La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).
Cependant, l'histoire m'appartient.
Ah ! Et aussi : "Le Roi Lion" est un film d'animation réalisé par Roger Allers et Rob Minkoff. Vous saurez dans la suite pourquoi je cite ça...
Enfin, Tsunayūki vit enfin à quoi ressemblait leur hôte quand elle s'habitua à la luminosité : il possédait des cheveux courts noirs corbeaux avec une frange barrant son front, et des yeux fins à faire effrayer quiconque les croiser. Il portait une chemise blanche longue, un pantalon noir ample et des chaussures cirées de la même couleur. Il aurait pu paraître comme un humain des plus banals, mais il avait en plus de tout ça une cape rouge - qui pouvait semer le doute comme avec Tsuna - et des canines extrêmement pointues, qui ne faisait aucun doute sur sa nature : c'était bel et bien un vampire. Le groupe se retint de frissonner de peur devant ce suceur de sang ; il pourrait à tout moment se jeter sur eux et les transformer à leur tour en vampire, s'il en a la capacité évidemment - car tous les vampires ne peuvent pas -. Il leur jeta un regard cinglant avant de se répéter :
- Qui êtes-vous ?
L'ange avala sa salive pour une énième fois avant de s'éclaircir la voix :
- Excusez-nous du dérangement ! se força-t-elle à sourire. Pourrait-on savoir qui vous êtes, s'il vous plaît ? Pas qu'on ne veut pas se présenter, hein ? C'est juste que ça prend davantage à nous présenter tous un par un en premier.
- … de toute façon, après réflexion, je n'ai rien à faire de votre identité ; je sais déjà que vous êtes tous une bande d'herbivores, et surtout toi, la volatille.
Sawada savait que le terme de « volatille » désignait un ange très péjorativement, comme une insulte. Pourtant, elle préféra ne pas la relever et de se montrer la plus polie possible envers leur hôte imprévu - de toute façon, on l'avait déjà assez insultée dans le passé pour savoir garder son calme dans ce genre de situation -. Voyant que Gokudera n'allait pas tarder à rugir, elle posa doucement une main sur épaule pour le garder contenance. Cependant, le terme de « herbivore » la laissa perplexe, comme pour les autres d'ailleurs, et elle favorisa pour ne pas faire de remarque là-dessus. Ça devait être une caractéristique bien à lui...
- Mais puisque tu me le demandes, autant te répondre maintenant : je suis Kyoya Hibari, mais je suis aussi connu sous le nom d'Hibracula. C'est juste un stupide jeu de mots entre mon nom et Dracula, rien de plus. Oui car je suis, en effet, bien un vampire. Ce grand château où nous sommes était mon ancien collège... enfin, il a fermé ses portes il y a une centaine d'année, maintenant. C'est pour ça que le pont-levis marche mal, à cause de son vieil âge, mais je trouve qu'il résiste déjà bien. Mais revenons à nous moutons ; je continue de m'occuper de cet établissement comme si c'était ma propre maison. Dans ce collège j'étais le chef du comité des disciplines, et depuis, je reste toujours le chef du comité dans cet établissement, même si j'en suis pas encore le directeur…
- Mais il nous raconte sa vie comme ce n'est pas permis ! pensèrent tout le monde en l'écoutant.
- Et une dernière chose, termina-t-il enfin après avoir dit son plat préféré - un hamburger, pour les curieux -, je ne suis pas bavard.
- MAIS IL SE FOUT DE NOTRE GUEULE !
Là, c'était sûr, Hayato allait se jeter sur lui pour le faire taire.
Tsuna allait lui intimer doucement de reprendre son calme, mais c'était déjà trop tard ; le chat-garou s'élança dans les escaliers en criant un « temeeeeeeeee », les griffes et ses oreilles sorties depuis déjà un petit bout de temps. Grâce à ses sens aussi développés qu'un félin, il ne se ramassa pas la tête première dans les marches, contrairement aux autres qui se seraient assurément massacrés à cause de la faible luminosité. En haut des escaliers, Hibari le foudroya du regard avant de sourire hautainement.
- Oh ? C'est donc comme ça qu'on remercie son hôte ? déclara-t-il. Très bien, c'est donc l'heure de vous mordre à mort.
Avec une aisance surprenante, le vampire se pencha légèrement sur le côté et esquiva l'assaut de Gokudera ; celui-ci, alors, se retrouva en position de faiblesse à cause de sa vitesse. Kyoya en profita pour donner un coup de coude dans le diaphragme : Hayato recracha tout l'air dans ses poumons avant de s'écrouler par terre de douleur. Tsuna cacha son visage, horrifiée. En un coup, le chat-garou était déjà hors d'état pour combattre. Ça calmait de suite tout le monde.
