Bonjour à tous!
Un chapitre où, je vous l'accorde, il ne se passe pas grand chose. Juste les petits événements entre enfants normaux...
Je suis entrain d'écrire le chapitre 59 ( 58 divisé en deux, en fait) et j'attaque les événements du cimetière juste après. C'en est fini alors de l'insouciance pour un bon paquet de chapitres...
Bonne lecture!
Chapitre XXXXXII : Rentrée mouvementée
Le jour de la rentrée, il pleuvait des cordes et Kécile était bien la seule à être véritablement impatiente de retourner à Poudlard. Elle allait enfin revoir Severus ! Hum... Cela, elle en était certaine, elle était la seule à s'en réjouir.
La maison était en ébullition pour parvenir à fermer les dernières malles à temps et retrouver les derniers objets égarés.
Kécile eut alors l'immense plaisir de voir ce qu'elle attendait depuis une semaine. Il ne lui avait pas échapper que les jumeaux se grattaient machinalement les pieds depuis quelques jours. Mais ce matin-là, ils descendirent dans la cuisine la mine défaite.
- Maman ! Dit George. Est-ce que tu peux faire quelque chose ? On a tous les deux les pieds qui nous démangent comme pas permis !
- C'est intenable...
- On a la sensation de s'être fait bouffé par des moustiques.
- Sauf qu'on ne voit rien... se plaignit Fred.
- Montrez moi voir, demanda Mrs Weasley.
Les pieds des jumeaux étaient rouges d'avoir été grattés, mais hormis l'irritation de la peau, Mrs Weasley ne put savoir ce qui leur avait causé cela.
Elle entoura leurs pieds d'un bandage imprégné d'une lotion calmante, et leur dit d'aller voir Mme Pomfresh dès leur arrivée à Poudlard, si les symptômes persistaient.
Kécile ne dut pas bien dissimuler sa mine réjouie en voyant combien sa vengeance marchait bien, car Fred en quittant la pièce se pencha vers elle et murmura : « Tu nous le revaudras ! »
Alors qu'ils étaient tous en train de faire les derniers préparatifs, Arthur Weasley fut appelé en urgence pour venir au secours de l'Auror Maugrey Fol-Oeil. Kécile ne put retenir un frisson en entendant ce nom. Elle le connaissant de sinistre mémoire, puisqu'il était l'un des aurors qui avait contribué à sa libération d'Azkaban.
- Qu'est-ce qu'il a encore fait ? S'enquit Bill auprès de sa mère.
- Il dit que quelqu'un a essayé de s'introduire chez lui la nuit dernière.
- Maugrey Fol-Oeil ? Ce n'est pas ce cinglé...
- Ton père a beaucoup d'estime pour lui, coupa Mrs Weasley.
- Oui, d'accord, mais papa collectionne bien les prises de courant, non, remarqua Fred à voix basse. Qui se ressemble...
- Cinglé, peut-être, intervint Kécile mais de ce que j'en sais, il est plutôt du genre efficace.
- Maugrey a été un grand sorcier en son temps, dit Bill.
- C'était un vieil ami de Dumbledore, je crois ?
- Il l'est toujours, confirma Kécile
- Justement, Dumbledore n'est pas vraiment quelqu'un qu'on pourrait qualifier de normal, déclara Fred. Je sais bien que c'est un génie mais...
- Qui est Fol-Oeil ? Demanda Harry qui devait avoir du mal à suivre la conversation.
- Il travaillait pour le ministère jusqu'à cet été. Je l'ai rencontré un fois quand j'ai commencé à travailler avec papa. C'était un auror, l'un des meilleurs.
- C'est lui entre autre qui m'a sorti de … d'où vous savez, rectifia Kécile, réalisant que les frères aînés des Weasley ne savaient probablement rien de cette histoire.
