La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).

Cependant, l'histoire m'appartient.


Dans le dortoir des filles, Chrome finit de faire son sac à dos : elle avait pris de quoi boire et grignoter durant le trajet. Tsunayūki l'attendait près d'elle et profitait pleinement de cette tranquillité pour se reposer sur un lit de la chambre. Quand elle entendit la fermeture-éclair du sac se fermer, elle releva la tête vers son amie qui semblait hésitante à poser une question.

- Il y a-t-il quelque-chose, Chrome-chan ? interpella-t-elle.

- Eh bien... on ne sait pas encore chez qui on va aller, rappela son amie.

- Oh, on va aller chez des vampires, c'est tout, répondit l'ange totalement décontractée.

Elle s'allongea de nouveau, mais elle sentit l'angoisse de Dokuro dans ses yeux et se releva immédiatement.

- Ne t'inquiètes pas, non plus ! rassura-t-elle. C'est vrai que ce sont des vampires, mais ils sont gentils ! Et puis, en cas de pépin, on vous protégera.

Malgré les apaisements, l'exorciste avala sa salive un peu bruyamment, angoissée de ce qui allait lui arriver. Tsuna, elle, soupira : au lieu de rassurer son amie, elle venait de tout faire sauf ça.

Une fois les affaires enfin prêtes, les filles allaient enfin descendre rejoindre les garçons, mais Sawada voulut parler en privé à Chrome encore quelques instants. Elle s'essayèrent sur le lit le temps de papoter.

- Dis-moi, Chrome-chan, tu as dit tout à l'heure que tu avais fait un drôle de rêve... il consistait en quoi ? Et comment t'as su que ça allait forcément être en lien avec notre départ ?

Dokuro ne s'attendait vraiment pas à cette question et fit les yeux ronds en entendant cela, avant de répondre honnêtement :

- Pour savoir si c'est une vision ou pas, ça, je ne sais pas, avoua-t-elle. Mais je le sens au fond de moi que c'est ce qu'il faut que je fasse. Quant à ce que j'ai rêvé, je...

Avant de finir sa phrase, la porte de la chambre s'ouvrit subitement et surprit les deux filles : c'était Lambo qui venait de s'introduire dans la chambre facilement. Il rigolait à pleins poumons et avait deux bonbons dans la main.

- Meuh ah ah ! Regardez comment Lambo-san sait jongler ! déclara-t-il avant de lancer maladroitement les friandises au ciel mais en les rattrapant tout de même. Lambo-san est le meilleur, hein ?!

- Oui oui, Lambo, c'est très bien... sourit Tsuna avec une goutte de sueur à la tempe alors que Chrome applaudissait par politesse.

- Aaaah ! hurla Gokudera en débarquant à son tour dans la pièce. Reviens ici, stupide bovin !

- C'est toi l'abruti, Stupidera ! rétorqua le yokaï avec gentillesse.

Alors qu'il y eut une course poursuite entre le chat-garou et sa proie, le cyborg et le zombie attendaient au seuil de la porte et voyaient la même scène.

- Ah ah ah ! Ils sont vraiment drôle, à faire les clowns comme ça, non ? remarqua Yamamoto avec le sourire.

- Ouais ! Ils sont extrêmement limite, là ! affirma Ryohei.

- Vous, vous la fermez bien comme il faut ! rétorqua Hayato quand il arriva enfin à garder le gamin dans ses bras. J'ai pas besoin de vos commentaires en plus pour être en rogne !

- Eh ben... ils peuvent être bruyants, ces deux-là... soupira Reborn en buvant tranquillement sa tasse de café.

Tsunayūki fit un bond de cinq mètres et atterrit presque sur Chrome : sans même s'en rendre compte, le Dragonnier était assis à côté de l'ange sans un bruit et avec la plus grande discrétion.

- Depuis quand il est là, lui ?! paniqua-t-elle en son for intérieur.

- Oh, je dirai... pas longtemps, répondit l'homme au fédora avec un sourire énigmatique au visage.

Les joues de la jeune femme s'enflammèrent et celle-ci se leva d'un seul coup, un doigt accusateur pointé sur l'homme.

- Tu vas arrêter de lire dans mon esprit, oui ?! s'exprima-t-elle enfin quand elle put.

