La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).
Cependant, l'histoire m'appartient.
Face à l'homme blasé, Ryohei se jeta alors sur lui, tête baissée. Son plan était simple et pouvait s'appliquer à toutes les situations : s'approcher de l'adversaire et de faire autant de frappe que possible jusqu'à qu'il perde connaissance. Cependant, le garçon avec l'uniforme ne comptait pas se laisser massacrer bien gentiment ; il esquiva avec aisance le premier assaut du cyborg avant de lancer ses armes, c'est-à-dire deux yo-yo. Ils avaient beau avoir une apparence des plus banals, ils étaient en réalité redoutables : avec eux, l'homme blasé frappait Sasagawa grâce à ses chaînes et ces épines. Ça ne laissait à chaque fois qu'une entaille sur le corps résistant du cyborg, mais au bout de dix minutes, son corps était mutilé, contrairement à l'autre qui n'avait encore reçu aucun coup.
Éloignés du combat, Chrome et Lambo regardaient le cyborg se blesser de plus en plus rapidement, fatigué de toujours courir après le blasé qui ne semblait pas avoir perdu la forme. Impuissant face à cette situation, le yokaï se mit alors à pleurer de plus en plus fort : de la pluie tombait en trombe de son petit nuage. L'exorciste voulut le consoler, mais quand elle se rapprocha de lui, elle reçut de l'électricité statique. Ryohei le remarqua à son tour.
- Chrome, écarte-toi de lui ! lui hurla-t-il, en dépit de se prendre une nouvelle attaque de plus.
Dokuro s'écarta alors du petit garçon sans savoir ce qui allait se passer. Lambo continuait toujours de pleurer, et un éclair surgit de son nuage : la foudre fit trembler la terre et les autres durent se boucher momentanément les oreilles, tellement le tonnerre était puissant. Par réflexe, Chrome s'allongea au sol pour esquiver et pria pour qu'elle ne meure pas électrocutée de cette manière. Quand ses oreilles s'arrêtèrent de siffler, elle ouvrit prudemment les yeux : les arbres et les jouets qui étaient autour d'eux avaient pris feu. Mais le plus impressionnant était que le bout du khakkhara de la jeune fille contenait l'électricité que venait de provoquer le yokaï. Chrome avait beau le tenir entre ses mains, sans aucune protection, elle ne se fit pas électrocutée, malgré ses attentes. L'adversaire regarda à son tour l'arme électrique, incrédule : ce temps suffit à Ryohei pour lui donner le coup de poing tant attendu. Le blasé se releva, le nez ensanglanté.
- Pff... je commence à en avoir assez, commença-t-il. Mukuro-san va commencer à devenir impatient, au bout d'un moment.
- Moukou-quoi ?! répéta approximativement Ryohei. C'est qui, lui, à l'extrême limite ?! Un gars de chez toi ?!
- On peut dire ça comme ça...
Il regarda une nouvelle fois le khakkhara et les flammes autour d'eux, avant de sourire faiblement.
- Finalement, c'est une bonne idée qu'à eu votre yokaï... enchaîna-t-il.
- Hein ?
Avec agilité, le blasé lança de nouveau des épines vers Ryohei, plus grossièrement que d'habitude. Le cyborg profita de cette attaque échouée pour le frapper une nouvelle fois. Cependant, à peine frappa-t-il qu'il remarqua alors l'erreur qu'il venait de commettre : les épines avaient servi à contraindre le cyborg à bouger que dans un espace limité. Avec les chaînes de son arme, il arriva à saisir Lambo, toujours sur son nuage et en pleurs. Il envoya le petit garçon à grande vitesse sur le cyborg qui ne pouvait esquiver et prit le yokaï de plein fouet. De douleur, Lambo ne cessa de pleurer et provoqua une nouvelle fois un éclair : Ryohei reçut les dix millions de volts dans son corps avant de tomber raide mort. Le yokaï sur lui avait perdu connaissance. De loin, Chrome trembla de tous ces membres, refusant de voir la réalité qui sautait aux yeux. L'homme blasé s'approcha des deux inconscients avant de prendre leur pouls : il soupira de nouveau, comme si ce n'était que maintenant qu'il était fatigué.
