cyborg, attristée de ne rien pouvoir faire avant de reprendre la marche avec les autres.
Au bout de deux heures de marche qui ont totalement fatigué Tsuna, ils sortirent de la forêt et arrivèrent dans une plaine. L'herbe était haute - assez pour atteindre les genoux de la jeune femme - et d'une couleur verte éclatante qui rendait le paysage d'autant plus bucolique. Au loin, ils voyaient un petit village. Aucune pollution était visible d'ici. La troupe reprirent leur force quelques instants et s'allongeant dans l'herbe. Ils avaient complètement disparu dans toute cette végétation.
Sans même s'en douter, c'était comme ça qu'ils eurent la vie sauve.
Pas très loin d'ici, Reborn sentit des présences se rapprochés d'eux grâce à ses sens développés : les autres n'avaient sûrement pas pu remarquer les personnes qui arrivaient. Le Dragonnier calcula qu'ils devaient se trouver à l'autre bout du champs. Il entendait des pas résonnaient sur le sol en synchronisé, mais aussi un petit déclic métallique. Le Dragonnier ne risqua pas de relever la tête pour voir qui c'était si c'était pour ensuite se prendre une balle dans la tête.
Qui pouvaient être ces personnes ? L'armée de ce village ? Les auraient-ils repérés quand ils étaient arrivés et auraient décidé de les prendre en charge ? Ça en avait tout l'air car Reborn crut discerner des bruits dans d'autres directions comme pour les encercler par surprise. Reborn fut tenté de prévenir les autres du danger qui commençait à grandir. Cependant, après un court moment, il sentit les vibrassions des pas s'écartaient d'eux jusqu'à totalement disparaître.
Le Dragonnier fut le premier à se redresser. Il n'y avait plus rien dans les alentours ; rien ne pouvait donc confirmer ce qu'il venait de ressentir. Pourtant, une petite voix dans sa tête lui disait de décarpiller le plus vite possible d'ici avant que ces gens ne les retrouvent plantés dans ce champs. Il décida d'interpeller tout le monde :
- Allez, assez roupillé : on y va !
- Déjà ? soupira Ryohei.
- Ça ne sert à rien de retarder quelque-chose dont il faudra de toute façon faire tôt ou tard.
Le Dragonnier adressait ses paroles surtout au cyborg, car il savait quel était son problème... La troupe se leva et reprit la marche. Tsunayūki alla à la hauteur de Reborn pour lui parler en privé.
- Il y avait des personnes près d'ici, non ? demanda-t-elle.
- Hm ? T'as donc remarqué, toi aussi ? Pourtant, je croyais que t'avais pas les sens développés comme moi.
- Non, ce n'est pas avec mes sens. Disons que je l'ai... pressenti. Mon intuition disait qu'il y avait des personnes et qu'il ne fallait pas trop bouger pour ne pas se faire remarquer. C'est tout.
- Drôle d'intuition, alors... se dit Reborn.
Après cet incident, ils arrivèrent de suite au village. Cependant, c'était difficile de faire une véritable démarcation entre le début et la fin du village parce que même dans la petite cité se trouvaient des champs. Mais contrairement aux plaines sauvages, ceux-là étaient mieux entretenus.
Soudain, avant de rentrer dans le village, Reborn fit halte et chercha quelque-chose dans son sac. Tsuna et Hayato le regardèrent curieusement.
- Que se passe-t-il, Reborn-san ? questionna le chat-garou. Vous cherchez quoi ?
- Une veste pour Ryohei, répondit le Dragonnier.
Les regards se convergèrent vers le cyborg qui semblait être gêné. L'homme au fédora trouva finalement une veste noire à capuche et la donna à Sasagawa qui le remercia silencieusement. Reborn se retourna vers les deux Élus, toujours perplexes. Ils attendaient évidemment des explications. Le Dragonnier jeta un coup d'œil au boxeur avant d'expliquer :
- Pour des raisons personnelles, Ryohei ne doit pas être reconnu dans ce village.
