La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).

Cependant, l'histoire m'appartient.


Reborn, Tsunayūki, Gokudera et les Sasagawa se trouvaient en ce moment devant une table du restaurant pour commander leur petit-déjeuner. L'ambiance dans la salle était encore plus calme qu'hier en fin de journée, et le temps était légèrement plus lourd que d'habitude. Tsuna regardait par la fenêtre : il y avait quelques nuages dans ce ciel bleu, et elle sentait que la marche d'aujourd'hui lui sera agréable. Cependant, le petit problème, c'était qu'elle avait passé une mauvaise nuit : à côté d'elle, Gokudera n'avait pas arrêté de parler dans son sommeil et/ou ronflait à pleins poumons, et elle n'avait pas donc pu dormir de la nuit - même un coussin sur la tête du chat-garou n'avait pas suffit à le faire taire -.

C'était pour cela que Tsuna faillit tomber dans son assiette à deux reprises et qu'elle avait fait renversé le lait chaud de Gokudera sur lui. Elle s'était immédiatement excusée de suite.

- Ce n'est pas grave, Jūdaime, rassura le chat-garou.

- Ne m'appelle pas comme ça ! rappela l'ange une énième fois.

- Jūdaime ? demanda Kyoko. C'est quoi, Onii-san ?

- Oh ! C'est le nom du personnage qu'elle joue dans une pièce de théâtre ! Tu sais, avec les ailes et tout ça.

- Ne crie pas ça sur tous les toits crâne de gazon ! réprimanda Hayato.

- Et toi, arrête de hurler, tête de poulpe !

Tsunayūki se demandait comment agirait la petite Sasagawa en voyant son frère se disputer ainsi, mais elle s'attendait plus à ce qu'elle l'interpelle plutôt qu'elle le laisse agir ainsi avec le sourire. Sawada soupira.

Reborn, qui avait été silencieux pendant tout ce temps, était plus concentré à regarder par la fenêtre : ce temps ne lui disait rien de bon. Il espéra que tout cela n'allait pas annoncer de la pluie...

Soudain, Ryohei posa violemment sa boisson énergisante sur sa table. Tous les yeux se braquèrent sur lui.

- Les gars... est-ce qu'on pourrait partir que cet aprèm ?

Tsuna, Reborn et Gokudera furent légèrement étonnés de la question. Ils se regardèrent entre eux quelques instants avant de regarder Sasagawa avec chacun un petit sourire.

- Tu n'as pas besoin de la poser, remarqua le Dragonnier.

- Ne t'inquiètes pas pour nous : on trouvera bien quelque-chose à faire, rassura Gokudera dans un faux soupir.

- Bien sûr qu'on peut rester ici encore un peu, Ryohei-san ! répondit Tsuna.

Le concerné tira une drôle de tête avant de fixer l'ange.

- Hm... appelle-moi « grand frère » à l'extrême limite, Sawada !

- Euh... hein ? firent tout le monde en chœur.

- Elle t'appelle comme elle veut, abruti de boxeur ! s'interposa le chat-garou.

- Ça ne te concerne pas, idiot de matou !

Pendant l'énième dispute entre les deux, Tsuna réfléchit dans son coin. Ça lui faisait bizarre d'appeler quelqu'un comme son grand frère. Elle se rappelait qu'elle appelait quelqu'un comme ça aussi, avant qu'il ne disparaisse...

- Après tout, ils sont ma famille, eux aussi... pensa-t-elle en regardant ses amis

Elle adressa un petit sourire au cyborg.

- D'accord, grand frère, confirma-t-elle.

- Chouette ! se réjouit Kyoko. Moi aussi, je pourrai t'appeler Onee-san ?

- Bien sûr !

Ils finirent le petit-déjeuner dans une bonne humeur, sans aucune autre dispute entre Hayato et Ryohei.

Quand le repas se termina, les Sasagawa décidèrent de sortir ensemble et de profiter pleinement de la matinée. Silencieusement et discrètement, Reborn se retira à son tour et monta dans sa chambre. Quand il ne resta plus que les Élus autour de la table, Gokudera se retourna vers Tsunayūki.

- Vous comptez faire quoi, Tsuna-hime ?

- Ben... je pense que je vais me reposer, expliqua-t-elle, tout en ignorant comment il l'a appelée. Et toi...

- Je vais faire de même, Tsuna-hime !