Ils lui jetèrent un coup d'oeil intrigué mais Charlie ajouta :
- La moitié des prisonniers d'Azkaban sont là-bas grâce à lui. Mais bien sûr, il s'est fait quantités d'ennemis... Surtout les familles des gens qu'il a capturés. Et j'ai entendu dire qu'il est devenu nettement paranoïaque. Il ne fait plus confiance à personne. Il voit des mages noirs partout.
- Il a vraiment pris sa retraite ? Demanda Kécile. Dommage, j'ai bien l'impression qu'il aurait été utile dans les temps qui viennent...
Le trajet en taxi moldu jusqu'à la gare de King's Cross fut épique et ce fut avec soulagement que tout le monde atteignit la voie neuf trois-quart.
Mrs Weasley embrassa Kécile comme Harry et Hermione, tandis que Bill et Charlie faisaient leurs adieux à leurs plus jeunes frères et leur sœur. Tous deux semblaient parler d'un événement extraordinaire à Poudlard, au grand agacement de Ron.
- Merci de nous avoir invités chez vous, Mrs Weasley, dit Hermione.
- Oui merci pour tout Mrs Weasley, renchérit Harry.
- J'ai passé une agréable semaine, merci, ajouta Kécile avec sincérité.
- C'était un plaisir mes chéris, répondit Molly. Je vous inviterais bien à revenir pour Noël, mais... j'imagine que vous préférerez rester à Poudlard avec... avec tout ça.
- Maman ! S'exclama Ron en passant la tête par la fenêtre du wagon. Qu'est-ce que vous nous cachez tous les trois ?
- Vous le saurez certainement ce soir, répondit Mrs Weasley. Vous allez voir, ce sera passionnant. Et je suis bien contente qu'ils aient modifié les règles...
- Quels règles ? Demandèrent les garçons d'une même voix.
- Le professeur Dumbledore vous expliquera tout, j'en suis sûre.
Alors que le train quittait la gare, le trio et Kécile prenaient place dans leur compartiment, et Ron s'affala sur un siège en grommelant :
- Verpey était prêt à nous dire ce qui allait se passer à Poudlard. A la Coupe du Monde, tu te souviens ? Demanda-t-il à Harry. Mais ma propre mère refuse de me dire quoi que ce soit. Je me demande ce que...
- Chut ! Le coupa soudain Hermione.
Ils purent alors entendre la voix nettement reconnaissable de Drago dans le compartiment voisin qui pérorait.
- … en fait, mon père avait envisagé de m'envoyer faire mes études à Durmstrang plutôt qu'à Poudlard. Le directeur est un de ses amis. Vous savez ce qu'il pense de Dumbledore et Durmtrang ne laisse pas entrer la racaille. Mais ma mère n'aimait pas l'idée que j'aille faire mes études dans un endroit éloigné. Mon père pense que Durmstrang a une position beaucoup plus sensée en ce qui concerne la magie noire. Là-bas, les élèves l'étudient. Ils n'ont pas ces cours idiots de défense contre les forces du Mal qu'on est obligés de subir à Poudlard.
Hermione, que ce discours semblait profondément agacer ferma la porte pour faire taire Malfoy.
- Alors comme ça, il pense qu'il aurait été mieux à Durmstrang ? J'aurais préféré qu'il y aille, ça nous aurait évité de l'avoir sur le dos.
- Durstrang, c'est une autre école de sorcellerie ? Demanda Harry.
- Oui, répondit Hermione d'un air dédaigneux. Elle a une horrible réputation. D'après le Guide des écoles de sorcellerie en Europe, elle accorde beaucoup d'importance à la magie noire.
- Je crois que j'en ai entendu parler, confirma Ron. Où est-elle. Dans quel pays ?
- Personne ne le sait vraiment, répondit Hermione. A mon avis, Durmstrang doit se trouver quelque part dans le Grand Nord. Dans un endroit très froid parce que leurs uniformes comprend des capes de fourrure.
- Dans la presqu'île de Kola, intervint Kécile.