Ils se trouvaient en ce moment devant l'adversaire le plus puissant qu'ils n'aient jamais eu à affronter.
Hibari regarda Gokudera s'écrouler devant lui, inexpressif. Enfin, il montra un certain dégoût avant de se saisir de son corps et de le lancer vers la petite troupe, en bas des escaliers : Hayato tomba lourdement dans les bras de Ryohei qui s'était précipité à le rattraper avant que son corps ne s'endommage davantage. Là, la détermination s'alluma dans les yeux de Tsunayūki : elle n'acceptera pas que quelqu'un fasse du mal à ses amis. Elle alluma instinctivement sa flamme de dernière volonté, les autres garçons se mettant en position de combat à leur tour - ils confièrent Gokudera à Lambo qui devait le surveiller -. Le vampire montra alors un certain intérêt pour la jeune femme.
Le duel commença : le groupe se jeta sur Kyoya, qui avait un drôle de sourire aux lèvres à l'idée de se battre. Mais face à chacun de nos héros, le combat dura aussi longtemps que face à Hayato : face à Ryohei, Kyoya porta le même coup qu'à son ami, et cela suffit à Sasagawa de s'écrouler à son tour. Sur le côté, Tsuna tenta d'assommer son adversaire avec un coup de poing, mais le vampire leva son bras pour contrer l'assaut : elle remarqua alors que son bras était étrangement dur, mais elle n'en sut pas davantage car son membre était caché par sa cape. Face à Takeshi, Kyoya eut plus de mal à cause de l'épée du zombie. Cependant, le problème fut rapidement réglé car il donna un violent coup sur l'arme qui se brisa en mille morceaux, sous les yeux ébahis de Yamamoto. Le vampire afficha un sourire carnassier d'un vainqueur avant d'achever le zombie.
Il restait donc plus que Tsunayūki face à Hibari. L'ange aurait voulu se jeter sur lui de colère pour ce qu'il venait de faire, mais bizarrement, le visage de son adversaire lui rappela celui de Fon. Elle se souvint alors de ce qu'il s'est passé à ce moment-là, lorsqu'elle avait cédé à ses émotions : l'asiatique s'était retrouvé presque mort, et elle dans un pire état. Non, elle s'était jurée de ne plus commettre la même erreur. Elle devait réussir à le vaincre, car ensuite, le vampire pourrait s'en prendre à Lambo, et jamais elle n'acceptera ça.
Sa flamme s'intensifia encore plus et elle mit au point sa stratégie : elle lança sa cape sur lui et le surprit sur le côté. Cacher qu'elle était un ange était inutile car il le savait déjà - l'avait-il pressenti ? -. Elle réussit à donner un coup de pied sur ses côtes, le projetant à quelques mètres. Cependant, il semblait en ressortir indemne, un sourire d'autant plus marqué sur son visage. Celui-ci enleva à son tour sa cape, révélant alors à Tsuna l'arme qu'il cachait : il avait dans chaque main une matraque en acier avec une poignée latérale pour la tenir. Il y avait aussi un dossard accroché à sa manche où était écrit « comité de discipline » Elle comprit alors pourquoi ses coups étaient si redoutables jusqu'à-là.
- Des tonfas... comprit-elle.
- Tu commences à avoir peur, herbivore, ou tu penses tenir le coup ? se moqua le vampire en dégainant mieux ses armes.
- C'est à toi de tenir le coup, provoqua-t-elle en retour, arrachant à son adversaire un nouveau sourire.
- Tu commences à me plaire, herbivore.
Il se jeta à la vitesse de la lumière sur la jeune femme, dans l'espoir de la mettre à son tour en bouillie ; avec son intuition, Sawada esquiva le coup et tenta de contrer en retour avec un coup de pied latéral, mais le vampire en fit de même. Le duel dura une éternité entre les deux ; aucun ne voulut céder l'autre, allant jusqu'au bout d'eux-mêmes. Tsuna commença à distinguer dans l'ombre d'autres personnes apparaître et les surveiller ; elle sut alors que le combat sera loin d'être terminé si les hommes sur les côtés se mirent à leur tour à se battre. Pourtant, bizarrement, aucun n'intervint pour prêter main-forte au vampire : peut-être attendaient-ils le dernier moment ?