Tsuna soupira d'exaspération. Elle qui voulait se retrouver seule...

Une petite idée immergea de sa petite tête.

- Gokudera-kun... de un, arrête de m'appeler comme ça, ordonna-t-elle. De deux... est-ce que tu as des vêtements de rechange ?

- Non, Tsuna-hime !

- Ben... il faudrait que tu en aies un peu, quand même ! Ça ne te dérangerait pas de marcher pendant un mois avec la même tenue ?

- Si cela vous dérange, ça me dérangera de même.

- … Bon, il faut donc que tu ailles en acheter. Si tu veux, je te prête mon argent et...

- Pas besoin, Tsuna-hime ! Je ne vais pas gaspiller votre argent pour de simples tissus !

La jeune femme prit une grande inspiration pour garder tout son calme. Elle lui fit un sourire forcé.

- Tu sais, Gokudera-kun... il faudrait que tu arrêtes de m'appeler comme ça, conseilla-t-elle.

- Je suis désolé, mais... c'est plus fort que moi ! s'excusa-t-il.

- Ou on peut faire petit à petit : essaye de me tutoyer, déjà.

- Tutoyer ? Avec... « tu » ?

- Oui, à la place de « vous ». Tu peux le faire, j'en suis certaine ! Vas-y, essaye !

- … bon, je vais y aller. À tout à l'heure, Tsuna-hime !

Il se précipita de se lever et sortit à son tour dehors. Mais lorsqu'il mit le pied en dehors du restaurant, une goutte de pluie tomba, enchaînées par d'autres. Le chat-garou soupira et partit tout de même, la tête haute.

Sawada regarda avec incrédulité le temps : il faisait beau jusqu'à maintenant, et maintenant il se mettait à pleuvoir ! Elle croisa les doigts que la pluie s'en ira cet après-midi...

Une serveuse - la même que celle d'hier - s'approcha de l'ange avec un petit bout de papier. Elle le lui tendit.

- Voici la note mademoiselle, déclara-t-elle avec le sourire.

Il ne restait plus que l'ange à table et le prix à payer revenait sans conteste à Tsuna. Elle se sentit se décomposer en voyant les événements s'enchaîner sans lui laisser un temps de répit - l'obsession de Gokudera, le mauvais temps, la serveuse qui la rendait jalouse, la note -.

- Vous allez bien, mademoiselle ? interpella la serveuse en voyant l'esprit de Tsuna la quittait.

...

Tsunayūki remonta directement dans sa chambre après qu'elle ait payé le prix du petit-déjeuner. Elle s'allongea sur le lit et fixa le plafond, le temps de trouver le sommeil.

Son esprit cogita entre temps ; elle savait que Ryohei et Kyoko passaient du temps ensemble, et Gokudera était parti acheter des vêtements - et lui laissait quelques instants de répis -. Cependant, elle ne savait ce que faisait Reborn en ce moment, et ça la rendait curieuse. Finalement, quand elle sentit qu'elle n'arriverait pas à se reposer à cause de sa curiosité, elle se leva et partit de sa chambre pour rejoindre celle de l'homme au fédora. Elle toqua à la porte et attendit stupidement devant le seuil ; elle n'osait pas rentrer, de peur de le déranger.

La porte s'ouvrit, surprenant l'ange qui avait commencé à rêvasser sur place. Le Dragonnier portait toujours le même pantalon et chemise que tout à l'heure, et ne portait pas son chapeau caractéristique mais une simple paire de lunettes carrés à branches transparentes.

- Tsuna ? Tu as quelque-chose ? l'interpella-t-il.

- Euh… je voulais juste voir ce que tu faisais, c'est tout, répondit-elle timidement.

Reborn enleva ses lunettes et les cala dans la petite poche haute de sa chemise. L'ange regarda curieusement l'accessoire, se demandant pourquoi il en portait. Reborn sourit.

- Ce sont des lunettes de repos, expliqua-t-il. Quand je lis, je préfère reposer ma vue.

Tsuna acquiesça de la tête. De suite après, elle tilta soudainement alors que le Dragonnier sourit narquoisement.

- A-attends ! Tu viens de lire dans ma tête ! se plaignit-elle.

- Eh eh. C'est si facile à deviner ce que tu penses, Dame-Tsuna ~.

- Ne… ne te moques pas ! rougit-elle.

