La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).

Cependant, l'histoire m'appartient.


- Ohé, Iru ! interpella Reborn. Tsuna, Gokudera ! Vous m'entendez ou pas ?!

Aucun ne répondit, ou même ne remarqua les appels. Ils marchaient chacun dans une direction différente, s'enfonçant de plus en plus dans la forêt où ils étaient censés ne plus jamais retrouver leur chemin.

- Ils ont l'air comme hypnotisés… remarqua Yamamoto.

- En tout cas, on a un problème un peu plus préoccupant, rappela Ryuko. Chacun s'écarte de l'autre ! Il faut que chacun d'entre nous suive quelqu'un !

- Je suis Lambo ! s'exclama Chrome en courant vers le petit yokaï.

- Chrome, attends ! interpella au dernier moment Ryuko.

Dokuro se retourna vers lui ; grâce à ses réflexes, elle rattrapa son khakkhara que venait d'envoyer Ganka. Elle fixa l'objet entre ses mains quelques instants avant le Bosatsu.

- Je ferai attention, promis ! s'exclama-t-elle avant de rattraper son retard.

- Je la suis à l'extrême limite ! rassura Ryohei à Ryuko qui souhaita bonne chance à son tour.

- Je m'occupe de Gokudera ! se dévoua Takeshi.

- Bon, allons-y de notre côté, déclara Reborn en tirant sur le bras de Ganka. Pour l'instant, Tsuna et Iru vont dans la même direction.

Ryuko acquiesça de la tête et suivit silencieusement le Dragonnier et les deux autres.

...

Ryohei avait beau essayé d'attraper Lambo et de le retenir, rien n'y faisait : il avait appris à ce moment-là que les yokaï avaient la possibilité de se transformer en spectre et de ne plus être accessible pendant un certain temps. Près de lui, Chrome se faisait toute petite et regardait dans toutes les directions, redoutant d'une attaque surprise tout en essayant de protéger le yokaï.

- T'inquiètes pas, Chrome ! Je vous protégerai à l'extrême limite ! déclara Sasagawa en se positionnant comme un boxeur.

L'exorciste hocha de la tête, restant tout de même silencieuse. Même si le cyborg faisait de son mieux pour distraire, Dokuro pouvait sentir l'ambiance devenir de plus en plus pensant : déjà que le décor n'était pas des plus accueillants - de simples arbres sombres et des orties à leurs pieds -, le fait de se retrouver malgré tout séparés les uns des autres sans pouvoir communiquer n'arrangeait pas les choses.

Enfin, ils sortirent de la petite forêt : à leur droite, il y avait une façade du plus vieux bâtiment qu'il n'ait jamais vu : les pierres anciennement blanches étaient maintenant recouvertes de salissures divers - ils reconnurent malheureusement de la terre et du sang -. En ne faisant aucun bruit, ils crurent même entendre un enfant pleurer, comme si c'était une voix lointaine.

- Cette endroit est glauque à l'extrême limite… murmura Ryohei en s'écartant du bâtiment.

- Oh ! Où est passé Lambo ? paniqua Chrome.

Pendant ces quelques instants, ils perdirent de vue le yokaï. Mais ils virent à leur gauche un ancien parc à jeux pour les enfants. Mais le toboggan était très sali et il manquait une balançoire sur deux. Au milieu, Lambo fixait le lointain, arrêtant de faire le moindre geste. Le cyborg et l'exorciste voulurent vers lui pour s'assurer qu'il aille bien : après l'avoir secoué un peu, l'enfant reprit connaissance comme si de rien n'était.

- Ouah ! Des jeux ! s'exclama-t-il en voyant tout autour de lui. Lambo-san va jouer !

- Non, attends ! implora Chrome.

Mais à peine le yokaï allait pour grimper sur le toboggan qu'il s'entailla la main : il se mit alors à pleurer en voyant quelques gouttes de sang s'échapper de la blessure. L'exorciste s'empressa de courir vers lui pour le soigner, mais soudainement, elle aussi, à son tour, elle se fit mal avec son genou, alors qu'elle venait de ne rien toucher à cet endroit-là. Elle arriva alors à voir sur son genou que c'étaient de minuscules bouts de métal, comme de fines épines, qui venaient de la blesser. Elle vit alors sur sa gauche une ombre de la taille d'un humain qui les fixait dans l'arbre, à l'affût du moindre mouvement. Elle se douta alors que c'était lui qui venait de la blesser. Elle vit que le yokaï courait vers elle ; l'ombre se prépara d'attaquer à nouveau.

