Un chapitre plus tôt pour fêter quelque chose:

J'ai fini d'écrire la quatrième partie! Petit moment d'auto satisfaction, plus de 90 pages, soit un peu plus 55OOO mots en un mois, je n'ai encore jamais fait ça.

ça, c'était la bonne nouvelle.

Ce qui est moins drôle, c'est que je n'ai pas le cinquième tome avec moi, et ce pendant encore un mois. Je ne peux donc pas attaquer la cinquième partie. Cependant, je vais en profiter pour retravailler à fond la trame qui commence à s'y densifier, car on passe enfin aux choses vraiment sérieuses... arrivée à la moité de l'histoire, il serait temps vous me direz.

Bref, pour vous faire partager ma joie, voici un nouveau chapitre.


Chapitre XXXXXIII : Maugrey Fol-Oeil

Le lendemain, premier jour de cours, Kécile découvrit comme les autres son emploi du temps : Botanique, Etudes des moldus (où elle serait seule puisque Hermione avait sagement décidé d'arrêter cette matière) et double cours d'arithmancie avec Hermione cette fois, tandis que les deux garçons allaient subir Trelawney.

Hermione n'avait finalement pas l'intention de commencer sérieusement une grève de la fin pour défendre le droit des elfes à un salaire, des congés maladie et des retraites... ou autres choses toutes aussi curieuses.

- J'ai décidé qu'il y avait de meilleurs moyens de prendre la défense des elfes, répondit-elle à la remarque de Ron.

- Ouais... et en plus, tu avais faim, répliqua celui-ci

- Et peux-tu nous dire ce que tu vas entreprendre ? Fit Kécile d'un air dubitatif.

Mais elle n'obtint rien de plus qu'un regard noir et un silence digne.

Au cours d'études des moldus, Kécile retrouva Susan Bones qui la salua joyeusement.

- Prête à affronter une nouvelle année de dissertations ? Demanda la Poufsouffle.

Kécile leva les yeux au ciel d'un air fataliste.

- Alors ce séjour en Espagne ? Dit elle en préférant changer de sujet. Tu as pris des couleurs !

- Fantastique ! J'ai commencé à prendre des cours de flamenco et de castagnettes, c'est absolument génial. Mon père a voulu s'essayer aux claquettes. On a eu de ces fous rires tous ensemble ! Tu aurais vu les monastères...

Et Susan lui conta dans le désordre les moments les plus marquants de son séjour, depuis les monastères perchés dans des lieux inaccessibles aux corridas en passant par les célébrations religieuses incroyables et les soirées autour de tapas...

- Mais, tu as vu des sorciers ? Demanda Kécile.

- Quasiment pas, avoua Susan. On est allé à Nievadura, l'école de sorcellerie Espagnole qui n'est pas très grande. Il ne doit pas y avoir plus de 200 élèves.

- Un peu de silence, s'il-vous-plaît, interrompit le professeur Burbage

Les conversations cessèrent dans la classe et la femme leur adressa un sourire chaleureux.

- Nous voici réunis pour une nouvelle année de découvertes. Mais vous avez déjà quelques connaissances de bases des moldus, et je voudrais que nous parlions aujourd'hui des bénéfices, ou des nouvelles expériences que vous avez pu tirez de ces cours ou de vos rencontres cet été. Qui parmi vous a passé l'été, ou du moins une partie avec les moldus ?

Une bonne moitié de la classe leva la main. Kécile en fut, se surprenant presque.

- Bien ! S'exclama le professeur Burbage avec son enthousiasme habituel. Vous allez donc nous raconter ce qui a pu vous marquer durant ces moments.

Ils passèrent le cours à échanger leurs diverses expériences. Pendant que les élèves parlaient, le professeur notait quelques mots clés au tableau. Elle nota ainsi des mots comme avion, cinéma, internet, inscrivit le mot monastère, lorsque Susan prit la parole, et métro et mode vestimentaire quand ce fut au tour de Kécile de raconter ce qui l'avait marquée de sa semaine à Paris.

