La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).
Cependant, l'histoire m'appartient.
- Voilà, vous savez tout, maintenant... murmura Ryohei.
Tsunayūki et Gokudera restèrent sans voix. Ils n'avaient rien à ajouter, et même si c'était le cas, ils ne trouveraient pas les mots. Ce qu'il venait de dire... c'était si touchant. Une petite larme coulait du visage de la jeune femme. Rien de plus.
Ils s'étaient bel et bien rendus à l'hôtel-restaurant, dans la chambre de Sasagawa et de Reborn. Les deux étaient assis sur le même lit, les deux autres sur l'autre. Après l'histoire de Ryohei racontée, la pièce fut plongée dans un silence total. Sawada poussa un soupir.
- Et Kyoko-chan, elle est au courant de ce qui s'est passé après... « ça » ?
- Non, dit la voix rauque du cyborg. Je n'ai pas pu la revoir depuis tout ça : je suis resté dans le laboratoire depuis ce moment-là.
- Depuis onze ans, donc... calcula le Dragonnier.
Le cyborg hocha de la tête. Il avait vingt deux ans, comme Gokudera, ce qui signifiait que cet « événement » s'est déroulé quand il avait onze ans, et Kyoko que six ans...
Le sujet du passé de Ryohei est terminé. Parler davantage de ça n'avancerait pas les choses du présent, et puis le cyborg se sentait de moins en moins à l'aise. Il fallait donc changer de sujet de discussion.
- Et vous..., reprit Gokudera, qu'avez-vous fait, cet après-midi ?
- On a d'abord visité Lawn, répondit Reborn. Et puis, disons que les choses ont commencé à se corser par la suite...
Flashback
La visite du petit village n'avait pas duré une éternité. Reborn et Ryohei avaient décidé de retourner à l'hôtel en attendant - le cyborg ne se sentait pas bien et voulait se reposer le plus tôt possible -. Alors qu'ils allaient emprunter une ruelle comme raccourci, le Dragonnier vit du coin de l'œil de minuscules ombres qui se déplaçaient autour d'eux. Pensant un premier temps que c'étaient de quelconques animaux, il ne s'en souci guère. Mais il firent un pas de plus qu'une des ombres fonça sur Sasagawa et l'assomma violemment. Quatre ombres le rattrapa avant qu'il ne tombe entièrement par terre. Reborn vit alors qu'une dizaine de ces petites ombres l'entouraient. Sans même arriver à les voir correctement, l'homme au fédora compris rapidement qu'ils avaient à faire des Élus armés, et pas à n'importe lesquels...
- Vous étiez dans un champs, ce matin, n'est ce pas ? demanda-t-il.
Un des petits bonhommes le fixa longtemps avant de faire des signes de mains à ses collègues et à revenir sur l'adulte.
-Alors c'étaient bien vous... lui dit-il d'une petite voix aiguë. Écoute, t'es pas en position de refuser notre invitation, mais on va te laisser le choix de nous suivre ton gré ou pas.
Reborn comprit vite qu'il allait subir le même sort que le cyborg s'il refusait. Le mieux était de connaître le chemin de retour s'ils devaient s'enfuir de ces Élus.
- Je vais vous suivre, déclara-t-il.
- O.k, et tu resteras bien calme durant le trajet, compris ?
- J'ai pas le choix, de toute façon… voulut lui dire Reborn, mais il se retint pour ne pas se les mettre davantage à dos.
Il les suivit alors bien sagement. Ils sortirent du village et arrivèrent dans la même clairière que ce matin. Dans le champs, le Dragonnier vit mieux ces petits bonhommes : leurs habits semblaient être faits en pierre et roche, et ils portaient chacun des armes préhistoriques comme des haches ou lances - qui pouvait faire pour Reborn un grand stylo -. Celui qui semblait commander la troupe s'arrêta dans l'herbe puis utilisa sa lance pour graver des signes dans l'herbe. Quand il avait fini, les signes émirent une lueur bleue avant qu'un bout de terre ne céda et laissa apparaître un passage. Silencieusement, tout le monde reprit la marche.
Reborn observait autour de lui en constatant que le passage semblait avoir toujours existé. L'air était plus humide et avait une odeur de boue et d'argile. Derrière lui, l'entrée se referma par magie. Il allait devoir trouver un stratagème pour pouvoir sortir d'ici...
