La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).
Cependant, l'histoire m'appartient.
Le lendemain, lors de son réveil, Tsunayūki était étalée sur le matelas, à la limite de tomber du lit. Heureusement - ou pas -, Chrome vint la réveiller car c'était l'heure de partir. Tsuna lâcha un petit grognement avant de mettre son coussin sur la tête, la lumière du jour devenant trop forte.
- Tu as bien dormi, Tsuna-chan ? demanda Dokuro avec le sourire.
- Hm... j'ai l'impression de pas avoir assez dormi, avoua l'ange en levant le coussin de la tête. En plus, je faisais un beau rêve...
- Ah, t'as rêvé de Reborn ?
Entendre le prénom de l'homme au fédora réveilla totalement Sawada qui bondit de son lit, les joues toutes rouges.
- Hein ?! s'exclama-t-elle. Non, pas du tout !
- Je t'ai entendue l'appeler au moins deux fois, cette nuit, rigola silencieusement l'exorciste quand elle vit la panique de l'Élue.
- Je... je vais me préparer !
Tsuna se prépara, espérant oublier le désordre qui se trouvait dans sa tête - et que les autres n'auraient pas vent de ce qui venait de se passer -. De plus... elle n' avait même pas rêvé du Dragonnier ! Quoique... si, en fait, mais elle avait rêvé de tout le monde aussi, et qu'ils étaient à la plage, sans se soucier des problèmes qu'ils avaient. Un rêve utopique, grosso modo.
Quand l'ange finit de s'habiller, elle descendit rejoindre les autres avec Lambo dans ses bras - il s'était tapé l'incruste pendant qu'elle se préparait -. Ils prirent le petit déjeuner ensemble, tout le monde étant de bonne humeur car chacun s'étant bien reposé pour la journée qui allait suivre. Puis, après le petit-déjeuner, ils prirent les affaires qu'ils avaient besoin pour le voyage.
En bas des escaliers, Chrome attendait que Tsunayūki finisse de se préparer - elle n'avait pas eu le temps de terminer ses affaires, tout à l'heure -. L'apprentie exorciste soupira : elle avait beau se dire qu'elle avait des amis sur qui compter en cas de problème, elle sentait sa gorge se nouer à l'idée de partir. Cependant, même si une partie d'elle voulait rester ici pour être en sécurité, une autre - la plus imposante - la poussait à aller jusqu'au bout. Pleinement dans ses pensées, elle ne vit pas Ryuko s'approcher d'elle et poser une main sur son épaule ; elle sursauta avant de se retourner vers lui. Le Bosatsu eut un petit sourire devant cette réaction.
- Qu'est-ce que tu as pris ? demanda-t-il.
- Euh... des petits biscuits pour Lambo, et... c'est tout, avoua-t-elle en montrant à Ganka le petit sac en bandoulières qu'elle avait.
- Je vois, rajouta-t-il avant de prendre un air sérieux. Il vaut mieux que tu prennes ton khakkhara ; je ne sais pas sur qui on va tomber, mais... tu as bien conscience du danger, non ?
Dokuro hocha de la tête avec lenteur, appréhendant de nouveau pour l'expédition.
- Mais tu n'as pas à t'inquiéter, non plus : je serai là pour te protéger, d'accord ?
L'exorciste acquiesça de nouveau la tête ; elle se sentit alors plus rassurée, plus confiante que rien de terrible allait se dérouler. Mais peut-être ne le devrait-elle pas ?
Finalement, la troupe partit pour de bon de l'institut et empruntèrent le petit sentier qui mènera jusqu'à Zanju. La balade se fit longue, même trop longue pour l'ange qui aurait voulu elle aussi un petit nuage comme Lambo pour ne pas se fatiguer. Après avoir traversé environ plus des trois quarts du chemin, ils voyaient sur le bas côté des taches de sang qui commençait à se désintégrer. La troupe contourna volontairement loin les traces qui rappelèrent de mauvais souvenirs pour certains de nos héros.
- Qu'est-ce qui s'est passé, ici ? demanda Chrome d'une voix aigu.
- Il se peut qu'il y ait des bandits et de malheureux marchants qui soient passés par là... supposa Ryuko.
- C'est du sang humain ? douta Reborn.
- Non, c'est celui d'un équidé, communiqua Iru en reniflant l'air discrètement. Et je pense même d'un animal fantastique puisque je ressens des restes de flammes de dernière volonté...