- Le plus petit est encore vivant, dans la mesure où un esprit soit vivant, déclara l'homme blasé. Quant au cyborg dégénéré, il n'est plus de ce monde.
Dokuro tomba à genoux, n'ayant plus de force sous le coup de la nouvelle.
- Non... c'est impossible ! Tu mens ! hurla-t-elle en larmes.
- Je ne verrai pas pourquoi je mentirai, rétorqua l'adversaire. Au bout de 1 ampère, c'est déjà dangereux pour l'être humain, et il y a 200 ampères dans un éclair. Bon, tu veux bien me suivre, maintenant que tes amis ne peuvent plus rien faire pour toi ?
Les larmes continuaient toujours de couleur sur son visage. Elle courut rejoindre les autres pour s'assurer elle-même. Elle sentait les battements de cœur de Lambo, mais plus rien avec Ryohei. Ni la respiration. Elle avait beau le secouer et l'appeler de toutes ses forces, il ne se réveilla pas. Elle observa encore Ryohei et Lambo qui avaient fait tout ce qu'ils pouvaient pour lui venir en aide, alors qu'elle, elle n'avait rien fait...
Le blasé soupira et trouva un bout de métal tranchant qui avait était séparé du toboggan à cause de la foudre. Il poussa l'apprentie exorciste qui tomba par terre à nouveau, puis il écarta le yokaï du cyborg avec un coup de pied, avant de le menacer avec la lame qu'il venait de trouver.
- Tu sais, si ça ne te suffit pas qu'un de tes amis soit mort, je peux zigouiller l'autre...
- Ça suffit, ordonna Chrome d'une voix forte. Écarte-toi d'eux.
L'adversaire leva son regard vers elle : elle s'était relevée, aidée par son khakkhara électrique. Il n'obéit pas, et rapprochait dangereusement la lame du cou de Lambo.
- J'ai dit... ÇA SUFFIT ! hurla-t-elle. JE NE LAISSERAI PLUS JAMAIS QUELQU'UN MOURIR SOUS LES YEUX ! PLUS ! JAMAIS !
Et elle se mit à crier.
Une sombre colère se lisait dans son œil habituellement doux. Elle se sentit alors soudainement plus puissante, sans pour autant pouvoir l'expliquer, et une aura indigo l'entourait et devenait de plus en plus imposante, faisant reculé le blasé qui commençait sérieusement à se demander comment pouvait-elle faire ça. Le bandeau qui cachait son œil droit se détacha : l'adversaire vit alors son véritable visage. Mais il ne s'y attarda guère car le temps devenait violemment mauvais et il commençait à pleuvoir : il se douta alors que c'était Chrome qui venait de le provoquer. Des espèces de fumées s'échappèrent du sol et les encerclèrent, puis ils prirent la forme d'enfants avant que chacun ne se jette sur l'adversaire.
Plus rien ne semblait l'arrêter.
...
La fille souffla de toute ses forces dans la flûte ; Reborn ne pouvait ni esquiver, ni tenter de dévier la trajectoire. Tout ce qu'il allait devenir, c'était un humain bouilli qui explosera comme l'arbre et les pierres auparavant. Il fit de son mieux pour se mettre face à l'attaque et protéger un maximum Tsuna, toujours inconsciente. Peut-être allait-elle finir par se réveiller à un moment.
Mais alors qu'il sentit sa dernière heure sonner, la fille fut déstabilisée par quelque-chose qui venait de foncer dessus... ou plutôt quelqu'un. Reborn dut réfléchir deux secondes avant de se rappeler de la personne qui venait de leur sauver la vie.
- Bianchi ? tilta le Dragonnier alors qu'elle lui prenait le poignet. Mais je croyais que tu avais dispa-
- Il faut vite aller sur les hauteurs ! coupa-t-elle en s'éloignant de la joueuse de flûte. Sur le toit, par exemple !
- Hein ? Et on compte faire comment ? Parce que Tsuna est assommée, et elle sera incapable de nous porter !
- Allons, Reborn... il ne faut jamais sous-estimer les femmes ~, chantonna-t-elle avec un clin d'œil.
- C'est-à-dire ?