Mais à la fin, Tsuna finit par se retrouver les fesses par terre, vaincue : Hibari avait fienté et, au dernier moment, avait envoyé son tonfa sur les côtes de la jeune femme qui l'avait surprise. Durant le combat, elle avait l'impression d'être la seule à se fatiguer, le vampire avait l'air de garder sa forme et son excitation jusqu'au bout : sûrement grâce à sa jeunesse éternelle. Elle allait pour se relever immédiatement, mais Kyoya posa son pied sur son épaule pour la maintenir à terre. Il lui sourit narquoisement.
- C'était vraiment amusant de se battre contre toi, avoua-t-il. Cependant, tu restes et resteras un herbivore.
Avec une de ses matraques, il allait alors l'assommer douloureusement.
Pourtant, son coup n'atteindra jamais sa cible. Un bruit sourd se produit derrière Tsuna, sans qu'elle put savoir ce qui se passait. Le tonfa fut par la suite violemment projeté sur le côté, sous les yeux ébahis de Kyoya qui préféra reculer sur le coup. Mais la plus choquée, ce fut Tsuna.
- Alors, le vampire, on a jamais appris à être gentleman et à ne pas se battre contre les femmes ? demanda alors l'arriviste, sa flamme du soleil enroulant son bras.
Reborn s'avança vers Hibari, son regard froid caché derrière le rebord de son chapeau. Il avait vu sur le côté ses différents compagnons inconscients et, curieusement, ça l'avait mis un peu en colère. Il fit un signe de la main au vampire de s'approcher de lui en provocation.
- Woa, lâcha Kyoya, visiblement surpris. Tu n'es donc qu'un humain ?
- Pas totalement, mais ça suffira largement pour te mettre la pâtée, répondit le Dragonnier. Si tu veux affronter quelqu'un, viens te défouler avec moi : je te garantis que tu ne vas pas t'ennuyer.
Les deux hommes commencèrent un nouvel affrontement, en face de Tsuna. Contrairement à ses inquiétudes, elle constata que Reborn se débrouillait plutôt bien face à Hibari ; il avait réussi à lui faire lâcher ses tonfas et à lui faire mordre la poussière. Cependant, ça avait plus l'air de réjouir le vampire qu'autre chose.
- Eh ben... faut toujours qu'il se la pète dans ses discours, soupira une nouvelle voix derrière Sawada. Sinon, tu vas bien, Tsuna-chan ?
- Euh... qui vous êtes ?
Tsunayūki se retourna vivement vers l'inconnu : il portait une simple chemise blanche et un pantalon. Sa coupe de cheveux était plutôt particulière, car d'un côté, ses cheveux étaient bien coiffés, tous rejetés vers l'arrière, et de l'autre, c'était un sacré désordre et quelques mèches cachaient maladroitement son front. Ses yeux étaient jaunes brillant comme sa chevelure. Lorsqu'il aida la jeune femme à se relever, elle remarqua qu'il était très petit - plus petit qu'elle, en tout cas -. L'inconnu pencha sa tête sur le côté, perplexe, avant de serrer la main à l'ange comme si c'était la première fois qu'il se rencontrait.
- Je suis Irugorn, le dragon de l'autre Chibi, qui est en train de se battre, se présenta-t-il.
- I-Irugorn-san ?! s'exclama Tsuna, totalement perdue.
C'est vrai que le Dragonnier le surnommait parfois « Petit », mais jamais elle ne s'en douterait qu'il serait si petit que ça ! Il ne devait même pas frôlait les un mètres quarante. Elle se retint de rire, trouvant cette situation terriblement absurde - un dragon de dix mille ans qui était plus petit qu'elle était très étrange -.
Subitement, elle se rappela de ses amis évanouis. Elle se précipita vers eux, vérifiant qu'ils étaient toujours en vie : elle sentait leurs pouls, donc c'était bon. Le seul conscient du groupe était Lambo qui était en train de s'amuser avec Iru. Le dragon prit le yokaï par ses cheveux avant de l'observer sous tous les angles, puis il grogna.
- Toi, je te connais pas, mais t'as l'air d'être un sacré emmerdeur, remarqua-t-il.
- Eh ben... Reborn et Irugorn-san ne sont pas si différents l'un de l'autre, finalement, constata l'ange avec une goutte de sueur sur sa tempe.
Avant qu'Iru ne massacre le gamin qu'il tenait et que ça dégénère, elle préféra le prendre dans ses bras.
Elle se retourna vers le combat, légèrement anxieuse de comment cela pouvait se terminer : Reborn avait largement l'avantage face à Hibari, qui continuait encore et toujours à se battre. Cependant, on commençait à percevoir qu'il se fatiguait enfin. Et la situation devait réellement à devenir inquiétant car les hommes, qui étaient restés sur le côté à les observer, commencèrent à rentrer en action et à les entourer. Malgré sa fatigue à cause de son précédent combat, Tsuna se remit en mode dernière volonté, et se plaça dos à Irugorn qui se plaça lui aussi en position de combat.