- Non, Lambo ! supplia-t-elle. Ne bouge pas !

- Chrome ?! Qu'est-ce que t'as à l'extrême limite ?! s'approcha Ryohei de celle-ci.

- Ryohei-san ! Attention !

Sasagawa reçut alors à son tour ces épines, mais grâce à son corps robotisé, il n'eut que des coupures superficielles qu'il soigna avec une flamme de couleur jaune. Il semblait avoir vu l'inconnu et se plaça entre Dokuro et Lambo et l'ombre pour les protéger. De loin, ils entendirent le soupir de l'ombre.

- Hm... ça va être plus compliqué d'appliquer le plan, soupira-t-il en marchant vers le trio.

- Qui es-tu ?! hurla le cyborg. Et qu'est-ce que tu veux à l'extrême limite ?!

Ils arrivèrent enfin à voir le fameux inconnu qui sortait de sa cachette : il avait un bonnet blanc sur ses cheveux courts bleu foncé et des lunettes pour ces yeux de même couleur. Il avait aussi un code barre sur sa joue gauche. Il portait un uniforme composé d'un veste et d'un pantalon vert. Étrangement, Chrome se sentit bizarre en le voyant, mais elle dégaina son khakkhara pour se défendre. L'inconnu regardait les autres avec des yeux blasés.

- Est-ce que tu penses sincèrement que je vais me présenter et te dire ce que je veux ? demanda-t-il posément. Quoique... si ça peut toujours éviter un bain de sang, je veux bien vous dire ce qu'il est prévu : kidnapper Chrome, vivante au mieux.

Le trio fut choqué de la demande, mais les garçons ne se démontèrent et, aussi petit que peut être l'un des deux, ils se mirent devant la jeune fille pour la protéger.

- Maintenant, c'est à vous d'être coopératif, enchaîna l'inconnu.

- Tu crois qu'on va te laisser Chrome ?! répliqua immédiatement Ryohei. Il va falloir me battre, à l'extrême limite !

- Lambo-san n'est pas d'accord ! approuva le yokaï. Lambo-san veut jouer avec Chrome : il ne te le laissera pas, espèce de gros vert moisi !

- Ryohei-san, Lambo-kun ! implora Dokuro.

- Vous deux, partez devant ! ordonna à voix basse Sasagawa. Je vais le retenir : en attendant, retrouvez les autres !

Pendant que les deux autres refusaient obstinément de partir, l'inconnu soupira en se remettant les lunettes. En deux trois mouvements, les épines métalliques frôlèrent le trio, ce qui empêcha à chacun d'entre eux de s'enfuir. Le groupe se retourna vers l'inconnu qui avait maintenant dans ses mains deux yo-yo rouges en forme de papillon. Ils avaient aussi de longues chaînes et des petits trous d'où venaient de sortir les aiguilles.

- Vous croyez que j'allais en plus vous laisser partir ? demanda-t-il. Je vais donc reformuler ma demande : donnez-moi Chrome de votre gré... ou de force.

- Aucun des deux, l'abruti ! refusa Ryohei. Viens m'affronter, plutôt que de faire mu-muse avec tes yo-yo à l'extrême limite !

- Tant pis..., soupira l'inconnu blasé. C'est donc parti pour un bain de sang. Il va m'en vouloir que je change une nouvelle fois ma tenue...

...

Suivant au pas près Gokudera, Yamamoto se faisait de plus en plus du soucis pour les autres et s'imaginait les pires scénarios qui pouvait leur arriver. Comme il était le seul conscient, il exprimait ses pensées à voix haute pour se sentir moins seul.

- Je me demande ce qui a hypnotisé ces quatre-là... c'est comme si chacun connaissait le chemin alors qu'ils ne sont jamais venus ici. Il doit attirer chacun d'entre eux pour tous nous séparer. Ça signifie donc que ceux qui habitent là et qui ont crée ce sortilège de désorientation sont au courant de notre arrivée... mais comment ils ont fait ? Il y avait pourtant pas de caméra, il me semble... eh, Gokudera ! Attention !

Le zombie venait de retenir de justesse le chat-garou qui allait tomber bêtement dans la grosse fosse qui faisait office de piège grotesque. Takeshi calcula la profondeur de ce trou d'au moins six mètres.