Il comprit aussitôt ce qu'elle voulait dire : à peine finit-elle de parler que la succube fit apparaître par magie de grandes ailes noires comme des chauve-souris. Elle se saisit de l'homme au fédora et de l'ange avant de se propulser dans les airs : ils atterrirent tant bien que mal sur le toit, momentanément à l'abri de leur adversaire. Reborn se ressaisit et remit en place son chapeau.
- Eh ben, je ne savais pas que tu avais des ailes, toi aussi... remarqua-t-il.
- Hélas, il me faut beaucoup d'énergie pour les faire sortir, expliqua-t-elle avec un soupir. Et c'est une chance que ce toit ne soit pas trop haut non plus, car je n'aurai pas pu voler plus longtemps avec vous deux sur les bras.
- Ça ne doit pas être facile, en effet... merci beaucoup, Bianchi.
- De rien, mon Reborn ~. Je ferai tout pour toi, naturellement ~ !
- Et c'est reparti...
À côté d'eux, Tsunayūki reprit à peine connaissance maintenant. Elle se frotta la tête et se tourna vers Reborn : en premier lieu, elle vit que son bras était appuyé contre une poitrine généreuse - ce qui la rendit momentanément jalouse - avant de voir que c'était Bianchi qui le serrait comme ça - et sa jalousie redoubla d'autant plus -. Cependant, elle fut surtout surprise de la revoir, se rappelant que Dino ne l'avait pas vue depuis un bout de temps.
- Bianchi-san ? Comment êtes-vous ici ?
- Sûrement comme toi, je pense : hypnotisée, n'est-ce pas ? demanda inutilement la succube.
- Hein ? J'ai été hypnotisée... ?
Elle se rappela alors qu'ils étaient tous rassemblés devant ce chemin dans lequel ils n'allaient pas réussir à se retrouver, et puis à ce moment-là, elle s'était sentie décrochée de toute réalité en entendant un son si attirant...
- Re-Reborn ! Où-où est-ce qu'on est ?! paniqua l'ange en se saisissant de l'autre bras. On est pas à l'hôpital de Wimwy, quand même ?!
- J'ai bien peur que si... inquiéta le Dragonnier.
Sawada se mit alors à fondre en larmes.
- Je suis désolée ! C'est de ma faute, je n'aurai pas dû me faire hypnotiser si facilement ! À cause de moi, on est séparé des autres et...
- Ça suffit de pleurnicher, un peu ! rappela à l'ordre Reborn avec le tranchant de sa main sur la tête de Tsuna. Reprend ton calme : je vais t'expliquer comment tout ça s'est passé, o.k ?
L'ange accepta silencieusement, en reprenant dans sa main celle de l'homme au fédora pour trouver un reste de courage en elle. Pourtant, quand il finit son récit, elle trouva que la situation ne pouvait pas être plus désespérée.
- Donc, si j'ai bien compris : une fille qui joue de la flûte a attiré chaque Élu à un endroit différent pour nous séparer ; donc on ne sait pas ce que sont devenus Gokudera-kun, Yamamoto, Onii-san, Chrome-chan...
- Oui, voilà, c'est ça, coupa Reborn.
- ... et Irugorn-san et Ryuko-san viennent de se faire capturer sous tes yeux... Mais c'est une catastrophe !
- Tu as le don de désespérer à tout bout de champ, toi, soupira l'homme en regardant en bas pour voir la joueuse de flûte. Maintenant qu'on est trois, ça va être plus facile pour l'éliminer, celle-là.
- Sauf qu'on ne connaît pas toutes les propriétés de cette flûte, rappela Bianchi malgré elle. On pourrait bien y laisser notre peau si elle essaye de nous faire bouillir de nouveau...
- Attendez, intervint Tsuna de but en blanc, il y a que les Élus qui ont entendu le son ?
- Oui, c'est ça, approuva le Dragonnier. À part moi, mais très légèrement. Pourquoi ?
- C'est possible que je puisse voir la flûte ?
- Je ne sais pas si elle va te le montrer directement, mais la joueuse est là-bas, montra la succube.
Tsunayūki se pencha prudemment par dessus bord avant de voir la fille aux cheveux auburn avec sa flûte dans sa main. L'ange fixa encore quelques instants avant de lâcher une exclamation.