- Pardon ? Demandèrent les garçons.
- Durmstrang se trouve dans la presqu'île de Kola, en Russie près de la Finlande.
- Comment le sais-tu ? Demanda Hermione.
- J'ai longtemps cru que j'irai là-bas. Je n'aurais pas eu à y cacher mon identité. Karkaroff, le directeur, est un mangemort. C'est pour cela qu'on y étudie la magie noire. De toute manière, cette école a tout un passé de magie noire. Le fondateur, le baron Von Durmstrang en était un adepte, et l'un de ses descendants, Grindelwald y a fait ses études.
L'après midi fut troublé par la venue de Malfoy une bonne heure avant l'arrivée. Ron qui avait eu la malheureuse idée d'entourer la cage de Coquecigrue de sa robe de soirée, pour le calmer un peu, offrit un sujet de choix au serpentard. Avant qu'il n'enchaîne :
- Au fait... Tu as l'intention de t'inscrire, Weasley ? Tu vas essayer d'apporter un peu de gloire à ta famille. Il y a aussi de l'argent en jeu... Imagine que tu gagnes, tu pourrais enfin t'offrir des vêtements convenables...
- De quoi tu parles ? Répondit sèchement Ron.
- Est-ce que tu as l'intention de t'inscrire ? Répéta Drago. J'imagine que toi, tu ne vas pas t'en priver, Potter ? Tu ne rates jamais une occasion de faire le malin...
- Soit tu nous expliques de quoi tu parles, soit tu t'en vas, Malfoy dit Hermione en levant enfin le nez du Livre des sorts et enchantements, niveau 4.
- Ne me dites pas que vous n'êtes pas au courant ? S'esclaffa-t-il. Weasley, tu as un père et un frère au ministère et tu ne sais même pas ? Mon Dieu, mon père m'en a parlé il y a une éternité... Peut-être que ton père à toi n'est pas à un niveau suffisamment élevé pour être au courant de ces choses-là, Weasley
- Son père est au courant, Drago, intervint Kécile. Simplement contrairement à Lucius, il respecte les règles, lui.
- Ça veut dire que toi non plus, tu ne sais pas, Gaunt ? Toi qui es si copine avec Dumbledore. Quoi qu'apparemment, il s'est débarrassé de toi durant les vacances. J'aurais cru que tu resterais au château... Ce serait peut-être plus prudent, non ? Fit-il avec un sourire goguenard.
- C'est un avertissement ?
Malfoy ne répondit pas et sortit en riant dans le couloir, toujours flanqué de ses deux acolytes.
Kécile n'aimait pas ça... Peut-être n'était-ce que du bluff mais dans le doute, il faudrait qu'elle en touche deux mots à Dumbledore.
Ils prirent tous une bonne douche pour rejoindre les diligences attelées aux sombrals qui dégoulinaient sous la pluie. Leur peau luisait de manière sinistre sous la lueur des lampions. Et lorsqu'ils atteignirent enfin l'abri plus chaleureux du château, ce fut pour être reçu à coup de bombes à eaux généreusement envoyés par Peeves au cas où un cm carré de leur peau ait échappé au déluge. Ron en reçut une en pleine tête, Harry à ses pieds, et Kécile eut la mauvaise idée de faire exploser la troisième dans les airs, ce qui fit que tout le monde fut arrosé, y compris McGonagall qui arrivait pour tenter de calmer l'esprit frappeur.
En s'asseyant à la table des Gryffondors, Kécile se sentit vraiment heureuse de revoir Severus et Dumbledore à la grande table des professeurs. Certes, Severus avait un air revêche peu engageant, mais, ce n'était guère différent de d'habitude, songea Kécile. Dumbledore observait le ciel d'un air songeur, comme à des lieux du joyeux tapage que faisaient les élèves en s'installant pour le banquet.