- Tu peux être drôlement bruyante quand tu le veux, toi aussi, remarqua-t-il avant de s'adresser à Chrome. Même s'ils ont l'air d'être de parfaits timbrés, ils sont gentils et tu peux leur faire confiance, d'accord ?

- Reborn ! interpella de nouveau Tsuna.

Il y eut un brouhaha pas possible dans la chambre, que Chrome regarda avec un mélange de scepticisme et d'admiration : voir chacun s'amuser comme des enfants - course-poursuite entre Gokudera et Lambo, Ryohei et Yamamoto qui se moquaient d'eux, engueulade entre Tsunayūki et Reborn - impressionnait l'exorciste, mais elle sentit au fond d'elle de l'amusement. Elle s'autorisa alors à sourire, divertie par autant de bazar dont elle n'avait nullement l'habitude.

Au bout d'un moment, des bruits de pas s'élevèrent de l'escalier et apparurent entre l'entrebâillement de la porte Irugorn et Ryuko. Ils portaient en plus avec eux des sacs.

- Bien, tout le monde est prêt ? demanda le Bosatsu comme s'il dirigeait une colonie de vacances.

Quand toutes les choses furent mises au point, tout le monde s'en alla de l'institut de Yoko. Ils repassèrent alors de nouveau par l'arrière du bâtiment et rencontrèrent une nouvelle fois les deux moines-guerriers qui avaient intercepté nos héros à l'allée. Ganka leur résuma brièvement la situation - il expliquait qu'ils allaient faire un pique-nique au bord d'un lac - et les assura qu'ils rentreraient à l'académie d'ici ce soir. Ne semblant pas être interpellés d'une soudaine envie de faire une promenade - peut-être avaient-ils maintenant pris l'habitude avec le caractère jovial du Bosatsu -, ils lui souhaitèrent bon pique-nique et laissèrent la troupe passer. Dans la forêt, Tsuna racontait à Chrome un peu son voyage jusqu'à maintenant, sans émettre trop de détails, avec les personnes qu'elle considère comme les plus fous du monde - ce qui n'était pas faux non plus -, dont Gokudera qui la suivait au pas près, pendant que Yamamoto, Irugorn, Ryohei et Lambo se divertissaient d'une manière ou d'une autre, rapidement accompagnées des filles. À côté d'eux, Reborn et Ryuko discutaient de choses plus sérieuses, en même temps que le Dragonnier se rappelait du chemin emprunté la première fois.

Enfin, ils arrivèrent à l'arrière du château/ex-collège encore en pleine rénovation, dû à la récente attaque. En le voyant de nouveau dans cet état, Tsuna se sentit légèrement attristée en se rappelant des événements. Cependant, c'était sans hésitation qu'ils décidèrent de rentrer à l'intérieur.

Avant même de toquer à la porte comme si c'était une maison banale, un vampire apparu, à l'ombre d'un arbre. Même si nos héros ne l'avaient jamais vu, ils doutaient qu'il était sans contesté un partisan de la troupe carnivore d'Hibari, funestement appelée « le Comité de Discipline ». Le vampire s'approcha d'eux, à pas lent.

- Je croyais que vous n'étiez que sept, déclara-t-il en fixant les deux humains qui s'étaient rajoutés.

- Il n'y a rien à craindre, répliqua directement Reborn, ils ne font que nous accompagner.

- Et pourquoi devrais-je vous croire ? On a récemment eu une attaque surprise sans même l'avoir remarquée ; si nous avons mis au point un service de sécurité, ce n'est pas pour laisser entrer un inconnu susceptible de nous attaquer.

Le Dragonnier lâcha un soupir d'exaspération - il vivait en un court laps de temps une même situation -. Résignée, Chrome baissa la tête avant de regarder le Bosatsu ; tous les deux hochèrent de la tête, sans avoir à changer un mot. Pourtant, même Tsuna comprit bien ce qu'ils s'étaient convenus à l'instant ; de ne pas explorer la forteresse et rentrer bredouille à l'académie - le seul bénéfice à retenir serait une marche de dix kilomètres -. Néanmoins, l'ange refusait l'idée de les laisser repartir sans avoir rien fait. Elle alla alors vers le vampire lui parler :

- Écoutez… c'est vrai que vous avez un système de sécurité renforcé depuis le malheureux incident, mais on peut vous assurer qu'ils ne sont pas dangereux. Si nous sommes venus ici, c'est pour vous prêter main forte, n'est-ce pas ? Et ces personnes pourraient bien nous aider pour cette enquête, alors... pourriez-vous nous faire une exception, s'il vous plaît ?