Ils eurent comme travail pour la semaine suivante de remettre tous ces mots dans leur contexte pour préparer le cours suivant, où ils parleraient plus en détail de toutes ces habitudes des moldus.

Susan semblait assez motivée. Kécile envisageait de soudoyer Hermione.

Mais au cours du déjeuner, celle-ci engloutit littéralement son repas. Elle voulait se rendre à la bibliothèque, sous le regard effaré des trois autres...

- Euh... Hermione, tu sais que les BUSE ne sont que dans deux ans... fit remarquer à tout hasard Kécile.

Après tout, elle lui avait bien parlé de révisions pour les examens de fin de cinquième année dans ses lettres cet été.

Mais tous ce qu'ils obtinrent, ce fut un « On se voit ce soir au dîner ! » à peine la dernière bouchée avalée.

Durant le cours d'Arithmancie, Kécile eut le plaisir de revoir Drago. Comme toujours, les vacances ne lui avaient pas fait du bien. Il avait subi ce que Kécile avait tendance à appeler « un resserrage de boulons » de la part de Lucius, et se montrait infect. Il ricanait notamment après un article de cette Skeeter paru dans la gazette ce matin même, au sujet de l'intervention de Mr Weasley pour éviter des soucis à Maugrey dans une histoire de poubelles explosives. Les deux filles l'ignorèrent, mais il eut la mauvaise idée de les suivre à la fin de leur cours et de provoquer Ron et Harry.

- Alors, dis-moi, demanda Malfoy à ce dernier. Est-ce que sa mère ressemble vraiment à un cochonnet ou bien c'est simplement la photo qui fait ça ?

- Et ta mère à toi, Malfoy, répliqua Harry, pourquoi est-ce qu'elle avait l'air d'avoir une bouse de dragon sous le nez quand je l'ai vue ? Elle est toujours comme ça ou bien c'est simplement parce que tu étais avec elle.

Kécile ne put retenir un ricanement devant la répartie, mais bien sûr ce ne fut pas du tout au goût de Drago.

- Ne t'avise pas d'insulter ma mère, Potter !

- Dans ce cas, ferme-là ! Conclue Harry en se détournant.

- Attention ! Cria Kécile.

Drago avait sorti sa baguette d'un geste vif et s'apprêtait à lancer un sortilège au gryffondor. Kécile n'avait pas eu le temps de réagir. Mais quelqu'un avait été plus rapide et avait désarmé Malfoy. Kécile se retourna vers l'origine du sort pour voir le professeur Maugrey surgir du couloir menant aux cachots.

- Pas de ça, mon bonhomme ! Rugit-il en lançant un second sort.

Et à la place de Drago se trouvait maintenant une fouine, beaucoup plus mignonne que l'original, mais tout aussi craintive.

L'événement allait faire les gorges chaudes des Gryffondors, mais il ne plut pas du tout à McGonagall et encore moins à Malfoy lui-même qui n'avait probablement jamais été aussi humilié de sa vie.

- Quand mon père saura ça...marmonna-t-il furieusement.

- Ah ouais ? Répondit Maugrey avec un sourire goguenard. Je le connais depuis longtemps, ton père, mon bonhomme... Tu n'as qu'à lui dire que Maugrey surveille son fils de près... Dis lui ça de ma part... Le responsable de ta maison, c'est Rogue, non ?

- Oui, répondit Malfoy d'un ton hargneux.

- Encore un vieil ami. Ça fait longtemps que j'ai envie de bavarder avec le vieux Rogue... Allez viens un peu par là...

Kécile grimaça. Severus qui voulait éviter le plus possible Maugrey... C'était réussi avec cet imbécile de Malfoy... Et ça allait aussi être la faute de Harry aux yeux de Severus, elle était prête à le parier.

- Ne me parlez surtout pas ! Dit Ron tandis qu'ils rejoignaient la Grande Salle.