- Une fois dedans, pas facile de remonter sans aide extérieur... continua Yamamoto. Eh ! Tu vas où, maintenant, Gokudera ?

Hayato reprit immédiatement sa marche et alla encore tout droit : le zombie surveilla les alentours comme il avait appris avant de suivre le chat-garou.

Enfin ils sortirent de la forêt et virent un petit champ, sans rien alentour. En face d'eux se trouvait un bâtiment blanc en sale état où il y avait un objet noir posé dessus. Takeshi crut entendre quelque-chose, mais il comprit rapidement la nature du bruit.

- Eh ben, ça donne froid dans le dos, murmura-t-il. C'est sûrement l'hôpital abandonné... normal que j'entende des fantômes, alors.

Il constata que Gokudera s'était arrêté de bouger : il alla alors le rejoindre tranquillement. Mais il vit du coin de l'œil quelque-chose qui se jetait sur son ami et Takeshi se pressa le pas : ils esquivèrent à la dernière seconde une attaque surprise d'un loup sombre enragé. Dans ses bras, Hayato semblait toujours dans les vapes. La bête se mit à grogner et à hurler vers les deux garçons. Takeshi posa le chat-garou et tenta d'amadouer l'animal.

- Voyons voyons... je ne te veux aucun mal, assura Yamamoto en montrant ses deux mains. J'adore les animaux, surtout les chiens. Toi aussi, t'aimes les chiens, non ?

Le loup sembla perdre patience et courut vers le zombie : celui-ci observa autour de lui s'il y avait un moyen de défense efficace, mais ne vit rien, jusqu'à qu'il se retourne. Contre le mur, l'objet en question était en réalité un katana dans un fourreau sombre. Yamamoto s'empressa de courir vers l'arme et la dégaina au moment où la bête allait se jeter sur lui : en un coup, l'animal émit un gémissement avant de tomber au sol. Le zombie rangea sa nouvelle arme.

- Eh ben... ce loup n'avait rien de normal : il aurait normalement dû fuir face à nous deux, puisqu'il était seul ! À part si...

À part s'ils étaient plusieurs. Et c'était le cas.

Un nouveau loup se jeta sur lui, sa grande gueule à quelques centimètres du visage de Yamamoto. Celui-ci n'eut absolument pas le temps de se défendre, et il aurait perdu sa tête si Hayato n'était pas intervenu : en transformation semi-bestiale, le chat-garou mit rapidement l'animal hors d'état. Takeshi lui sourit quand il vint vers lui.

- Thanks you, Gokudera ! Je suis content que tu sois revenu à la normale ~ !

- La ferme, abruti ! T'as même pas été foutu de te défendre contre ça : qu'est-ce que ça va être, si c'est pire ?!

- Désolé ~.

- En fait, on est où ? Et les autres ?!

- Ah, j'aurai bien aimé que tu le saches...

Mais l'apparition d'autres loups qui les entourèrent coupa net la discussion du duo qui se mit dos à dos pour avoir un meilleur angle d'attaque. Derrière la rangée de loup se trouvait un jeune homme aux cheveux blonds décoiffés. Il avait des yeux marrons et une longue cicatrice au niveau du nez. Il portait un tee-shirt blanc sous une veste et un pantalon vert kaki.

- Génial, je vais enfin pouvoir me défouler, bya ! s'exclama-t-il en tirant la langue vers ses adversaires.

- T'es qui, enfoiré ?! s'emballa Gokudera. Et qu'est-ce que tu veux ?!

- Je suis Ken Jōshima, sale matou ! répondit le blond. Et je suis venu faire de la charpie avec vous !

- C'est toi qui a kidnappé Hibari, n'est-ce pas ? en déduit Takeshi en dégainant son katana. Où est-ce que tu l'as mis ?!

- Qui sait ~, ricana Ken.

La tension était à son comble : le chat-garou et le zombie se préparèrent à l'éminent combat contre ces bêtes et ce drôle de personnage. Soudain, celui-ci sortit d'une de ces poches un espèce de dentier et le mit dans sa bouche : des oreilles et une queue de loup sortirent de son corps comme par magie. Le duo le fixa, stupéfait.

- Attends, tu viens de te mettre quoi, là ?! demanda Yamamoto.