Tous ses collègues étaient ébahis devant le discours. Sans se rendre compte, elle avait parlé avec suavité et tendresse et offrait un regard doux au vampire qui, imperceptiblement, se mit à rougir. Il fixa l'ange quelques secondes dans le silence avant de détourner du regard et de toussoter, embarrassé. Finalement, il jugea de nouveau chaque membre avant de murmurer :

- C'est bon, vous pouvez y aller, soupira-t-il. Vous pouvez dire à ceux de l'intérieur que c'est Murciélago qui a donné son accord, déclara-t-il.

- Merci beaucoup, Murciélago-san ! remercia Tsunayūki.

Elle afficha un sourire si éclatant qui empourpra le vampire - mais celui-ci les fit bouger rapidement pour que le minimum de personne puisse s'en apercevoir -.

À l'intérieur, la salle était très sombre et le groupe avait dû attendre un certain temps avant de s'habituer à la seule lueur des bougies - nos héros remarquèrent qu'il y avait plus de lumière que la dernière fois -. Autour d'eux, les vampires n'étaient plus si bien organisés comme ils étaient avec Hibari dans les parages. Tsuna sentit de l'angoisse, de la crainte dans l'air : la disparition de Kyoya devait faire quelque-chose à ces vampires qui ne devaient pas être habitués à ce genre de situation.

Enfin, l'un d'eux vint les accueillir : c'était Kusakabe, l'homme de main personnel d'Hibracula. Même s'il se tenait droit et faisait de son mieux pour ne rien montrer, son visage affichait bien de l'inquiétude. Il serra la main à chacune des connaissances avant de fixer les deux nouveaux.

- Murciélago-san les a permis de rentrer, prévint immédiatement la jeune femme.

- Bon, alors, c'est bon, accorda le grand vampire dans un soupir. Veuillez me suivre : je vais vous amener dans le cabinet de travail d'Hibari-sama.

Sinistrement, il prit la tête de la marche de suite. Le groupe s'échangea un regard entre eux avant de suivre Kusakabe.

Ils montèrent sur des escaliers de fortune et atteignirent le seul étage non sans difficulté - Ryohei avait réussi à détruire une marche à cause de son poids ; il fut mis à l'arrière pour éviter le plus d'handicap pour les autres -. En chemin, Irugorn se boucha le nez, comme si une odeur répugnante flottait dans l'air.

- Tu sens, cette odeur ? demanda silencieusement le dragon.

- Ouais... je crois voir de quoi tu parles, confirma le Dragonnier mentalement.

Ils s'arrêtèrent devant une grande porte en bois où était accroché un porte-manteau où était inscrit « M. Rogue ». En voyant l'écriteau, Tsuna eut légèrement les larmes aux yeux : l'actuel bureau d'Hibari avait très certainement appartenu à celui de l'ex proviseur de ce collège. Peut-être que le jeune vampire voulait rendre un hommage au vampire psychique ? Ou alors, il y avait juste plus assez de salles et il y avait dû prendre celle-là par manque de place...

Mais avant d'ouvrir la porte, Kusakabe s'arrêta dans son geste et observa chacune des personne, le regard pesant.

- C'est ici qu'Hibari-sama s'est fait kidnappé, expliqua-t-il. Il ne s'est sûrement pas laissé faire face à ses agresseurs, et... on a ouvert cette porte seulement une seule fois après l'agression. Et on est pas resté longtemps là-dedans.

- Qu'il y a-t-il à l'intérieur, alors ? questionna Reborn. Autant aller droit au but au lieu de perdre du temps, non ?

- Le problème, c'est qu'on ne sait pas ce qu'il y a dans la pièce. Celui qui a vu ne s'est pas senti bien par la suite. Tous ce qu'on sait, ou plutôt a senti, c'est une forte odeur de sang. Particulièrement celui d'Hibari-sama.

La troupe se regarda entre eux avant de se concerter.

- Il sous-entend quoi, en disant qu'il sentait du sang ? demanda Ryohei, perdu.

