La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).
Cependant, l'histoire m'appartient.
Depuis que Lambo, le petit yokaï de la foudre, ait rejoint le groupe, les nerfs de Gokudera sont mises à rude épreuve : le matin, il faisait un caca boudât pour avoir une part de gâteau - quand bien même il y en avait pas -, durant les trajets il chantait toujours des chansons pourries, et il tentait occasionnellement de tuer Reborn. Le point positif, c'était qu'il ne fallait systématiquement le porter : en effet, il avait en réalité un petit nuage noir remplis d'éclairs qui était à son service et le transportait - c'était d'ailleurs comme ça qu'il avait pu atteindre l'étage des chambres de l'hôtel sans aucune aide -.
Bref, tout ça pour dire qu'Hayato était souvent de mauvaise humeur et criait un peu sur tout le monde - sauf Tsuna, bien sûr -. Quand il s'emballait un peu trop, le Dragonnier le ramenait à la réalité avec une frappe sur la tête.
- Mais Reborn-san… se calma le chat-garou. Comment faites-vous pour le supporter ? Vous non plus, vous ne le supportez pas au départ…
- Crois-moi, dans ces genres de cas, il faut juste ignorer ce gamin, répondit l'homme au fédora.
- Reborn… réprimanda Tsunayūki qui entendit elle aussi.
- Et les commentaires de Tsuna par la même occasion, rajouta-t-il avec un petit sourire.
Gokudera prit note des recommandations, mais deux secondes plus tard suffisent pour qu'il s'énerve de nouveau quand le yokaï lui balança une peau de banane sur la tête.
La petite troupe rentrait de nouveau dans une forêt et continuaient de marcher dedans durant toute la journée, et même pendant la nuit aussi. La lune se levait dans le ciel, que la troupe ne la voyait tout de même pas à cause des branches des arbres. Au fur et à mesure qu'ils avançaient là-dedans, ils voyaient de moins en moins le petit sentier tracé.
Jusqu'au moment où ils ne le virent plus.
Ils ont marché un kilomètre avant d'en s'en rendre compte véritablement : ils pensaient qu'ils ne le voyaient plus à cause de la faible luminosité, mais lorsque Reborn alluma sa flamme de dernière volonté et éclaira le sol, plus rien ; ils s'étaient perdus. Le Dragonnier jura entre ses dents.
- Tss… si j'avais fait plus attention à là où nous marchons…
- Ce n'est pas grave, Reborn, rassura Tsuna. Nous aussi, nous n'avons pas fait attention.
- Donc là, nous sommes perdus ? confirma le cyborg.
- Ouais, tu comprends rapidement la situation, crâne de gazon, se moqua Hayato. Toi, stupide bovin ! (Il interpella Lambo) Produit de l'électricité avec tes cornes ; on pourra mieux voir !
- Lambo-san fait ce qu'il veut ! refusa net le yokaï qui cherchait quelque-chose dans sa touffe de cheveux.
- Ah, il y a des fantômes-chasseurs de yokaï qui s'approchent de nous, mentit le Dragonnier sans hausser sa voix.
- Quoi ?! paniqua le petit enfant.
De l'électricité passa d'une corne à l'autre et produit une lumière verte pomme qui éclaira à un kilomètre à la ronde. Cependant, même en cherchant aux alentours, personne ne retrouva le chemin tracé. Ils décidèrent de tout de même avancer, en espérant que la chance sera de leur côté.
Après cinq minutes de marche, ils virent au loin un petit muret, long de plusieurs centaines de mètres. Tout était fait en pierre et certaines partaient même du mur tellement elles dataient de longtemps. En s'approchant du muret, ils constatèrent que le mur encadrait un grand carré de terre en pente, où des pierres sculptées poussaient comme de quelconques plantes. Un frisson parcourut la petite troupe.
- C'est un cimetière ? demanda l'ange quand bien même ça paraissait évident.
- En effet, confirma l'homme au fédora. Et c'est une bonne nouvelle d'en avoir trouvé un.
- Hein ? En quoi c'est bien de trouver un cimetière ?
- C'est vrai que n'importe quel cimetière n'aurait rien fait avancer. Sauf que celui-là, c'est un de mes points de repère pour le voyage ; on devait normalement passer devant l'entrée et continuer le chemin.