- Oh, ce n'est quasiment rien, comparé à tout ce que je peux faire, bya ! assura Jōshima en montrant ces nouveaux crocs. Et maintenant, et si on s'amusait ?

Les dizaines de loups se jetèrent alors sur Hayato et Takeshi.

...

Silencieusement, Reborn et Ryuko suivaient les deux hypnotisés tout en les surveillant. Bizarrement, les deux allaient au même endroit, contrairement aux autres qui s'étaient séparés dès le départ. Au moindre bruit suspect, Ganka dégainait son khakkhara pour se défendre - même si ça n'a servi à rien dans tous les cas -. Le Dragonnier ne semblait à aucun moment remarquait ces sons, ni les dangers potentiels. Le Bosatsu se douta de quelque-chose.

- Tu réfléchis sur quelque-chose ? l'interpella-t-il au bout d'un moment. Tu essayes de comprendre pourquoi spécialement eux se sont faits hypnotisés ?

- Facile à le deviner, déclara l'homme au fédora. Ils ont tous un point commun : ce sont les seuls Élus du groupe. Ils doivent être attirés par quelque-chose que nous, humains, sont indifférents...

- Après, comment ils sont attirés, j'en ai aucune i...

- Silence !

Surpris par le soudain ordre, Ryuko se retint de lui demander la raison. Reborn fermait les yeux et ne bougeait plus alors que Tsuna et Irugorn continuaient d'avancer. Le Bosatsu allait alors le secouer pour aller les rejoindre, mais le Dragonnier se mit alors à marcher les yeux fermés : malgré les multiples racines et obstacles sur son chemin, il arriva à suivre au pas près le dragon. Quand il ouvrit les yeux, Ganka le fixait incrédule.

- Co-comment t'as fait ça ? lui demanda-t-il finalement.

- Il y a comme... une musique, mais très légère et imperceptible pour nous, normalement, expliqua Reborn. Je pense que, comme je suis un dragonnier, j'arrive à discerner le son que doit entendre Iru. Chaque Élu doit entendre son propre son.

- Mais qui pourrait produire ses sons, alors ?

- Là, j'en ai aucune idée.

Ils ne prononcèrent plus aucune parole jusqu'à qu'ils sortent de la petite forêt : ils avaient un ancien hôpital avec la porte d'entrée en face d'eux. L'entrée était accessible par des petits marches. La porte était étrangement ouverte.

- L'hôpital de Wimwy, murmura Ryuko. Allez sur un lieu hantée n'a rien de réjouissant : il faudra l'exorciser, un de ces jours.

- Il y a quelque-chose qui cloche, chuchota le Dragonnier en jetant des coups d'œil de partout. Je n'entends plus rien, et Tsuna et Iru se sont arrêtés pile devant l'entrée, qui est ouverte comme par hasard. Je sens aussi la présence de quelqu'un.

À peine finit-il de prononcer sa remarque que l'homme au fédora entendit le son le plus aigu qu'il n'ait jamais entendu : le son était presque à peine perceptible, mais cela lui faisait déjà mal aux tympans. Il ne s'imagina pas lorsque ce même son fut aperçu par les Élus devant eux : ils lâchèrent un cri de douleur avant de s'écrouler par terre. Ryuko dégaina son khakkhara et rejoint Reborn qui partit vérifier l'état de santé des deux inconscients. Cependant, deux formes humanoïdes sortirent de l'entrée à leur tour : ils étaient chauves et leur peau était bleu sombre. Ils portaient un uniforme avec un veste et un pantalon vert. Ils bougeaient bizarrement, comme s'ils étaient désarticulés.

Les deux se jetèrent alors sur les Élus. Un d'entre eux réussit à se saisir d'Irugorn, mais l'autre rata Tsunayūki de peu car le Dragonnier arriva à la prendre avant lui. L'humanoïde le regarda furieusement avant de vouloir s'en prendre à lui et à commencer à tenter de le griffer avec ses ongles étrangement acérés. L'homme au fédora se concentra sur le combat et se préoccupa en même temps de Ryuko qui essayait de reprendre le dragon, toujours inconscient dans le bras du désarticulé. L'adversaire de Reborn montra alors un certain intérêt pour le Bosatsu et, avec une vitesse ahurissante, rejoignit son collègue et assomma par derrière l'ennemi. Impuissant, Reborn vit les humanoïdes s'emparer d'Iru et de Ryuko avant de repartir par là où ils étaient arrivés.