Reborn ne cessa de se moquer que quelques instants plus tard. Ensuite, il montra dans sa main le livre d'approfondissement sur le japonais.

- Sinon, j'étais en train de potasser mon japonais, jusqu'à maintenant… en fait, il faut que je passe le tien.

Et il partit immédiatement chercher dans son sac de voyage le bouquin. Sawada rentra timidement et se plaça près du Dragonnier qui sortit le livre et le tendit de suite à la jeune femme. Tsuna feuilleta le livre d'exercices avec perplexité, n'appréciant pas du tout tout ce qui était en lien avec le travail. Elle regarda au dos du livre pour voir le prix mais ne vit rien. Elle tourna son visage vers l'homme au fédora.

- Ça t'as coûté combien ? demanda-t-elle.

Reborn lui jeta un regard désorienté.

- Pourquoi tu veux savoir ça ?

- Ben... pour te rembourser...

- Tu n'as besoin de me rendre la monnaie ; on peut dire que c'est ton premier cadeau de ma part, déclara-t-il.

- Oh… Euh, merci.

Tsuna sourit : elle ne s'attendait pas vraiment à ça, comme cadeau, mais le fait qu'on lui on offre un comme ça, sans raison apparente, la rendait heureuse. Elle observa son compagnon d'aventure : celui-ci avait aussi le sourire, mais pas du tout un sourire rassurant…

- D'ailleurs, on peut commencer ton apprentissage maintenant, si tu veux…

Tsunayūki commençait à comprendre le terme de l'« enfer ». Disons qu'elle apprenait des choses… mais quand elle disait une mauvaise réponse, le Dragonnier lui balançait un premier temps un coussin dans la tête, si elle donnait une seconde mauvaise réponse, c'était son sac - elle se rendit compte qu'il était très lourd et très résistant, à son comble… - et une troisième mauvaise réponse, elle recevait la tranche de la main sur le sommet de la tête - le coup fatal - et Reborn disait ensuite la bonne réponse avec des explications que l'ange comprenait qu'un coup sur quatre.

En gros, ce type devait tout être sauf un professeur normal.

Pendant que Reborn donnait les explications trop recherchées, Tsuna regardait par la fenêtre le mauvais temps : il lui semblait qu'il pleuvait de plus en plus fort.

- Eh oh, Dame-Tsuna, tu m'écoutes ou je n'ai pas besoin d'expliquer tes erreurs puisque tu sais tout sur tout ? interpella l'homme au fédora.

- J'espère qu'il va arrêter de pleuvoir d'ici cet après-midi, chuchota la jeune femme, totalement perdue dans ses pensées.

Ah oui. Sawada recevait aussi le coussin dans la tête si elle ignorait le Dragonnier.

Soudain, elle vit de l'autre côté de la fenêtre un drôle de gosse : c'était un petit enfant de cinq ans, pas plus haut que trois pommes. Ces cheveux noirs bouclés étaient littéralement coiffés avec un pétard pour former une coupe afro et il portait un costume de vache avec les deux cornes assorties sur le côté de ses cheveux. Bizarrement, de l'électricité statique sortait de ses cornes et il rigolait tellement fort que Tsuna arrivait à l'entendre alors que la vitre était insonorisée. Le Dragonnier ne semblait pas l'avoir remarqué.

- Reborn… appela l'ange, il y a un enfant dehors…

- Ça arrive, Tsuna : t'as jamais vu d'enfant de ta vie ? dit-il sans jeter de coups d'œil à la fenêtre.

- Mais Reborn… on est au 2ème étage… c'est pas normal qu'on puisse voir un enfant d'ici, remarqua-t-elle.

- Bon, tu veux réviser ton italien, oui ou non ?

- Ah ! Euh… bien sûr !

Elle fit un effort pour fixer Reborn plutôt que l'enfant chelou qui arrêtait de rigoler en remarquant qu'il n'avait plus de spectatrice. Du coin de l'œil, l'ange vit que le gamin cherchait dans sa poche quelque-chose - un bonbon, peut-être… -. Elle décida de suivre le conseil du Dragonnier et de laisser cet enfant tranquille.

Boom !

- Tiens ? Drôle d'éclair... fit seulement Reborn s'en se soucier de plus de l'incident.