Sans aucun bruit, les petits bonhommes l'emmenèrent dans ce grand labyrinthe qui avait l'air sans fin, puis se retrouvèrent dans un cul de sac. Reborn regarda avec perplexité les Élus qui se dirigeront tout de même jusqu'à au bout du chemin. Il sentit derrière-lui des lances se planter dans ses jambes et il comprit qu'il devait rejoindre les autres aussitôt. En face du mur, le chef utilisa de nouveau sa lance pour graver la même chose que sur la terre ferme ; les signes brillèrent de nouveau et le mur se détruisit une fois de plus. Cette lance possédait-elle des pouvoirs magiques, ou c'était une des capacité de ces petits êtres ?
En tout cas, ils marchèrent encore pendant cinq minutes et arrivèrent dans un espèce de petit studio. Il ne semblait pas trop entretenu, mais il était cosy avec ces canapés en cuir un peu partout dans la pièce. Les murs gardaient cette même couleur terreuse. La chose la plus étonnante était la petite fenêtre sur un des murs avec la porte qui donnait vue à dehors. Le petit chef se retourna vers le Dragonnier.
- Viens t'asseoir ici, ordonna-t-il.
Reborn n'osa pas contredire l'ordre et s'installa confortablement dans un des canapés. Cependant, son sarcasme reprit le devant des choses et il rajouta avec un petit sourire :
- Vous comptez faire un interrogatoire comme ça ? Relax ?
- Tu préfère qu'on te torture ? demanda le bonhomme sans hausser la voix.
- Non merci.
La troupe s'éparpilla de partout et commençait à faire leur vie : quelques uns s'installèrent dans les canapés, d'autres sortirent par la porte. Ryohei fut posé dans un canapé adjacent. Il dormait paisiblement et ronflant à plusieurs reprises. Le chef alla s'asseoir à côté du Dragonnier avec une tasse de thé brûlant à la main. En plus de sa tenue rocheuse, ses cheveux étaient marrons et avait des yeux verts chlorophylle. A voir son visage et sa taille, il n'était rien de plus qu'un petit enfant. Mais c'était assuré qu'il était plus âgé - d'autant parce qu'on ne pouvait pas juger l'âge d'un Élu rien qu'à l'apparence, et aussi par son comportement adulte depuis le début -. Il but une gorgée avant de se concentrer sur le Dragonnier qui s'occupait à nettoyer son chapeau.
- Qui es-tu ? demandèrent-ils en chœur.
Le petit bonhomme fut paniqué un court instant alors que Reborn souriait faiblement ; bizarrement, il commençait à l'apprécier. Le chef toussa avant de répondre :
- Bon, il vaut mieux que je réponde d'abord : nous sommes des nains. Et j'insiste bien sur des "nains", et pas des gnomes ou lutins, compris ?
- Très bien, le nain, confirma Reborn.
Il y eut étrangement un petit silence entre les deux.
- Vken, dit le nain sans raison apparente.
- Vken ? répéta l'humain.
- Je m'appelle Vken. Et toi ?
- Reborn.
- Enchanté.
- J'aurais bien voulu le dire aussi, mais je ne sais pas vraiment pourquoi tu m'as emmené ici, en fait.
Vken resta encore silencieux pour formuler sa réponse avant de reprendre la parole :
- Je voudrais d'abord savoir ce que vous êtes, vous deux.
- Lui, Ryohei, est un cyborg et moi je suis un Dragonnier, pourquoi ?
- Parce que vous n'auriez normalement pas pu traverser cette forêt.
- Comment ça ?
- Cette forêt est sous la protection des nains, et de ma famille en particulier... Et il faut être un Élu pour pouvoir atteindre cette forêt.
- Qu'est-ce qui arrive aux humains qui y arrivent tout de même ?
- Ils se font juger puis exécuter par décapitation.
Le Dragonnier chercha vite une solution pour ne pas se retrouver sans tête.
- Après, il n'y a pas que nous deux : on a aussi un ange et un chat-garou avec nous, compléta-t-il.
- Vraiment ?
- Oui.
Vken laissa un silence planer pour réfléchir à la situation, ses mains autour de sa tasse pour les réchauffer.
- Il faut que je les voie de mes yeux, alors, reprit-il. Mais si tu dis est vrai, alors c'est la raison pour laquelle on aurait senti la présence d'élus... et d'humains en même temps.