- Mais l'entrée est de l'autre côté… remarqua Ryohei.
- On aura qu'à le traverser.
- Quoi ?! Traverser un cimetière ? paniqua Sawada. On peut pas le contourner grâce au petit muret ?
- Il est pété a plusieurs endroits et il y a rien qui puisse nous indiquer si nous avançons vers le bon cap ou pas ; on peut pas prendre le risque de se paumer une nouvelle fois, contesta Reborn.
Tsunayūki soupira ; elle ne voulait vraiment pas aller dans un cimetière, elle avait appris que ça portait malheur si ce n'était pas pour se recueillir pour quelqu'un. Cependant, les garçons n'avaient que faire des croyances et superstitions et partirent la tête première dans le cimetière. Seul Lambo partageait le même appréhension que la jeune femme à y aller - sauf que lui, il n'avait que 5 ans -. Tsuna se ressaisit, devant montrer le bon exemple et prit la main du petit garçon pour l'entraîner avec elle - et lui donner un peu de force et courage -. Elle suivit de loin les trois garçons.
La marche se faisait silencieuse et pesante ; tout donnait envie de partir le plus loin possible de cet endroit. Tsuna regardait les centaines de tombes autour d'elles, et cela lui mit les larmes aux yeux en songeant à toutes ces vies perdues ; elle avait remarqué que la plupart des personnes mortes n'avaient pas franchi la trentaine.
- Ça va, Tsuna-nee ? questionna le petit yokaï.
Les garçons, à la tête de course, s'arrêtèrent de marcher et se retournèrent vers leur amie sans s'en rendre compte, l'ange avait commencé à pleurer. Le cimetière avait perdu tout son aspect effrayant et était juste triste.
Reborn la fixa quelques secondes avant d'aller vers elle et poser une main réconfortante sur son épaule.
- Tu sais, Tsuna, ces gens sont morts il y a des centaines d'années. Ils n'ont pas forcément eu une mort horrible.
- Mais… tu as vu quand ils sont morts, précisément ? lui demanda-t-elle.
Le Dragonnier tourna la tête sur les côtés pour lire sur les dizaines de tombes qui les entouraient. Lorsqu'il remarqua le point commun entre chacun, il comprit alors ce qui rendait davantage triste l'ange.
- Ils sont morts depuis quatre cents ans, décrivit-il. Quand la guerre a commencé.
Tsunayūki acquiesça de la tête difficilement avant que les larmes encore une fois du visage. Ryohei, qui retenait dans ses bras Lambo, le regarda curieusement - et celui-ci de même -.
- Quelle guerre ? voulurent savoir les deux garçons.
- C'est trop long à expliquer… et davantage plus difficile pour vous, poursuivit Gokudera.
- Bon, repartons illico presto pour ne pas tarder à rester ici, ordonna le Dragonnier.
Si on avait pensait que la tension dans l'air serait encore plus importante qu'au début, personne n'aurait été de cette avis ; pourtant, ce fut ce qui se passa. Rien n'avait changé en apparence, mais ce coup-là, tout le monde marcha à la même hauteur sans laisser quelqu'un derrière eux.
Soudain, Tsuna sentit son cœur battre très vite sans raison particulière, et eut chaud dans tout son corps pendant un dixième de seconde avant que tout redevenait normal. Cette sensation l'avait prise par surprise et elle resta davantage collé à Reborn pour qu'elle ne puisse plus s'affoler comme ça - pour elle, ce n'était juste que de la peur -.
Dans un coin reculé du cimetière, loin des regards des vivants, la terre commençait à prendre une couleur orangée avant de devenir bleu et de s'intensifier. Puis, comme dans un film d'horreur, une tête commença à se déterrer, suivi de tout son corps. Il venait soudainement de se réveiller et il manquait d'air - il arrivait mal à respirer sous la terre -. Il étira ses bras et regarda autour de lui, sans arriver à comprendre les choses. Puis ses derniers souvenirs revinrent et il comprit ce qu'il venait de se passer.
- J'étais… mort ? se murmura-t-il pour lui-même.