- Ça y est, je sais ce que c'est ! devina-t-elle. C'est une flûte de Hamelin !
- Une flûte de Hamelin ? répéta Bianchi, incrédule. Qu'est-ce qu'elle a de particulier ?
- C'est un pipeau qui peut avoir deux fonctions : la première, c'est celle de pouvoir attirer n'importe quel Élu à partir d'une certaine distance. Comme t'es dragonnier, t'as sûrement entendu la partition pour Iru, s'interrompit l'ange quelques instants. La deuxième est d'exciter les atomes par là où on souffle. Comme les atomes se mettent alors à bouger et à se frotter entre elles, elles dégagent alors de la chaleur jusqu'à produire l'explosion.
- Pas mal du tout, tout ça... lui sourit Reborn. Mais comment t'as fait pour le reconnaître d'aussi loin ?
- Oh, c'est assez simple ! rougit Tsuna. Déjà, cette histoire de flûte qui attirait des Élus et faisait chauffer la matière me disait quelque-chose. Et puis, surtout parce que la flûte est faite avec le bois des arbres de la forêt de Brocéliande, comme ma flûte de Pan.
Tsunayūki leur sortit l'instrument qu'elle gardé précieusement dans son sac : comme l'autre flûte, elle était majoritairement clair avec raies plus sombres, comme si elle était mal polie, et des especes de runes étaient sculptées dessus. Reborn de rappela de la dernière utilisation de cette flûte : elle lui avait permis de refaire grandir des arbres auparavant brulés.
Le Dragonnier et la succube regardèrent encore un peu la flûte de Pan avant de retourner à leur préoccupation principale.
- Maintenant, on sait qu'elle tire son pouvoir de cette flûte, conclut l'homme au fédora. La meilleure chose qu'on puisse faire, c'est de mettre hors d'état la joueuse de flûte et ensuite, toi - il désigna l'ange - tu joues un air pour attirer les autres et les rassembler. Ces flûtes doivent se jouer de la même façon, non ?
- Mais c'est impossible ! intervint immédiatement Sawada en panique. Ces flûtes sont magiques : leurs créateurs les donnent à leurs futures propriétaires, et à ce moment-là, eux seuls arrivent à y jouer un morceau ! Je ne peux donc rien faire, désolée…
- Il faut alors tout simplement la séparer de cette fille, ou même la casser, proposa Bianchi.
- Les runes dessus est un enchantement qui permet au propriétaire de l'attirer à lui par tous les moyens, et le bois des arbres de Brocéliande est incassable par arme ou à main nu, réprima Tsuna. Peut-être par les capacités d'un Élu, comme les flammes de dernière volonté, par exemple...
- Bon, on met alors seulement en hors d'état la fille : ça ira ? finit Reborn, lassé de toutes ces propositions vouées à l'échec.
- Là, o.k.
- Je m'en occupe toute seule, intervint la succube.
Reborn et Tsuna la fixèrent incrédule.
- Enfin, Bianchi-san, on ne peut pas vous laisser se battre seule ! contesta l'ange. À nous trois, il y a plus de chance qu'on la batte rapidement !
- Je voudrais que vous me rendiez un service à la place, déclara la femme.
Elle leur pointa du doigt l'entrée du bâtiment, par où ils étaient arrivés - mais l'homme au fédora était le seul à s'en souvenir -.
- Lorsque je suis arrivée ici, j'ai repris connaissance dans une prison qui retenait tout sorte d'Élus. La plupart était déjà mort, mais j'en ai retrouvé à ce moment-là seulement un seul encore vivant : il dit que les Élus capturés servent à une expérience qu'ils préparent.
- Mon dieu ! s'exclama Tsuna. Ça veut dire qu'ils ont capturé Hibari pour les mêmes raisons ?!
- Qui sait ? En tout cas, j'ai réussi à m'échapper et j'ai voulu aussi le libérer pour qu'on puisse s'enfuir, sauf qu'il y a le geôlier sous le nom de Mukuro Rokudo qui s'est interposé et qui m'a empêchée de le sauver…
On voyait sur son visage le dépit et l'angoisse face à cette situation qui la dépassait.