- On a la solution à tout.
- Mais il faut que ce soit le plus tôt possible ; je dois faire un rapport à mes supérieurs pour expliquer la présence d'humains, et ça doit être avant 8 heures.
- Pour moi, ça doit être juste après 6h : je devrais les avoir sous la main à ce moment-là.
Le marché était conclu. Le nain tendit la main vers l'humain pour garantir la promesse.
L'homme au fédora se leva et alla voir à la fenêtre. Comme il s'en doutait, ce n'était plus du tout le même paysage que là où ils étaient il y a une dizaine de minutes : le décor était remplie d'arbres et la verdure prenait une place folle. Reborn regarda Vken qui finissait doucement sa boisson.
- On a emprunté des passages magiques pour se retrouver aussi loin du village ? demanda-t-il.
- Je ne peux pas dire trop de choses, mais en utilisant une écriture particulière avec un matériau spécial, nous pouvons demander à la terre de nous emmener plus rapidement à là où nous voulons.
- Grâce aux runes.
Le nain releva subitement la tête vers lui. Il semblait très étonné qu'un simple humain ait pu reconnaître l'écriture.
- Qu-quoi ?
- Vous utilisez les runes pour vous déplacez, confirma le Dragonnier (il voyait ma stupeur sur le visage du chef ; ça lui faisait sourire) J'ai appris beaucoup de langues étrangères et anciennes. Sur le sol et le mur, tu as écrit la rune "Mannaz", qui peut signifier famille... mais aussi foyer, n'est ce pas ?
Vken acquiesça de la tête, étonné de la précision que venait de faire l'homme au fédora ; sur le coup, il semblait faire rapidement un choix cornélien. Il se leva puis s'approcha de Ryohei. Assez proche de lui, il frappa le visage du cyborg avec sa lance avec violence pour le réveiller.
- Aaahh ! Qu'est-ce qui se passe à l'extrême limite ?!
Paniqué, il observa tout autour de lui avant de poser des yeux sur quelqu'un qui lui est familier.
- Reborn ! Qu'est-ce qui se passe à l'extrême-
- T'as pas à t'inquiéter Ryohei, rassura son ami, on va partir d'ici, hein ?
- ... je vais vous reconduire chez vous, confirma le nain d'une voix ferme après avoir réfléchi. Cependant, vous avez intérêt à me ramener un des deux Élus ici avant 8 heures, nous sommes bien clairs ?
Bien sûr.
- Euh... mais de quoi vous parlez ? Et c'est qui ce lutin ?
Une veine sur le front de Vken éclata. Reborn aida rapidement à relever son ami du canapé et à l'éloigner un peu du petit chef qui contenait mal sa fureur.
- C'est un nain, Ryohei, déclara le Dragonnier à voix basse.
- Ah... comprit Sasagawa. Désolé, le nain.
Reborn se demanda si Vken n'allait pas mal le prendre - ce n'était pas dit méchamment, mais on voyait bien que Ryohei n'arrivait pas à tout comprendre -. Cependant, le petit bonhomme se retourna vers les deux hommes avec un sourire, un trop beau sourire pour que ce soit naturel.
- Je vais aller vous ramener à la surface, d'accord ? se répéta-t-il.
Ils reprirent le chemin inverse et grâce à la lance et aux runes, ils se retrouvèrent de nouveau dans le grand pré. Ryohei, totalement perdu et ne comprenant à rien de ce qui se passait, courut de suite vers le village au loin. Seul à seul, Vken rajouta quelques mots avec Reborn avant de le laisser partir :
- Faites en sortes de revenir vous aussi ce soir ici. Je serai là entre six heures trente et sept heures trente. Pas à un autre moment.
- Très bien, confirma l'humain.
Il partit ensuite rejoindre le cyborg qui venait de trébucher à cause d'une branche de bois.
Fin du Flashback
- Voilà, c'est à peu près tout... finit de résumer Reborn.
- Donc, ce qu'on a ressenti dans le pré quand on se reposait, c'étaient eux... commença Tsuna
- C'étaient les lutins qui avaient sûrement repéré notre présence, confirma-t-il. Mais pour revenir sur les faits, c'est pour ça que je devais vous ramenez tous les deux avec moi après la réunion à six heures, mais vu qu'on vient d'apprendre que tu as déjà ton propre rendez-vous, Tsuna...