Il alla alors s'élancer à leur poursuite, mais il entendit un son aigu arriver sur le côté et il préféra l'éviter par précaution ; d'ailleurs justifié car les ondes sonores percutèrent l'arbre dans leur trajectoire qui se mit à bouillir avant d'exploser au bout de deux secondes. Le Dragonnier regarda l'origine de cette attaque : c'était une fille aux cheveux auburn avec une coupe au carré. Ses yeux étaient violets et elle aussi portait l'uniforme vert - excepté le bas où c'était une jupe à la place d'un pantalon -. Elle avait dans sa main une espèce de flûte droite qu'elle faisait tourner avec aisance, tout en regardant amusé l'arbre en décomposition. Lorsqu'elle remarqua l'homme au fédora, elle se mit à souffler dans sa flûte : le son qui en sortit n'était absolument pas de la musique mais le même bruit strident qu'à l'instant ; Reborn s'empressa de se cacher derrière le bâtiment pour esquiver une nouvelle fois l'attaque. Protégé par le mur, il entendit la fille rigoler.

- Impressionnant, ces esquives ! s'exclama-t-elle. Mais en est-ce autant pour l'attaque où tu mises tout sur la fuite ?!

Reborn lâcha un grognement : il aurait été seul qu'il aurait déjà mis cette gamine hors d'état. Cependant, avec Tsuna sur son épaule, impossible d'avoir la même aisance pour se battre. Et la laisser seule était impensable, sachant que des humanoïdes difformes débarquaient de n'importe où pour la capturer. Il s'engagea dans une nouvelle technique : celle de récupérer le maximum d'informations.

- Elle a quoi, ta flûte ? Un truc en particulier ou c'est juste toi qui ne sait pas en jouer ?!

- Sache que si vous êtes tous séparés, c'est grâce à mon talent, dragonnier ! répondit-elle. Et je vais te montrer tout l'étendu que je peux faire...

Elle souffla alors à nouveau à pleine puissance. Le Dragonnier sentit les pierres tremblaient et il se dépêcha de s'écarter d'eux : quelques pierres fondirent et explosèrent à nouveau. Une goutte de pierre atterrit sur le bras de l'homme au fédora et éprouva une sensation de brûlure sur la zone il l'enleva immédiatement. En bougeant, il remarqua que la fille s'était mise à l'attaque et qu'elle s'était rapprochée de lui rapidement. Elle se servit alors sa flûte comme d'une massue et l'abattit sur Reborn qui esquiva in extremis. Il lui envoya un coup de pied au visage qu'elle contra rapidement avec son instrument. Ils s'échangèrent encore quelques coups avant que Reborn ne bat en retrait, fatigué à cause du poids de l'ange sur l'épaule. L'adversaire sourit quand elle le comprit avant de l'attaquer à nouveau.

- Tu n'as qu'à laisser tomber ta copine ! l'interpella-t-elle. Tu auras peut-être une chance sur mille en plus de me battre !

- Ne t'inquiètes pas, rassura-t-il en bloquant sa flûte entre sa main. Je compte bien faire les deux à la fois.

Même s'il portait encore son gant, il pouvait quand même activer sa flamme pour renforcer sa force pour briser la flûte entre ses mains. Pourtant, il avait beau forcer de toute ses forces, l'instrument en bois ne cédait pas : il décida d'abandonner, bien content d'avoir déjà fatigué la fille qui tentait depuis tout à l'heure de reprendre sa flûte. Cependant, elle continua d'avoir la même ardeur et porta la flûte à ses lèvres pour une ultime attaque : elle était à la hauteur parfaite pour que Reborn ne puisse pas esquiver. En effet, il était assez proche pour que l'esquive soit impossible, et assez loin pour qu'il n'arrive pas à se saisir de l'instrument et dévier la trajectoire de l'attaque. Avant de souffler dedans, la fille déclara :

- Mukuro nous avait prévenu que vous allez être les plus coriaces pour contre-carrer nos plans. Cependant, force est de constater que ça a été un jeu d'enfant pour moi. À moi la prime ~.

Et elle souffla dans sa flûte vers le Dragonnier et l'ange.

...