- Co-comment ça ? fit Sawada.
- Il a fait une connerie là-bas et il est donc recherché par tout le monde ? s'imagina Gokudera.
- Pour des approfondissements sur la question, il faut demandé au concerné, déclara l'humain.
- Désolé les gars, mais je préfère ne pas en parler de suite, s'excusa de suite Ryohei. Mais je vous mettrai au courant le moment venu, promis.
- Oh ! C'est le fait d'aller dans ce village qui te tracasse ? comprit l'ange.
Le cyborg et l'homme au fédora acquiescèrent de la tête. Celui-ci reprit la parole :
- J'avais prévu qu'on fasse une halte ici, mais si ça dérange Ryohei, il vaut mieux qu'on passe notre chemin...
- Ne vous gênez pas pour moi, coupa Sasagawa. S'il m'arrive un truc, je dois me montrer responsable et y faire face.
- On l'espère bien, crâne de gazon ! s'exclama Gokudera.
- Tu me cherches, tête de poulpe ?!
- Très bien. Bon, grâce à Ryohei, on va pouvoir dormir dans un hôtel cette nuit-là, conclut Reborn.
Ensuite, tout le monde remercia le cyborg.
Une fois la veste mise et la capuche enfilée, difficile de voir le visage de Ryohei, et encore moins le reconnaître à cause de l'ombre qu'apportait la capuche en plus. Le déguisement fut efficace car le groupe put traverser le village facilement sans se faire remarquer. Ils arrivèrent à avancer rapidement grâce à l'aide de Sasagawa et à arriver à l'hôtel-restaurant du village. Tsuna préféra largement celui-là qu'au précédent village : la salle était propre, les serveurs plus accueillants et tous les gens semblaient une grande et joyeuse famille - après tout, les seuls habitués du restaurant étaient les habitants du village -.
Reborn fila au comptoir et revint vers les autres avec les clés des chambres : il y avait deux chambres pour deux personnes. Immédiatement, le chat-garou se présenta pour pouvoir dormir avec Tsunayūki. Le Dragonnier avait l'air de s'en moquer royalement, le cyborg était d'accord tant qu'il n'était pas avec tête de poulpe, et l'ange sut très bien qu'il était difficile de faire changer d'avis le chat-garou. Voilà comment les chambres furent répartis.
Quand chacun eurent fini de ranger leurs affaires dans les chambres, ils s'étaient donnés rendez-vous à l'accueil de l'hôtel-restaurant. Sans étonnement, ce furent Tsuna et Gokudera qui arrivèrent en derniers. Reborn et Ryohei eurent même le temps à chacun de prendre une boisson en les attendant. Tsuna se sentit légèrement embarassée d'avoir pris autant de temps pour juste poser deux-trois affaires.
Les Élus s'installèrent sur la même table que leurs compagnons - le nombre de chaise était pile poil de quatre -.
- Bon, maintenant, c'est quartier libre pour tout le monde : rendez-vous ici à dix-huit heures, ordonna Reborn. Cependant, avant que vous partiez de suite, je tiens à préciser quelques détails pour que notre séjour soit le plus agréable possible : d'abord, on ne cherche pas les emmerdements. Et de deux, on n'attire pas les emmerdements. Compris ?
- Oui, Reborn-san ! affirma Gokudera. Je protégeai Tsuna-hime de toute attaque !
- Arrête de crier, Gokudera-kun ! supplia l'ange. Et aussi de m'appeler « Tsuna-hime » ! Et puis, moi, je m'en sors très bien ; c'est Reborn qui faut surveiller...
Elle faisait référence au coup de la librairie et de la planque de vampires.
Il y eut un duel de regard entre les deux.
- Ben je rigolerai bien la prochaine fois que tu piocheras le mauvais bouquin, se moqua-t-il, tu te démerderas tou-te seule.