Le Dragonnier observa alors les Élus qui regardaient délibérément de l'autre côté du chemin : ces traces ont dû apparaître lors de la décapitation du cheval fantastique quand Tsuna et ses amis s'étaient faits attaquer par les « mort-vivants » de Forgan. Mais ils ne perdirent en rien leur fougue et arrivèrent enfin dans la ville remplie d'usines.
À Zanju il semblait avoir plus de mondes que d'habitude : alors que la dernière fois nos héros arrivaient à circuler normalement ; là, des gens ruaient vers le centre de Zanju pour une raison qui échappait à la troupe. En réussissant à s'approcher de la source d'autant d'embouteillages, ils virent alors un énorme marché qui avait miraculeusement apparu depuis la dernière fois. On pouvait trouver n'importe quoi là-dedans : principalement des aliments - fruits, légumes, féculents... - mais aussi des objets pour leur donner une seconde vie - jouets, appareils ménagers... -. Tsunayūki se serait volontairement faufilée dans le marché pour découvrir toutes ces choses si Reborn ne l'avait pas retenue par la peau du cou pour ne pas la perdre.
- C'est immense à l'extrême limite ! s'exclama Ryohei en se faisant bousculé par derrière.
- On ne peut pas tomber mieux... ironisa Reborn. C'est midi : assurément, les gens vont s'acheter de quoi manger pour leur repas, d'où il y a une quantité phénoménale de personnes.
- Mais depuis quand il y a un marché ? demanda Sawada. Il n'y était pas, la dernière fois, non ?
- Rien de plus normal : c'est le marché du dimanche ! expliqua Ryuko. Toutes les semaines, Zanju organise un marché pour pouvoir ensuite financer différentes constructions dans la ville.
- Je me demande où est-ce qu'ils trouvent la place de pouvoir faire des produits frais, dans cette ville polluée..., déclara Iru en regardant les fumées s'échappaient des usines.
- Ohé ! appela une voix au loin. Reborn, Tsuna, les gars !
La jeune femme se retourna vers les appels : c'était Dino, accompagné de son homme de main Romario - qui se chargeait de porter les achats du Dresseur, au prix-même de s'écrouler sous le poids -. Le blond courut vers eux et trébucha la tête première devant eux à cause d'un petit garçon qui s'amusait à faire des farces à tout le monde.
- Tu fais toujours des entrées sensationnelles, toi... constata le chat-garou avec le sourire.
- Oui, mais ce n'est pas de ma faute ! contesta Dino en se relevant immédiatement. Sinon, vous tous, ça va ?
- Ça pourrait mieux aller, mais nous sommes tous en pleine forme, assura le Dragonnier avant de présenter de la main les exorcistes. Je te les présente : Ryuko et Chrome. Ils sont exorcistes. Lui, c'est Dino : malgré sa maladresse qui va le perdre un de ces jours, c'est pas un mauvais gaillard.
- Eh ! Elle est bof, ta présentation ! remarqua le Dresseur avant de se faire pincer la peau par le concerné. Désolé, désolé : c'était très bien, en fait !
- Euh... t'es sûr que ton copain arrive à porter tout ça ? demanda Yamamoto en regardant Romario.
En effet, celui-ci avait du mal à les rejoindre, se préoccupant davantage à porter toutes les commandes - principalement que de la nourriture pour toutes sortes d'animaux -. D'ailleurs, il commençait à semer derrière lui quelques paquets que les plus habiles cambrioleurs s'empressaient de voler en toute discrétion. En voyant ce constat, le Dresseur courut à la rescousse de son homme de main, pendant que les autres ne pouvaient s'empêcher de sourire. Ils revinrent vers eux, tous essoufflés - Dino constata que maintenant qu'il avait acheté une tonne de nourritures -.
- Et si... vous restez avec nous, pour le marché ? demanda-t-il quand il reprit son souffle. Ça pourrait être sympa !
- Désolé, mais on a quelque-chose d'un peu pressé à faire, d'abord, remarqua Reborn alors que Tsuna brillait des yeux pour la proposition.
- Mais allez ! En plus, ça se termine dans une heure : il faut se détendre, dans la vie ! s'exclama le blond en donnant un coup de poing amical dans l'épaule du Dragonnier qui lui rendit au centuple. Nooon ! C'est bon ! Désolé, je suis allé trop loin !
- Après, si ça ne dure que la matinée...