Au cours de la répartition et du banquet, une chaise restait vide à côté du directeur. Et un membre du personnel manquait : le nouveau professeur de défense contre les forces du Mal. Kécile regrettait un peu que Lupin ne soit pas resté. Il avait été le seul professeur digne de ce nom qu'ils avaient eu jusqu'à présent. Elle espérait vivement que celui de cette année allait tenir la route.
Elle fut tirée de ses pensées par une exclamation outrée de Hermione à côté d'elle :
- Il y a des elfes de maison, ici ? A Poudlard !
- Bien sûr, répondait Nick-Quasi-Sans-Tête. Il y en a même plus que dans n'importe quelle autre résidence de Grande-Bretagne. Je crois qu'ils sont plus d'une centaine.
- Je suis descendue aux cuisines cet été, intervint Kécile. Pour envoyer de la nourriture à Harry, tu sais. Dobby travaille ici.
- Je n'en ai jamais vu un seul !
- Ils ne quittent presque jamais la cuisine en plein jours, expliqua le fantôme. Ils sortent la nuit pour nettoyer un peu... s'occuper de mettre des bûches dans le feu et tout le reste... On n'est pas censé les voir, n'est-ce-pas ? Le propre d'un bon elfe de maison, c'est de faire oublier sa présence.
- Mais... on les paye ? Demanda Hermione. On leur donne des vacances ? Et... des congés maladie, des retraites et tout ça ?
- Qu'est-ce que c'est que ça des retraites ? Interrogea Kécile tandis que Nick-Quasi-Sans-Tête s'esclaffait. Mais personne ne lui répondit.
- Mais les elfes de maison ne veulent pas de congés maladie ni de retraites !
Mais Hermione refusa d'avaler quoi que ce soit du repas, malgré les insistances de ses amis.
- Tu sais, Hermione, ça se passe depuis des siècles comme ça.
- Et personne n'a jamais tenté d'y mettre fin ?
- Pourquoi ? Répondit Kécile en haussant les épaules. Les elfes ne veulent rien d'autre et c'est bien pratique.
- Voilà ! C'est pratique ! S'indigna Hermione. Peu importe que ce soit injuste, monstrueux ! Ça arrange les sorciers, n'est-ce-pas ? Alors pourquoi vouloir changer ça voyons ! Les elfes ne se plaignent pas ! Comme c'est pratique ! Laissons les dans leur ignorance et profitons en bien.
Kécile ne voyait pas bien où était le problème si tout le monde y trouvait son compte, mais préféra ne pas insister devant les yeux flamboyants d'Hermione.
A la fin du banquet, Dumbledore se leva et commença son traditionnel discours. Lorsqu'il annonça que la Coupe de Quidditch n'aurait pas lieu cette année, la nouvelle ahurit tous les joueurs de Quidditch. Il n'eut cependant pas le temps d'expliquer quel événement exceptionnel, le fameux événement qui faisait tant de mystères, obligeait d'annuler l'attraction la plus populaire de Poudlard.
En même temps qu'un coup de tonnerre retentissant éclatait, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent à la volée sur une homme à l'aspect sinistre. Tandis que toute la salle retenait son souffle et dévisageait le nouvel arrivant, Kécile ne put retenir un léger gémissement : elle avait déjà vu cet homme. Sur un champs de bataille. Il avait brièvement été son adversaire ce maudit été 1991. Il allait la reconnaître, c'était à peu près certain. C'était sans doute la seule fois de sa vie où il avait eu une enfant pour adversaire...
- Je vous présente notre nouveau professeur de défense contre les forces du Mal, le professeur Maugrey. Annonça Dumbledore.
- Merlin c'est pas vrai, se lamenta Kécile !
Ce gars-là en savait beaucoup, beaucoup trop à son sujet pour sa tranquillité, et il fallait qu'elle l'ait comme professeur... Est-ce que Dumbledore avait pensé trente secondes au trouble dans lequel cette situation la mettait ?... Bon, peut-être avait-il d'autres priorités, c'est vrai. Mais elle espérait dans ce cas qu'il avait pris ses précautions auprès de l'ex Auror pour compter sur sa discrétion.