Mais le drame a pu s'éviter au dernier moment grâce à l'intervention d'un vieil homme, en haut des marches.
- Mais que se passe-t-il, ici ? demanda-t-il d'un ton grave.
Reborn et Tsunayūki tiltèrent en même temps et se retournèrent vers l'escalier ; l'homme était habillé comme la première fois qu'ils l'avaient vu, avec cette blouse de médecin et des lunettes de vue qui pinçait l'arrête de son nez. Il portait juste en plus une cape pourpre. Hibari perdit son sourire et grimaça.
- Mais vous êtes le libraire ! reconnut l'ange, ne se rappelant plus du prénom de cet homme.
- Rogue... se méfia le Dragonnier.
- Oh, mademoiselle, monsieur, quel bonheur de vous revoir ! se réjouit le vampire psychique ayant perdu toute la colère en un instant.
Sawada déglutit difficilement en se rappelant de cet homme : elle avait eut le pré-sentiment qu'ils allaient de nouveau le rencontrer, sans savoir s'il allait s'avérer être un allié ou un ennemi. La situation actuelle résumait bien cette impression : en venant de s'introduire par mégarde chez lui et ses camarades les vampires - et en se battant même contre l'un d'eux -, la jeune femme se douta qu'il allait plutôt s'énerver que de les inviter à table.
- Tu les connais ? demanda Kyoya, retenant sa rage de s'arrêter dans un si beau combat.
- Oui ; c'est eux qui ont mis hors d'état l'une des bases de Forgan, confirma le libraire. Je ne voudrais pas que tu leur fasses de mal, même si ça devrait te donner du fil à tordre, même pour toi.
Le jeune vampire lâcha un grognement avant de récupérer ses tonfas et d'enfiler sa cape qu'il avait enlevé durant le combat ; ça y est, ça signait officiellement la fin de l'affrontement. En un claquement de doigt de sa part et les hommes repartirent dans leur cachette. L'homme au fédora alla se placer près d'Iru et de Tsuna - dont celle-ci s'occupait du petit yokaï qui gigotait dans ses bras -. Le Dragonnier eut alors une idée de génie et prit Lambo dans ses bras et le tendit aux vampires, comme Rafiki tenant Simba dans le Roi Lion.
- Tenez, prenez ce gamin et nous, on se casse, proposa-t-il. Tout ce que vous aurez à faire, c'est de le foutre dans la poubelle deux fois par jours pour le calmer, mais sinon, c'est un bon gamin.
- Tiens, bonne idée, approuva Irugorn.
- Mais il n'en ait pas question ! objecta violemment l'ange en reprenant le yokaï qui ne pigeait absolument pas à la situation. On ne donne pas un ami comme ça, même si c'est au prix de la liberté !
- C'est pas mon ami, remarqua le Dragonnier.
Devant cette scène, Rogue se mit à rigoler d'un rire grave, de suite suivi d'une grave toux. Les regards se tournèrent vers lui, une fois qu'il reprit la respiration.
- Eh ben, je vous apprécie de plus en plus, tous les deux ! avoua-t-il. Ça vous dit de manger avec nous, à table ?
- Pardon ? firent tous les autres - même Hibari -.
- Oh oui ! Lambo-san a faim ! déclara le stupide bovin.
...
Après une petite demi-heure, Gokudera commença enfin a se réveiller. Il se retrouvait installé sur un canapé confortable, dans une petite pièce sombre et petite. Hayato se souvint alors du vampire qu'il avait affronté et la défaite cuisante qu'il avait subit devant sa Jūdaime…
D'ailleurs, ou était-elle ?
Il se souleva brutalement et allait partir explorer la pièce ou on l'avait enfermé, mais se relever si rapidement lui donna un foutu mal de crâne qui le contraint à se calmer. Soudain, il sentit la présence d'une homme adulte qui le surveillait depuis le début. Le chat-garou lâcha un grognement vers l'inconnu qu'il ne voyait pas dans la pénombre.
- Où je suis ?! ragea-t-il. Qu'avez-vous fait de la Jūdaime ?!
- Calme toi d'abord, veux-tu ?
L'inconnu se dirigea vers un interrupteur et cliqua dessus : l'ampoule au plafond s'éclaira, faisant mal aux yeux de Gokudera, mais il arriva enfin à distinguer l'homme devant lui. Il avait l'air d'être un parfait caïd : il se montrait très imposant avec sa une forte carrure, et il avait aussi la coupe banane avec ses cheveux noirs brillants. Il portait un uniforme avec un brassard accroché à son bras, et il avait dans sa bouche une branche de feuille - Gokudera se demanda sur le coup si c'était du cannabis -. Son regard dur se posa sur le chat-garou qui sortit ses griffes.