- Et pourquoi est-ce qu'on ne doit pas te parler ? S'étonna Hermione.

- Parce que je veux graver ça à tout jamais dans ma mémoire. Drago Malfoy l'extraordinaire fouine bondissante...

Kécile éclata de rire. Elle avait maintenant un surnom très approprié pour Drago : la fouine.

La plaisanterie ne fut pas du tout au goût de Severus.

Lorsqu'il vit Maugrey sur le pas de sa porte, il se figea et dut retenir une grimace. A la place, il jeta un regard furieux en direction de Malfoy.

- Cet élève vous appartient, n'est-ce-pas Rogue ? Demanda l'ex-Auror.

- Cet idiot a bel et bien atterri dans ma maison. Qu'a-t-il encore fait ?

- Ce jeune homme attaque les élèves dans le dos. Il a appris ça chez vous., je suppose ?

Severus serra les poings mais ne répondit pas à la provocation.

- Chez son père, je dirais plutôt, dit-il en jetant à Drago un regard méprisant.

- Dans tous les cas, j'apprécierais qu'un Malfoy s'abstienne d'attaquer Potter...

- Potter, évidemment... Je vais régler cette affaire, merci Professeur Maugrey.

- J'espère que vous saurez faire entendre à vos élèves l'intérêt qu'ils ont à rester éloignés de Potter, dit Maugrey en cherchant à peine à voiler la menace.

- De toute évidence...

- Je garde un œil, et vous savez lequel, sur tous les Serpentards.

- Le message est reçu, gronda Severus.

Lorsque Maugrey eut quitté son bureau, Severus se tourna vers Drago qui était resté étrangement silencieux.

- Brillant, gronda le professeur de potion. Voilà à peine un jour que Fol-Oeil est ici, et vous vous êtes déjà fait remarquer.

- Il m'a transformé en fouine ! S'indigna Drago.

- Peut-être que sous cette forme là vous apprendriez à être plus discret ! Savez vous qui il est ?

- Un cinglé.

- Un cinglé qui a amené la moitié des mangemorts devant le magenmangot. Nous avons tout intérêt à nous faire oublier. Si vous ne voulez pas que votre père vienne vous chercher par la peau du coup, je vous conseille de faire profil bas.

- Qu'est-ce que ça peut vous faire, professeur. Vous ne faîtes plus partie de ces rangs...

- Un mangemort le reste toujours, murmura Severus. Et c'est aussi l'avis de Maugrey. Fichez le camp d'ici, maintenant avant que je ne décide de vous punir pour votre impertinence à défaut de le faire pour votre stupidité.

Drago ne se le fit pas dire deux fois.

Lorsqu'il fut parti, Severus songea que Maugrey aurait peut-être une utilité : s'il pouvait profiter de sa présence pour faire douter les Malfoy de sa désertion volontaire des rangs mangemorts, il aurait peut-être gagné quelque chose. Dans tous les cas, il ne perdait rien à essayer.

Le jeudi suivant, les quatrième année de Gryffondor eurent enfin le cours tant attendu de défense contre les forces du mal... enfin, attendu par presque tout le monde, car Kécile l'appréhendait un peu.

Le professeur Maugrey fit l'appel. Lorsqu'il prononça son nom, Kécile vit son œil bleu tourner jusqu'à se fixer sur elle. Mais il ne fit aucun commentaire.

Kécile fut assez estomaquée lorsqu'ils découvrirent le sujet du cours. Dumbledore était-il au courant ? Les impardonnables ! Bien, on ne pouvait pas dire que ce soit quelque chose de très nouveau pour elle, évidemment. Néanmoins, elle fut assez sidérée de la quasi totale ignorance dans laquelle étaient ses camarades. Maugrey avait parfaitement raison. Il fallait qu'ils sachent. Parce que s'ils croisaient la route d'un mangemort, ils allaient au mieux avoir affaire à l'un de ces sorts, au pire à tous...