Dumbledore avait cependant repris le cours de son discours et annoncé enfin ce qu'était ce fameux événement : Le Tournoi des Trois Sorciers. Lorsque Kécile comprit qu'il était entre autre question de Durmstrang, elle fronça les sourcils. Elle n'aimait pas beaucoup ça.
« Les responsables de Beauxbâtons et de Durmstrang arriveront en octobre avec une liste de candidats et la sélection des trois sorciers aura lieu le jour d'Halloween. »
Attends, attends... Qu'est-ce que Dumbledore entendait par « responsables » Pas les directeurs, quand même ? Merlin, ce n'était pas vrai, n'est-ce-pas ? Karkaroff n'allait pas débarquer ici ?
A la fin du banquet, les autres n'avaient qu'à la bouche la limite d'âge de participation au tournoi, et bien sûr les jumeaux songeaient déjà au moyen de contourner cette règle. Kécile pour sa part s'en fichait éperdument. En revanche, il était temps qu'elle ait une conversation sérieuse avec Severus et Dumbledore.
Kécile avait à peine terminé de frapper à la porte des cachots que celle-ci s'ouvrit brusquement.
- J'étais sûr que vous viendriez...
- Bonsoir, Severus. Cela vous fait plaisir, au moins ?
- Il faut qu'on parle. Fit-il en la poussant dans ses appartements et en claquant la porte derrière elle.
Severus, derrière son masque de froideur habituel, avait l'air agité. Ce n'était rien. Juste un tic qui agitait parfois le coin de sa lèvre et un regard un peu troublé. Mais c'était suffisant pour que Kécile comprenne que c'était sérieux.
- Que se passe-t-il ?
- Je n'aurais pas cru que vous poseriez la question ! S'exclama-t-il d'un ton méprisant. Entre les événements de la coupe du monde, Malfoy et Karkaroff, vous avez besoin d'un sujet d'inquiétude supplémentaire ?
- J'espère que Dumbledore contrôle la situation.
- Dumbledore l'endigue comme il peut, et c'est sans aucun doute ce qui nous vaut le plaisir de la présence de Maugrey...maugréa Severus
- Que voulez-vous dire ?
Maugrey est celui qui a arrêté Karkaroff il y a 13 ans.
Kécile ricana.
- Evidemment, j'imagine qu'il va moyennement apprécier le comité d'accueil dans ce cas...
- Dumbledore l'a appelé pour surveiller Karkaroff. Le problème, c'est qu'il n'y a pas qu'à lui qu'il peut causer des problèmes. Nos relations sont elles-même plutôt conflictuelles, quant à vous... Il sait pertinemment qui vous êtes. Et je sais qu'il ne vous a fait sortir d'Azkaban que pour Dumbledore. Alors il va falloir faire profil bas. Il se peut qu'il vous provoque. Ne répondez pas.
Kécile hocha la tête.
- Je serais aussi discrète que possible, promit-elle.
- Bien, maintenant, venons en à Karkaroff. C'est de lui qu'il faudra se méfier le plus. Il est fort probable qu'il ait des ordres de Voldemort nous concernant. Il n'osera rien faire en public. Ne restez jamais, vous m'entendez bien, Kécile, jamais seule avec lui ou des élèves de Durmstrang. Croisez son chemin le moins possible.
- Bien sûr, Severus. Je serais prudente.
- Et si vous remarquez quoi que ce soit dans son attitude qui mérite d'être notée, parlez en à Dumbledore ou à moi-même.
- Très bien... Moi qui espérait passer une année tranquille...
- J'ai l'impression que les années de tranquillité sont derrière, Kécile, soupira Severus.
- Argh ! Grimaça la jeune fille, qu'est-ce que ça va être alors ?