Tsunayūki regarda par la fenêtre, effrayée : le gentil petit garçon - un peu bizarre certes… - avait disparu et il ne restait plus qu'un nuage de fumée qui commençait bizarrement à rentrer dans la pièce. Quand la brume foncée se dissipa, Sawada put voir l'horreur de la chose : le gosse avait des dynamites dans ses mains et venait tout juste de péter la fenêtre avec l'une d'elle ! Le garçon en lança gaiement une bonne dizaine sur les deux autres.

- Meurs, Reborn ! hurla le garçon.

- Reborn, attention ! prévient Tsuna qui croyait que c'était déjà trop tard.

- Oh, mais ça suffit de m'énerver ?! déclara le Dragonnier avec une veine pétée sur le front.

En faisant prendre de l'élan à son coussin pour plus de dégâts sur l'ange, il le fit reculer un premier temps : ce geste balança la dizaine de grenades sur le gamin et il y eut une terrible explosion dans la chambre qui le plongea dans le noir. Tsuna n'aurait pas cru tout de même recevoir le coussin dans sa face. Quand la fumée commença à partir, Reborn semblait se rendre compte que maintenant que ce n'était pas forcément l'orage qui avait provoqué tout ça. Il regarda par la fenêtre.

- Bon, je vais aller voir ce « fameux enfant »…, dit-il à Tsuna.

Il s'approcha de la vitre et, quand tout disparut, l'enfant n'était même plus là. L'homme au fédora se retourna vers la jeune femme embarrassée.

- Bon, je veux bien te croire à moitié, mais il va falloir que tu remettes la main sur lui si tu veux que je sois entièrement convaincu.

À peine il finit de dire ça qu'il sentit que quelque chose s'accrocha à sa main. Il releva son bras et vit l'enfant qui s'était accroché de toutes ses forces pour ne pas faire une chute mortelle. Sawada lui pointa du doigt.

- C'est lui ! s'exclama-t-elle.

- Mais…, remarqua le Dragonnier, totalement perdu.

Tsuna attendit la suite de sa phrase avec impatience, voyant que même l'homme a fédora était perdu. Mais quand il continua sa phrase, il tirait surtout une tête de blasé.

- Ça n'a rien d'un gosse : c'est juste un abruti de premier service, finit-il.

Et sans aucune pitié, il tendit la main vers le vide dans le but de faire lâcher l'enfant. Celui-ci se mit à pleurer et plusieurs coups de tonnerres retentirent dans le ciel. Ce détail n'échappa pas au Dragonnier.

Tsuna se précipita et prit le garçon dans ses bras. Se sentant plus rassuré, le gamin se mit à la serrer plus dans ses bras. Reborn leva les yeux en l'air avant de s'asseoir à sa place de tout à l'heure. L'ange pensa que c'était le bon moment pour savoir plus de choses sur le petit garçon.

- Dis-moi, comment tu t'appelles ? demanda-t-elle.

- Lambo ! Je suis Lambo-san ! répondit le garçon, tout heureux.

- Mais qu'est-ce que tu viens faire ici ?

- Je viens ici pour tuer Reborn ! dit-il avec la même intonation.

Tsunayūki se força à rire, et pensa sur le coup que ce n'était qu'une petite blague.

- Est-ce que tu as déjà rencontré Reborn ?

- Oui ! Je l'ai déjà vu une fois !

- C'est vrai, Reborn ?

Le concerné se retourna vers les deux autres.

- De quoi vous parlez ?

- Que tu aurais déjà rencontré Lambo.

- Oui oui ! On s'est déjà rencontré, Reborn ! rigola le petit garçon.

- Ben tu pourras dire au gosse qu'il faudra qu'il utilise ce qu'on appelle un cerveau avant de parler car on ne s'est jamais rencontré.

- Si si ! contredit l'enfant. Je t'ai déjà vu !

Reborn l'ignora superbement. Tsuna soupira.

- Tu ne l'as pas entendu, Reborn ? questionna l'ange.

- Mes oreilles sont anti-conneries, déclara tranquillement le Dragonnier. D'ailleurs, tu devrais arrêter de répéter tout ce qu'il dit sinon je risque de plus t'entendre dans pas longtemps.

- Mais enfin ! Pourquoi tu ignores Lambo ?

- Parce que je parle pas au menu fretin, fit Reborn en replaçant son chapeau.

- … Il est classe..., s'avoua Tsuna dans sa tête.