- Mukuro Rokudo... répéta Reborn, la joueuse de flûte a fait sous-entendre que c'était lui qui lui versait la prime si elle arrivait à nous capturer. Je pense que c'est le chef des agresseurs.
- Il est fort, avoua Bianchi. Trop fort pour moi. Je crois bien que fasse à lui, je ne peux rien faire. Par contre, vous deux, peut-être y arriverez-vous.
- Hein ?! Nous ?! s'inquiéta davantage Tsunayūki. Je veux dire… peut-être que Reborn arrivera à faire quelque-chose, mais moi…
- Ne te sous-estime pas, Tsuna, encouragea doucement la succube. Tu as un fort potentiel : il te suffit juste d'un peu de confiance en toi et tu pourras réussir à faire de grande chose.
- Et avec un coup de pied dans les fesses, ça fait accélérer la chose, sourit narquoisement le Dragonnier.
- N'importe quoi ! exaspéra l'ange.
- Bon, descendons au plus vite d'ici : au plus vite on retrouve cet Élu et Kyoya, et plus vite on retrouvera les autres et on partira d'ici.
- Hein ? Et tu comptes descendre comment ? intervint Sawada en penchant par-dessus bord pour voir la hauteur. Je pourrai essayer de te porter pour éviter une chute trop violente...
- Pas question. Je m'en occupe tout seul.
Alors qu'il allait sauter, il s'arrêta au dernier moment, au grand soulagement de Tsunayūki. Il réfléchit quelques instants avant d'enlever son chapeau et de le donner à l'ange.
- Gare à toi s'il lui arrive quelque-chose, déclara-t-il avec un regard froid.
Puis il sauta du toit, sous le regard scandalisé de la jeune femme. À côté d'elle, Bianchi l'observait, ses lèvres esquissant un sourire amusé. Finalement, Tsuna hésita quelques secondes avant de regarder si Reborn était en un seul morceau : celui-ci l'interpelait de la main, l'incitant à se dépêcher de le rejoindre. Elle ne remarqua que maintenant que Bianchi rigolait sous cape ; assurément elle se moquait d'elle.
- B-ben quoi ?! J'ai le droit de m'inquiéter pour lui, non ?! rougit-elle malgré elle.
- Oh, bien sûr, bien sûr, mais je ne rigolai pas pour ça ~, sourit-elle davatange.
- Hein ? Pour... pour quoi, alors ?
- C'est que, la dernière fois que j'ai voulu lui prendre son chapeau, et aussi la seule fois d'ailleurs, il s'était mis en colère et Irugorn avait dit que c'était son doudou. Ça me fait juste rire qu'il passe son doudou à quelqu'un.
- Oh ? Euh... peut-être...
Elle regarda sous tous les angles cet objet qui était si précieux au Dragonnier. Elle se rappela alors des paroles de Fon. « Reste comme tu es : il aura foi en toi plutôt que tu t'en rendras compte. ». Était-ce un début ?
Finalement, elle prit son envol pour rejoindre l'homme au fédora. Mais avant de partir, elle rajouta à voix basse :
- Bonne chance, Bianchi-san. Si vous avez besoin d'aide, prévenez-nous, d'accord ?
- Bonne chance à vous aussi, Tsuna, approuva Bianchi alors qu'elle regardait l'ange se jeter tête première vers le sol.
La succube prit une grande inspiration avant d'aller affronter la joueuse de flûte. Elle déplia à nouveau ses ailes fines et s'élança vers la fille aux cheveux auburn qui commençait à perdre patiente et qui lui tournait le dos. Soudain, elle sembla remarquer quelque-chose à la porte d'entrée qui la mit encore plus furax : c'était Reborn qui l'interpellait de là-bas. Bianchi le remercia silencieusement avant de frapper la joueuse de flûte avec son pied qui la fit tomber. Celle-ci s'énerva encore plus.
- Encore toi ! ragea-t-elle.
Sans faire attention à elle, la succube se retourna alors vers la port d'entrée, mais elle ne vit plus personne. Elle se retourna vers son adversaire qui s'était déjà relevée et avait l'instrument à ses lèvres. Bianchi s'empressa d'esquiver.
- Tu n'aurais pas pu rester gentiment dans la prison, non ?! Tant pis, il va falloir que je te ramène là-bas !
