La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).

Cependant, l'histoire m'appartient.


Flashback

Kyoko avait 6 ans. Ryohei, son grand frère, avait 12 ans. Ce fut à cet âge qu'ils vont connaître l'événement le plus traumatisant de leur vie.
Avant, c'était l'insouciance et la gaîté. Le petit garçon aimait se battre et appréciait beaucoup la boxe en le considérant comme "Le" noble art. Sa petite sœur avait souvent peur pour lui, qu'il se fasse un jour mal en cherchant toujours la bagarre, mais comme il s'en sortait toujours, il n'y avait pas à s'inquiéter. Comme leurs parents étaient rarement à la maison, ils se sont habitués à vivre seuls ; Ryohei s'occupait davantage de sa petite sœur, et celle-ci surveillait encore plus son grand frère.

L'un ne pouvait vivre sans l'autre. C'était impensable.

Jusqu'à ce moment-là.

À la place d'emprunter le chemin quotidien pour rentrer à la maison, la petite fille avait proposé à son grand frère de passer devant la boulangerie pour acheter des pâtisseries - c'était le péché mignon de Kyoko -. Cependant, pour aller du magasin à la maison, il fallait par conséquent emprunter une ruelle très mal fréquentée, ce que les Sasagawa ne se doutaient pas. Alors, main dans la main, Ryohei est entré dans l'allée avec sa petite sœur.

Soudain, le garçon remarqua la présence d'un homme derrière-lui - la boxe lui avait accentué ses sens -. Le monsieur était habillé d'une veste noire et d'un pantalon baggy de la même couleur, et avait des chaînes et tous sortes de bijoux en or. Ses yeux étaient cachés par une drôle de casquette. Ryohei se retourna et sentit de suite le danger venir. Mais trop tard, puisque deux autres types habillés comme leur congénère débarquèrent à leur tour. Ils encadrèrent les enfants et les Sasagawa n'avaient plus aucun échappatoire. Les trafiquants commencèrent à se parler :

- Ils sont pas mal, ces enfants, pour être des mules, n'est-ce pas ? parla l'un d'eux.

- Ils sont même parfait, je dirai, ricana un second avant de parler à leurs futures victimes. Dites-moi, les enfants, ça vous dirait de nous suivre ?

- Jamais ! hurla Ryohei qui protégea coûte que coûte ça petite sœur. Laissez-nous tranquille !

- J'aime beaucoup ce mioche, pas vous ? rigola le troisième.

Les trois trafiquants piaffèrent en cœur. Pendant leur moment de gloire, le grand frère se retourna vers sa petite sœur. Celle-ci tremblait de tous ses membres et voulait juste partir d'ici.

- J'ai peur, Onii-san... lui dit-elle. Je veux rentrer à la maison.

- Kyoko, tu vas vite passer à côté de ce monsieur et tu cours le plus vite possible, sans te retourner, et tu vas vite à la boulangerie ; je viendrai te chercher quand je me serai échappé.

- Non ! Je ne veux pas-

- Non, Kyoko, tu dois partir : je te promets de venir te rejoindre quand j'en aurais fini avec eux, d'accord ?

La petite fille, apeurée, ne voyait aucune autre solution. Elle aurait sûrement pu trouver une autre idée, mais elle n'arrivait pas à réfléchir dans cette situation.

Pendant que les adultes ne cessaient de rire, Ryohei courut vers le trafiquant qui était tout seul et lui lança un coup de pied dans ses parties génitales. L'adulte grimaça de douleur avant d'aller se jeter vers le petit garçon. Avant qu'il puisse l'atteindre, celui-ci hurla :

- Vas-y, Kyoko ! Maintenant !

Le grand frère avait bien prévu son coup : en revenant sur ses pas après avoir attaqué le trafiquant, il s'était adroitement déplacé sur un des côtes pour que, lorsque l'adulte viendrait se venger, la voie était libre pour sa petite sœur. Celle-ci en profita à la seconde suivant de cet échappatoire éphémère.

Derrière-elle, une poubelle tomba à la renverse et étala parterre tout son contenu. Kyoko jeta un coup d'œil : c'était son frère qui l'avait renversé en la percutant violemment. Pendant que deux des adultes allaient s'occuper de Ryohei, le troisième dégaina son revolver et enleva le cran de sécurité. Il pointa ensuite l'arme mortelle sur la petite fille. Celle-ci accéléra le rythme de sa course et arriva enfin au bout de la ruelle et tourna vers ma gauche pour pouvoir être protégée par un mur. Elle se dépêcha de rejoindre la boulangerie et y entra sans plus attendre : la vieille dame de l'accueil, qui vit alors les larmes de Sasagawa - et l'absence invraisemblable de son grand frère - partit à sa rencontre.