- Un... un bouquin ? C'est censé être mauvais, un livre ? demanda Ryohei, perplexe.
- Laisse tomber, tu risques de pas comprendre, conseilla le Dragonnier.
Une serveuse arriva à la table et posa un petit bout de papier sur la table. Tsuna détourna le regard, puis Reborn. La serveuse devait avoir l'âge de l'ange. Elle avait de longs cheveux auburn soyeux, avec une petite coiffe sur le dessus. Elle portait la tenue du restaurant : une jupe courte noire et un tee-shirt blanc moulant, qui sublimait davantage sa poitrine. Tsuna se sentit soudainement complexée par sa petite poitrine.
La serveuse venait leur apporter le prix des boissons. Reborn paya de suite et la remercia avec un sourire charmant. La serveuse lui rendit le sourire tout en rougissant avant de s'écarter du groupe. Par la suite, le Dragonnier se leva.
- C'est tout : j'ai dit tout ce que j'avais à dire. Rendez-vous ici à dix-huit heures, o.k ?
- O.k ! répondirent en chœur les autres.
Moi : Heyyy ! Voilà le quinzième chapitre !
Reborn : Wouah, tu sais compter : toutes mes félicitations.
Moi : Eh ben, j'adore ton sarcasme, Reborn : tu devrais faire un one-man show, tu vas avoir un succès fulgurant !
Tsuna : Je rêve ou ça commence à partir en clash ?
Moi : Mais bref ! Comme c'est la fin d'année (en tout cas, lors de cette publication ^^'), j'ai pensé à un bonus : "quels sont vos vœux pour l'année prochaine ?" !
Reborn : T'as pas choisi la facilité, dis donc.
Moi : Et comme notre Dragonnier favori m'a l'air d'être d'humeur à piailler pendant deux heures, autant commencer par lui !
Reborn : Que de bontés à mon égard... niveau vœux, tu veux que je fasse dans les habituels genre : "Je vous souhaite une bonne santé et pleins de bonheurs !" ou tu veux que j'y aille franchement ?
Moi : Le plus sincère.
Reborn : Ben je n'ai pas de vœu.
Moi : Mais ça commence très bien, dis-moi ! Et pour Iru, t'as une idée ? Comme il est pas avec vous, on ne peut pas avoir son avis.
Reborn : Hm... ça doit être un truc du genre : "Je veux manger du poisson pour toute ma vie".
Moi : Ça vole haut, dis donc. Bon, passons à quelqu'un d'autre : Tsunayūki ! Quels sont tes vœux pour l'année prochaine ?
Tsuna : Ne... ne m'appelez pas Tsunayūki, s'il vous plaît ! Et puis, je voudrais bien que la guerre se termine, aussi...
Moi : Bon, pour ton premier vœu, je ferai donc un effort à l'avenir. Et pour le second, tout dépend de vous, les gars ! Passons au suivant : Gokudera !
Gokudera : Je resterai fidèle à la Jūdaime !
Ryohei : Plus nul, tu meurs.
Gokudera : Tiens, j'ai oublié de rajouter ceci : de ne plus avoir affaire à ta tête de débilos !
Ryohei : Ah ouais ?!
Moi : Ah là là, vous ne cesserez jamais de me faire rire, vous deux !
Tsuna : Vous trouvez ça drôle ?!
Moi : Et toi, Ryohei, tu veux quoi, pour l'année prochaine ?
Ryohei : De nouveaux gants de boxe ! Et aussi ne plus jamais avoir affaire à ce crétin de matou !
Gokudera : Quoooiii ?!
Tsuna : Aaaaah ! Gokudera-kun, range tes dynamites, s'il te plaît !
Moi : Bon, nous allons terminer ce bonus comme ça ~.
Reborn : C'est pour le moins... explosif.
Moi : Encore un merci à Tsuki Banritt pour le dernier commentaire :D.
Reborn : Passez un bon réveillon, et surtout...
Tout le monde : A l'année prochaine ^^!