Alors, le son qui sortait de la flûte de Hamelin se transforma en une douce mélodie aux oreilles de Bianchi. Cependant, celle-ci se boucha les oreilles à temps et le sort ne fit pas son effet. La joueuse de flûte la fixa, scandalisée, et esquiva au dernier moment l'assaut de la succube.
- Écoute, je n'aime pas m'en prendre à des femmes, déclara celle-ci, et je pourrai t'épargner si tu me dis comment tu t'appelles.
- On m'appelle M.M, répliqua l'adversaire en se servant maintenant de sa flûte comme un rokushakubō, mais ne compte pas sur moi pour te laisser filer comme si de rien n'était !
- Pourquoi fais-tu cela ? Pourquoi kidnapper des Élus, jeune en plus, pour leur faire subir toutes sortes de tortures ?!
- Pourquoi ? C'est pourtant simple.
M.M fit trébucher Bianchi avec un croche-pied : elle s'assit sur elle, un sourire triomphant aux lèvres, la menaçant avec sa flûte.
- Je fais tout cela que pour l'argent : logique, non ? continua-t-elle. Le monde est régi sur l'argent : donc, plus on a d'argent, plus on a de pouvoir. Et moi, j'aime le pouvoir ~.
Elle entendit alors la succube soupirer et se saisir de la flûte sans pour autant réussir à l'enlever de ses mains.
- Je pensais pouvoir te laisser ; cependant, tu as faux sur toute la ligne, déclara Bianchi qui la foudroyait du regard. Si tu dois faire quelque-chose, ça doit être par amour ! Et je vais te le prouver !
- Pff... n'importe quoi, se lassa la joueuse de flûte. Je vais te tuer de suite : comme ça, on en parlera plus !
Mais alors qu'elle allait souffler dans son instrument, celui-ci était devenu une espèce de bouillie violette qui semblait être refoulée d'une centaine d'insectes. L'odeur qui s'en dégageait était épouvantable et M.M jeta ce qui restait de la flûte de Hamelin loin d'elle. N'ayant plus d'atout pour se battre ou se défendre, Bianchi réussit à se relever et à la projeter loin d'elle avec une force destructrice qui abîma le mur contre lequel elle fut envoyée. M.M cracha du sang avant de regarder la succube qui s'avançait à pas lent vers elle.
- Comment... t'as fait... succube ? murmura l'ex joueuse de flûte, le souffle coupé. Ma flûte... ne devait pas...
- Se détruire ? coupa Bianchi. Avec des coups basiques, oui ; seulement, ta petite flûte magique ne résiste pas à une capacité d'un Élu, et rien ne peut résister à mon Poison Cooking.
Lorsque l'Élue fut assez proche de M.M, elle abrégea ses souffrances en l'assommant. Bianchi eut alors un petit sourire.
- Tu vois, c'est bien ce que je disais : seul l'amour gagne face à tout, dit-elle à la fille inconsciente.
Pourtant, en se redressant, elle perdit le sourire en se rappelant d'autre chose.
- J'espère qu'Hayato s'en sort de son côté, lui aussi...
...
Plus tard après le combat Bianchi/M.M...
Une dizaine d'Hibirds volèrent droit sur Irugorn, sous le regard amusé de Birds. Même, ça semblait tellement l'amuser qu'il commençait à saigner du nez.
- Bon, ne m'en veux pas, mais je vais vite t'envoyer dans un hôpital psychiatrique avant que tu fasses trop de dégâts, le piaf, lança le dragon à l'humain. Je dois rejoindre les autres avant que ce soit trop tard.
Il se concentra alors sur chacun de ces oiseaux et commença alors à leur parler : en effet, comme un dragon pouvait communiquer mentalement avec le dragonnier avec lequel il était lié, il pouvait aussi communiquer avec n'importe quel être vivant. Dans le mental de chaque oiseau, chacun était devenu comme une bête sauvage : sans esprit, il ne restait plus qu'un désir de colère et de manger. Iru voyait aussi leur souvenir : ils étaient maltraités par l'homme qui les commandait maintenant.
Alors, le dragon se força à donner à chacun d'entre eux un souvenir heureux lorsqu'il était en liberté, pouvoir manger à sa faim dans la nature, être en paix...