- Les vampires ont un flair relativement développés, expliqua Iru, et pour sentir du sang sans ouvrir la porte, il faut qu'il y en ait un paquet. J'ai même pu le sentir dès les escaliers.

- Moi de même, enchaîna Reborn. Bon, je vais voir en premier ce qu'il y a l'intérieur ?

- Je viens avec toi, se proposa Ryuko. Je préfère vérifier pour voir si je peux laisser Chrome voir aussi.

Tsuna regarda son amie : elle avait le teint encore plus livide qu'à l'habitude. Cependant, quand elle regarda le Bosatsu, elle secoua la tête pour contester ses paroles.

- Je me sens bien, rassura-t-elle du voix tremblante : je peux aller voir.

- Très bien, soupira-t-il, mais après.

Kusakabe descendit la poignée et Reborn et Ganka rentrèrent dans le bureau. Les autres attendirent dehors, avec un mélange d'angoisse et d'excitation de découvrir de ce que cachait la pièce. Pour patienter, Sawada prit la main de Dokuro et s'écarta des garçons pour parler en privé.

- Tu es sûre que ça va, Chrome-chan ? demanda l'ange. Si tu veux pas voir, après...

- Non, non, au contraire : je dois voir, s'obligea l'exorciste avec de l'autorité dans sa voix.

- Tu « dois » voir ?

Tsuna sombra dans une intense réflexion, avant de se rappeler de quelque-chose.

- En fait, tu m'as toujours pas dit de quoi tu avais rêvé, se remémora-t-elle.

- C'est vrai... approuva son amie.

- Et... ça te dit de toujours me le dire ?

Le visage de Chrome, qui avait un peu repris de la couleur, en reperdit immédiatement. Les deux filles s'assirent parterre.

- C'est... c'était très bizarre, murmura-t-elle, et je me rappelle pas de tout, non plus. Mais au départ, j'étais dans une grande pièce, délabrée, et un homme m'a chuchoté de le suivre quelque part : il m'a ouvert une porte et...

Comme si elle venait de recevoir un coup, elle reprit une grande respiration pour se calmer. Tsunayūki la fixa, inquiète.

- Et je suis arrivée dans un bureau, baigné de sang, continua-t-elle avec un frisson. Il y avait Gokudera-san, Yamamoto-san, Ryohei-san et Lambo-kun qui étaient allongés par terre, inconscients. Il y avait une horloge qui remontait les aiguilles dans le sens inverse avant de s'arrêter brutalement à six heures quarante-cinq. Sur le mur, il y a écrit quelque-chose, et je m'étais faite la réflexion que c'était une ville... mais j'ai oublié, là. Ensuite, j'ai vu un petit garçon qui avait une très grande aura, d'une telle blancheur... mais ce qui m'a semblé bizarre, c'était qu'il avait les yeux vairons. Et il s'est jeté sur moi et m'a poignardée au ventre avec un espèce de petit trident. J'étais en train de mourir et après, je vous ai vus arriver pour me soigner, toi et Reborn-san, et vous avez utilisé comme une flamme bleue foncée que vous avez posée sur moi...

Maintenant, elle avait les larmes aux yeux. Tsuna la prit dans ses bras pour la rassurer.

- Ne t'inquiètes pas, ce n'est qu'un rêve, rien de plus, rassura l'ange du mieux qu'elle pût. Ça ne peut être qu'un simple mauvais rêve...

- Non, je suis sûre que c'est bien plus que ça, contesta Chrome avec une drôle de détermination. Ce que j'ai ressenti lorsque je me suis réveillée... c'était bien la sensation que lorsque j'ai conscience que c'est une vision. C'était même dix fois plus fort que d'habitude : je suis sûre qu'il y a quelque-chose qui ne tourne pas rond... et dont je suis concernée.

Tsunayūki regarda son amie, sceptique ; au fond d'elle, elle espéra que ce n'était qu'une simple impression et rien de plus.

Lorsque les filles finirent de discuter, elles retournèrent près des garçons qui les observaient, inquiets.

- Vous allez bien, les filles ? demanda Yamamoto avec une petite tape dans le dos.

- Oui, ça va, rassura l'ange. Même si ça pourrait tout de même mieux aller... se rajouta-t-elle en son for intérieur.

- Ça fait cinq minutes qu'ils ne sont pas sortis à l'extrême limite ! remarqua Sasagawa. Vous vous imaginez s'ils ont eu des ennuis ?