- Nous avons rien fait à tes amis, calma-t-il. Ils sont en train de manger avec Hibari Kyoya-sama et Rogue-san. Tu es d'ailleurs le dernier à avoir repris conscience.
- Quoi ?! s'énerva Gokudera. Vous êtes en train d'empoisonner Jūdaime ?! Vous allez me le payer !
- Mais non, sombre idiot... soupira d'exaspération son interlocuteur. Rogue-san semble les avoir pris d'affection, donc nous ne vous ferons pas de mal... à part si c'est la seule solution pour vous calmer, toi et ta petite bande. Comme tout à l'heure.
À sa dernière phrase, il lui sourit, montrant alors ses canines de vampire. Cela mit Hayato davantage en colère ; la défaite de tout à l'heure lui laissera un goût amer dans sa bouche pour toute sa vie. Cependant, si à cause de son émotion il mettrait en danger Tsuna...
Il lâcha un soupir avant de regarder dans les yeux du vampire.
- Et ils sont où ? demanda-t-il.
- À la salle à manger : suis-moi.
Sans jeter un coup d'œil en arrière pour voir si le chat-garou le suivait bien, l'homme sortit de la pièce et rejoignit Hibari. Bien évidemment, Gokudera suivit le vampire - non sans appréhension -. Pourtant, il retrouva tous ses amis en bonne état, autour de la table à manger : même s'il y avait une petite tension dans la salle, ce n'était tout de même pas invivable. En remarquant l'arrivée de son ami, Tsunayūki leva la main pour se faire repérer et l'invita à s'asseoir. Le chat-garou constata que l'ange était en bonne état, et même de bonne humeur malgré ce qui s'était passé. D'ailleurs, les autres aussi étaient de bonne humeur - le cyborg, le zombie et le yokaï étaient toujours heureux, mais même malgré les événements passés, ils arrivaient à garder le sourire -. Gokudera, lui, ne put retenir un grognement en voyant le vampire, confortablement installé à table, le regardant avec mépris lors de son arrivée. Doucement, il remercia son homme de main qui s'appelait Kusakabe.
Hayato grogna une seconde fois parce qu'il se retrouvait à côté de Yamamoto, qui était au final entre Hayato et Sawada. Le chat-garou se pencha vers l'avant pour pouvoir communiquer avec la Jūdaime.
- Tsuna-Hime, on devrait mieux partir d'ici et de ne pas prendre de retard ! chuchota-t-il.
- Profites du repas pour reprendre des forces, répondit à la place Reborn, si on se retrouve face à des ennemis, on sera bien content de s'être reposé un peu.
Un souvenir violent fit étouffer Tsuna sur le coup. Tout le monde la regarda, légèrement inquiets, alors que le Dragonnier lui tapait dans le dos pour qu'elle puisse respirer de nouveau. Quand elle put avoir une nouvelle bouffée d'air, elle se mit à paniquer et à bégayer un peut tout et n'importe quoi. Un violent coup sur la tête lui refit prendre connaissance.
- Calme-toi un peu, ordonna l'homme au fédora. Qu'est-ce que t'as à paniqué comme ça ?
- Qu-quand t'as dit qu'on pouvait affronter des ennemis, ça m'a fait pensé qu'on s'est fait attaqué avant d'arriver ici... se rappela Tsuna.
- Ah oui, c'est vrai ! tilta Ryohei. On s'est battu contre des espèces de mort-vivants à l'extrême limite !
- Non... ils n'étaient pas morts, participa Takeshi : ils avaient l'air d'être encore en vie, mais ils avaient plus l'air d'avoir de conscience, d'esprit...
- Tu arrives à ressentir ce genre de chose ? s'étonna Irugorn, la bouche pleine.
- Oui... enfin, je n'ai pas encore fait face à des morts pour le confirmer, mais je pense être capable de le faire.
- Ils ont donc alors été manipulés ? comprit Tsuna. Mais par qui ? Et pourquoi ?
- C'est un véritable problème dont nous avons là, intervint Rogue ; ces symptômes peuvent bien être ceux d'un humain sondé par un vampire... où vous les avez vu ?
- Dans le champ, pas loin d'ici, indiqua Hayato.