Il jeta un coup d'œil aux autres pour prendre leur avis : vu leurs yeux qui brillaient et leurs mains jointes, il comprit rapidement qu'ils le suppliaient d'accepter l'offre. Avec un soupir, il accepta la suggestion, sous les cris de joies des autres. Dans le groupe, seule Chrome ne semblait pas partagée la bonne humeur : Tsuna vint la réconforter.
- Tu as quelque-chose, Chrome-chan ?
- Et Hi... Hibari-san ? chuchota l'exorciste. Il doit souffrir, s'il est maltraité, là-bas ! Et s'il succombait des blessures, pendant cette heure ?
L'ange déglutit ; malgré elle, elle avait oublié qu'à la base, c'était pour sauver le vampire de la torture que provoquaient les agresseurs ! Mais elle n'eut le temps de rien dire aux autres que Gokudera, Yamamoto, Lambo et Ryohei l'entraînèrent dans la foule pour profiter du marché : bizarrement, elle n'arriva pas à se changer les idées et trouva cette heure aussi longue que la journée qui allait s'annoncer.
...
Pendant cette heure, Reborn, Irugorn, Ryuko, Dino et Romario étaient restés sur place et parlaient de tout et de rien.
- En fait, commença Dino d'un ton drôlement sérieux, lorsque vous êtes partis de Zanju, avant-hier, il y aurait pas Bianchi qui vous aurez suivis ?
- Lorsque nous avons rejoints les autres, je n'ai pas senti de présence qui nous observait, déclara l'homme au fédora. Et toi ?
- Niente, approuva Irugorn en italien. J'aurai dû sentir son odeur, tellement elle se met du parfum. Après, du côté des autres, je n'en sais fichtrement rien...
- Qui sait, cette Bianchi ? intervint Ganka.
Reborn, Dino et Iru s'échangèrent un regard, inquiets de la réponse à donner : en effet, dire à un exorciste qu'ils s'étaient faits une copine succube, une « cent pour cent » démone, ils redoutaient un peu la réaction.
- C'est... une connaissance, hésita le Dragonnier après un moment de silence gênant.
- Ah ? Rien de particu...
- Pourquoi tu voulais savoir, Dino ? coupa le dragon pour ne pas embarrasser davantage.
- C'est que, depuis avant-hier, elle est introuvable, répondit le Dresseur : d'habitude, elle se tape l'incruste chez Shamal pour voler différents potions pour trouver le philtre d'amour.
- On se demande vraiment pour qui sait, ironisa Irugorn d'une voix monotone, fixant étrangement le Dragonnier.
- Sauf que Shamal m'a dit ne pas l'avoir croisée. En plus, elle serait venue te... euh, vous voir, lorsque vous êtes arrivés maintenant, non ?
- Inquiétant, en effet...
L'homme au fédora plongea dans ses réflexions pour trouver une réponse, mais Dino enchaîna de suite avec un autre problème : ces animaux s'agitaient bizarrement, ces dernières nuits. Bizarrement, Reborn n'arriva pas à profiter pleinement du marché comme il aurait voulu...
...
Sans s'en rendre compte, Chrome se retrouva toute seule dans cette foule. Elle ne cessait de regarder dans toutes les directions, pour profiter pleinement de toutes les ventes qui pouvait y avoir - à l'académie, seuls les adultes comme Ryuko étaient autorisés à aller au marché de Zanju -.
Et puis, en continuant à marcher à l'aveuglette, elle se retrouva dans le premier endroit sans habitant dans les parages. Cependant, elle remarqua que ce n'était pas pour autant une des limites du marché car il y avait une grosse tente qui pouvait faire office de vente. Vu de l'extérieur, elle avait des allures moyenâgeux, et les toiles étaient en dorées. Quelques pierres précieuses et des tanzakus pendaient devant l'entrée de l'habitat, comme pour davantage attirer les quelques clients qui pourraient passer par là. Courageusement, Chrome écarta la toile pour rentrer dans la tente.