- Désoléééeee.
- Sawada, intervint Ryohei. Je vais venir avec toi pour rencontrer ce Mochida : je le connais un peu et je sais que c'est un véritable enfoiré.
- Mais c'est moi qui devait aller Tsuna-hime ! intervient Gokudera.
- Gokudera-kun... menaça Tsuna avec une voix grave.
- Toi, tu vas aller avec Reborn pour prouver au nain qu'on avait bien un chat-garou sous la main, tête de poulpe. Je sais pas comment il réagira quand il ne verra pas l'ange, mais si tu es au moins là, alors tout devrait bien se passer.
- Astucieux Ryohei, approuva l'homme au fédora.
- On ne serait pas attendu à ça avec toi, crâne de gazon.
- La ferme, tête de poulpe !
- Et t'as intérêt à prendre soin de Tsuna-hime, compris ?
- Arrête avec ce surnom ! se plaignit une nouvelle fois l'ange.
- Tu veux te battre, tête de poulpe ?!
- Euh... ne vous battez pas ici : ça serait dommage qu'on ait plus de lit alors qu'on est dans un hôtel, remarqua le Dragonnier.
- Oh ? Toi aussi, toi veux te battre, Reborn ? questionna Sasagawa.
- Mais je n'ai jamais dit ça !
Le Dragonnier et l'ange étaient blasés devant les comportements de leurs compagnons. Ils se regardèrent dans les yeux, puis sourirent en comprenant que l'autre pensait assurément à la même chose.
...
Six heures. Tsunayūki attendait seule sur la grande place. Avec les heures d'hiver, le ciel se montrait déjà sombre et la nuit posait doucement son voile sur le monde. Les quelques lampadaires qui entouraient la place s'allumaient en synchronisation d'une lueur faible. La seule grande lumière sur la place était celle de l'hôtel grâce à toutes les lampes éclairées dans les chambres.
Tsuna attendit encore cinq minutes avant de voir un jeune homme arrivait et allait vers elle à pas lentes mais avec assurance : c'était sans contesté Mochida Kensuke. L'ange remarqua qu'en plus de ses habits il portait un grand objet fin dans son dos. Sawada se mit davantage sur ses gardes.
- Salut, Tsuna, dit il avec mépris. Tu ne t'en veux pas trop par ce que t'as dit Kyoko, j'espère ?
- Mochida, si j'étais toi, je ne prendrais pas ce ton arrogant, conseilla la jeune femme. Parce que, dans l'histoire, c'est toi qui est dans le faux.
Cela fit fermer le clapet de l'adolescent qui la regardait bizarrement car il ne s'attendait pas à un tel renversement de situation.
- C'est vrai que j'ai appris que vous étiez "apparemment" ensemble, reprit Tsuna. Mais je te parierai que je sais plus de choses que toi, tu sais sur elle.
- Heeiinn ? Mais c'est totalement impossible, pauvre conne ! s'énerva Kensuke. Je la connais plus longtemps que toi ! Comment veux-tu connaître plus de choses que moi ?
- Ah oui ? Alors, à ton avis, pourquoi a t-elle accepté de sortir avec toi ?
- Parce qu'elle m'aime, bien sûr ! Pourquoi d'autre veux-tu qu'elle est accepté ?!
- Parce qu'elle avait peur, corrigea Tsunayūki. Elle a peur de toi car tu es un homme violent. Elle a peur de refuser quelque chose à cause d'un incident passé. Elle ne t'a jamais aimée, Mochida, et ce n'est pas l'amour qui la poussait dans tes bras.
- La ferme !