Hibari et le libraire s'échangèrent un coup d'œil - Tsunayūki remarqua qu'ils n'avaient pas l'air rassuré de la nouvelle -. Après un bref hochement de tête, Kyoya claqua des doigts et des hommes apparurent sur le côté, avant qu'ils se mettent en garde à vue en face de la porte d'entrée. Le jeune vampire se leva et partit les rejoindre. Les autres se levèrent et le rejoignirent rapidement, perdus dans cette situation. Quand la troupe l'interrogea, Hibari montra les crocs de mécontentement.
- Vous avez sûrement attiré Forgan jusqu'ici, déclara-t-il.
- Hein ? paniqua Ryohei. Jamais on aurait fait ça à l'extrême limite !
- Les espèces de mort-vivants..., devina le dragon, vous pensez que ça seraient les soldats de Forgan, n'est-ce pas ?
- Il y aurait de grandes chances, approuva le vampire psychique en les rejoignant avec une épée à la main. Ça serait bien son style, en tout cas.
- Qui sait, celui-là ? Et pourquoi nous avoir attaqué ? questionna Gokudera.
- Forgan est un de nos rivaux des plus puissants, expliqua le libraire, il n'a pas la sagesse d'un vieil Élu qui se respecte, mais il a acquis une puissance psychique telle qu'il a maintenant la capacité de posséder plusieurs centaines d'humains en même temps. C'est lui que je me devais de surveiller, jusqu'à que sa planque fut détruite.
Il regarda alors le Dragonnier et l'ange : ceux-ci comprirent alors que c'était le vampire qu'ils ont dû affronté auparavant.
- Ça ne m'étonnerait pas qu'on doit se battre de nouveau contre les mêmes humains que dans leur base, déclara Reborn.
- Mais c'est pas possible ! intervint Tsuna. Je me rappelle très bien des humains qu'on s'est battu dans la planque, et ils n'avaient pas l'air si... décomposé. Et ce n'est pas possible qu'ils le deviennent en si peu de temps !
- Malheureusement, je crois bien que si, ma chère, soupira Rogue. Plus un vampire boit le sang de sa victime, plus le lien de possession est puissant. Je pense bien que si vous les avez retrouvés dans un pire état que la dernière fois, c'est que ce satané Forgan a du bien se remplir la panse.
Tsuna eu un haut-de-cœur en pensant à ces gens qui ont cessé d'être des humains, assurément contre leur volonté.
- Mais pourquoi alors ils nous ont attaqué si c'est votre ennemi ?! s'emballa le chat-garou.
- Car nous avons détruit une de ses bases, répéta le Dragonnier. C'était avant même qu'on se rencontre.
- Et qu'ils cherchent sûrement la vengeance en s'en prenant à Tsuna-san à ce moment-là, compléta le libraire. Et si, en plus, ils découvrent notre cachette, ça serait le bouquet final !
- Là, c'est assuré qu'il ait déjà trouvé votre baraque, déclara Iru. Si c'est bien For-bidule-chouette qui a lancé une offensive sur les ados, il a simplement suffi qu'il regarde par où ils sont allés après le combat pour connaître l'existence de votre château.
- Mais je ne comprends pas... avoua Sawada. J'ai l'impression que vous sous-entendez depuis le début que Forgan ne savait pas où vous vous trouvez. Je ne veux pas vous critiquer, mais à part quelques arbres, le château n'est pas forcément bien caché...
- En effet ; le château est sensé être protégé par une illusion contre tout être vivant. Pour votre ami Yamamoto-san, ce fut un d'enfant de la retrouver si c'est un zombie. Quant à vous deux... (il fixa Reborn et Irugorn) je suis perplexe que vous ayez réussi à nous trouver.
- Comme dit un dicton : « Il faut jamais sous-estimer un dragon », inventa Iru.
- Je te ferai rappeler que, la dernière fois où t'es passé au-dessus de cette forêt, tu avais rien remarqué du tout, souligna Reborn avec un regard lourd de sous-entendu.
- Bah... l'illusion doit être moins forte qu'avant, contra le dragon.
Le vampire psychique acquiesça de la tête, comprenant alors qu'il y avait aussi à leur côté un dragon.
Tsunayūki, elle, se remémora les derniers événements de cette journée épuisante ; en effet, elle se rappela que c'était bel et bien Takeshi qui les avait amenés ici grâce à sa capacité à passer outre les illusions sur les êtres vivants. Et s'ils n'étaient pas arrivés ici, tant de choses ne se seraient pas passés... Les autres ont sûrement du faire le même cheminement de réflexion, car Gokudera rejeta sa colère sur le zombie.
- En gros, c'est à cause de toi qu'on est dans cette merde ! dénonça-t-il.
- Ma ma ! On va bien réussir à s'en sortir de là, non ? rassura Takeshi du mieux qu'il pouvait.