Il se retourna et tomba sur sa pierre tombale. Il regardait les dates inscrites et poussa un petit soupir de tristesse ; il n'avait vécu que vingt ans… il aurait pu faire mieux, quand même ! Il reprit un grand souffle d'air avant de voir au loin un petit groupe qui s'apprêtait à sortir du cimetière. Le zombie vit alors rapidement que le groupe ne s'était même pas rendu compte de quelque-chose…
À l'entrée du cimetière, Tsunayūki regarda autour d'elle, inquiète : quelque-chose n'allait pas et son instinct le lui disait. Cependant, elle n'arrivait pas à voir ce qui pouvait clocher… de plus, les garçons n'avaient pas remarqué non plus d'anomalie. L'ange soupira pour elle-même : elle devait se détendre, parfois !
Reborn pointa du doigt le petit sentier qu'ils avaient perdu de vue le premier coup. En chœur, ils marchèrent et reprirent le même chemin. Pourtant, au bout d'un moment, l'impression qu'avait Sawada s'était accentué, et ils avaient « comme par hasard » reperdu leur chemin. Ce coup-là, Reborn se baissa pour examiner le sol et prit une poignée d'herbes vertes ; dans la main, ils se transformèrent subitement en poussière. Le Dragonnier resta accroupi, le temps de sa réflexion, avant de se relever. Sans même qu'il le dise, Tsuna l'aurait quand même su :
- Nous sommes pris dans une illusion, déclara-t-il.
- Qu-quoi ?! paniqua le cyborg. Et comment on fait, pour sortir d'une illusion ? Il faudrait trouver une porte ?
- Ne propose pas des idées totalement débiles, crâne de gazon ! s'énerva Gokudera. Le tout, c'est d'abord de garder son calme !
- Et d'arrêter de crier, rajouta Reborn à l'intention du chat-garou.
- Les illusions ont toujours une limite, expliqua Tsuna au boxeur : tout comme la flamme de brouillard, ce qui produit les illusions, elles ne peuvent pas détendre indéfiniment : il faut juste franchir la limite.
- Quelqu'un chercherait à nous piéger ? commença à se lamenter Lambo.
- Ça ne m'étonnerait même pas… lâcha Hayato. Avec toute cette histoire d'anges l'autre jour, je ne serai pas surpris de retrouver nos amis ailés… ce n'est pas pour vous critiquer, Tsuna-hime !
- Bon, s'il faut qu'on reprenne notre chemin, reprit l'homme au fédora, on peut commencer par…
- Par là, coupa net l'ange.
Elle pointait la direction diamétralement opposée à celle de Reborn. Celui-ci la regarda curieusement, non pas parce qu'elle avait proposé autre chose que lui, mais parce qu'elle avait pris un air très sérieux, comme si elle était sûre qu'il fallait aller par là.
- Pourquoi ? demanda-t-il.
- Parce que mon instinct me le dit : il faut qu'on aille par là, répondit - pas clairement - la jeune femme.
- Hein ? C'est-à-dire ? voulut savoir davantage le chat-garou.
- J'avais déjà senti qu'on était tombé dans une illusion, mais je n'avais pas prêté plus d'attention ; mais maintenant que je sais qu'il fallait déjà que je l'écoute, je vais le faire maintenant, compléta-t-elle sans que ça en soit compréhensible.
- … et donc ?
- Et donc il faut aller par là.
Le Dragonnier fixa encore quelques instants l'ange avant de s'approcher d'elle et de lui chuchoter :
- C'est la même intuition que lorsqu'on était dans le champ ?
- Oui.
Il acquiesça de la tête avant de faire un signe de main pour inciter tout le monde à les suivre :
- Si c'est son intuition qui le dit, vaut mieux y aller par là, déclara-t-il d'un ton étonnement sérieux.
Ryohei, Gokudera et Lambo se regardèrent entre eux, incrédules, avant de courir les rejoindre - parce que les autres ne les avaient pas attendus -.
L'intuition de Tsunayūki les reconduit alors au cimetière ; Sawada fut la première à être déçue et à se sentir mal à l'aise de re-traverser le champ des repos. Cependant, elle décida d'y aller avec un peu plus de bonne volonté que la dernière fois et elle rentra dans la nécropole.
Ils firent le même chemin qu'il y avait dix minutes et virent les mêmes tombes ; pourtant, Tsuna sentit que ce coup-là ils n'étaient plus seuls… est-ce que les fantômes avaient marre de leur aller-retour et avaient décidés de sortir de leur tombes pour les hanter ? Ou alors, peut-être que ce sont eux les responsables de cette illusion et qui s'amusaient comme des petits fous.