- Que t'arrive-t-il ? demanda-t-elle.

- Onii-san… Onii-san, il…

La petite fille n'eut plus la force de parler et éclata en sanglots. La vieille dame fit de son mieux pour la consoler. Ensuite, elle demanda de nouveau ce qui s'était passé.

Quand elle sut l'effroyable vérité, la vieille dame enleva son tablier et la noua autour de la petite fille.

- Reste ici, conseilla-t-elle. Je vais aller le chercher. Toi, occupe toi de la boutique, d'accord ? Tu auras droit à un autre gâteau si tu es sage.

Kyoko hocha péniblement de la tête et regarda la gérante de la boulangerie sortir de son magasin.

Ça faisait maintenant deux heures que Sasagawa attendait derrière le comptoir. Il n'y avait pas eu un seul client. Au bout d'un moment, elle vit enfin la boulangère revenir, toute essoufflée. Ses petits yeux ridés étaient devenus rouges. Elle restait dehors et parlait avec un agent de la police. Il avait un air ferme et un regard d'acier cela fit trembler Kyoko de tout son corps. Le plus inquiétant pour elle, c'était qu'il n'y avait pas Ryohei avec eux. Discrètement, la petite fille se rapprocha de la porte d'entrée et posa son oreille contre elle pour écouter la discussion entre les adultes.

- Écoutez, madame, plaida une voix grave - celle de l'agent -. Il faut qu'on mette cette petite fille au courant le plus tard possible : vous vous imaginez, le choc qu'elle aurait ?

- C'est vous qui ne comprenez pas, s'énerva la vieille dame, elle a vécu si longtemps avec son grand frère qu'elle ne pourrait pas s'empêcher de partir à sa recherche si elle ne connaît pas la vérité ! Et puis, êtes vous bien sûr de votre verdict ? Il ne peut pas avoir d'erreur ?

- Hélas, aucune erreur peut être commise, madame, déclara l'agent. Nous avons retrouvé environ 2 litres de sang répandu sur toute la ruelle : une vraie boucherie, et ils appartiennent bel et bien qu'à une seule personne : son grand frère. Des tests par des scientifiques expérimentés ont été effectués pour vérifier. Donc nous pouvons assuré que Ryohei Sasagawa est mort et a été tout de même kidnappé par des adultes qui voudront sûrement faire de son corps de la science.

Tout chamboulée, Kyoko se moqua des regards interloqués des adultes en la voyant sortir aussi brutalement et elle partit courir dans les ruelles, tout en pleurant pour son frère perdu…

Pourquoi ? Pourquoi était-elle si faible ?

Pourquoi ? Si elle avait gentiment accepté de suivre ses personnes, peut-être que Ryohei serait encore vivant ?

Fin du Flashback

Kyoko regarda l'homme qui ressemblait en tout point à son grand frère, mort il y a onze ans. Il était encore davantage plus grand et plus musclé que la dernière fois qu'elle avait vu, cependant, il portait en plus des espèces de gants métalliques qui semblaient ne faire qu'un avec lui. Quand il l'a regarda, tout doute que ce soit une autre personne que Ryohei s'envola : c'était bel et bien lui.

- Kyoko… appela-t-il à son tour, lui aussi tout autant chamboulé.

De loin, Tsuna regardait la scène avec les membres du kendo qui restaient tout de même dans les vapes. Elle souriait doucement en observant la rencontre entre frère et sœur qui ne s'étaient pas vus depuis si longtemps. Pourtant, Mochida se releva difficilement et cassa l'ambiance installée.

- Qu-qu'est-ce que tu fous ici, toi ?! siffla Kensuke entre les dents. Tu es sensé être mort, non ?!

Mochida, ce que tu as fait à ma petite sœur est impardonnable. Et que je sois mort ou vivant, jamais je ne laisserai faire du mal à ma petite sœur. Tu vas le payer à l'extrême limite !

Ryohei courut vers Mochida, totalement apeuré. C'était maintenant le combat entre le kendo et la boxe, et la victoire revint facilement avec Sasagawa qui fit un uppercut extrême à Kensuke. Celui-ci perdit connaissance, et aura forcément oublié tout ce qui venait de se passer.