L'intérieur était totalement différent de l'entrée : il n'y avait plus les couleurs vives et rayonnantes. C'était maintenant sombre, avec seulement deux bougies artificielles allumées, donnant cet ensemble un peu violâtre qui inspirait une sensation d'inconfort à Dokuro. D'autant plus qu'elle ne voyait pas de vendeur dans les parages. Elle jeta un coup d'œil sur le côté : les objets vendus semblaient appartenir à un monde ésotérique, avec tous ces livres aux couvertures étranges, ces runes en ogham, et même une Main des Mystères qui portait une boule de cristal avec de la fumée à l'intérieur. Étrangement, l'exorciste se sentit attirée dans cette ambiance et prit un livre pour le feuilleter. Ce fut alors qu'elle ne se rendit même pas compte qu'une personne se glissa à ces côtés et la surprit tellement qu'elle en lâcha le bouquin. Le vendeur était un jeune homme, avec des cheveux indigo foncé lisses avec une espèce de crête à l'arrière du crâne. Il portait une tenue orientale faite de tissus épaisses, assortis à ces cheveux. Son œil gauche, le seul visible, était aussi bleu foncé : l'autre était invisible à cause d'un tissu qui recouvrait son visage. Chrome trouva cet homme mystérieux et séduisant.
En voyant la réaction de l'exorciste, l'homme se mit à sourire et ramassa le livre que venait de lâcher Dokuro. Il le lui rendit pendant qu'elle rougissait quand elle sentit le contact de la main.
- Je suis désolé de vous avoir surpris, s'excusa-t-il humblement. C'est si rare de voir un client ici.
- Ce… ce n'est pas grave, bégaya Chrome.
- Sinon, vous pouvez rester ici aussi longtemps que vous voulez.
L'homme retourna alors à son bureau et reprit le livre qu'il était en train de lire. Chrome fixa quelques instants la couverture avant de le reposer là où il était.
- Ça vous plaît, l'ésotérisme ? demanda le vendeur, surprenant une nouvelle fois.
- Je… ça a l'air intéressant, répondit approximativement Dokuro. Je suis étudiante à l'académie de Yoko.
- Oh, je vois. Tout cela ne vous est donc pas inconnu, j'imagine ?
Timidement, Chrome affirma de la tête. Sans qu'elle le remarque, le sourire de l'homme s'accentue de manière inquiétante.
- Et… vous êtes venue seule, au marché ? enchaîna-t-il.
- Oh, non ! Je suis avec des amis, mais on a été séparé.
Elle se retourna vers le vendeur. Celui-ci avait un visage sans émotion, laissant échapper discrètement un soupir. Elle regarda une dernière fois les différents objets avant de penser à acheter un libre sur le bouddhisme pour Ryuko - même s'il savait déjà tout là-dessus, il appréciait encore qu'on en lui achète -. Cependant, en fouillant dans les poches de son sac, elle fut prise de panique. L'homme le remarqua immédiatement.
- Tout se passe bien, mademoiselle ? s'inquiéta-t-il.
- Je… j'ai oublié mon argent, répondit-elle avec une note triste sur sa voix. J'aurai voulu acheter quelque chose, mais…
Elle se retourna, trop gênée de cette situation. Soudain, elle sentit un cordon s'attacher autour de son cou ; elle vit que c'était le vendeur qui venait de le mettre. Au bout de la fine corde noire se trouvait une pierre polie aux reflets de couleur violet clair. Elle fixa la pierre, surprise.
- C'est de l'améthyste, expliqua l'homme. Elle vous protégera du mauvais œil et des esprits malfaisants.
- Qu-quoi ? s'exclama Chrome. Mais je n'ai pas de monnaie pour...
- Je vous en fait cadeau. Et je serai heureux de pouvoir vous revoir une prochaine fois...
- Oh… merci, rougit l'exorciste. Bonne journée.
- Ku fu fu… bonne journée Chrome Dokuro, murmura le vendeur lorsqu'elle s'en alla, tout en reprenant cet étrange sourire.
L'apprentie exorciste sortit de la tente, les yeux rivés sur le bijou quelle venait d'acquérir. Sans en détacher les yeux, elle se dirigea vers le marché. Mais quelques pas plus loin et elle rencontra Tsuna avec Gokudera Yamamoto, Ryohei et Lambo qui se dirigèrent vers elle. L'ange jetait des regards autour d'elle, devenant soudainement anxieuse de cet endroit reculé de tout. Finalement, elle regarda le nouveau bijou que portait Dokuro.
- Hm ? Tu l'as acheté où, Chrome-chan ? demanda-t-elle en cachant tout appréhension dans sa voix. Je ne me rappelle pas en avoir vu, sur le marché.