Mais ce fut une apparence humaine qui se mit en travers de leurs chemins. C'était un jeune homme avec des cheveux noirs courts en bataille. Il était habillé d'une tenue de base-ball - tee-shirt et pantalon blancs avec des rayures noirs - et avait un sourire éblouissant qui contrastait avec sa drôle de peau foncée.
Malgré elle, Tsuna commença à trembler de plus belle, tout comme Lambo à qui on pouvait le comparer à un tremblement de terre de niveau 8 sur l'échelle de Richter.
- U-un… un… zom… bégaya l'ange.
- Salut ! prit la parole le monstre. Je m'appelle Yamamoto, et je suis un gentil zombie ~ !
Là, ce fut de trop ; Tsuna courir en hâte se cacher derrière les garçons et le yokaï sombra dans l'inconscience dans les bras de Sasagawa. Celui-ci, d'ailleurs, ne semblait absolument effrayé par le mort-vivant et alla même lui serrer la main gaiement.
- Moi, je suis Ryohei Sasagawa à l'extrême limite !
- Ah ah ah ! rigola Yamamoto. Tu sers fort la main, Sempai.
Le cyborg eut les étoiles pleins les yeux qu'on l'appelle ainsi. Derrière Reborn, Tsuna jeta un coup d'œil vers le zombie et entendit de son intuition qu'il était de leur côté. Le Dragonnier vint le confirmer de suite après :
- T'as pas à t'inquiéter, Dame-Tsuna : il est plutôt gentil, non ?
À côté d'eux, Gokudera s'était déjà transformé en moitié chat moitié humain, et sortait les griffes devant le mort vivant qui fit joyeusement la connaissance du boxeur.
- Eh, toi ! interpella l'Élu. Comment ça se fait qu'on ne t'a pas remarqué avant ?!
- J'étais caché ~, s'amusa Yamamoto.
- Temeeee !
- Gokudera, pas de violence envers autrui sans aucune raison, déclara sèchement le Dragonnier avec une tape sur la tête.
- Mais… Reborn-san !
Le zombie continuait de rigoler en voyant la scène, mais lorsque Reborn se décala pour frapper le chat-garou, Yamamoto se mit à voir pour la première l'ange ; cela fit bizarre dans son cœur. Il cessa un instant de rire avant de reparler à l'intention de la jeune femme :
- Mais tu es…
- Euh… je suis ? demanda-t-elle.
- Euh… t'es qui, en fait ? rigola-t-il de nouveau.
- Hein ?!
Tsuna fut un peu étonnée de la question et de comment le zombie a réagi face à elle : elle était sûre que, lorsqu'il l'avait vu, il avait perdu pendant un dixième de seconde son sourire, avant de refaire comme si de rien n'était. Cependant, l'ange passa outre mesure et s'approcha pour la première fois de la soirée du mort vivant.
- Je m'appelle Tsunayūki, mais tu peux m'appeler Tsuna.
- Enchanté, Tsuna.
Il affichait un sourire très chaleureux, qui pouvait rassurer n'importe qui sur ses intentions.
Après que Reborn, Lambo et Yamamoto firent à leur tour la connaissance, le petit groupe resta encore un peu avec le gentil zombie pour lui poser des questions.
- Tu as conscient d'être mort depuis combien de temps ? demanda le Dragonnier.
- Euh… c'est quoi, cette question ? interrompit Tsuna.
- Pas tous les revenants ont conscience d'en être un, remarqua l'homme au fédora. Cependant, Si Yamamoto s'est présenté comme un gentil zombie, c'est assurément car il a constaté qu'il en était véritablement un.
- Eh ben… ça fait pas trop longtemps, avoua Yamamoto avec un sourire gêné. En fait, ça fait pas longtemps non plus que je suis revenu à la vie. Pourquoi tu voulais savoir ça ?
- Pour savoir si c'était toi qui utilisait la flamme du brouillard.
Yamamoto se gratta la tête avant de rajouter avec un petit sourire :
- Flamme du brouillard… c'est pas ce qui fait les illusions ? Parce que c'est vrai que j'ai vu que vous êtes tombés en plein dedans.