- Grr ! Vous êtes méchants ! se plaignit Lambo.

Il se mit à pleurer et la pluie s'abattit de plus en plus fort dehors. Dans sa tête, Tsuna tentait de chercher une solution pour calmer le petit garçon dans ses bras. Quand elle se souvint qu'elle avait des sucreries dans son sac en bandoulière, elle interpella Lambo.

- J'ai des bonbons dans mon sac. Tu en veux ? lui sourit-elle.

- Oh oui ! Passes-en à Lambo-san ! s'appela-t-il ainsi.

Au grand étonnement général - à part pour le Dragonnier -, le ciel se dévoila instantanément et la lumière du soleil éblouit Sawada. Elle partit rapidement chercher les bonbons pour le gamin et les lui donna un par un. Elle jeta un coup d'œil au Dragonnier qui s'était placé à ses côtés pour surveiller Lambo. Celui-ci avait l'air d'avoir oublié qu'il était à la base venu tuer quelqu'un.

- Comment un gamin comme lui pourrait tuer quelqu'un ? demanda l'ange à voix haute.

- Je n'en sais rien... en tout cas, on peut se servir de lui pour faire des recherches sur la bipolarité, se moqua ouvertement Reborn.

- Tu ne le connais vraiment pas ?

- Je ne l'ai jamais vu de ma vie : ça m'aurait un peu plus marqué, sinon, avec ce caractère. Mais je pense qu'il m'a sûrement déjà vu une fois, lui par contre…

- Comment ça ?

- Je pense que c'est un Yokaï.

Tsunayūki se força de se rappeler de ses cours de sixième : un Yokaï est un esprit, une créature surnaturelle qui possèdent des attributs d'animaux.

- Et il assurément lié à la foudre et à la pluie, continua d'argumenter Reborn : lorsque tu lui as proposé des bonbons, il n'a plus plu, alors que lorsque j'ai essayé de le balancer par la fenêtre, il s'est remis à pleuvoir.

- Je… je vois. Alors si c'est un yokaï lié à la foudre… ça pourrait être un Raiju ! conclut Tsuna.

- Ouais, c'est ça : je pense que ça expliquerait pourquoi il se travestit en animal.

- … se travestir en animal ?

Tsuna laissa tomber et se concentra sur Lambo : elle était stupéfaite d'avoir affaire à un yokaï : elle n'en avait jamais vu de sa vie - et personnellement, elle aurait préféré que ce soit toujours le cas -. Quand le bébé finit de manger la petite réserve en sucreries, il se posa sur le ventre de la jeune femme.

- Maintenant… Lambo-san va dormir… soupira celui-ci en s'endormant directement.

Tsunayūki pouffa de rire discrètement puis posa le petit garçon sur le lit de Ryohei - Reborn avait formellement interdit à Tsuna de le poser sur le sien -.

Ainsi, la matinée reprit doucement le cours du temps - et Tsuna arriva à achever le premier chapitre de grammaire avec l'homme au fédora -.

...

L'après-midi commença et Reborn, Tsuna, Gokudera et Ryohei quittèrent Kyoko et tout le petit village de Lawn. Avec eux, il y avait un drôle de yokaï qui les suivait et balançait des bombes à tout bout de champ. Ça commença à agacer Hayato qui dénicha un petit garçon de sa cachette.

- Bon, tu vas arrêter de nous faire chier, oui ou non ?! demanda poliment et gentiment le chat-garou.

- Lambo-san ne t'obéira jamais, Stupidera ! grimaça gaiement Lambo en tirant la langue.

- Temeeeee ! D'ailleurs, pourquoi il continue de nous suivre, en fait ?

- Je soupçonne qu'il s'est attaché à une certaine personne… proposa Reborn en jetant un regard sur Tsuna.

- Oh ! Il cherche juste à s'amuser, c'est tout, remarqua l'ange en prenant le yokaï des mains meurtriers de Hayato.

- Laisse-moi me charger de lui, Sawada ! déclara Ryohei. Je le surveillera à l'extrême limite !

- C'est étonnant de ta part, de vouloir t'occuper d'un enfant… remarqua l'ange.

- Ah ? Parce qu'il compte rester avec nous ? demanda Gokudera fixant Lambo avec un œil noir.

- Ben… on a qu'à faire un vote à main levée ! Ceux qui ne veulent pas de Lambo lèvent la main.