Au sortir de ce cours, les élèves ne semblaient cependant pas secoués. Juste impressionnés. Ils discutaient avec animation et excitation de ce qu'ils avaient vus. Ils ne semblaient pas réaliser que le sort qu'avaient subies ces araignées, des dizaines et des dizaines d'humains l'avaient subis auparavant et le subiraient sans doute encore dans les temps à venir.

Deux élèves cependant semblaient retournés : Neville, et Kécile savait pertinemment pourquoi, et Harry.

Ce fut pour cette raison qu'alors que Harry était dans son dortoir et y récupérait ses affaires de divination, Kécile entra dans la chambre et s'assit sur son lit.

- Maugrey a laissé entendre que tu ne savais pas...dit-elle. C'est vrai ?

Harry releva la tête et jeta un regard froid à sa camarade.

- Non. Je ne savais pas quel sort les a tués. Toi, tu savais en revanche !

Kécile l'observa en plissant les yeux. Il y a avait de la rancœur dans le ton de Harry. Elle pinça les lèvres. Oui, évidemment... Il fallait bien que ça arrive un jour. Après tout, c'était son propre père qui avait tué ses parents. L'heure était sans doute venue de crever l'abcès une bonne fois pour toutes.

- Je pensais qu'on te l'avait dit, avoua-t-elle en toute sincérité. En fait, je pensais que vous connaissiez ces sorts.

- Mais toi, tu les maîtrises, n'est-ce-pas ?

- Oui. Je les ai même déjà utilisé, si c'est ça que tu veux entendre. J'ai subi le doloris plus qu'à mon tour aussi si ça peut te consoler.

- Non, ça ne me console pas, répondit calmement Harry.

Kécile soupira.

- Je ne te l'ai jamais dit, et je sais que ça ne changera rien, mais... je suis désolée.

- De quoi ? Demanda Harry sans cacher sa surprise.

- De ce que mon père a fait. Du meurtre de tes parents.

- Tu n'y es pas rien, répondit son camarade d'un ton sec. Et tu ne devrais pas être désolée pour ça.

Kécile haussa un sourcils sans comprendre.

- Tu devrais être désolée que ton père existe. Expliqua-t-il

- Euh... Tu vois, fit la jeune fille en grimaçant, c'est un peu trop proche de « je suis désolée d'exister ».

- Kécile, si un jour tu refais face à ton père et que tu as l'occasion de le tuer, est-ce que tu le ferais ?

- Non, répondit-elle sans hésitation.

- Pourquoi ?

- Je ne sais pas, mais je ne pourrais pas.

- Tu le respectes encore, alors ? Gronda Harry.

- Non. Je ne veux plus lui obéir, je suis consciente que ce qu'il fait est horrible, je ne veux pas suivre ses traces... mais... c'est mon père, tu comprends ?

- Tu tiens donc encore à lui.

- Non ! Je ne sais pas comment t'expliquer, dit Kécile en fronçant les sourcils.

Elle observa avec intérêt les tentures rouges du lit à baldaquin.

- Peut-être parce que ce n'est pas très clair pour moi non plus, mais... Ce serait pour moi le pire des crimes.

- S'il le faut, tu te servirais encore de ces sorts ? Demanda Harry.

- Sans hésitation.

- A défaut de ta conscience, Azkaban ne t'arrêterait pas ?

- Non. Parce que si je les utilise ce sera moi ou mon adversaire. Si la guerre reprend, ce qui finira par arriver tôt ou tard, tu seras toi aussi contraint de les utiliser.

- Jamais ! S'exclama Harry, apparemment révolté à cette idée.

Kécile haussa les épaules.