Irugorn se réveilla enfin, mais il ne comprenait rien sur le coup car il ne voyait rien. Les derniers souvenirs lui revinrent en tête, et il ne comprit pas comment il s'était retrouvé dans cette situation, mais il sentit autour de lui Ryuko et l'odeur de deux goules. Avec rapidité, il abattit la goule qui le portait et allait en faire autant pour l'autre. Pourtant, l'autre goule préféra la fuite et accéléra le rythme pour échapper au dragon au passage, il laissa tomber sur le sol l'arme du Bosatsu qui tinta bruyamment dans le couloir obscurci. Iru ramassa le kahkkhara et allait rejoindre Ganka grâce aux odeurs dans l'air, sauf qu'au même moment, un vieil homme apparut de n'importe où. Il portait une tenue verte et un bob noir qui recouvrait ses cheveux gris courts. Il avait des lunettes pour ses petits yeux noirs et un sourire des plus étrange qui ferait frisonner n'importe qui. Même Irugorn frissonna mais lui, c'était parce qu'il avait froid.

- T'es chelou avec ton sourire, tu sais ? remarqua le dragon qui garda l'arme entre ses mains. Rassure-moi, t'es suivi psychologiquement où tu veux que je t'inscrive de suite ?

- Oh, mais je vais très bien, mon cher Irugorn... rassura le vieil homme. Je vais même te présenter mes petits compagnons...

Des espèces de canaris jaunes apparurent autour du vieil homme par magie. Leurs yeux viraient au rouge et regardaient le dragon comme si c'était leur prochaine becquetance. Iru comprit rapidement que quelque-chose n'allait pas avec eux, non plus.

- Vois-tu, ces chers Hibirds sont mes amis, expliqua l'adversaire. Et je les élève depuis toujours, d'où mon surnom de « Birds ». Hélas, tu vas vite comprendre que tu n'es pas de taille face à eux !

Les Hibirds volèrent alors d'un seul mouvement vers Irugorn. Celui-ci soupira.

- Comment est-ce qu'il me connaît ? J'ai l'impression qu'ils ont déjà une longueur d'avance sur nous... est-ce qu'ils nous espionnaient depuis un bout de temps ? se demanda-t-il avant de reprendre de vive voix. Bon, ne m'en veux pas, mais je vais vite t'envoyer dans un hôpital psychiatrique avant que tu fasses trop de dégâts, le « piaf ». Je dois rejoindre les autres avant que ce soit trop tard.


Moi : Yo ! J'aimerai porter une petite précision, par rapport à l'emplacement de chacun des petits groupes...

Tsuna : Euh... ça va pas être gagner d'avance.

Moi : D'abord, fermez les yeux et inspirez profondément...

Irugorn : Tu nous fais de la relaxation ou quoi ?

Moi : Imaginez-vous l'hôpital de Wimwy vu de haut, l'entrée se situant vers le bas.

Reborn : Hm ? C'est par là que nous sommes arrivés, avec Ryuko et les deux autres boulets...

Tsuna & Irugorn : C'EST QUI, LES BOULETS ?

Moi : C'est ça. Maintenant, le groupe Iru-Ryuko sont à l'intérieur du bâtiment. Du côté de la façade opposé à l'entrée, il y a le duo Yamamoto-Gokudera.

Ken : Il y a moi, aussi, bya !

Moi : Dégage ! Je ne t'ai pas encore invité ! Et sur la façade gauche, il y a le groupe Chrome-Ryohei-Lambo. J'espère que l'explication aura été assez claire.

Gokudera : Ah ! Mais maintenant, nous savons où vous êtes, Tsuna-Hime ! Au prochain chapitre, nous viendrons vous sauver !

Moi : Oh... j'ai quelque-chose à vous montrer : qu'est-ce que vous pensez de ces lunettes ?

Reborn : Ben, ce sont des lunettes de so-

*FLASH*

Moi : Hm... efficace, ce Neuralyzer ~.

Tsuna : Hm ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Moi : Alors, tout ce passe bien, chacun de votre côté ?

Tout le monde : ... bof.

Moi : Allez, courage, vous pouvez y arriver ! Merci à Tsuki Banritt et Nephlim-Diafire5 pour les commentaires !

Tsuna : N'hésitez pas à laisser votre avis pour cette histoire, positive ou négative ! Ça fait toujours plaisir.

Moi : Quant à ce que vont devenir nos protagonistes... je vais dire que tout le monde va en baver et que ça sera pas sans conséquence...

Tout le monde : Au secours !

Moi : Ciao ciao ~.