Reborn et Gokudera levèrent leurs mains en synchronisation. Tsuna soupira d'exaspération : deux pour et deux contre. Génial pour départager.

- Pourquoi vous voulez pas de lui ? voulut-elle savoir.

- Parce que je ne supporte pas les gamins ! répondit Hayato. Et encore moins de ce genre à tout le temps se coller à vous !

- Meuh ah ah ! ricana Lambo. Stupidera est jaloux de meuha, hein ?

- Mais absolument pas ! rougit-il.

- Bon, et toi, Reborn ? questionna l'ange.

- Déjà, de un, je suis du même avis que Gokudera : nous ne se sommes pas là pour faire du baby-sitting. De deux, ce gamin tente à chaque reprise de me tuer et réussit seulement à détruire tout ce qui a à cinq kilomètres à la ronde. Niveau discrétion, on a déjà pu faire mieux. Et il pourrait nous gêner pour la suite du voyage.

- Reborn-san a raison ! S'il nous menace tous, autant le laisser sur place !

Tsuna réfléchit quelques instants, et un éclair de génie la traversa - ce qui était rare pour elle -.

- Je sais comment régler vos problèmes ! s'exclama-t-elle.

- En lui proposant à chaque fois des bonbons ? se moqua le Dragonnier.

- Non ! D'abord, pour le surveiller, je me porte volontaire pour garder un œil sur lui, ainsi que grand frère, hein ?

- Bien sûr que je peux le faire à l'extrême limite ! rajouta joyeusement Ryohei.

- Et voilà, le problème est réglé ! Il peut rester avec nous !

- Euh… et le fait qu'il tente de me buter ? répéta l'homme au fédora.

- Oh mince ! J'ai totalement oublié ! mentit-elle.

Elle fit semblant de réfléchir intensément, tout en sachant quelle réplique elle allait dire, avant de secouer la tête, abattue.

- C'est vrai que Lambo va forcément réussir à faire du mal à Reborn s'il reste avec nous… dit-elle d'une voix attristée.

Cela toucha au vif le concerné.

- Comment ça, forcément ? s'irrita le Dragonnier. Tu me crois incapable de me défendre face à gosse comme lui ?

- Mais... ! Tu as tellement l'air de ne pas vouloir qu'il vienne avec nous que j'ai déduit que tu avais peur de lui…

- Alors ça, absolument pas.

Tsuna sourit sadiquement de l'intérieur - si si, ça peut arriver - : son plan marchait à la perfection. Elle reprit la discussion d'une voix plus enjouée :

- Bon, alors tu n'es pas contre qu'il vienne avec nous alors, si c'est seulement parce qu'il essaye de tuer, hein ? Et puis, de toute façon, je garderai un œil constant sur lui pour qu'il ne te fasse pas de mal ~.

- … c'est bon, t'as gagné, souffla Reborn. Il pourra toujours nous servir de paratonnerre, vu que c'est un yokaï de la foudre.

- Quoi ?! Même vous, Reborn-san… paniqua Gokudera qui, finalement, se résigna. Bon, d'accord, mais t'as pas intérêt à occuper tout le temps libre de Tsuna-hime, compris ? s'adressa-t-il surtout au petit garçon.

- Je fais ce que je veux, meuha ! déclara simplement Lambo.

- Tu veux que je prenne Lambo dans les bras, Sawada ? demanda Sasagawa. Comme t'as l'air de fatiguée…

- Oh, c'est bon : non merci. Comme ce n'est qu'un esprit, il est plus léger qu'il en a l'air.

À côté d'eux, Reborn ne s'empêcha pas de soupirer ouvertement.

- J'ai l'impression de faire parti d'une colonie de vacances… désespéra-t-il.


Yo ! Ça y est, un nouveau personnage apparaît : Lambo le petit yokaï ! Dans les aventures "Tsuna et le maître des monstres !", c'est un "nuage farceur"... mais bon, ça ne m'arrangeait pas forcément ! ^^' C'est pour ça que ça m'a pris un peu de temps à déterminer ce qu'il sera pour l'histoire : ça devait être une créature qui pourrait manipuler la foudre. Donc voilà comment nous sommes tombés sur un yokaï...

Merci à Tsuki Banritt pour le commentaire et à lobalunallena pour le favori ^^. Sur ce, à plus ~.