- Oh, c'est un vendeur qui me l'a donné, répondit la jeune fille avec un petit sourire aux lèvres. Sa tente est juste ici : on peut retourner le voir.
- Hein ? Mais il n'y a pas de tente.
- Comment ? Bien sûr que…
Chrome de retourna vers là où elle venait de sortir : il y avait rien, comme si ça avait été toujours le cas. À la place de la tente se trouvait un colonne électrique où était accrochée une affiche de publicité pour le marché. Dokuro tourna la tête dans tous les sens, pour prouver aux autres que cette rencontre avait bien eu lieu. La seule preuve qu'elle eut était le collier qu'il lui avait offert. Finalement, l'incident fut rapidement oublié par la plupart et ils retournèrent à l'entrée pour rejoindre les autres. Sawada, elle, jeta un dernier coup d'œil derrière elle, parcourut d'un frisson qui lui avertissait d'un danger imminent - une nouvelle manifestation de son intuition - . Pourtant, après avoir patienté plusieurs secondes à la même place, elle se dépêcha de rejoindre ses amis.
Enfin, le groupe rejoint les membres restants de la troupe avant de saluer une dernière fois Dino et Romario. Sur le chemin, personne ne mentionna ce qu'avait vécu Chrome, ne voulant les rendre davantage tendus qu'ils étaient déjà.
Après une heure de marche, alors que le soleil se couchait étonnement tôt ce soir-là, nos héros allèrent emprunter un nouveau sentier. Cependant, alors que Ryohei allait poser son pied dessus, Takeshi le retint au dernier moment. Les regards se posèrent alors sur lui.
- C'est une illusion, déclara le zombie. Rebroussons le chemin et trouvons un autre.
- Non, ce n'est pas une illusion ; je sens qu'il y a un sort de désorientation dans les parages, décrit Iru.
- Pourtant... il n'y a pas d'autre chemin, non ? contesta Tsuna.
- Peut-être que c'est le seul chemin, mais ça ne vaut pas le coup qu'une fois là-bas, on ne puisse plus rentrer chez nous.
Chacun ses mit à réfléchir, sauf Chrome et Ryuko qui ne pouvaient apporter aucune suggestion - et peut-être aussi Lambo, mais lui, c'est un gamin -.
- C'est peut-être pour ça qu'on raconte un peu tout et n'importe quoi sur l'hôpital abandonné : des enfants ont sûrement dû aller s'amuser dans les environs et se paumer a cause du sort, proposa le cyborg.
- Je n'en suis pas sûr… murmura Reborn.
- Hm ? Comment ?
- Si on raconte la disparition d'enfants et que des adultes sont partis les chercher, c'est bien parce que ces mêmes adultes sont revenus le dire aux autres. Ce qui signifie donc… que le sort n'est peut-être pas si vieux qu'on peut le penser.
- Ça seraient les agresseurs d'Hibracula qui ont placé cette barrière, au cas où ? supposa Hayato.
- Ça serait pour éviter qu'on puisse s'enfuir, en effet, approuva le dragon. Mais ça signifie qu'il faut vraiment qu'on passe par là ?
- De toute façon, tu n'arrives pas à voir à travers les illusions, décérébré ? remarqua le chat-garou au zombie.
- Les illusions, oui, approuva Takeshi, mais sauf que ce n'est pas le cas, et je sais pas si j'arriverai à voir clair.
- De toute façon, il y a aussi Tsuna avec son intuition, non ? rappela le Dragonnier en attendant l'approbation de la concernée.
- Euh… je n'en sais rien ! s'angoissa Tsunayūki. Là, tout ce qu'il me dit, c'est de partir le plus vite…
Soudain, elle s'arrêta en plein phrase. Reborn remarqua alors qu'elle n'avait plus aucune expression sur son visage avec ses yeux vides d'émotion. Mais il réalisa qu'elle n'était pas la seule : il y avait aussi Irugorn, Gokudera et Lambo. L'homme au fédora tenta de communiquer avec le dragon, mais il n'y arriva pas, comme s'il y avait maintenant un grand mur qui les séparaient.
Et d'un même mouvement, ils s'engouffrèrent dans la forêt, se séparant chacun les uns de des autres.
Hé hé... normalement, j'aurai dû posté ce chapitre hier, mais j'ai totalement oublié ! Scusi... XD
Merci à Tsuki Banritt et à Nephlim-Diafire5 pour les commentaires et rendez-vous au prochain chapitre ~ ^^