- Pas des moindres, objecta le dragon. Ils cherchent juste le maximum d'indices sur le coup pour comprendre ce qui se passe.

- Ce qui se passe ? répéta la jeune femme. Pourquoi, parce que ce n'est pas clair, ce qui s'est passé ?

- Si si, Chibi me dit que ce qui s'est passé est assez clair, mais qu'il y a des choses qui restent incompréhensibles.

- Hein ?

- C'est bon, je n'en peux plus ! s'exclama Reborn en ouvrant rapidement la porte, en ayant presque percuté Kusakabe qui attendait derrière. Excuse-moi.

- C'est... c'est pas grave, rassura le vampire.

Ganka le suivit de près, la mine grave. Il fixa Dokuro, comme pour juger s'il devait la laisser entrer dans le bureau.

Le Dragonnier, lui, se pinçait le nez encore quelques secondes avant de pouvoir de nouveau respirer par le nez. Tsuna se rapprocha de lui, perplexe.

- Il y a quoi, dedans ? questionna-t-elle.

- Un bureau et des tableaux au mur, répondit-il machinalement.

- Oui, peut-être, mais ce n'est pas de ça dont tu en as marre ou que t'évitais de respirer, non ?

L'homme au fédora hocha de la tête, comprenant où elle en voulait venir.

- Oh, c'est juste que ça sent très fort à l'intérieur et que j'ai dû me boucher le nez pendant tout ce temps, déclara-t-il. Mais ça devrait aller, pour vous autres.

- Hein ? Mais ça sent quoi, à l'intérieur ?

- Pas l'eau de javel, comme tu aurais pu t'en douter.

- Ah, oui... se rappela-t-elle.

L'odeur du sang.

Finalement, Sawada, Irugorn, Hayato, Takeshi et Ryohei se décidèrent de rentrer dans le bureau d'Hibari. L'ange attendit que le Bosatsu puisse donner son accord à la jeune exorciste pour qu'elle puisse les rejoindre.

Avant même de rentrer, le dragon suivit les recommandations de l'homme au fédora et se boucha le nez. À l'intérieur, ce fut le spectacle le plus macabre que Tsuna n'ait jamais vu. Tous les meubles de la pièce étaient massacrés, défoncés. Le bureau au centre de la pièce était renversé avec une croix rouge sur le dessus les papiers ayant été dessus se retrouvaient dorénavant étalés sur le sol trempé d'un liquide rougeâtre dont tout le sol en était peint. Le tableau accroché sur le mur de droite était devenu méconnaissable tellement il y avait de déchirures et d'éclaboussures. Le pire était assurément sur le mur en face d'eux, où était écrit un poème des plus étranges :

Suivez le son mélodieux

Qui vous mènera jusqu'aux portes d'aciers

Et laissez-vous guider par l'astre

Qui vous conduira vers l'Élu enchaîné

En dessous il y avaient en lettres de sang « 恭弥 » - Kyoya en kanji -, et sur un autre mur « - 2 ». Ça donnait presque l'impression que les agresseurs donnaient une invitation à jouer un jeu lugubre.

À côté d'eux, Chrome frissonnait de tous ses membres, les deux mains sur sa bouche pour l'empêcher de crier. Son regard était posé sur les lettres de sang elle en eut les larmes aux yeux.

- C'est... c'est comme... dans mon rêve..., trembla-t-elle, avant de partir du bureau.

Les autres la regardèrent sortir, impuissants face à la situation dans laquelle ils se trouvaient : tous ces indices pourront les aider à retrouver Hibari... vivant ?


Bien... on commence enfin à venir aux choses sérieuses *niark niark*. Même si le chapitre a été légèrement plus court que d'habitude.

Merci à Tsuki Banritt et Nephlim-Diafire5 pour les commentaires ^^.

Moi : Apparemment, vous avez hâte de l'évolution du petit duo...

Irugorn: Quel duo ?

Moi : Cela va de soit : de Gokudera et de Yamamoto !

Yamamoto & Gokudera : Hein, c'est vrai ?!

Moi : Non, pas du tout XD ! De Reborn et de Tsuna, évidemment ~ !

Reborn & Tsuna : Pourquoi nous ?!

Allez, ciao ciao ! ^^