Cette force qu'avait acquis le cyborg, il le devait à une seule personne : à un scientifique.

En effet, onze ans en arrière, le petit garçon n'était pas encore mort après s'être fait roulé de coups par les adultes, mais il en était très proche. Tous ses membres étaient salement amochés, et il allait ne plus être capable de marcher avec ses mains dans cet état, toutes gonflées, il n'allait plus pouvoir faire de la boxe non plus. En ce moment, un des adultes le portait comme un sac de patate et ne faisait pas attention si Ryohei souffrait ou pas - ça aurait même pu les réjouir de voir ce gosse souffrir -. Les trafiquants voyageaient sur les toits de Lawn, puis ils rejoignirent la forêt pile à côté du village. En s'enfonçant dans les bois, les adultes, sans s'en rendre compte, s'écartèrent de leur planque de fortune et allèrent vers un grand bâtiment. Il était très beau, bien bâti et tout en blanc, mais les trafiquants ne profitèrent pas plus longtemps de cette vue que de drôles de robots sortirent de leur cachette et abattirent en coups de feu les intrus.

Au bruit des attaques, le scientifique dans sa forteresse alla vérifier si les intrus étaient encore vivants. Il avait des cheveux roux courts, sans pour autant qu'il soit bien coiffer, et portait la tenue habituelle de tout scientifique qui se respectait : longue blouse blanche sous des habits des plus décontractés. Arrivé dehors, il vit alors les morts étalés sur sa pelouse de synthèse. Le scientifique soupira : il allait devoir la changer une fois de plus : tout ce sang contrastait avec le beau vert et ça sentait mauvais - et ça ne faisait pas bonne accueil accessoirement -.

Mais dans les morts, il y avait un petit garçon qui arrivait encore à bouger. Il semblait tenté de sortir de l'étreinte d'un des hommes. Les robots, ayant eux aussi repéré, allaient de nouveau tirer, mais ils virent alors leur créateur s'avançait vers l'enfant. Les robots avaient la strict interdiction de tirer s'ils voyaient le scientifique dans leur champs de vision les gardiens métalliques se désactivèrent.

Près du petit garçon qui venait de perdre connaissance, l'adulte eut alors une idée derrière la tête…

Quand Ryohei se réveilla, il était branché à des machines qu'il ne connaissait pas. Des tuyaux s'étaient plantés dans ses bras, et il n'arrivait plus à ressentir son corps. Il allait pour crier à l'aide, pensant que les trafiquants avaient réussi à l'emmener loin de Kyoko, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il arrivait seulement à ouvrir les yeux et tourner la tête pour voir autour de lui.

Soudain, un nouvel adulte entra dans la vie de Sasagawa il semblait ne pas être étonné de le voir réveillé. Il abordait un air tout à fait sérieux. Il s'approcha du lit du garçon.

- Il y a rien d'étonnant que tu ne puisses pas parler : j'ai mis un anesthésiant car ta mâchoire est totalement pété.

Une poussé d'adrénaline monta dans le corps de Ryohei. Il voulut s'enfuir loin d'ici encore une fois, mais ces sortes de tuyaux devaient sûrement le rendre calme, aussi.

- Bon, tu vas répondre à mes questions en hochant de la tête, compris ? reprit le scientifique.

Ryohei n'eut pas le choix. Il acquiesça de la tête.

- Bien. D'abord, je veux savoir si tu connaissais les adultes qui étaient avec toi.

Sasagawa fit vivement non de la tête. Le scientifique s'en doutait : ses robots avaient vraiment interceptés des trafiquants. Il espéra vraiment qu'il n'aura pas d'ennuis après avoir tué trois hommes.

- Bon, maintenant, je vais te résumer la situation s'en aller dans le flou : ses trois hommes sont morts, tu es le seul survivant. Cependant, comment tu t'es fait battre, tu vas plus pouvoir faire grand-chose de ton corps : bras et jambes pétés comme ce n'est pas possible, mâchoire défoncée, et les poings, je n'en parle même pas ! Tu comprends ?

Ryohei commença à pleurer en silence. Il hocha de la tête. Plus jamais il pourrait voir sa petite sœur…

- Cependant, j'ai une solution à tout ça… est ce que ça te dirait de devenir un robot ?

Sasagawa eut les yeux qui brillèrent d'excitation, mais il reprit ses esprits et regarda curieusement l'adulte devant lui, en attente à plus de réponse.

- En gros, je remplacerai des parties de ton corps par du bio matériaux et tu pourras alors espérer un jour réutiliser ton corps comme avant. Ça te dit ?