Le libraire se retira de la discussion, le temps de juger la situation sans précédente et de trouver une solution. Tsunayūki regardait la scène devant elle ; une armée de vampires, tous aussi baraqués les uns que les autres, attendaient devant la porte le moment imminent ; elle se retrouva désolée pour eux. Gokudera avait à moitié raison dans ses propos : c'était peut-être de la faute de Takeshi, mais c'était surtout de la faute d'eux tous s'ils se retrouvaient dans cette situation ! Dans cette armée d'Élus, Hibari regardait chacun d'entre eux, sans dire un mot. Peut-être était-ce comme ça qu'il donnait les ordres aux autres vampires ?
Finalement, Rogue revenait vers le groupe.
- La meilleure solution, c'est de concerner le moins de personne possible, commença-t-il. Ce que je propose, c'est que vous - il désigna d'un geste de la main Irugorn, Gokudera, Yamamoto, Ryohei et Lambo -, vous partez par la sortie d'urgence ; les autres devront se battre avec nous.
Grosso modo, Reborn et Tsuna devaient rester se battre. L'ange ressentit une poussée d'adrénaline remontait dans tout son corps.
- Pour-pourquoi je dois forcément rester ici ?! paniqua la jeune femme.
- Car il vous prendra de toute façon en chasse, expliqua Rogue. Par contre, ça ne sert à rien de faire concerner les autres si ce n'est que Forgan les aura en ligne de mire en plus.
- Ah ben non ! contesta Iru en gonflant ses joues comme un gamin. On va aller se battre ; je ne vais pas me défiler devant ça, foi de dragon !
- Je vous avoue que je préférerai rester ici ; il me faut juste une épée, c'est tout, demanda Yamamoto.
- On va gagner à l'extrême limite, tous ensemble ! encouragea le cyborg.
- … Lambo-san veut dormir, déclara le petit garçon.
- Quoi ?! s'exclama Hayato. Il n'est pas question de laisser la Jūdaime et Reborn-san se battre sans nous !
- Mais arrête de m'appeler comme ça ! supplia Tsunayūki.
- Jūdaime ? répéta le vampire psychique en passant une deuxième épée à Yamamoto. Comme... la princesse des anges ?
- Absolument pas !
Rogue sourit ; il ne croyait pas du tout à la réponse de l'ange, d'autant plus qu'il regardait Reborn acquiescer de la tête. Sawada remarqua de suite après l'homme au fédora et commença à le frapper à l'épaule, en signe de mécontentement.
Derrière le groupe, Hibari s'avança et effraya Tsuna avec un grognement.
- On n'a pas besoin de ces larves, Rogue, protesta Kyoya. Je les ai écrasé un par un comme des moucherons. Je peux très bien m'occuper tout seul de Forgan.
- Tu ne l'as jamais affronté, Hibari, contredit le libraire, ne le sous-estime sous aucun prétexte.
Le vampire rechigna avant de retourner à sa place, entouré de ses hommes de main.
Soudain, un violente vibration secoua le sol du château quelques uns en perdirent immédiatement l'équilibre. La porte s'ouvrit avec brutalité, laissant entrer de faibles rayons de lumières extérieurs. Les vampires se dégagèrent de l'entrée, déjà trop sensibles à la lumière - même Hibari dut battre en retraite -. Mais au moment de reculer un pas derrière lui, une voix grave chuchota près de son oreille :
- Je suis heureux de faire votre connaissance, Kyoya Hibari.
Le vampire voulut se retourner pour faire dégager la présence, mais celle-ci avait évidement prévu le coup et fut le plus rapide : il anticipa le tonfa et donna le premier coup face à son adversaire qui percuta de point fouet le cyborg. Hibari se releva sur le champs, étonnamment en forme : ce premier coup fut comme un apéritif pour lui.
- C'est donc toi, le fameux Forgan, déclara-t-il avec malgré tout le sourire.
Les présentations étaient inutiles, face à lui : Tsuna reconnut de suite ce même visage monstrueux à qui elle avait déjà du affronté auparavant. Il portait encore les mêmes habits que la dernière fois, et conservait toujours le même sourire atypique au vampire, qui accentuait davantage son côté psychopathe - tous les vampires avaient cette même soif de sang ? -. L'intrus jeta alors un regard sur l'ange et le Dragonnier et son humeur changea aussitôt.
- Quel bonheur de vous revoir, mes chers amis ! ironisa-t-il. Je vous ai apporté d'autres copains avec qui vous amusez. Ça vous direz de passer du temps avec moi ?
- Vous n'êtes qu'un monstre ! s'emporta Tsunayūki, activant son mode dernière volonté.