- La guerre ouverte.
- Vous croyez ?
- Ça ne va pas tarder. Le Seigneur des Ténèbres s'active. Il a recruté pas mal de monde ces derniers mois. Nous en avons d'ailleurs vu un échantillon se distraire à la coupe du monde.
- Pourtant, il n'y a pas eu d'attaques ces derniers temps, fit remarquer Kécile.
- Justement. Nous en avons parlé avec Dumbledore et nous sommes tous deux parvenus à la conclusion que cela signifie probablement qu'il ourdie un plan plus secret et qui nécessite plus de discrétion.
- Et donc plus dangereux... conclut-elle.
Severus acquiesça.
- Ainsi, vous pensez comme moi qu'il a décidé de franchir une nouvelle étape pour son retour ?
- C'est probable.
- Severus, vous comme moi savons que son retour nécessite deux morts : celle de Harry et de Dumbledore. Nous ne sommes que quantités négligeables dans ses plans, simple affaire à régler. Ne croyez-vous pas que ce sont eux deux qui seront plutôt les victimes potentielles de Karkaroff ?
- C'est une possibilité que nous ne pouvons pas exclure, bien sûr. Cependant. Potter comme Dumbledore sont deux « personnalités » dont on ne se débarrasse pas sans que cela fasse de vague, même au ministère. Si telle est son intention, il sera sans doute beaucoup plus prudent que pour nous éliminer, nous qui sommes personna non grata auprès de tous les dirigeants.
- Même si ce n'est pas Karkaroff... Si Voldemort a décidé d'avancer, cela signifie que Dumbledore et Harry sont en danger. Il faut découvrir ce que Père mijote, Severus.
- Nous n'en avons malheureusement plus les moyens, Kécile. Il nous faudra simplement être constamment sur nos gardes.
- C'est tout ce que nous pouvons faire ? S'exclama Kécile.
Severus hocha la tête.
- J'en suis désolé.
Lorsque Kécile remonta dans son dortoir, elle échangea quelques paroles avec Hermione.
- Où étais-tu ? souffla sa camarade.
- Chez Severus. Il est inquiet lui aussi. Il faudra qu'on parle avec les autre.
Elles furent interrompues par Lavande et Parvatil qui vidaient leurs malles avec forces gloussements. Elles étaient actuellement entrain de sortir leurs tenues de soirée. Parvatil avait une robe d'un rose vif un peu tapageur, mais qui, il fallait le reconnaître lui irait sans doute très bien avec son teint mat. En revanche, Lavande extirpait d'un air triomphant une robe écarlate du plus mauvais goût avec ses cheveux auburn et son teint terne constellé de tâches de rousseurs. Sans compter qu'on pouvait difficilement choisir une couleur plus voyante. Cependant leur camarade attendait de toute évidence des compliments.
- C'est très joli, répondit diplomatiquement Hermione.
Et il fallait le reconnaître, la robe en elle-même avait de la classe... pour un cocktail au manoir Malfoy et portée par quelqu'un d'autrement distingué. Kécile préféra s'abstenir de répondre.
- Montrez nous vos robes ! Demanda Parvatil.
Hermione tira de sa malle une robe bleue pervenche très sobre mais très élégante. Kécile sortit enfin sa robe noire.
- Kécile ! S'exclama Parvatil sans retenir un rire. Tu es consciente qu'il y a peu de chances pour que les cérémonies officielles soient des enterrements !
- Bah ! Tu la connais, répondit Lavande. Princesse Lointaine est incapable de tout faire comme tout le monde.
Sa camarade lui jeta un regard noir et rangea sa robe, préférant s'abstenir de répliquer ce qui lui démangeait le bout de la langue. Ce n'était pas la peine d'envenimer les choses pour une histoire de robes, vraiment !
Dernier épisode avec les jumeaux chapitre 54
Vous avez remarqué? Kécile fait vraiment des progrès de sociabilité.