- Mais comment tu sais ça ? questionna Sawada, surprise qu'il sache tout cela.
- Les illusions n'affectent que les êtres vivants. Et moi, comme je suis un zombie, mort et vivant, j'arrive à démêler du vrai du faux !
- Comme quoi, c'est vachement pratique, d'être mort et revenir par la suite à la vie, sourit Reborn.
- Euh… je te recommande tout de même pas de te suicider… prévient Tsuna.
- Dites ! Je peux venir avec vous, s'il vous plaît ? demanda Yamamoto. Je vous promets que je ferai de mon mieux pour effrayer le moins de gens possible !
- Quoi ?! Mais il n'en est pas question ! s'énerva Hayato. Tu vas être encore plus casse-pied pour Tsuna-hime !
- Toi, arrête de m'appeler comme ça ! corrigea l'ange. Et puis, sans être de l'avis de Gokudera-kun, ça pourrait être dangereux pour toi, ce qu'on fait, et tu peux risquer de re-mourir.
- Mais je vais m'ennuyer à rester ici tout seul ! bouda pour de faux le zombie. Et puis, vous n'allez pas retrouvez le chemin sans moi ~. D'ailleurs, vous faites quoi comme super mission ?
- On tente d'arrêter une guerre, informa Reborn. Donc on risque d'affronter pas mal de gars sur le chemin. Ça te dit quand même de venir avec nous ?
- Ah ah ah ! Bien sûr !
- Très bien, alors on te laisse ouvrir la marche.
- Ça marche ~ !
Yamamoto avança de bonheur en tête du groupe, suivi de près par Ryohei et Lambo qui voulut faire davantage sa connaissance. Derrière eux il y avait Reborn, Gokudera qui grognait dans son coin et Tsuna qui regardait curieusement l'homme au fédora.
- Il va vraiment venir avec nous ? voulut-elle savoir. Mais ça va être difficile de le faire passer inaperçu dans les villes !
- Tu sais, un peu de maquillage sur la peau et le tour est joué, remarqua le Dragonnier.
- Mais Reborn-san ! se plaignit Gokudera. Je ne comprends pas ; vous n'avez pas eu envie que ce stupide bovin vienne avec nous, alors que c'est un esprit. Alors pourquoi accepter la présence d'un mort vivant ?
- Je ne suis jamais contre des personnes qui nous rejoignent, quoi qu'il soit. Simplement, Lambo est un cas particulier et je pense très bien que tu sais de quoi je parle…
- Exactement, Reborn-san.
L'ange leva les yeux en l'air mais ne rajouta rien : rien ne pouvait empêcher ces deux-là d'être ceux qu'ils étaient. Tout comme les autres, en fait. Ça lui faisait sourire.
Dans la forêt, Yamamoto sut se repérer très facilement et déjoua rapidement les illusions, et les moments où tout le monde aurait continué de suivre le petit sentier apparent, le zombie leur montra le bon chemin en allant dans un autre sens - l'intuition de Tsuna lui disait ça aussi depuis le début, mais elle n'avait pas osé sortir du parcours tracé pour se retrouver perdue -.
Finalement, quand la nuit fut trop importante, ils décidèrent de camper sur place, puis ils reprirent le chemin le lendemain de bonheur. En début de matinée, ils arrivèrent enfin à la sortie de la grande forêt et virent en face d'eux une grande ville industrielle et marchande. En se rapprochant, ils distinguèrent de la fumée noirâtre qui sortaient de beaucoup de cheminée à usine, et il y avait une telle foule que personne ne remarquait le drôle de groupe débarquait ainsi, ni même qu'il y avait un zombie qui saluait tout le monde - mais le chat-garou arrêta vite ce petit jeu -.
- Reborn… où est-ce qu'on est ? demanda Tsunayūki qui regardait tous ces gens en face d'elle.
Le Dragonnier lui sourit.
- On est à Zanju, la ville la plus industrialisée de tout Ancester, avant même Chārwan. C'est la qu'on va trouver notre ami l'alchimiste pour la potion pour Irugorn.
Pff... voici le vingtième chapitre : et pourtant, l'aventure est loooiiiiiiiinnnnn de se terminer XD.
Merci à Tsuki Banritt pour le commentaire et à plus ~ ^^