- Vous avez détruit une de mes bases ! s'exclama Forgan sans hausser la voix. Ne croyez tout de même pas que je vais vous laissez partir tranquillement ; c'est quitte-double… non, je vais vous le rendre au centuple, par commencer par détruire ce château et ses vampires de malheur !
- Tu ne toucherez pas une seule fois le château, intervint Kyoya qui tenta d'attaquer le vampire adversaire.
- Ah oui ?
Du bout du talon de sa chaussure, Forgan mit tout son poids dessus et une fissure apparut à la surface du sol : Tsuna eut le temps de s'envoler avec Lambo, mais tous les autres chutèrent et atterrirent au sous-sol, même Forgan. Sawada eut une légère douleur entre ses omoplates, mais elle sentait que les médicaments que lui avait donné Shamal faisait effet : sans ça, elle serait de suite tombée la tête première.
Elle espéra que ses amis étaient eux aussi sains et saufs, cependant elle ne fut pas au bout ses surprises. L'armée de morts vivants entrèrent à leur tout dans le château, leur état s'approchant encore plus de la décomposition que la dernière fois que l'ange les avait vus. Ils ne semblaient pas les avoir aperçu, d'ailleurs. Ils étaient même encore plus nombreux que la dernière fois. Ils marchaient droit devant eux, sans exprimer la moindre émotion, même lorsqu'ils tombèrent dans le grand trou fait par leur maître. Tsunayūki se retourna vers le yokaï qui se mordit les doigts.
- T'inquiètes pas, Lambo, tout va bien se passer, rassura la jeune femme en caressant les cheveux du petit garçon. Reste ici et ne fais aucun bruit : je vais voir ce qui se passe en bas.
- Noooon ! pleurnicha le stupide bovin. Lambo-san ne veut pas être seul ! Lambo-san veut rester avec Tsuna-nee !
Tsuna soupira doucement.
- Très bien, céda-t-elle, mais promets-moi de rester près de moi tout le temps et de t'enfuir le plus vite possible s'il y a le moindre problème, d'accord ?
- D'accord !
L'ange prit une grande inspiration et s'engouffra à son tour dans le trou la tête première, suivi de près par le yokaï.
Reborn : Dis donc, Aūtor...
Moi : Ouiiiii ?
Reborn : T'es pas malade d'écrire un pavé comme celui-là ?!
Moi : Maiiiiss ! C'est pas ma faute si j'ai pleins de trucs à dire !
Tsuna : Malgré le fait que les trois quarts des choses sont que des mauvaises nouvelles, il y a des trucs bien ! Par exemple...
Irugorn : C'est "The Irugorn's Come Back" ! J'ai dû trop manquer aux lecteurs, hein ?
Yamamoto : Ah ah ah ! C'est cool que tu sois là, Iru ! Plus on est nombreux, plus on rit ~ !
Ryohei : Le temps que je voulais enfin voir un dragon à l'extrême limite !
Reborn : Et ça va ? Pas trop déçu de voir un nain à la place ?
Irugorn : La ferme, Chibi.
Gokudera : Ça fait quand même dix chapitres qu'on ne l'a plus revu ; c'est pas trop sympa de votre part, Aūtor.
Moi : Quoi ? C'est de ma faute ? Mais il fallait que vous avanciez plus vite !
Irugorn : Aussi, s'il y a quelque-chose à encore relever, c'est les commentaires...
Moi : Quoi ?! Mais ils sont trop gentils ! C'est quoi, le problème ?
Reborn : Non, ce n'est pas rapport à ça - et c'est vrai, vous êtes vraiment sympa -. C'est juste que tout le monde a vu que c'était Hibari, le vampire. Vous êtes quand même sacrément nulle pour créer du suspens d'un chapitre à l'autre...
Moi : Maaaiiisss ! Tsunaaaa ! Console-moi, s'te plaîîîît !
Tsuna : Merci beaucoup à Tsuki Banritt et Nephlim-Diafare5 des commentaires (et bravo pour avoir trouvé ;) ).
Moi (à Nephlim-Diafare5) : Hm ? Inclure un peu de romance ? Oh, pourquoi pas, après tout. J'essayerai à l'avenir, merci de ton conseil ^^.
Reborn : Vous savez que c'est une véritable bille en romance ? Mais allez,"pourquoi pas, après tout"...
Moi : Hé ! Méchant !
Gokudera : Pourquoi ça doit toujours finir en bagarre, à la fin ?
Yamamoto : Qui aime bien, châtie bien ~.
Tsuna : Allez ! Rendez-vous la semaine prochaine et bye bye ^^ !