- Être en paix...,se dit-il avec le sourire, ça me manquerait presque, depuis que je suis lié avec Chibi...
Les Hibirds s'arrêtèrent soudainement de foncer vers Irugorn, comprenant enfin le message de ces souvenirs. Ils restèrent en vol plané alors que Birds commençait à perdre patiente.
- Enfin, dépêchez-vous de le tuer ! s'emballa-t-il. Si vous ne le faîtes pas... je ne vous donnerai plus de nourriture pendant une semaine !
- Ces menaces ne serviront plus à rien, le malade mental, coupa Iru. Je leur ai fait comprendre que rester près d'un jobard comme toi ne les apportera rien. Maintenant, on va pouvoir commencer les choses sérieuses...
Il courut alors vers Birds et lui flanqua un bon coup de poing dans le visage. L'homme était en réalité faible et lent et se prit l'attaque sans broncher. Il tomba raide mort sur le sol.
Irugorn se retourna vers les oiseaux qui continuaient de le regarder.
- Vous pouvez partir, maintenant, leur parla-t-il. Vous êtes libres.
Ils comprirent la déclaration et partir d'un même mouvement vers la liberté.
Sauf un.
Ce petit Hibird préféra voler à l'inverse de ses compagnons et se posa sur l'épaule du dragon. Celui-ci ricana en le voyant blottir contre lui.
Mais il redevint sérieux en se rappelant qu'il s'était fait kidnapper avec Ryuko par une goule. Il se tourna vers la direction qu'avait pris le kidnappeur, mais les différentes odeurs des oiseaux, de Birds et surtout du sang brouillaient la piste. Il allait pour partir à sa poursuite quand il entendit une voix familière :
- Iru, tu reçois ?
- Chibi ? reconnut le dragon. Il y a quelque-chose qui va pas ?
La voix du Dragonnier était presque alarmante et celui-ci se dépêcha de tout raconter d'une seule traite :
- Je t'avoue que nous sommes un peu dans la merde, avoua-t-il : d'un côté, Tsuna est en train de galérer contre le chef des agresseurs, et moi j'essaye de me battre contre une goule tout en protégeant un petit Élu. Un petit coup d'aide ne sera pas de trop.
Irugorn remarqua alors qu'il n'y avait plus la goule qu'il avait assommée à côté de lui.
- … merdia, lâcha le dragon.
Ah... c'est enfin l'été. Les vacances. La tranquillité. La plage. Et pendant ce temps, nos héros sont en train de voir la mort de près...
Reborn : Si c'est juste pour faire du blabla inutile ou des recommandations à deux balles, autant ne pas mettre de commentaire à la fin.
Moi : Mais siiiii ! J'ai plusieurs choses à vous dire. D'abord, si vous allez dehors, prenez de la crème solaire et une casquette pour éviter l'insolation.
Reborn : Bon, merci d'avoir lu ce chapitre et à la prochaine fois.
Moi : Mais atteeeennds ! Et surtout, merci à MonLivreOuvert pour le nouveau favori et follow et à Tsuki Banritt pour le commentaire ! D'ailleurs, j'aimerai mettre une petite remarque là-dessus...
Petit rappel du passage du chapitre précédent : lorsque les goules se jettent sur nos deux Élus, Iru se fait kidnapper mais pas Tsuna car Reborn la sauve in extremis. En fait, disons que Reborn n'a pas forcément sauver Tsuna en premier par préférence, mais parce que la première goule avait déjà capturer le dragon à ce moment-là et qu'il n'y avait plus que Tsuna à sauver.
Reborn : Non, je n'ai pas fait ça par "amour" comme la plupart des fangirls s'imaginent...
Moi : Reborn...
Reborn : Quoi ? ... ah, "désolé". C'est ça que tu veux entendre ?
Tsuna : Mais... c'est pas bien précisé, ça, dans le chapitre, non ?
Moi : Justement : je fais une petite intervention maintenant pour compléter tout ça. Désolée.
Irugorn : Ce n'est pas grave : l'erreur est humaine... mais pas chez les dragons.
Moi : Euh... merci pour cette belle citation... "Made in Iru". Ciao ciao ~