- Tu ne sais pas ce que c'est que la guerre. Tu n'as jamais été dans une bataille. Crois moi quand je te dis que lorsque tu te retrouves face à la mort, tu utilises le moyen le plus sûr le plus direct et le plus efficace pour l'éviter. Tu n'as pas le temps de t'embarrasser avec des scrupules. C'est ton instinct qui commande. Même si tu as tout le temps pour regretter ton acte par la suite. Et dans une guerre, les impardonnables sont utiles. Je mettrais à part le doloris qui est gratuit. Mais l'imperium peut être très précieux. Quand à l'avada Kedavra, c'est le seul moyen de tuer proprement et rapidement son adversaire.

- Je n'emploierai jamais le sort qui a tué mes parents, murmura d'un ton farouche Harry.

- -Et bien dans ce cas, tu n'as plus qu'à prier Merlin pour que personne ne te le lance avant que tu n'aies changé d'avis...

La semaine suivante, le professeur Maugrey leur imposa une séance d'Imperium à l'effarement général. Il semblait que Dumbledore voulait qu'ils sachent ce que cela faisait de subir le sort pour pouvoir l'identifier et le combattre. Les élèves défilèrent donc un à un, mais seul Harry montra des aptitudes à y résister, et le professeur ne le lâcha que lorsqu'il le contra totalement.

Kécile pour sa part savait parfaitement maîtriser ce sort quand il était lancé par la plupart des sorciers. En faite, d'expérience, elle savait que le seul auquel elle était incapable de résister, c'était Voldemort. Mais elle savait que cette faiblesse était due à la peur de désobéir et des représailles qui suivraient.

Néanmoins, il était dans son intention de ne pas se faire remarquer outre mesure, elle décida donc de laisser Maugrey jouer avec elle.

Lorsqu'il lui lança le sort, elle laissa l'agréable sensation d'insouciance l'envahir. Elle ne ressentit donc pas trop le ridicule en exécutant le tour de la salle à grand renfort de sauts de lapin. Mais elle ne put empêcher une pensée parasite : « quel abruti ! »

Elle réaliserait son erreur quelques minutes plus tard. Elle était parfaitement bien placée pour savoir que celui qui lançait le sort avait conscience de toutes les émotions ou pensées étrangères de sa victime. Et bien sûr, Maugrey avait entendu celle-là. Elle crut un instant qu'il allait la libérer, mais au lieu de cela, l'attaque revint en force.

« Annonce que tu es la fille du Seigneur des Ténèbres »

- Je suis... Non mais vous me prenez pour une abrutie de service ou quoi ! S'exclama-t-elle alors, brisant totalement l'emprise du sort.

Maugrey la fixa de ses deux yeux et semblait la jauger. Kécile, quant à elle, écumait littéralement de rage et le fixait d'un œil furieux.

- Il y a des limites à ma complaisance, gronda-t-elle.

- Bien, je vois que vous n'avez pas tout perdu de votre enseignement... murmura Fol-Oeil.

Kécile ne put retenir le réflexe de porter sa main à sa baguette, mais elle laissa son poings crispé à l'intérieur de sa poche. Il fallait qu'elle garde son sang-froid. Le geste n'avait cependant pas échappé au professeur qui la fixait d'un œil narquois. La respiration laborieuse et la mâchoire crispée de fureur, Kécile s'obligea à se taire et à regagner les rangs de ceux qui avaient subi l'Imperium sans rien dire. « Ne pas se faire remarquer. Ne pas lui donner de raison de la provoquer. »

- Qu'est-ce qu'il t'a demandé de faire, interrogea Ron curieux lorsque le cours fut terminé.

- -Mêle toi de ce qui te regarde, Weasley !

Harry et Hermione échangèrent un regard perplexe. Depuis l'été, Kécile n'avait plus appelé Ron comme cela. Elle devait véritablement être en colère.

Le soir même, Kécile se rendit dans le bureau de Dumbledore d'un pas décidé. Elle évitait d'y aller trop souvent durant l'année scolaire, ne tenant pas particulièrement à ce que l'on jase à leur sujet, mais il était grandement temps qu'elle discute de ce cinglé de professeur avec celui qui l'avait embauché.