- … oui, arriva enfin à chuchoter le petit garçon.

L'idée de pouvoir utilisait de nouveau son corps le rassura et tout ce qu'il viendrait de vivre ne serait plus qu'un cauchemar.

- Ça prendra… combien de temps… ? murmura Ryohei.

- Hélas, un bon bout de temps : et tu auras la stricte interdiction de sortir. Je n'ai pas envie que des collègues de travail sachent que j'adopte un gamin en plus… pensa le scientifique.

Sasagawa fut un peu triste de pas pouvoir bouger de suite, mais il tiendra sa promesse à Kyoko coûte que coûte.

"Je te promets de venir te rejoindre."

- Comment vous vous… appelez ? demanda doucement le petit garçon qui allait s'endormir après tant d'événements.

Le scientifique mot un peu de temps pour répondre, puis se présenta :

- Je m'appelle Koenig.

Ça faisait donc onze ans qu'il vivait auprès de Koenig. Il se demandait comment il allait réagir quand il ne verra plus le cyborg au laboratoire…

Mais dans l'instant présent, tout le souvenir de ce passé violent s'évanouit, et Kyoko alla se jeter dans les bras de Ryohei.

...

- Tsuna-hime ! Crâne de gazon !

Au loin, Tsunayūki vit Reborn et Gokudera courir vers eux ; elle venait de remettre la cape, maintenant que le règlement de compte était terminé. Ils avaient l'air d'aller bien. Sans y faire attention, le Dragonnier écrasa le visage de Mochida, qui venait de perdre deux dents à cause du coup de poing de Ryohei. En parlant de celui-ci, les deux arrivants remarquèrent Ryohei et Kyoko, enfin à côté à côte. Ils allèrent rejoindre la petite troupe. Tsuna, Reborn et Gokudera se rassemblèrent autour du cyborg et firent un rapide débriefing, éloignés de la petite Sasagawa.

- Alors, qu'est ce que tu lui as expliqué ? demanda l'homme au fédora.

- Eh ben… je lui ai expliqué ma rencontre avec Koenig… et c'est tout, je crois, tenta de se rappeler Ryohei.

- Tsuna-chan ! appela Kyoko en les rejoignant. Il paraît qu'aujourd'hui, tu t'es déguisée en ange ! C'est vrai ? Je peux revoir tes ailes ?

- C'est quoi cette excuse bidon ? gronda Hayato.

- Euh… mais enfin, pas du tout ! mentit la jeune femme.

- Allez, Sawada ! encouragea Ryohei. Elle m'a dit qu'elle avait vu des ailes à ton dos ! Il fallait bien trouver une solution.

Tsunayūki lui remercia silencieusement. Elle jeta un coup d'œil à Reborn pour lui demander si elle le pouvait, qui lui répondit tout aussi silencieusement. Maintenant, en un regard, ils arrivaient à se comprendre, ce qui fit sourire intérieurement l'ange. En enlevant la cape, Kyoko en resta bouche bée, avec pleins d'étoiles dans les yeux.

- Wouah ! Incroyable, Tsuna-chan ! Ça a l'air tellement vrai...

Avec douceur, Sasagawa caressa l'aile de Tsuna, de suite rejoint par les autres. En effet, c'était tout doux. Cependant, la concernée rougit de la tête au pied et replia les ailes sur elle-même avant de s'échapper. Tout le monde lui sourit.

- Alors, t'es timide ~ ? ronronna Reborn qui fit davantage rougir la jeune femme.

- C'est… c'est que ça se fait pas, de caresser les ailes des autres ! se plaignit Tsuna. Nous... nous sommes beaucoup plus sensibles au niveau des ailes...

- Vous devriez alors remettre la cape, Tsuna-hime, conseilla le chat-garou qui lui apporta le vêtement.

- Oh ! Mais Tsuna-chan ! l'interpella Kyoko. Si Gokudera-kun t'appelle comme ça… c'est parce que tu es déguisée en princesse des anges !

- Mais pas du tout ! protesta celle-ci. Je suis princesse de rien du tout !

- Mais vous êtes la Jūdaime, remarqua Hayato innocemment.

- Arrêtez, bon sang ! JE NE VEUX PAS ÊTRE JŪDAIME !

- Taisez-vous ! ordonna le Dragonnier à voix basse.

Sur la place, un petit groupe de passants regardèrent curieusement les adolescents et l'adulte. Ils s'échangèrent des regards inquiets avant de s'écarter d'eux. Reborn accusea du regard l'ange et le chat-garou.