Sous le coup de la colère, il dégaina alors l'objet dans son dos : Sawada avait alors bien reconnu un shinaï, un sabre en bambou qui faisait office de katana dans le kendo. Apparemment, Mochida avait l'air d'avoir déjà prévu l'éventualité de la force pour terminer la discussion. Ce que Tsuna avait eu du mal à prévoir, par contre, c'était cinq autres gars de la classe, faisant tous partis du club de kendo, qui commencèrent à l'entourer. L'ange ne se retrouvait pas en position de faiblesse si elle devait utiliser toute sa force - un coup de X-Burner et le tour était joué -, mais ce n'était que des êtres humains et elle ne savait pas si ils résisteraient à une flamme de dernière volonté dans la face. De plus, elle devait garder secret qu'elle était un Élu. Elle devait donc tous les arrêter sans user des flammes... Cependant, en face, ils mirent leur plan en marche : deux tinrent les bras de l'ange pendant que les autres se feraient un plaisir de la faire souffrir. Pendant que Tsuna se débattait, sa cape se déclipsa et ses ailes furent révélées au grand jour : ne perdant maintenant plus rien, l'ange déploya brutalement ses ailes et projeta en même temps tous les tenshis par terre. Seulement, le déploiement de ses ailes provoqua une douleur dans tout son corps et elle se laissa tomber par terre. Sa blessure à cause de la balle d'une certaine personne lui faisait toujours mal, mais là, c'était à la limite de l'insupportable - comme une espèce de crampe, mais cent fois plus douloureux -. Sans pitié, Kensuke en profita alors pour se jeter sur elle et se venger pas la même occasion.
- Attendez ! hurla une voix familière.
Sans cette intervention, Tsunayūki se serait prise le shinaï dans sa tête. Elle avait redouté de la voir, et elle lui avait même demandé de ne pas venir, mais Kyoko était quand même là. Elle haletait légèrement car elle venait de courir sur une longue distance pour Kensuke ne s'en prenne pas à Tsuna.
- Mochida-kun ! Ne lui fait pas de mal, s'il te plaît ! supplia-t-elle.
- Tu as peur, n'est ce pas ? demanda-t-il avec dédain.
Sasagawa n'avait pas les mots et hocha de la tête, toute tremblante. Sawada aurait voulu s'approcher d'elle, mais elle ne pouvait pas parce que les pratiquants d'arts martiaux se relevaient et l'entouraient de nouveau.
Et puis, ce n'était pas le plan...
Mochida s'écarta de l'ange et s'approcha de sa ''petite amie''. Celle-ci était tellement effrayé qu'elle n'osa pas faire un seul mouvement et lui laissa toucher sa joue des bouts des doigts.
- Tu as peur de moi de moi, apparemment, c'est ça ? demanda-t-il avec douceur avant de montrer toute sa rage. Eh ben, je crois que tu fais bien d'avoir peur !
Il leva brutalement son shinaï et allait l'abattre sur Kyoko si une main invisible n'avait pas retenu l'arme au dernier moment et l'avait brisé en mille morceaux. Kensuke eut peur par autant de force, mais aussi car il reconnut le visage de la personne. Tout le monde fut surpris de le revoir, à part Tsuna qui sourit intérieurement. La jeune fille laissa une larme couler sur son visage lorsqu'elle le vit à son tour.
- Onii-san... appela Kyoko en voyant Ryohei si près d'elle.
...
Après avoir amené Tsuna sur la place, Reborn et Gokudera partirent vers le grand champs. La marche se fit en silence et lorsqu'ils furent trop loin de la ville pour pouvoir voir, le Dragonnier utilisa sa flamme de dernière volonté pour voir devant lui - dans l'absolu, Hayato n'avait pas besoin de plus comme luminosité car il est nyctalope comme tout bon chat-garou -. Au milieu du champs, Gokudera fit signe à l'homme au fédora de ne plus avancer et renifla l'air : il sentait qu'ils n'étaient pas seuls et qu'il y avait plusieurs personnes autour d'eux.
- T'as sûrement dû sentir Vken, rappela le Dragonnier.
- Mais il n'était pas censé venir seul ? demanda Gokudera.
- Si... pourquoi ?
À peine a-t-il prononcé ça qu'une paire de griffe faillit toucher les deux garçons ; ils esquivèrent pile au dernier moment. Le monstre mesurait deux mètres et possédait deux longues ailes au bout crochus. Il n'avait ni tête ni bras : juste deux grands yeux rouges posés sur son tronc. Plaqué contre lui, un nain tentait de se débattre, mais l'aile le plaquait très fort contre le torse, à la limite de l'asphyxie. Reborn le reconnut de suite.
- Vken !
- C'est quoi, ce monstre ?! prit peur Hayato en observant mieux ce monstre.
- Je pense avoir une idée, mais ce n'est pas le moment ; il va falloir l'arrêter avant qu'il nous attaque de nouveau.