Dumbledore vit immédiatement la mine furieuse de son élève lorsque celle-ci pénétra dans son bureau. Cependant, preuve que l'enfant gagnait en maturité, elle se contenta de s'asseoir en face de lui et de le fixer un moment jusqu'à ce qu'elle se sente assez calme pour ouvrir la bouche sans exploser.

- Quelles sont les intentions du professeur Maugrey à mon égard ? Demanda-t-elle à brûle pour point sans parvenir néanmoins à masquer sa hargne..

Dumbledore ne s'attendait pas à ce sujet mais répondit :

- Je crois qu'il n'a aucune intention spécifique. Le connaissant, je suis sûr qu'il va te tenir à l'oeil, mais je ne m'en plaindrais pas cette année.

- C'est à cause de Karkaroff que vous l'avez embauché, n'est-ce-pas ?

- Je vois qu'il y a déjà eu conciliabule dans les cachots, fit Dumbledore en souriant. Vous avez bien sûr raison. Je tiens à ce que quelqu'un garde là l'oeil ce Mangemort, autant pour Harry que pour toi. Et je sais que l'on peut compter sur Alastor pour cette mission.

- Le coup de l'Imperium, c'est aussi une de vos directives ?

- Tout à fait. Tu ne l'approuve pas ?

- J'approuve tout à fait le principe, professeur. C'est la manière que j'aime beaucoup moins, répondit Kécile en haussant la voix. Je suis furieusement curieuse de savoir pour quelle raison le professeur Maugrey a tenté de me faire dire devant tout le monde que je suis la fille du Seigneur des Ténèbres !

Dumbledore resta stupéfait, avant de froncer les sourcils. C'était inattendu, mais aussi inquiétant. Il savait pertinemment que son ami n'appréciait pas l'idée de la fille de Voldemort au sein de l'école, mais quelle folie avait bien pu lui passer par la tête ?

Il se leva jusqu'à sa cheminée. Quelques minutes plus tard, Maugrey frappait à la porte de son bureau comme il le lui avait demandé par cheminette, décidé à régler cette histoire afin qu'un nouvel incident ne vienne pas mettre en péril le fragile équilibre auquel Kécile était parvenu.

- Alastor, assieds-toi, je t'en prie, dit-il à son vieil ami en désignant le fauteuil à côté de celui occupé par Kécile.

Il le vit jeter un coup d'oeil peu amène à Kécile.

- Kécile m'a expliqué ce qu'il s'est passé aujourd'hui durant son premier cours avec toi. Peux-tu m'en donner la raison.

- Je voulais la tester, répondit très calmement le professeur. Voir si je pouvais lui faire faire quelque chose qui la rebutait vraiment, pas juste des petits jeux « d'abruti » comme elle m'a elle même qualifié, auxquels elle se soumettait pour me faire plaisir.

- Et si j'avais cédé ? Gronda Kécile.

- Vous étiez sous Imperium, Gaunt ! Quel crédit vouliez-vous qu'on vous accorde ?rétorqua-t-il goguenard. Vous auriez pu annoncer que vous étiez mangemort que personne ne vous aurait cru.

- Je comprends, Alastor, intervint Dumbledore, mais c'était malgré tout imprudent. Un certain nombre de rumeurs circulent au sujet de Kécile, et j'aimerais autant que ce qui savent ne fassent rien pour envenimer la chose.

- Très bien, grommela Maugrey. Mais vous, Gaunt, vous vous reposez bien trop sur la protection du directeur. N'imaginez pas qu'être à Poudlard protège votre vie et votre identité. Vigilance Constante !


Je ne vais pas m'attarder sur cette année. Sept chapitres vous attendent.

Sur ceux, je vais aller m'attaquer à préparer mes cours pour la rentrée: Le ballet romantique, le lied e la mélodie, la musique impressioniste, la musique du XXème siècle, le ballet russe et la musique sacrée... Hum... ça m'inspire un peu moins là.

A vendredi!