- Vous devriez arrêtez de gueuler, des fois, conseilla-t-il à voix basse.

- Mais c'est Gokudera-kun qui…

- Oui, c'est totalement de ma faute, s'accusa Hayato. Veuillez m'excusez, Reborn-san, Tsuna-hime.

- Bien, on va s'arrêter maintenant avant que ça dégénère…, déclara l'homme au fédora, remarquant la vive colère dans les yeux de la jeune femme. Ryohei, on te laisse tranquille avec Kyoko.

- Ok Reborn, fit le concerné. Merci.

Le Dragonnier prit les deux Élus par le col de leur veste et ils partirent à l'hôtel. Éloignés d'eux, le grand frère prit la main de sa petite sœur avant de lui sourire :

- Ça te dirait qu'on aille au parc ? proposa-t-il.

Kyoko accepta rapidement. Ils marchaient vers le lieu où, auparavant, ils restaient le plus à s'amuser et à jouer. Il y avaient plusieurs bancs en bois avec des jeux d'enfants - toboggans, tourniquet… - qui se trouvaient loin des maisons et où on pouvait voir un magnifique couché de soleil. Kyoko s'allongea dans l'herbe et Ryohei s'assit pile à côté d'elle. Silencieusement, ils regardaient le soleil disparaître derrière les petites collines qui entouraient le village.

Depuis qu'elle l'a revu, une question trottait dans la tête de la jeune fille… et qui l'effrayait. Avec douceur, elle chuchota :

- Dis, Onii-san…

- Ouais, Kyoko ?

- Tu vas faire quoi, maintenant ? Tu vas revenir au village ?

Comme elle s'y attendait, son grand frère ne répondit pas. Elle soupira :

- Tu sais, même si tout le monde a cru que tu as été tué ce jour-là, et qu'ils voient d'un mauvais œil dès qu'il s'agit de « revenant », si on explique tout comme tu me l'as expliqué, alors tout le monde devrait comprendre et…

- Kyoko, coupa Ryohei avec douceur, je suis désolé, mais je crois que ma place ne se trouve pas ici.

- Hein ? Comment ça ?

Le cyborg regardait le soleil se couchait : ce n'est pas forcément recommandait de regarder directement le soleil, mais les yeux de Sasagawa avaient une protection en plus.

- Depuis que je suis enfermé dans ce laboratoire, j'ai commence à rêver de ce qui se passe dehors… pas uniquement ici, à Lawn, mais aussi partout ailleurs. Et maintenant que j'ai la possibilité de le faire… je veux le faire à l'extrême limite. Je te promets que je ferai attention… et aussi que je reviendrai te voir après ce voyage. Je te ramènerai pleins de souvenirs, si tu veux.

- Mais Onii-san ! Les gens, dehors… ils vont être comme ces types-là ?

Ryohei comprit à qui elle faisait référence. Bizarrement, il lui répondit avec un sourire :

- Ne t'inquiètes pas, Kyoko : les gens ressemblent davantage à Sawada, tête de poulpe et Reborn ! Et puis, je vais sûrement rester avec eux durant le voyage, alors tout va bien se passer !

Il se retourna vers sa petite sœur elle s'était redressée et s'était collée contre lui, les larmes aux yeux. Il l'a pris chaudement dans ses bras avant de répéter une nouvelle fois :

- Je te promets de revenir, Kyoko, à l'extrême limite.

Ils restèrent blottis l'un contre l'autre, regardant les derniers rayons de soleil, avant d'aller chez eux, dans leur petite maison familiale.

Cette nuit là, Reborn dut dormir seul dans sa chambre, à l'hôtel.


Eh ben ! Je croyais que je n'allais pas réussir à publier de chapitre, ce week-end... -.-'. Mais bref ! Nos héros devraient partir de Lawn d'ici le prochain chapitre et faire un peu avancer l'histoire. D'ailleurs, en parlant du prochain chapitre, il devrait être un peu plus drôle que les chapitres précédents - enfin, j'espère XD -.

A Tsuki-Banritt : Encore merci XD. Et puis... non, ça ne me dérange de remercier en fin de chapitre : ça me fait - et me fera - toujours plaisir ^/^.

D'ailleurs, si d'autres personnes veulent donner leur avis - positifs ou négatifs -, n'hésitez pas ! ;). Sur ce, rendez-vous au prochain chapitre ! Je vais avoir un dimanche chargé, moi... ^^'''