Le Dragonnier se jeta en premier sur le monstre, mais celui-ci prit son envol, même avec qu'une seule aile, et évita l'assaut. Il allait contre-attaquer mais le chat-garou avait prit sa forme semi-bestiale et l'avait griffé le long du dos. Il poussa un hurlement strident, puis lâcha sa prise et vola haut, très haut dans les airs. Reborn partit de suite voir comment allait le nain qui restait allongé dans l'herbe.
- Tout va bien ? demanda-t-il.
- Oui, ça pourrait quand même mieux aller, mais la situation ne peut pas être meilleure pour nous, rassura le nain qui se relevait péniblement.
- C'était quoi, ces trucs ? questionna Gokudera en les rejoignant.
- Des Mothmans ; c'est plus connu sous le nom d'homme-papillon ou homme-phalène. Il y en a un paquet qui vivent pas très loin d'ici.
- Et ça arrivent souvent qu'ils vous attaquent ? remarqua Reborn. Et les humains aussi ?
- Non, jamais les humains : nous, par contre, nous sommes leurs nourritures favorites...
Un silence pesant tomba dans la nuit. Vken agit en premier en dégainant sa petite lance.
- On ferait mieux de rentrer : les Mothmans attaquent le plus souvent la nuit...
Reborn emprunta le même chemin que celui de cet après-midi. Il voyait du coin de l'œil les réactions du chat-garou devant plusieurs faits inexplicables - comme l'ouverture et la fermeture du passage -. En arrivant dans la demeure, plusieurs nains, qui étaient assis sur les canapés jusqu'à maintenant se levèrent d'un bond pour voir le nain et le serrer dans leurs bras. Hayato fixa la scène d'un air aigri avant de reporter son regard sur le Dragonnier qui affichait aucune émotion.
- Qu'est-ce qu'ils font ? demanda le chat-garou.
- Ils sont sûrement contents de revoir leur chef : ils devaient surtout s'attendre à ce qu'il se fasse bouffer par un Mothman.
Le nain rassura tout le monde dans sa langue avant de se tourner vers les deux hommes.
- Reborn et...
- Gokudera.
- Et Gokudera, je ne sais pas comment vous remercier : en plus d'avoir pu prouver qu'il y avait bien un Élu avec vous, vous m'avez sauvé la vie. Je ne sais pas vraiment comment vous remercier.
Vken rougissait légèrement. Reborn souriait légèrement.
- Eh ben... Il y aurait peut-être un petit truc qui pourrait beaucoup nous aider, avoua l'homme au fédora. C'est quoi comme matériau, ta lance ?
Le nain fixa l'objet en question.
- Si c'est pour l'avoir, c'est impossible : seul nous exploitons cette pierre, et elle peut se révéler dangereuse dans les mains d'une personne mal-intentionnée, déclara Vken. Je ne dis pas ça pour vous, bien évidemment...
- Ça serait pour quoi, Reborn-san ? demanda Gokudera.
- C'est pour l'aller retour entre le laboratoire et Zanju, là ville où on ira pour récupérer la potion pour Iru.
- C'est juste pour un aller-retour ? intervint le petit chef.
- Oui.
- Alors je pourrai te donner un prototype de cette lance : elle se brise dès qu'on l'utilise deux fois.
- Très bien ; marché conclu.
Reborn et Vken firent leur second accord de la journée. Avant de sortir, le nain passa alors au Dragonnier une lance, pareille en tout point par rapport à la sienne. Au main de l'humain, ce n'était rien de plus qu'un gros stylo dire sans mine au bout. Avant de se quitter, l'homme au fédora salua une dernière fois Vken puis partirent rejoindre aider Tsunayūki et Ryohei - si besoin est - ...
Bon ! On se rapproche de la fin de ce petit arc... - enfin, normalement ^^' -.
Au sujet des Mothmans, j'ai repéré qu'on en aurait vraiment vu en 1966 aux Etat-Unis : ça me fait bizarre de me dire que ces petites bébêtes existeraient bel et bien... ^^'. Oh, et puis, pourquoi pas : les Elus pourraient bien vivre avec nous, non ? ;). Sinon, personnellement, j'aime bien Vken : j'espère que j'arriverai à le recaser quelque-part dans l'histoire. XD
Voilà, j'ai dit à peu près tout ce que j'avais à dire en commentaire. Encore merci à Tsuki Banritt - j'espère que t'as pas marre que je te remercie tout le temps XD - et ciao ciao !
